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 Chien battu

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Jhrar Arkamee
Sangheili, Soldat des Opérations Spéciales


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MessageSujet: Chien battu   Ven 18 Juin 2010 - 21:06

2479, quelque part sur Sangheilios...

Uran Arkam était là, penché sur sa machine étrange dans une salle sombre et étroite, insonorisée, cachant à son ouïe les petits cris et grognements de ses progénitures et les mises en gardes de sa conjointe. Il chuchotait, parlant de sombres faits à sa console de transmission, parlant à on-ne-sait-qui de on-ne-sait-quoi, ses mandibules cachées dans l'ombre s'entrechoquaient, c'était là un tic bien connu de son espèce quand on ressent de la peur ou de l'anxiété. Après de longues minutes de conversation, le paternel se décida enfin à revenir vers son foyer. Il se leva et partit d'un pas boiteux vers la maigre porte qui fit résonner les bruits de sa vie de tous les jours en s'ouvrant. La salle sombre eut droit à un instant de lumière puis se vit de nouveau recouverte de l'ombre du secret. Azaen Arkam, la femelle avec laquelle il a assuré sa descendance le regarda avec inquiétude, puis fut rassurée par les chuchotements protecteurs du père de famille.
Uran s'accouda sur le rebord grisâtre du hublot qui en s'ouvrant lui offrit la vue de cette magnifique plaine désertique. Aride, mais magnifique, le soleil de Sangheilios s'aplatissait sur le soleil mi-sableux mi-rocheux. Uran aimait cette vie reculée de la civilisation de cette planète trop guerrière. Ses pensées furent interrompues par une légère alarme qui résonnait au-dessus du sas d'entrée. Uran était le plus près, c'est donc lui qui partit pousser la commande d'ouverture. En une demi-seconde, les portes du sas firent apparaître devant lui un visage sec et amer d'un guerrier Sangheili haut-gradé, secondé par d'autres têtes plus fraîches mais toujours aussi froides. Tic, encore, du père Arkam, à peine dissimulé par son cou à moitié courbé. Le soldat n'attendit même pas sa permission pour entrer dans sa demeure, faisant un signe d'un geste large pour laisser ses acolytes dehors, battus par le vent et le sable comme des rocs sans émotion, cachés par la fermeture de l'entrée.
L'officier était déjà assis, non surpris par le silence de mort qui régnait depuis son entrée, les enfants et la mégère avaient disparus, tous pris de la même envie de fuite, compréhensible vu la raison de sa présence. Du doigt, il invita Uran à d'assoir en face de lui, forçant l'obéissance de ce dernier qui prit place après une courte hésitation.
Après un long silence macabre et lugubre, il entrouvrit enfin ses mandibules pour prendre la parole.

"Uran Arkam... n'est-ce pas ?"

Une goutte de sueur, discrète mais pesante perlait sur le front du concerné.

"Oui."

"Oui maître." répliqua le gradé pour faire comprendre à son interlocuteur qu'il n'était qu'un microbe à côté de ses décorations cachées sous son armure cache-poussière.

"Oui... maître." répondit l'humilié, soumis et craintif en baissant la tête.

Geste violent et immédiat de la part du Sangheili dominant, agrippant une des mandibules supérieures d'Uran pour le soumettre facilement, la tête collée à la table.

"Pour toi c'est "maître", chien d'hérétique !!" lui hurla-t-il tout près de sa tête courbée, le dominant de toute sa force.

La peur prit possession d'Uran Arkam. "Hérétique". Un tel mot est plus qu'une insulte de la part d'un Sangheili, c'est au contraire un message clair : il était démasqué. C'est un soupir à peine audible qui demeura la seule réponse de la proie couronnée de perles honteuses et criblées de peur. Ce fut à ce moment qu'entrèrent d'autres soldats, moins médaillés que le premier mais tout aussi menaçants. Le déclic que fit une des ceintures en libérant un manche d'épée plasmatique fut significatif pour Uran, sa mort était proche. Sa tête se décolla de la table pour se voir menacée d'égorgement par une lame brûlante et tranchante, dont le bleu violenté contrastait avec le sombre rouge qui se dégageait des déserts de sable au-delà du seul hublot de la pièce.

"Parle ! A quelles coordonnées envoies-tu ces transmissions ?" hurla celui qui le tenait par la gorge avec sa lame à énergie.

Aucun mot ne voulut s'échapper d'Uran, loyal aux Hérétiques. Mais nul besoin de paroles, les autres militaires étaient déjà en train e fouiller sa case. Une unique question revenait encore et encore dans son esprit. Qu'allaient-ils découvrir en premier ? Sa console de transmission... ou sa famille ? Sa question trouva une réponse lorsque l'un des Sangheili revint avec la machine, un sourire gravé jusqu'à ses mandibules. Son chef lui fit un énième signe et l'acolyte s'en alla avec la console. Cette console allait sûrement leur dévoiler la localisation du complice, mais Uran Arkam avait bien d'autres soucis...

