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 La voie de nos Seigneurs ...

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Van 'Rashakee
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MessageSujet: La voie de nos Seigneurs ...    Mer 20 Fév 2013 - 23:55

Le transport de Van’ naviguât longtemps dans l’espace. C’était un élément qu’il trouvait toujours aussi étrange. Son vide absolu et ses distances folles rendaient l’Elite perplexe. C’était une masse étrange et sombre mais qui détenait des secrets et des mystères qui dépassaient la simple compréhension de Rashakee. Il était ignorant au final. Il avait réfléchis pendant près de soixante lunes mais cela n’avait pas vraiment eu un réel impact sur ses connaissances.

Le transport se mit à plonger brutalement et pénétrât dans l’atmosphère de Pillar Tibrium. A ce même moment, Astark A’Norlai entrât dans la salle de Van’. Il était seul, nu, sans rien … Pas même une arme. Il toisât van’ du regard, cela faisait partie du rituel, l’humilier pour le motiver.

« -J’ai confiance en toi Van ‘Rashakee mais cette planète viendra surement à bout de toi plus vite que tu ne le crois. La gravité est plus fort ici, la faune hostile et la flore tout autant.

-Je sais Maitre. Dit Rashakee pensif.

-C’est un endroit terrible, pour preuve, rien n’y a jamais était bâtit.

-Je sais Maitre.

-Tu ne survivras surement pas à cette épreuve car sa difficulté et bien au-delà de ce que tu peux imaginer.

-Je sais Maitre.

Le Grand maitre était fier, même si cela relevait plus de la fermeture qu’autre chose, Van’ avait montré sa détermination. Il était aussi impénétrable que le métal. Mais ce qui l’attendait été en effet hors normes. Peu de gens survivaient à cette épreuve très spéciale et à peine légale. Pillar Tibrium était invivable, en tout cas c’était ainsi quelle était qualifié sur les archives Covenant.

Le Grand Maitre fit entrer un auxiliaire médical. Un Grognard à l’allure étrange, maigre et large à la fois. Il le regardât s’approcher avec à la main une grande seringue à l’aiguille démesurée. Il se plaçât à la droite du vétéran et son maitre expliquât la situation : Dans cette seringue se trouve une puce, qui émettrait un signal. Il s’arrêterait si on lui retirait ou s’il décédait prématurément.
Le Grognard s’approchât de Van’, plantât son appareil de torture profondément sous la peau grise de l’Elite et lui injecta le tout. Rashakee encaissât le choc sans brocher mais la douleur était atroce.

« -Bien tu es fin prêt il me semble ? Tu te sens prêt ? »

Rashakee lui répondit par un mouvement de tête. Sa concentration était à son comble et il ne parlait plus que si cela était nécessaire depuis le depuis du trajet. Ses facultés se focalisaient sur tout et sur rien. Chaque chose le poussé à une réflexion aigu. Qu’allait-il se passer sur Pillar Tibrium ? Allait-il mourir dans les premiers jours ? Qui sait ?

Puis, après de longues minutes, son Maitre le fit venir. Sa carrure courbée n’enlevait rien à l’impression qu’il faisait à Rashakee. Tout son être n’était que sagesse et savoir. Son charisme dépassait de loin, très loin celui du vétéran. Une trappe s’ouvrit sur le bord du vaisseau laissant apercevoir la surface de Pillar Tibrium. Cette vision lui rappelât soudainement Harvest, la première fois qu’il vu la planète mais celle si semblait moins menaçante. Et pourtant, ce caillou vide qui flottait dans l’espace était bien plus dangereux.



Le transport perdit lentement de l’altitude et se stabilisa au-dessus d’une sorte de foret humide et tropicale. Il faisait jour, il était peut-être le début de la matinée. Les jours sur Pillar étaient bien plus longs que sur Sangheilos ici. La température était agréable mais l’air chargé d’une grande humidité frôlé l’irrespirable. Van était appuyé sur le bord de la trappe quand son maitre le rejoignît.

« -Tu ne reviendras pas quand tu auras fait ton épreuve mon si jeune élève. Tu en reviendras vraiment quand tu auras compris. »

A ce moment précis, alors que le regard de Van’ scrutait l’horizon, Astark A’norlai le fit tomber du transport grâce à un coup habillement placé dans le dos. La chute fut brutale et extrêmement violente. Le corps de l’Elite fit une chute libre sur plusieurs dizaines de mètres. Il s’écrasât soudain sur les branchages feuillus dans la foret. Sa chaire se déchirât à part et d’autre de son corps. La douleur l’emplit d’une haine titanesque. Lors de son court mais intense calvaire, Van’ maudit plus d’une fois son Maitre pourtant estimé.

Lorsqu’il atteint finalement le sol, sa chute lui fit perdre connaissance. Plusieurs heures plus tard, van’ se réveillât, baignant dans son sang. Une branche avait traversé son épais épiderme. Son visage était tapissé de son fluide vital. Sa jambe était en piteux état, il se trainât alors sur plusieurs mètres afin de s’appuyer contre un arbre. Sa blessure lui déchirait le ventre dans une douleur sans nom. Ses membres étaient brulés et striés par les coupures dut à la chute.

