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 Les héros [terminé]

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Carl Sorince
Marines, Forces Spéciales, Adjudant-chef


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MessageSujet: Les héros [terminé]   Mar 8 Jan 2013 - 11:32

Hrp : Bon, ma très grande maladie m'empêchant de post convenablement, je ressors de l'oubliette un rp solo que j'avais écris a la fin de conversion et qui, du coup, chronologiquement parlant, prend place juste après ledit scénar...Donc voilà, amusez-vous Surprised

"-Britza et son frère souhaite rencontrer le "sauveur" et son sergent, j'ai naturellement accepté.
-Merveilleux.
-Vous viendrez?
-Non.
-Sergent...
-Pourquoi viendrais-je?
-J'ai fais quelque chose pour vous il me semble, en entretenant votre rôle de sergent/héros.
-Hmmm...
-Cette pauvre fille a perdu sa mère, sa grand mère et son oncle...Et c'est vos propre tirs qui ont mis fin a la vie des deux premières...Vous lui devez au moins ça.
-Le sait-elle?
-Non.
-Je viendrais."

Carl regrettait les paroles qu'il avait prononcé deux jours plus tôt...Assis sur un banc en bois dans une ruelle miteuse, le sergent habillé en civil finissait le sandwich au thon qu'il avait acheter sur le chemin...Ce qu'on servait lors des soirée lui donnait souvent la nausée, alors autant manger avant...Même si cela impliquait d'arriver en retard et de manger dans une ruelle miteuse, trempé jusqu'aux os alors qu'une pluie impitoyable se défoulait sur son dos.

Quel temps pourris, quelle journée pourrie...Les fêtes, il détestait les fêtes, surtout celle organisée par des gens de la famille de ses victimes...Comment Mendoza avait-il fait pour tomber sur Britza? Et puis, qu'est-ce que c'était que ce nom miteux? Carl avait appris que la jeune femme nommée ainsi était originaire d'une des colonies extérieure, mais cette colonie là devait avoir des origines extraterrestre, comment on pouvait appeler son gosse comme ça? Enfin, déjà que Mendoza Jenkins c'était pas génial...Ils feraient la pair comme ça...
Son esprit étant occupé par cette question existentielle, le sergent ne distingua pas de suite la silhouette sur sa droite qui s'avançait vers lui.

"-Je savais que je vous trouverais ici...Un coin sombre, sale, ou même les rats n'osent pas s'aventurer..."

Carl fronça les sourcils en finissant son sandwich silencieusement.

"-Bonjours Mendoza.
-Vous êtes en retard d'une demi-heure.
-Ah? Vous aussi non?
-Non, je suis venue chez elle, j'ai posé mes affaires et suis reparti vous cherchez dans cette ruelle.
-Suis-je donc si prévisible?
-Pas vraiment, mais je vous ai vus rentré dans cette ruelle tout à l'heure.
-Ah...C'est fâcheux, je suppose que je dois vous suivre?
-En effet."

Carl se leva du banc, virant les miettes de pain de son manteau noir avant de suivre Mendoza qui avait déjà commencer sa marche...Le jeune caporal semblait fort mécontent, et son comportement n'était pas vraiment celui d'un sous-fifre conduisant son sergent quelque part...Néanmoins, ils étaient en "civil" et ce dernier semblait avoir eu quelques problèmes psychologique après le massacre de la semaine dernière.
Le chevelu manqua de trébucher sur l'un des pavés de la rue, ceux-ci étaient posé de façon tellement grossière qu'a chaque pas, il se tordait la cheville, ce qui ne manquait pas de lui arracher un juron...Les fils électrique a deux mètres au dessus d'eux était a peine visible tellement il faisait sombre ici...Plongé dans les ténèbres, le sergent avait les yeux reposé, un peu comme lors de l'attaque des rebelles sur Washington, juste avant qu'il étripe un gosse et sa mère...Sauf qu'il n'y avait pas de fichues pavés mal foutu, glissant et recouvert de flotte a ce moment là...Jurant une énième fois en tournant a gauche pour se plonger dans une autre ruelle toute aussi sombre, Carl fit d'un ton énervé :

"-Sommes-nous bientôt arriver?
-Oui.
-Un peu plus de politesse Caporal, n'oubliez pas votre place.
-Je n’oublie pas ma place de soldat sensé défendre l'humanité, et vous?
-Je n'oublie pas ma place de sergent, mon témoignage vaux plus que le votre et je suis payé pour buter des covenants, alors pourquoi devrais-je en plus défendre l'humanité contre elle-même?
-Nous y sommes."