"C'est tout ? Il n'y a rien d'autre de caché dans ta tanière ?" lui demanda violemment l'officier.

L'hérétique hocha la tête en silence. Le silence est une forme de consentement.

"Alors tu ne nous sert plus à rien."

Il se leva de son siège en prononçant ces funestes paroles. Sous la glotte d'Uran Arkam, la main ferme de son bourreau attendait patiemment l'ordre fatidique. Pour combler son humiliation, le haut-gradé se pencha sur Uran, en posant les deux mains sur la table, les poings fermés. Enfin, il ordonna lentement....

"Tue-le."

Un bruit déchirant retentit dans la pièce, et une tête d'infidèle tomba sur la table, bordée de sang. Cela était trop à supporter pour sa brave convive, qui surgit de sa cachette pour s'apitoyer sur le cadavre. Le soldat meurtrier la regardait, presque hésitant, attendant un autre ordre de son chef qui se prononça sans attendre.

"Il en va de même pour sa famille, massacre-les tous !"

La femme tomba elle-aussi, la tête transpercée par l'épée assassine du sous-fifre. Immédiatement après, d'autres soldats vinrent inspecter la cachette de laquelle était sortie la femelle alors que le cruel chef du groupe sortit de la misérable case. Ils y trouvèrent deux jeunes Sangheilis apeurés. L'un était pré-pubère, l'autre n'était encore qu'en Âge d'Éveil. Le plus âgé prit son courage à deux mains et chargea un des soldats, il eut droit à une mort sans souffrances autres que sa gorge tranchée. Un autre Sangheili, d'un grade supérieur au précédent , et d'une sagesse plus conséquente, retint le bras de la recrue qui s'apprêtait à tuer sans pitié le dernier enfant.

"Nul besoin de le tuer."

"Tu nous trahit, Yerm ?" répliqua la recrue choquée par le comportement de son supérieur.

"Regarde-le. Ce n'est qu'une jeune pousse qui peine encore à marcher sur ses deux membres. Comment peux-tu croire une seconde qu'il puisse comprendre et partager les idéologies souillées de son paternel ?"

"Te rappelles-tu du Collège de Guerre ? "Fils de chien est chien lui-même", comment peux-tu croire une seconde que cet insecte peut un jour prêter serment aux Prophètes ?"

"Et toi, te rappelles-tu de ton enfance ? Peut-on déjà le traiter comme une menace prête à prendre les armes alors qu'il ne sait même pas parler ?"

"Tu es un lâche !"

"Non, je suis ton supérieur hiérarchique, tu me dois obéissance ! Ne m'oblige pas à prendre une décision regrettable..."

Devant la détermination du plus gradé, la jeune recrue n'eut d'autre choix que de désactiver la lame, et d'épargner l'enfant. Malgré tout il montrait encore des réticences face à sa décision compliquée.

"Mais que vas-tu faire de celui-ci ?"

Alors qu'il prenait la progéniture en larmes dans ses bras, le Sangheili lui répondit :

"Un guerrier."



Après cet événement tragique, le jeune Sangheili fut emmené au Collège de Guerre après de multiples procès. Au final, il fut décidé que son sauveur se fasse exécuter publiquement en échange du droit de vie de son fardeau. Après la mort du brave Sangheili, la progéniture d'Uran Arkam se vit donner un nom par le Conseil des Élites : Jhrar, qui veut dire "rédemption" dans la langue la plus ancienne de la race des Élites.

Ainsi commence la triste histoire d'un chien battu.
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Jhrar Arkamee
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MessageSujet: Re: Chien battu   Dim 11 Juil 2010 - 18:19

2487, Sangheilios, Collège de Guerre...


"Allez !!

"Mais allez ! Bouge-toi, lopette !"

"Tu vaux rien, bouge-toi !!"

Les enseignants et gardes du Collège de Guerre parvinrent enfin à dégoter le rat de sa tanière. Le petit Jhrar, auquel nous pourrions lui attribuer une dizaine d'années, se faisait frapper, piétiner, écraser par ces Sangheilis supérieurs en âge, en vigueur mais aussi en cruauté. Dans un geste fougueux de rage, un autre de ces persécuteurs l'agrippa par le haut du crâne et écrasa celui-ci contre le mur, le pauvre faiblard tomba sur le coup dans le royaume des songes. Pourquoi tant de mal ? Pourquoi tant de violence ? Ces questions ne cessaient de s'entrecroiser dans l'esprit innocent du jeune fils d'hérétique. C'était l'heure de la prière, envers les Forerunners et leurs Prophètes, dans la plus sainte foi du Grand Voyage. Ce fut à même le sol de la pièce, entouré des gardes et des prieurs que Jhrar Arkam reprit conscience, la nuque empoignée fermement par l'enseignant pourri de foi.