Sa blessure n’engageait visiblement pas un pronostic vital mais il fallait agir. Il prit son courage à deux mains et réunissant toute sa force mentale tirât sur le bout de bois planté dans le bas ventre. Il étouffa par un miracle son cri et une gerbe de sang vint se projeter devant lui. Sa jambe était en réalité fêlait, tout l’indiqué.

Il se leva tant bien que mal, contenant son fluide vital comme il le put avec sa main. Elle non plus n’était pas dans un état optimum. Les sens du vétéran se mirent en éveillent comme ils purent. Un son d’eau vint chatouiller le fond de son oreille. Il allât dans cette direction, l’eau était sa meilleure option sinon il allait mourir voir pire … mourir lentement. L’eau le soulagerait peut être.

Sa marche fut longue, trop longue. Des sons étranges emplirent ses oreilles et il mobilisât toutes ses forces pour pouvoir continuer à entendre le son du point d’eau. Son nez était asphyxié par l’humidité qui l’empêchait de respirer correctement. Plusieurs fois, il crut bien tomber dans l’inconscient. Il ne sentit bientôt même plus les éléments de la flore environnante frôler son corps nu et meurtrie.

Puis l’eau … Enfin … Le soulagement était un sentiment qu’il n’avait pas senti depuis des cycles mais là c’était le cas. Il avançât, mit les pieds dans l’eau et sombra dans les ténèbres.
A son réveil le saignement avait cessait, baigné et pansait par l’eau. Cette planète ne lui revenait déjà pas mais il aimait au moins l’eau de cette dernière, c’était déjà ça. Malgré tout la blessure lui déchiré toujours le bas ventre et son abdomen lui faisait souffrir le martyr. Un début pas si mal que ça.

Le colosse finit par s’extirper du court d’eau, les gouttes ruissèlements sur les cicatrices et les marques de blessures de la machine de guerre. Son pouls était stable quoique pas vraiment bon.
Mais qu’importe ! Souvent il avait dut passer par déçu la peur de la mort … Ou plutôt eut il la nécessité de la contrôler. Mais là il ne comptait pas mourir, pas avant d’avoir compris car au final il était là pour ça et le reste était du pur bonus.

Il s’étalât hors d’haleine sur la barge d’herbe grasse et de limon séchait. Il se mettait ainsi en grand danger mais il ne pouvait se permettre de trop forcer. Le soleil avait bien bougé depuis son arrivé qui lui semblait si récente. Il se sentait si étranger à tout cela, à cette nature, à cette planète. Il n’était qu’une verrue sur ce bout de cailloux galactique et ce petit bout de caillasse comptait justement lui faire payer sa présence. Il péchât ainsi pendant une longue heure pour réussir à attraper que quelques modestes prises dont il se nourrit sans les faire cuire. Ils ne lui firent aucun mal, il aurait été stupide de mourir d’une infection alimentaire dès son arrivé. Mais maintenant le géant devenu ridiculement faible devait trouver un lieu pour passer la nuit, il avait du temps mais ce genre d’environnements étaient tous sauf accueillants et la nuit est un ennemi mortel qui peut tomber aussi rapidement que n’importe lequel des prédateurs.

Van’ s’enfonçât alors profondément dans l’épaisse jungle, tiraillé par la douleur et les questions en direction d’un piton rocheux visible depuis sa position. Là-bas, il y aurait surement de quoi lui fournir un abris … temporaire
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Providence
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Sam 23 Fév 2013 - 13:56

Alors que Van s'avançait vers le piton rocheux. Une lourde pluie tropicale tomba sur la jungle.

Cela n'avait aux premiers abords rien de très grave, mais lorsqu'il remarqua que la boue rendait le chemin vers le piton fort dangereux, il préféra se détourner de cette route. Une grotte se trouvait à un kilomètre de sa position, mais des créatures hostiles se trouvaient sûrement sur la route.

Le choix était sien. Avancer vers le piton, au risque de tomber et de se blesser sur les pics rocheux autour du piton, ou bien aller dans la direction de la grotte, dont il n'était même pas sûr de l'existence et de sa position exacte.
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Van 'Rashakee
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Sam 23 Fév 2013 - 22:59

Une grosse goutte vint s’écraser sur le visage du Sangheili. Elle était d’un froid glaciale et contrastée avec la chaleur suffocante de la jungle. Elle lui fit grand bien à vrai dire. Puis une seconde, qui fut tout autant apprécié .Surtout que cette dernière finit par rouler sur la plaie encore endolorie. Enfin une troisième et une quatrième …. Il ne suffit alors que de quelques secondes pour qu’un mur d’eau vint s’abattre sur le corps massif et courbé de l’Elite. Le froid de l’eau qui lui avait alors fait tant de bien se changeât en une multitude de piques qui lui transpercèrent l’épiderme jusqu’à ses os. Le ciel s’était couvert avec une rapidité affolante et cette mousson subite s’accompagnée d’un vent puissant et tout aussi glaciale. La malchance frappait à nouveau le convertie mais il était déterminé !

Il avançait avec tant de peine dans la jungle que quelques centaines de mètres lui prirent deux longues heures. Deux longues heures de souffrance et d’effort. Son ventre criait famine et ses membres nus tremblaient sous les assauts des intempéries. La marche du lourd soldat se voyait nettement ralentie par la boue naissante. Ses sabots s’enfonçaient avec une telle facilité qu’ils se trouvaient bien vite à plusieurs centimètres de profondeur s’il venait à s’arrêter ne serais ce quelques instants. Ses muscles refroidis par la température ambiante qui avait chutée de manière spectaculaire le privaient de toutes puissances.