La dernière phrase du caporal avait confirmé ce que le sergent savait déjà, ce pauvre gosse n'avait aucun argument, comme d'habitude...Ou alors le jeune marines avait peur de les dires? Toujours est-il qu'ils empruntèrent une cage d'escalier pour rentrer sans même frapper dans un petit appartement doté d'un balcon donnant sur une rue trempée et glauque...Ce genre de vue devait donné la pèche le matin...L'odeur de nourriture avariée qui trainait a l'intérieur confirmait les pensées de Carl, il avait bien fait de manger son sandwich au thon avant de venir...Alors que Mendoza posait son gilet et que Carl hésitait a poser son manteau sur l'horrible porte-manteau devant l'entrée au murs jaune et a la moquette surement recouverte de puces, un type en pull rouge doté de l'allure de l'homme qui a oublié de dormir depuis 72heures débarqua, un faux-sourire sur les lèvres en leur souhaitant la bienvenue, surement le frère de Britza.

Cette journée allait être longue.

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Dernière édition par Carl Sorince le Mer 30 Sep 2015 - 15:49, édité 1 fois
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Les héros [terminé]   Mar 8 Jan 2013 - 11:46

Cette journée était longue.
Très longue.
Horriblement longue.

Assis sur une chaise en bois qui craquait a chaque fois qu'il faisait un mouvement pour essayer d'attraper a l'aide de sa fourchette l'une des pates pas assez cuites qui avait échouée dans son assiette, Carl Sorince commençait vraiment a regretter d'être venu.
Alors oui, n'importe quelle autre personne aurait pu comprendre que, vus que l'ancienne baraque de Britza, qui était apparemment une éminente psychologue, se trouvait en plein centre de Washington, celle-ci avait dû se déplacé chez son frère un ambulancier mal payé et fortement stupide qui ne parlait que d'entraide, de compréhension et de la fin de la guerre.

Un peu tout son contraire en fait.

L'appartement était donc pitoyable, loin d'être propre, visiblement vieux et dépourvue de chauffage. Le papier peint jaune agressait les yeux du sergent qui peinait a ne pas faire remarquer a quel point les taches de moisissure dans les coins des murs du salon/cuisine était visible.
Cela faisait bientôt trois heures qu'ils étaient assis a cette table et déjà, Carl rêvait intérieurement de jeté par la fenêtre les trois abrutis qui l'avait contrains a venir ici...Malheureusement, il ne pouvait perpétuer des meurtres en tout impunité que lors de ses heures de services...Enfin, non, pas des meurtres...Comment ça s'appelait déjà? Ah oui, des dommages collatéraux acceptable.

"-Et donc, comment avez-vous sauvez ma sœur? j'ai hâte d'entendre cette histoire !"

Carl hocha la tête en se tournant vers Mendoza, assis à sa droite

"-J'avoue que moi aussi...J'aimerais savoir ce qu'il s'est passé après que je sois parti faire de la... reconnaissance..."

L'intéressé finit son verre de vin de mauvaise qualité avant de prendre son souffle en croisant les bras, balayant la zone du regard en tentant de paraître détendu :

"-Hé bien...Moi et une partie de l'escouade auquel j'ai été affecté, avons été séparé du reste de ces "bouchers" lorsque le tank que vous avez pu voir aux infos a commencer a faire feu...Les flammes et les éclats ont fait un tel massacre que même les rebelles n'osaient plus avancer, alors du coup on a pu s'échapper sur la droite du bâtiment...Un petit groupe comme le notre est vite passé inaperçu dans ce foutoir et...Après que le sergent artilleur ait prit une balle perdue, j'étais l'homme le plus gradé...Alors j'ai décidé de chercher d'éventuel survivant avec les deux autres soldats."

Mendoza jeta un rapide coup d'œil vers son sergent, celui-ci avait haussé un sourcil lorsque son sous-fifre avait expliqué comment était soi-disant mort ce sergent artilleur...Le caporal n'avait jamais su mentir et celui-ci semblait ne pas trop vouloir s'attarder sur les détails de sa promotion au rang de chef d'escouade...Néanmoins, Carl ne l'interrompit pas et se contenta de se fendre d'un petit sourire discret en tournant la tête vers Britza.