"Maintenant, fiente d'Unggoy, récite la prière !"

Les quelques paroles de Jhrar, semi-brisées par son cou abîmé, étaient celles qu'il n'avait de cesse de prononcer..

"Je...Je connais pas la prière."

Furieux envers cette intolérable rébellion, le maître pinça sa glotte entre les pointes de ses doigts, menaçant de la briser si l'avorton ne se pliait pas à sa volonté. Il susurra avec une voix horrible et terrifiante les mots de la prière.

"Ô grands Anciens..."

Jhrar dut répéter avec sa voix cassée.

"Ô grands Anciens...

"... nous vous implorons de nous donner..."

"... nous vous implorons de nous donner..."

".... par la grâce divine des Prophètes élus..."

"... par la grâce divine des Prophètes élus..."

"...l'ardeur et le courage..."

"...l'ardeur et... le courage..."

"... de vous suivre jusqu'aux tréfonds du Grand Voyage."

"..de vous suivre... jusqu'aux... tréfonds du .... Grand..."

Insupporté, le vil professeur resserra son emprise sur la glotte de l'élève indigne.

"Voyage !"

"Voy...Voyage..." conclut-il en suffoquant de sa voix agonisante.

Puis il revint à sa paresse, à moitié mort, transporté par des gardes qui allaient le réveiller plus brutalement dans le camp d'entraînement. Une heure plus tard, le sous-conseil du Collège de Guerre prit sa décision. Les conseillers étaient certes hésitants mais, sous l'insistance du maître, ils prirent une décision d'une gravité malsaine. Le chef-conseiller se leva de son siège et déclara à ses confrères :

"Très bien, nous le placeront sous notre "Dépendance" !"

"Mais. cela doit bien faire cent ans que l'on ne l'a pas utilisée ! Cette pratique est trop dangereuse, et mortelle !"

"Qu'en ai-je à faire ? C'est un fils hérétique après tout ! Il n'y a que la "Dépendance" qui puisse laver son âme souillée, même si il doit en mourir !"

La "Dépendance"... mais qu'était-ce ? En vérité, c'était là une pratique que seul le plus fanatique et dégénéré des êtres vivants de l'univers pouvait se permettre de faire subit à son élève. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, le cou de Jhrar fut emprisonné dans cette carcasse, ce collier funeste de fer brut qui était relié à une commande, entre les mains du maître, qui déclenchait un système d'électrification qui, à usure, pouvait devenir mortel. Mais, si l'on put dire, Jhrar était entre de bonnes mains, car un être aussi sadique et fanatique que Reagal, son maître, ou bourreau, prenait le soin de limiter les charges, faisant souffrir le jeune de la plus horrible des manières tout en le gardant en vie. Et, pour s'offrir son premier petit plaisir quotidien, il enfonça la commande juste après que la "Dépendance" fut placée. Des centaines, des milliers de volts brûlèrent, cramèrent, désintégrèrent les cellules de peau du chien battu qui avait eu la bêtise de s'électrocuter les mains en tentant de retirer l'objet démoniaque. Il se tortillait de partout, jusqu'à s'en briser les os, il hurlait à s'en arracher la gorge, ses yeux semblaient tant vouloir sortir de leurs orbites que les vaisseaux rouges dominaient le noir de l'œil, jusqu'à la quasi-disparition de sa pupille verdâtre.

Après quelques années, Jhrar en devint aveugle, mais pas convalescent, il tenait, peut-être avec peine, mais il tenait debout. Mais la surcharge électrique de son corps en avait brûlé ses yeux, il était frappé d'une cécité totale. Mais jusque là, les résultats des entraînements avaient été plutôt prometteurs, mieux, il surpassait certains de ses maîtres grâce à l'acharnement qu'il montrait en combat, sûrement dû à la peur de se faire électrifier à l'issue d'une défaite. Et une nouvelle décision émergea du sous-conseil, ils avaient repris confiance en le potentiel du fils Arkam' et ils se dirent qu'un tel talent ne devait pas être gâché d'une telle manière et ils firent entamer une opération chirurgicale visant à lui rendre la vue... en y rajoutant quelque chose d'autre... une décoration. Pendant ce temps, on lui retira la "Dépendance", dans le but de la lui remettre lorsqu'il aura été guéri de ses yeux morts. Après l'opération, Jhrar sortit de la salle avec un bandeau blanc sur les yeux, et d'un pas boiteux, il se dirigea vers les quartiers d'internat. Ils lui avaient dit qu'il recouvrirait la vue avec le temps... mais franchement, cela n'avait rien d'une bonne nouvelle pour Jhrar, qui sera obligé de revêtir le collier électrique une fois que le sous-conseil aurait eu vent de son aptitude à continuer l'entraînement.

A SUIVRE...







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