Son agonie fut lente, bien trop lente et jamais il ne serait en mesure d’atteindre le piton rocheux à temps. De plus, la zone devait s’être transformée en une immense patinoire, d’ici déjà la roche semblait impraticable. Il lui fallait se résigner mais pour aller où ? Il déambulât longtemps dans ce temps apocalyptique, Pillar Tibrium semblait déterminée à ne pas lui faire de cadeau. Il ne s’en rendit pas tout de suite compte mais vite il se mit à se parler. Il était pourtant bel et bien seul dans cette jungle qui voulait très clairement sa mort. Or, il avait besoin comme jamais il n’en eut besoin, de parler. Il devait exprimer … Pour ne pas céder, pas maintenant.

« Bon … Nous voilà dans un situation peu banal. Dit-il en concentrant toutes ses forces dans ses pattes arrière. »

Il ressentit alors une immense satisfaction, la jungle lui paraissait sensiblement moins dangereuse et son avenir plus radieux. Mais la réalité le rattrapât bien vite, il dut parler encore et toujours. Vu ainsi, n’importe qui l’aurai cru fou mais le silence est le plus gros vecteur de folie dans ce genre de situations. Renfermer ses pensées maintenant revenait à se tuer à petit feu : se tuer par la réflexion.

Enfin quelque chose ! Ses yeux dérivaient depuis de longues minutes à la recherche d’un abri pour la nuit. Ils scrutaient le peu d’horizon que lui offrait un tel environnement et finirent par découvrir une lueur d’espoir dans ce chaos météorologique. A plus d’un bon kilomètre il semblait y avoir un renfoncement dans la roche. Ce dernier trônait au-dessus de ce qui semblait être le sol de plusieurs mètres. Cela pourrait le mettre hors de tous dangers mais encore fallait-il atteindre cette utopie.

« Allez, en avant ! N’es-tu pas au final Van’ Rashakee ? N’es-tu pas le Général des forces armes de l’Hégémonie ? N’es-tu pas le futur d’un avenir plus radieux ? Alors avance ! »

Se donner des ordres était une façon simple de se motiver. Se donner un impératif, un objectif. Afin de se motiver il priât aussi et longtemps surtout. Les mots résonnaient dans sa tête. Il priât dans toutes les langues qu’il maitrisait, même les plus humbles. Dans son cas, quelle que soit la langue il espérait que les Dieux en parlaient une. Il se remémorât aussi quantité de choses, une quantité de ses actes. Avait-il fait les bons choix au final ? Etait-il vraiment ce qu’il rêvait d’être ?

« Pourquoi penses-tu à ça Van’ ?! Pourquoi ?! Qu’est ce qui te prend de penser ainsi ?! Tu es un soldat de l’Hégémonie ! Tu sais que le doute causerait ta perte ! … Je ne dois pas douter et surtout pas douter de moi … »

Le visage du Sangheili se refermât soudain et son esprit aussi. Ses pensées redevinrent alors prières pieuses et froides et sa marche se saccadât. Au prix d’avoir réprimé tant de mots en lui il avait retrouvait une partie de sa puissance. Sa marche redevint alors ferme et noble. Il fendait la foret avec facilité … Ou tout du moins, moins lentement. Il ne se laissât alors plus abattre et envahir par ses pensées. Une voix sourde résonnait dans ses oreilles et se muait petit à petit en une mélopée familière. C’était une prière mais la voix intriguât le soldat et piquait à chaque pas un peu plus sa curiosité. Puis la voix devint plus claire et il constatât avec effroi que cette voix était en réalité empreinte de vice et d’hypocrisie ! Pas de doutes possibles ! Ce gémissement : Vérité !

« Oh non ! Traite ! Etre indigne ! Ce n’est pas toi qui feras les récitations qui me mèneront à la réussite ! Tes gémissements ont déjà trop écorchées les nobles paroles de nos Seigneurs ! »

La piété fit soudain place à une vive colère envers Vérité et les Prophète mais aussi envers lui-même. Comment avait il put se laisser aller au point que ce soit Vérité qui lui trotte dans la tête. Il se sentait comme souillait par la présence d’une telle abomination dans sa tête. Comment avait il put se laisser aller à de telles extrémités ?

Tous ces questionnements eurent finalement un point positif : Il n’avait pas vu le temps et l’effort passer. C’est la douleur de sa blessure qui lui fit revenir aux dures réalités de la vie. C’est comme si une lame venait de se glisser à nouveau dans son entaille à peine refermée. Ses yeux se plissèrent sous la douleur subite et ses mains se cramponnèrent sur la chair encore sanguinolente. De lourdes gouttes coulaient toujours sur le corps frigorifié de Van’. Soudain, toutes les sensations lui revinrent avec hâte. Ses sens se mirent en alerte. Un grognement peu amical vint chatouiller les oreilles du colosse.