La "survivante" était une jeune femme blonde qui lui allait a l'épaule, assise a sa gauche, en face de Mendoza, elle ne semblait pas pouvoir détacher son regard du caporal, le maquillage de ses yeux avait couler plus tôt dans la journée, cela se voyait aux discrète traces que le liquide bleu avait laissé sur ses joues...Joues un peu trop creuse pour qu'elle est une bonne alimentation aussi, a la limite de l'anorexie, la jeune femme avait des bras a l'épaisseur tellement réduite que même avec deux pull sur le dos, on pouvait se poser des questions du genre : "A-t'elle manger ce mois-ci?". Elle était pâle, avait un visage plutôt bien taillé malgré sa maigreur et souriait de façon stupide au caporal et au sergent depuis le début du repas.

Cette fille était une épave en plein syndrome de Stockholm...Ce qui changeait la donne était le fait qu'elle ne sache pas que Carl et Mendoza avait participé au massacre...Ce dernier était d'ailleurs entrain de finir son récits, un air grave sur le visage.

"-...C'est lors de l'effondrement du bâtiment que j'ai perdu mes deux hommes et que j'ai trouvé Britza qui avait attiré l'attention d'un rebelle en tentant de se réfugié a coté du corps d'un de mes gars...J'ai neutralisé le rebelle et je l'ai protégé jusqu'au bout.
-Neutralisé?
-Oui sergent...Neutralisé."

Aie, Mendoza avait abordé le fait qu'il n'avait plus de munitions quelques minutes avant...Carl savait que Mendoza n'avait jamais le réflexe d'utiliser son couteau de combat, sans munition il avait du y aller a la crosse...Ca avait du giclé de tout les coté, cette pensée lui arracha un sourire qui passa pour un air satisfait.

"-Caporal, je suis fier de vous.
-Ahem...Merci."

Carl aurait vomi ses paroles qu'elles auraient passée pour plus naturelle, néanmoins, le frère de Britza et elle-même n'était pas vraiment attentif a ce genre de stupidité et se contentait d'écouter en fixant tour a tour le sergent et son caporal.

"-Je ne savais pas que les héros existait vraiment au sein de l'armée, dommage qu'on le découvre de cette façon, je vous remercie sincèrement d'avoir sauver ma sœur."

Carl serra les dents...Venait-on de le traiter de héros? Se redressant quelques peut, histoire de se donner une certaines constances avant de prendre la paroles, il posa sa fourchette dégoulinante de sauce particulièrement immonde et posa ses deux mains sur la table avant de fixer l'insolent qui avait oser le traiter de la sorte en l'imaginant mariner dans un bain d'acide.

"-Je n'emploierais pas le mot "héros"...Plein de soi-disant "héros" ont massacré hommes, femmes et enfants sans aucun regrets : Des spartans, des colonels, des agents du SRN, ils exécutaient simplement les ordres...Et personne ne leur reprochera cela...Parce que les héros sont fait pour suivre les ordres."

Les paroles du sergent fit froncer les sourcils de son caporal, que diable était-il entrain de raconter?

"-Nous...Nous ne sommes que des renégats indisciplinés, même pas assez bon pour aller en cours martial."

Mendoza se radoucit, rassuré de constater que, encore une fois, Carl ne cherchait qu'a se jeter des fleurs et attendait qu'on lui en jette d'autre pour alimenter son jardin déjà fortement garni...Ce qui ne tarda pas...Britza ne manqua pas de sourire au chevelu, allant même jusqu'a détourner son regard quelques secondes de son sauveur adoré, pour dire :

"-Un vrai héros est totalement désintéressé, il ne pense qu'a aider son prochain et se fiche des récompense, si on se base là-dessus, Mendoza et vous, qui avez agis contre les ordres de vos bouchers de supérieur, êtes des héros...On peut au moins vous attribuez cette qualité."

Mendoza cacha la grimace de dégout qui commençait a l'envahir en mimant un bâillement, Sorince était quelqu'un de particulièrement fourbe, et être mis dans le même sac que lui commençait a être affreusement vexant...Néanmoins, son sergent lui avait sauvé la vie plusieurs fois, et était toujours son supérieur...Le caporal ne pouvait se résigner a écraser simplement son poing sur la table avant de révéler la vérité sur le soi-disant héros qui n'avait pas hésiter a massacrer a coup de calibre huit des familles entières...Il se sentait lui même sale, après tout, ayant participer au début du carnage, Mendoza n'était pas plus un héros que son fou de supérieur.

"-Je n'ai pu sauver personne, Mendoza est le héros de la soirée, moi je ne suis qu'un humble spectateur."

Carl affichait un air sombre, faux bien sûr, ces paroles de sagesses n'étant destiner qu'a alimenter son apparence de martyr face a ce duo d'imbécile incapable de reconnaitre un bon menteur a leur table...Ou alors était-ce la perte récente de la moitié de leur famille lors du massacre de Washington qui les avait rendu quelques peut stupide et prompt a croire de pareilles énormités?
Boarf, aucune importance après tout...Il était un héros martyrs qui avait comme subordonné un héros pas capable de suivre des ordres simples du genre "bute tout le monde, occupe-toi de la morale après"...Et il était très intéressé par la suite des évènements...Est-ce que ses récents agissements allait lui valoir une augmentation? Ou alors des problèmes? Non...Les hauts placés s'en foutaient et avaient déjà trouver un bouc émissaire...Miller.

Reprenant en main sa fourchette, Carl continua son diner en tentant de paraître aussi transparent que possible alors que son caporal était sans cesse abreuver de question.

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"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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MessageSujet: Re: Les héros [terminé]   Mar 8 Jan 2013 - 12:22

L'orage avait débuté dans les alentours des vingt deux heures, orage tellement violent que le bruit qui en résultait, semblable a d'énormes explosion, avait fait pâlir la jeune femme tourmentée qu'était Britza et l'avait contrainte a aller se reposer sur le canapé qui lui servait de lit, dans la salle d'a coté tandis que son frère s'éclipsait pour aller chercher les médicaments qu'elle lui avait demandé.

Les deux soldats avaient donc proposé de partir, mais on avait insisté pour qu'ils "reste encore un peu", et, malgré tout les efforts que le sergent avait fait pour se dépêtré de ces boulets avides d'histoires faussement héroïques et de paroles rassurante, ce dernier était désormais, encore une fois, prisonniers de son rôle de gentil...Ils attendaient donc, lui et Mendoza, dans le salon en se demandant dans quelle famille de fou ils étaient atterris.

"-Permission de parler librement sergent?
-Faites donc...Vous n'avez fait que ça, parler.
-Pourquoi diable êtes-vous dans l'armée?
-Je suis un grand patriote.
-Non mais, je veux dire, quelles sont les vraies raisons qui vous force a ne pas plutôt vous engager dans la BRC?
-Hmmm...Je sais pas, la BRC est considérée comme une bande de mercenaire sans foi ni loi dans beaucoup de colonie, alors bon...
-Vous préférez passez pour un héros devant des restes de familles tristes?
-Tout comme vous caporal."

Le concerné serra les poings, en effet, personne n'était rose dans cette histoire...Surtout pas lui...

"-Je comprend, Britza vous considère comme un surhomme...Il en faudrait peu pour...
-Je ne suis pas comme vous, sergent.
-En effet, vous avez d'autres intérêt que moi, j'aurais simplement vidé son portefeuille et détruis sa vie, car je suis un destructeur, je me complais là-dedans, nous savons tout deux qui je suis...Vous, vous n'êtes pas totalement sûr de ce que vous êtes...Comme moi? Non, je vois bien que mes actions sont affreuses a vos yeux...A chaque fois que j'égorge, j'exécute, vous détournez le regard mais vous acceptez, comme les autres marines...Mais vous n'êtes pas non plus un mouton exactement comme les autres, non...En faite vous êtes un charognard.
-Je vous emmerde sergent."

Carl éclata de rire.

"-Nous serions dans un autre environnement, je vous aurais éclaté la tronche sur le pavé pour vous rappelez votre place..."

Le visage marqué par la colère du caporal s'éclaircit d'un petit sourire.

"-Sergent...Je dois faire trente kilos de plus que vous, a la loyale vous n'avez aucune chance contre moi.
- ...Mais vus que nous sommes dans un contexte de héros/sauveur...Je vais simplement révélé la vérité sur nos actions lors de ce carnage qu'à été Washington...J'ai massacré plus de civils que vous, mais je ne suis pas sûr que mister ambulancier et miss dépression feront une quelconque différence..."