Il se trouvait sous l’abri tant espérait mais il n’était pas seul. En effet, une meute de fauves se tenait aussi. Il devenait l’avoir suivi jusqu’ici, là où il ne pouvait fuir. Leurs pelages tachetés s’étaient lissés sous l’effet de la pluie battante et sur leurs visages on pouvait distinguer une ligne de crocs effrayants. Van’ se mit en garde comme il put, rassemblant tout son savoir sur le combat en sous nombre et contre des bêtes sauvages. On ne pouvait tenter quelle que parade que ce soit sur des animaux car leur force en combat résidait dans l’aléatoire. Certes ils allaient mordre, bondir et griffer mais il ne saurait au final jamais ce qui lui tomberait dessus en avance.

« Allez mes petits ! Approchez ! Hurlait de désespoir le Sangheili blessé »

Un premier des fauve affamé bondit sur Van’ avec toute la rage du mode. Le vétéran arrêtât l’animal en plein vol. Ses jambes embourbées lui avaient finalement offert l’avantage de la stabilité. Sa première main allât se plaquer sous la mâchoire afin de la dévier et la seconde lui saisit les pattes arrière. De ce fait, l’animal se trouvât vite à la verticale à presque trois mètres du sol. Le soldat, dans un cri de rage vint faire s’écraser le corps de l’animal contre son genou. Le choc fut si violent et si brutal que la colonne du frêle chauve se brisât sous l’attaque et les cotes de ce dernier lui percèrent la peau.

« Alors ? Qu’attendez-vous ? »

La prestation de l’imposant guerrier semblait avoir fonctionné tant les autres membres de la meute étaient terrorisés par le macabre spectacle. Un sourire se dessinât sur le visage froid et endolorie du vétéran. Le Général était fier de lui et les fauves semblaient commencer à disparaitre les uns après les autres. Or, Rashakee se rendit vite compte qu’ils fuyaient instantanément après avoir humé l’air ambiant. Comme s’ils sentaient un danger en approche.

« Les animaux ont toujours raison dans la nature … Dites-moi que cet enseignement est faux … »

En se tournant vers la droite de la falaise, un animal indescriptible se dressait avec hargne face au Général. Ce dernier était presque gracieux et sa face se découpait avec la lumière de la lune. Son souffle puissant produisait un geyser de buée devant son museau. Ses poils semblaient s’hérissaient a vu d’œil et son grognement était bien plus grave que celui des fauve. Avec le plus grand sang-froid Rashakee se baissât et saisit une pierre longue large et fine sur la longueur. Ce n’était pas une lame, loin de là mais mieux valait ça que rien d’autre. Les deux prédateurs se tenaient droit et fier, tentant d’intimidé l’autre du regard.

« Attaque ! »

Le cri fendit la nuit et la bête fendit le mur d’eau avec vélocité. Les jambes arrière de Van’ se braquèrent avec une efficacité qu’il semblait avoir perdu depuis son arrivé. Ses membres se changèrent en armature de pierre et ses gestes se fluidifièrent. A chaque fois il en était ainsi lorsque Van’ allait se battre. C’est comme s’il était dans un état de plénitude perpétuelle si forte que son entrée en combat le transformait jusqu’à son anatomie. Il brandit la pierre droit dans le front de la bête et elle lui infligeât un coup de patte dans le même temps.



Van’ se tenait à genoux dans la fange. Le corps couvert du sang du monstre et de son propre sang. Il avait esquivé le coup de griffe de justesse. Une fois l’animal aussi proche de lui, il se rendit compte qu’il faisait bien trois fois sa taille. Il était écroulé sur le sol, la gueule recouvert par la boue et la pierre plantait profondément dans crane. La fatigue hurlait au corps du Général de prend du repos, de céder au sommeil.
Le survivant saisit le corps du fauve tuait un peu plus tôt et escaladât tant bien que mal la paroi de la falaise. Son corps vint s’abattre dans la cavité avec lourdeur. Il appuyât sa tête sur le dos de sa proie et se laissât emporter par le sommeil. Il avait arraché le pelage de l’animal afin de se rouler dedans et lutter contre le froid. Dormir, enfin et bientôt manger. La pluie battait dans ses oreilles et son corps retrouvât enfin un peu de chaleur sous la peau du fauve.
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Mésaventure
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Dim 24 Fév 2013 - 16:30

Bien que rafraichissant l'atmosphère, la pluie, qui était encore partie pour durer au moins quelques heures, nettoya rapidement le sang des animaux morts de la main du vétéran, évitant ainsi que l'odeur n'attire d'autres charognards ou prédateurs dangereux.

Cependant, si la grotte semblait constituer un abris sûre, elle n'était pas assez profonde pour protéger efficacement le vétéran de la colère du ciel, et avait tendance à s'inonder au fil des gouttes qui s'y accumulaient sans disparaitre dans le sol, si bien qu'au petit matin l'eau atteignait déjà l'entré de la cavité rocheuse. Le sol, qui partait en pente douce vers le fond de la montagne, n'allait pas tarder a devenir inutilisable comme abris.

Van allait rapidement devoir se trouver un nouvel endroit où séjourner, ainsi que de quoi survivre dans l'hostilité de la jungle qui s'offrait a lui ... sans compter que ses "vivres" n'allaient pas vraiment lui attirer des amis une fois que le ciel aurait fini de pleurer.
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Van 'Rashakee
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Mer 27 Fév 2013 - 0:57

C’est les pieds dans l’eau que Van’ rouvrit les yeux. La nuit l’avait légèrement rétabli, loin de la cure de jouvence bien sûr mais cela faisait du bien. Sa blessure ne le tiraillait plus autant. Le fauve de la vieille semblait avoir encaissé les intempéries et dans de telles situations on ne crache pas sur de la nourriture. La base de l’alimentation en survie … Rashakee tentait tant bien que mal d’essayer de se souvenir des enseignements là-dessus. L’armée de l’Hégémonie était si puissante et si moderne qu’elle ne formait plus les soldats à ces situations plus qu’exceptionnelles.