Toujours en ricanant, Carl observa son sous-fifre se décomposé tout en se levant de son siège pour se diriger vers la salle ou se reposait la "pauvre" Britza...Il ne put faire que deux pas avant que Mendoza ne l'arrête.

"-Je vous hais sergent...Mais je ne peut pas permettre cela...Rasseyez-vous, pitié...Britza est quelqu'un de bien, et je tiens a...
-...La connaître d'avantage, je pense avoir compris oui...Votre place est a mes pieds, soldats, je suis venus a ce foutu diners pour vous rendre service et voir a quel point votre apparence de gamins tout juste sorti de sa formation cache un foutu calculateur obligé de s'abaisser a...Ca...Pour avoir un semblant d'importance.
-Vous êtes pire que moi, pourquoi me reprochez ce genre d'action alors que...Vous êtes cent fois...Milles fois pire?!
-Parce que justement, je suis milles fois pire...Et parce que vous êtes exactement ce que je déteste.
-Ca tombe bien, vous aussi.
-Ahah, vous me colliez au basque jusqu'a ce que vous rendiez compte a quelle point la folie peut être transmissible...Lors de l'attaque de la prison, pendant un court instant vous avez perdu le contrôle pas vrai??? Les tripes, les morts, l'anéantissements totale de votre escouade, la mort de Vielna...A partir de ce moment là, vous avez commencé a me détester, pourquoi? Parce que je suis l'incarnation de ce que vous ne voulez pas devenir.
-Qui voudrait devenir comme vous?
-Personne...Je ne connais personne qui n'y a penser ne serait-ce qu'une seconde...Sauf que vous, vous avez peur de devenir comme moi...Alors que les autres trouvent cela simplement impossible et ridicule.
-Vous devriez faire psy..."

Carl ricana une nouvelle fois, se resservant un nouveau verre de vin presque pas âpre en tentant d'oublier l'odeur nauséabonde qui venait d'en dessous du fauteuil en cuir moisie dans lequel il siégeait...Mendoza, assis le plus loin possible de son sergent, jouait avec son briquet, hésitant a allumer une cigarette en ces lieux.

"-Je me suis toujours demandé...A quoi vous pensez lorsque vous êtes en pleine mission, quelle satisfaction vous pouvez bien tirez de tout ce merdier?
-Et vous caporal?"

Long silence...Le concerné se résigna a allumer sa cigarette en soupirant.

"-Je pense que...A chaque fois qu'un de ces foutues covies crève, la galaxie deviens plus sûr...A chaque fois qu'un rebelle meurt, l'humanité deviens plus stable...Je pensais qu'a chaque fois que je descendais un type, c'était pour la bonne cause...Mais maintenant...
-Connerie.
-Facile a dire, vus ce que vous êtes..."

Le sourire du sergent s'agrandit alors qu'il commençait son discours :

"-Je tue pour le plaisir, pas seulement lorsque c'est nécessaire...Un cadavre n'améliore aucunement la condition de vie du citadin moyen...Sauf si on lui file le portefeuille du macchabée, a la limite...Pourquoi s'emmerder avec des principes alors qu'on peut simplement tuer? Se prendre pour un héros, c'est une erreur que pas mal de gosses comme toi font, avant de devenir fou et après s'être pris une suite de désillusion dans la gueule.
-C'est toujours mieux qu'être fou de base, comme vous...
-Au moins on sait a quoi s'attendre avec moi...Je suis un élément efficace qui vous a déjà sauver la vie deux fois...Rappelez-vous en soldat."

Mendoza expulsa la fumée de sa cigarette de son nez, principalement par agacement.

"-Un soldat est donc obligatoirement destiné a devenir mauvais selon vous?
-Non...Un soldat est obligatoirement destiner à tuer...Et la plupart du temps, il y prend goût.
-Si j'y prend goût un jours, descendez-moi.
-Je n'y manquerais pas...Et maintenant je vais m'en aller."

Le sergent se leva de son siège, se dirigea vers la table ou ils avaient manger, se resservit un autre verre de vin presque pas âpre et jeta un coup d'œil vers la porte menant a la pièce voisine ou la jeune femme dormait...S'assurant que leurs conversation sois restée discrète.