« Si on se trouve en cas de survie en milieu hostile, la nourriture doit être consommé sur le coup. On ne peut conserver de la nourriture qu’en se sédentarisant. Et compte tenu de la situation … «

Van’ tranchât et déchirât la chair de fauve avant qu’elle ne put commencer à se putréfier. Il tirait avec force sur la viande encore rouge de sang avec ses mains, avec ses crocs. Il ouvrait le corps de la bête avec une facilité rare. Motivait par la faim et l’effort ce repas des plus humbles devint un festin. Malgré tout il avalait la viande le plus vite possible. La sensation de son ventre plein le remettait un peu de baume au cœur mais le gout n’était pas pour autant au rendez-vous. Il mâchait avec un sentiment mêlait de conviction et de profond dégout.

« Si tant est que mes efforts me mènent un jour vers la vérité, j’espère qu’elle me prodiguera de bien meilleurs repas. »

Ces mots conclurent le repas du colosse. Il se saisit du reste de la carcasse et s’affairât à briser le crane du fauve. Il ne conservât que la partie supérieure qu’il posât sur sa tête, le reste du pelage lui tombant sur les épaules. Loin d’une toge de Général, Van’ s’était constituait un habit simple mais qui le protégerait de la pluie et du vent.

Il regardât l’eau à ses pieds et s’y vu, il se trouvât terrifiant ainsi vêtu. Les Sangheilis furent toujours un peuple noble et les archives des temps les plus anciens traitent du fait que même dans des périodes archaïques, les guerriers cherchaient perpétuellement à se distinguer par un habit. Le plus souvent cela provenant d’une proie. En fait, tout ceci était vrai, c’était un instinct, un instinct de prédateur.

Ceci apparut comme une révélation aux yeux du guerrier Sangheili : Il ne devait pas être la proie mais le prédateur. Les gouttes ruissèlent sur les parois et le battement atténué de la pluie l’incitèrent un temps à la réflexion. Qui était-il après tout ? Il venait de l’extérieur, du luxe et de l’abondance pour venir se tester sur une planète hostile qui ne l’accepte point. Cette planète le lui fait d’ailleurs savoir. Même si Van’ comptait en permanence sur une foi sans pareils il se vit contraint d’admettre le fait que cette planète était un corps entier et pensant, une entité presque supérieure. Et lui n’était là quand visiteur … Même pire, il n’était pas plus qu’un vulgaire parasite déambulant sur la croute minéral d’un écosystème complexe.

« Tu me hais …. Tout ceci ne fait aucuns doutes. Je ne suis pour toi qu’une pathétique forme de vie troublant les rouages de ton monde. Alors accepte-moi comme je suis. Hier, je suis arrivé en inconnue, puis j’ai été et je suis une proie. Laisse-moi continuer ainsi … Et je fais le serment que je serai bientôt un prédateur que chaque choses devra craindre ! »

La voix puissante et grave du Général sonnait dans la grotte comme si les entrailles de la terre elle-même l’avaient entendu.

« Je deviendrai une part de toi ! »

Il quittât la grotte décidé à faire évoluer sa condition. Il souhaitait être prédateur certes mais il n’était guère plus qu’une proie pour l’instant et il lui faudrait se faire craindre pour accéder au titre suprême. Il se sentait enfin libre d’un poids qui le hantait depuis la vieille. Il allait enfin devenir lui qui pensait avoir tout gagnés et tout réussi. Son corps, sa voix, ses os, son esprit et sa foi : tout cela au service d’une même Cause. Venait-il enfin de trouver la réponse à la Grande Question ? Celle de ses Seigneurs ? Se battre pour servir et de là viendrait toutes choses. Les Seigneurs n’étaient-ils pas une société où l’ordre devait primer pour assurer la postérité ? Il s’était toujours imaginait les Dieux ainsi.

« Les questionnements viendront plus tard, ne te laisses pas submerger par ceci et avance maintenant. »


Le lourd corps s’écrasa sur le sol. La boue giclât sous la pression dans un bruit sale rappelant les rues ravagées d’Harvest au vétéran. Ses yeux étaient vifs et ils analysaient l’endroit de fond en comble. Rien qui vive visiblement. La pluie devait surement cacher l’odeur de la bête d’hier soir, toujours affalée dans la fange épaisse. Van’ s’en approchât lentement. Il semblait que l’animal avait été figé dans la rage pour le coup mortel de Rashakee. Saisissant la lame avec force il la tirât autre de la carcasse. Ensanglantée, la pluie leva les restes bien vite et la pierre redevint presque blanche. Il n’en connaissait pas la composition mais elle était vraiment solide pour avoir encaissé un tel choc sans même se fissurer.

« Tu sais quoi ? Dit-il en s’adressant à la bête tout en s’accroupissant. Je t’ai tué avec ceci et tu vas m’aider à tuer plus encore avec cette … arme. »

Dans un petit ricanement, il entaillât une des pattes arrière du monstre et en découpât le tendon pour finalement obtenir une bande d’une trentaine de centimètres de long. Il l’entourât autour de son avant-bras pour y fixer la lame. Comme le prolongement de son bras, la lame venait épouser le dessus de sa main sans pour autant gêner ses mouvements.

« Je n’ai certes ni crocs ni griffes à la taille démentielle mais j’ai un truc en plus : un cerveau qui fonctionne. »

Déterminé et armé, il prit la route vers l’inconnue. Il ne connaissait pas sa destination mais il l’atteindrait quel qu’en soit le prix. Son but premier était de trouver de quoi manger et se protéger à nouveau. Cette jungle reste finalement une bonne chose, un point de départ intéressant. A défaut d’un temps accueillant, il a tout ce qu’il peut désirer ici. Plusieurs fois dans son trajet il s’arrêtât pour observer les herbivores et leurs alimentations. Il put ainsi connaitre et déguster les bais sans craintes.

La pluie s’était calmée depuis plus de deux heures maintenant et l’atmosphère redevenait peu à peu vivable. Mais pour combien de temps ? Ce genre de lieux subit de telles variations en termes de météo qu’il ne lui fallait pas compter sur le temps dans ses calculs.

Après une longue marche, il fut forcé à l’arrêt par un évènement peu commun. Loin devant lui, à plusieurs centaines de mètres, un son étrange attirât l’attention de nouveau venu. Il se tapit alors dans l’herbe car ce son qui prenait petit à petit la forme d’un battement fort et irrégulier, attisait chez lui la crainte. Un bruit sourd comme si un millier de personnes frappaient de manière désordonné sur d’immenses percutions.

La progression se fit à plat ventre pendant quelques minutes dans les hautes herbes, côtoyant ainsi les espèces les plus ridicules et dégoutant de Pillar Tibrium. Les insectes sont ici anormalement petits mais ils restent tout de même affublés de faciès immondes.
Mais que ce soit eux qui donne l’impression d’être souillé à chaque instant en courant sur le corps ou la boue alimentée en permanence par une pluie toujours aussi ennuyeuse, rien ne peut rivaliser avec la vision de Rashakee. Une meute ou plutôt une horde de mammifères … faibles de consistance et surement parfaitement inoffensif.

« Voilà que mon repas se présente à moi sans que je n’ai même besoin de le chercher. Il ne suffit plus qu’à le chasser. Mais après un temps de réflexion, Van’ se reprit. Des centaines d’êtres sans défenses qui n’ont visiblement rien pour lutter contre les prédateurs mis à part peut-être une vitesse acceptable ? Ce n’est pas normal, je ne dois pas être le seul sur un tel coup. «

Il scruta la foule un moment avant de saisir quelle tentait de traverser une rivière qu’elle masquait presque totalement. Le bruit et les gémissements des animaux recouvraient la moindre onde sonore. Le spectacle était quasiment incroyable tant le nombre était hallucinant, ces petites bêtes de pas plus d’un mètre d’envergure et poilu comme rare une espèce peut l’être.

« Mais comment sont-elles arrivées jusque-là sans faire de traces ? »

La question n’eut pas le temps de tourner deux fois dans la tête du combattant que la réponse lui apparut avec effroi. Sur la droite, les immenses arbres de la foret avaient été abattus, comme déracinés. Au même instant, un prédateur sembla saisir sa chance car un important bruit venant de la rivière surpassa le brouhaha ambiant pour quelques secondes. Puis ensuite, la débandade.
Le bon millier de mammifères, complètement affolé et pris de panique se mit à détaler en tous sens. Van’ eut la présence d’esprit de se lever et de courir au bon moment car la destruction des arbres étaient bel et bien causée par ce flot de petites bêtes.

« Je dois sortir d’ici ! Sors d’ici Van’ Rashakee ! »

La marée courait derrière Van’ dans un fracas incommensurable et terrifiant. Il ne pouvait même plus cerner le son de son propre souffle dans un tel apocalypse. Van’ donnait dans cette course toute la rage qu’il avait pu accumuler en une vie. Sa blessure le faisait de nouveau souffrir et elle devait bien s’être rouverte à un endroit. Dans cette ambiance hors normes c’est comme s’il ne restait au Sangheili plus que le touché, la vue, l’odorat et le gout. Ses tympans étaient au bord de la rupture tant la saturation sonore était forte.

Son cœur fut soumis à la plus grosse épreuve de sa vie. Certes il avait déjà dut charger sur Barren, certes il avait déjà dut fuir comme sur Silys, certes il avait dut échapper maintes fois à la mort mais jamais dans de tes proportions. Son cerveau commencé peu à peu à être saturé par l’adrénaline et son rythme cardiaque devenait si irrégulier qu’il ne pouvait même plus le comprendre. Il détalait comme jamais il ne l’eut fait avec la peur au ventre, lui qui ne l’avait jamais vraiment connu. Il était non pas en train de découvrir la peur de la mort mais surtout la peur de mourir sans avoir tout terminé, sans avoir trouvé la réponse.