"-Ca ne va pas leur plaire quand ils reviendront...
-Sottise, c'est vous le héros...Je suis fatigué d'écoutez vos mensonges...D'ailleurs, le sergent en charge de votre escouade, comment l'avez vous descendu? Dans le dos j'imagine.
-Comment...
-Je sais reconnaître un mensonge, je vie grâce a eux...
-Dans le dos...Alors qu'il allait lancer une grenade sur un groupe de civil dans une ruelle.
-Héroïque...Très héroïque.
-Il le fallait...
-Non. Vous l'avez fait, vous avez mit fin a la vie d'un supérieur...Une vie de sergent...Je peut vous faire enfermer pour ça mais je ne le ferais pas...Pourquoi?
-Vous êtes cinglé?
-Exactement, et vus que je suis cinglé, j'ai besoin de témoins capable de me défendre lors d'un éventuel procès...A bon entendeur..."

Carl attrapa son manteau, qu'il avait finalement posé sur un meuble en bois noirs après plusieurs minutes d'intenses réflexions comprenant les quelques secondes ou il avait entraperçu ce qui semblait être une puce sauter sur la moquette près de l'entrée ou se situait le porte-manteau de la maison...L'enfila, l'ajusta, et se dirigea vers la sortie, ouvrit la porte...Avant de s'arrêter soudainement, comme si il avait oublier quelque chose.

"-Mendoza...Puis-je vous demander de me raccompagnez jusqu'en dehors de ce bâtiment, il faut que je vous dise quelque chose et je ne voudrais pas réveiller votre bien-aimée..."

Le caporal s'exécuta en jurant, se levant a son tour du siège dans lequel il avait patienté pendant plusieurs heures alors que son sergent commençait déjà a descendre les escaliers en sifflant, réveillant ainsi les voisins couche-tôt du frère de Britza...Il enfila donc rapidement sa veste, accélérant le rythme pour rattraper son supérieur...Pourquoi lui demander de descendre?

La réponse se trouvait en bas, juste devant l'entrée du bâtiment.

A peine eut-il fait un pas dehors que le sergent l'attrapait par le col, le plaquant contre le mur avant de lui écraser son poing dans les gencives et son genou dans les côtes...Ne lui laissant pas le temps de répondre, Carl enchaîna avec un coup de tête affreusement douloureux qui envoya son pauvre sous-fifre directement au tapis...Ce qui...Il faut l'avouer, surpris quelque peut celui-ci...Les yeux écarquillés, glissant sur le sol pour finalement se tenir assis contre le murs alors que les flaques d'eaux en dessous de lui et la pluie au dessus finissaient de le tremper, il ne put qu'entendre son chef ricané :

"-Trente kilos de plus que moi...A la loyale...Qu'est-ce qui faut pas entendre...Debout Mendoza, vous ressemblez a un SDF bourré la.
-C'était pas à la loyale bordel..."

Après avoir attendu que le caporal se relève en prenant appui sur le murs contre lequel il était assis, Carl fit d'un ton amusé :

"-Et vous vous attendiez a quoi venant de ma part? Si vous restez a votre place, je ne vois pas pourquoi une autre altercation comme celle-là arriverait...Vous êtes caporal, je suis sergent, ce que vous avez fait lors de Washington est inacceptable, vous m'entendez? Cela m'a servit, mais ça reste inacceptable ! Ne désobéissez plus jamais au SRN ou a l'UNSC et...Je ne devrais pas avoir a vous cassez de nouveau la gueule...Même si, ma foi, je trouve cela fort intéressant."

Puis, sans aucun autre mots, Carl détourna son regard de ce pitoyable soldat qu'était Mendoza Jenkins, pour commencer a marcher dans la rue en sifflotant, le sourire aux lèvres...Comme d'habitude...
Son sous-fifre lui, resta plusieurs minutes a ce remettre des coups qu'il avait reçut, pensant qu'il était peut-être aller trop loin, ou alors que c'était son supérieur qui outrepassait ses droits, ce qui ne changeait pas trop de l'accoutumée en faite...Dans les deux cas, il haïssait tout bonnement ce fou de sergent qui semblait visiblement, beaucoup se plaire dans la torture psychologique et physique de ses semblables...Enfin...Le caporal s'en sortait bien...Pendant un court instant, il avait cru que Carl allait le tuer...Mais...Non...Sorince n'était pas assez fou pour...

Un frisson lui parcourut l'échine...Et Mendoza rentra vite a l'intérieur.

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