Il sautât et couru pendant dix bonnes minutes avec une horde derrière lui. Il ne savait plus quoi faire et ne savais même plus qu’il ne le savait plus quoi faire. Son corps était tant drainé qu’il pensait mourir d’épuisement et de fatigue. Puis enfin la lumière à travers les arbres. La pluie se calmait peu à peu mais la boue était encore et toujours là. Il peinait mais cette vision l’emplie d’un espoir incroyable. Mais malheureusement pour lui, la lumière ne débouchait que sur une falaise, une flèche direction de le vide sans échappatoire.
Fallait-il sauter sans connaitre ce qui pouvait l’attendre en dessous ou tenter autre chose ? Il n’avait plus d’autre chose. La réflexion se fit en une fraction de seconde mais pris des millénaires dans l’esprit de l’infortuné.

« Ainsi tu m’abandonnes ?! Et bien laisses moi venir te chercher ! Je vais déployer mes ailes et voler jusqu’à toi ! »

Les lourds sabots se décollèrent du sol et Van’ se sentit comme voler pour quelques secondes. Son état était si lamentable que cette soudaine impression de vide le libera de toutes ses craintes. Il ne pouvait plus faire marche arrière et il semblait que la horde ai fait le même choix que lui (bien que cela ne relève pas vraiment du choix dans leur cas). Mais le choix fut le bon pour une fois. L’eau, encore et toujours. Cette matière causait tant de soucis et de coups de chances simultanément à Van’, qu’il ne savait plus quoi en penser. Puis après ce moment de grâce et de liberté pure … la chute. Quitte à tomber, Rashakee allait le faire en beauté. Il se penchât en avant et se précipitât tête première vers l’eau sombre de la rivière. Il s’y enfonçât comme en se laisse aller aux mets de gout. Il fut suivit d’une bonne centaine de mammifères qui eux murent sur le choc à cause de leurs faibles constitutions.

Regagnant le rivage vidait de toutes substances et sous la pluie légère de la jungle, le Général avait survécu. Il avait tenu et s’est en se hissant hors de l’eau qu’il esquissât le nom de son interlocuteur invisible :

« Je t’aurai attrapé pour un instant mon ami … L’avenir. »


La marche fut longue et heureusement bien plus calme car le moindre petit obstacle serait venu à bout du colosse. Ce dernier marchait d’ailleurs d’un pas chaloupé, une petite bête sur le dos et le crane toujours couvert de la peau du fauve. Ses pas le menèrent vers son destin mais aussi à la réflexion. Une réflexion inhabituelle dans ce genre de situations :

« La peur est le plus grand ennemi du guerrier ? Non, ce n’est pas la peur qui est la plus grande menace au final. Tout ceci n’est à la limite qu’un moteur qui prône la survie. S’il y a un véritable ennemi du guerrier ou plutôt des guerriers c’est bien la peur de masse. Pas la peur provenant de la crainte d’un avenir personnel incertain mais l’accumulation de ce sentiment d’une multitude d’âmes. Les Unggoys ne sont jamais devenu puissant pour cette raison. Car au fond, il ne suffit que d’un être un seul pour faire avancer toute une armée. Mais si un millier d’âmes sont soudainement pris d’effroi cette personne ne pourra plus rien mis à part pleurer sur son sort. Et pourtant, même s’il est mortel et à redouter, ce démon n’est pas invincible. La déroute est la somme de plusieurs facteurs : de mauvais guides, de mauvais soldats et bien évidement la fortune. Les coups du sort sont monnaie courante après tout. Il faut donc dans une armée des soldats d’expérience mais ces derniers sont arrogants et deviennent orgueilleux avec le temps. Il perde une chose qui fait toute la différence : l’audace. Mais l’audace peut vite virer au suicide si rien n’est fait. »


Lorsqu’il leva les yeux, il y était enfin. Là où le destin devait le mener. L’abri pour la nuit qui venait et qui demain deviendrait surement lui aussi inutilisable. Au fond, il ne devait pas s’arrêter. Le fait d’être nomade pendant deux jours l’avait déjà fait réfléchir alors autant continuer. Le confort de la grotte fut la aussi mesuré mais apprécié et la viande mauvaise mais tant désiré.
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Ven 1 Mar 2013 - 18:51

Le soleil commençait à se montrer alors que Van se réveillait.

L'élite se remit en route, et alors qu'il commençait à peine une marche rythmé et cadencé, un bruit se fit entendre. Il s'agissait d'un violent cri, des créatures le traquaient.



Ces chasseurs avançaient par trois, et avaient senti l'odeur inhabituel du guerrier saurien. Les affronter n'allait pas être évident. Un nouveau choix s'offrait à lui : combattre les créatures en préservant un honneur et prendre de gros risques, ou fuir et tenter de se trouver un abri où les créatures ne le trouveraient pas.

Il était seul, mais régénéré par la ration de la veille et son sommeil léger mais réparateur. Combattre ou se trouver un moyen de protection, tels étaient les choix du Sangheili...
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Dim 17 Mar 2013 - 9:13

La traque (partie 1)



« Le réveil est une chose plus qu’étrange. Lorsque l’on est bien au chaud et que le soleil montre à notre visage ses plus beaux rayons, nous désirons plus que tout rester couché et profiter. Mais les choses de la vie nous poussent à nous lever et à notre mettre à réfléchir. Nous sommes éveillés en quelques instants et prêt physiquement et psychiquement à attaquer une nouvelle journée de labeur et d’adoration. Notre peau se ferme au sommeil et notre esprit devient si vif que fermer l’œil volontairement est pénible. Notre ventre crie famine et nous empêche à son tour de trouver la force de nous recoucher. Parfois, on peut s’offrir le luxe d’une longue nuit de sommeil et d’un réveil sans contrainte dans l’armée. Ce sont des jours rares mais qui nous permettent ainsi de plus en profiter.
Le réveil est une phase particulière de l’éveil, elle est à mi-chemin entre le conscient et l’inconscient. Elle met fin aux doux rêves de la nuit et laisse place à la réalité du jour. C’est un état de transition en trois temps :
Tout d’abord le corps s’éveil en premier. C’est une approche presque scientifique qu’il nous faut faire ici : les yeux s’ouvrent, les muscles se contractent et la mâchoire se dénoue.
Ensuite, c’est au tour de l’esprit : On commence à se remémorer de l’heure, du lieu et de la veille.
Mais la dernière étape est de loin la plus intéressant malgré que ce soit la plus courte. Elle ne dure pas plus longtemps qu’un battement d’ailes, qu’une respiration et pourtant. C’est ce moment de flottement intellectuel qui nous pousse aux raisonnements les plus aigus. Et c’est d’ailleurs ce que je suis en train de vivre. Tout ça se passe ici et maintenant et pourrait encore durer des heures mais lorsque mes yeux se seront ouverts du clignement précédent, tout disparaitra de mon esprit. Tout ceci en y laissant juste une marque indélébile. »


Son corps était tendu comme un arc, les poings fermaient et la gorge nouait par la vision. Un horrible visage aux traits disgracieux et terrifiants le scrutait droit dans les yeux. Sa large bouche pleine de dents acérées était grande ouverte prête à avaler d’une traite le colosse. Alors Van’, saisit par l’effroi poussa un cri qui lui déchirât la gorge et le silence matinal. La sueur coulait sur son front et ses yeux tentaient de percer le brouillard qui persistait sur sa vision.

« Qu’est-ce que ?! »

Rashakee roulât sur le côté avant de découvrir son erreur. Il n’était non pas en présence d’une de ces créatures ignobles qu’il avait pu croiser (ou non) sur cette planète hostile, mais juste en face de son propre portrait. En effet, une flaque d’eau s’étant formait sous son visage elle était d’une douce chaleur et ne l’avait pas réveillé. Le reflet de son visage était tel après seulement quelque jour qu’il fut désarçonné par sa simple vue. Il laissa retomber au sol ses lourds membres et fixa le plafond un temps, se remettant de l’adrénaline. La pluie ne tombait plus et faisait maintenant place à un léger soleil matinal.

« Eh bien, voilà encore une belle preuve de ton incompétence. Se dit-il à lui-même. Il va falloir faire mieux que d’avoir peur de son propre reflet. »

Le géant se leva avec précautions. Il était curieux comme malgré son état plus que déplorable il se sentait bien. La beauté du paysage le ravit au plus haut point, la couleur de la lumière n’était enfin de compte pas si déplaisante que cela et le panorama n’était pas vilain malgré tout. La vive lumière créée sous l’effet de la pluie d’hier mettait en relief tout le paysage, découpant chaque colline et toutes les cimes des arbres millénaires de la jungle.

Sa plaie se refermée petit à petit, centimètre après centimètre ce ne serait bientôt plus qu’une cicatrice porteuse d’un vieux souvenir. La peau était un peu plus enfle et rougeâtre signe d’une cicatrisation normale. Il fit glisser ses longs doigts sur la plaie avec une infime précaution, laissant glisser le bout de son ongle sur la chair nouvelle en prenant garde de ne pas la rouvrir. Un frisson désagréable le parcouru alors de part en part, il ne recommencera pas de sitôt. Mais il était déjà l’heure pour lui de reprendre la route vers son destin.
Il sortit sans hâte de son antre, celle qu’il avait protégé lors de la froide nuit d’hier. De ses vents glacials et de sa brume givrante. Les rayons du matin lui chauffaient maintenant la peau et la boue profonde et épaisse avait cédée au changement de température et se changeait en une fange légère et collante.

-Le terrain est un facteur particulier, tantôt favorable et tantôt défavorable, il peut se dérober sous vos pieds à la seconde même où vous pensiez qu’il venait de vous sauver.-

Il fit une matinée presque radieuse et Van’ se laissât aller à la promenade de santé. Aucun prédateur, pas de danger en vue et une température parfaite. Pillar Tibrium venait de lui faire un cadeau après les jours d’horreur qu’il venait péniblement de traverser. Jamais il n’eut pensé qu’il put trouver un quel qu’on que réconfort sur ce bout de cailloux abandonné et vide de tous intérêts.

Sa marche fut lente et reposante pour ses lourds membres. Ses muscles qui le tiraillaient et qui tiraient sans cesse se calmèrent pour un instant. Il ne manquât pas d’eau potable sur le trajet et croisât même quelques animaux qu’il put observer afin de pouvoir les chasser plus tard. Il allait sensiblement vers le Sud, le Sud-Ouest pour être tout à fait précis.

Les immenses étendues boisées et les rivières aux teintes de terre s’étendaient à perte de vue. L’eau charriait bois et rocher de toutes tailles, les oiseaux virevoltaient entre les arbres. La lumière perçait les arbres et se découpait en traversant le feuillage. Cela formait de multiples taches de soleil recouvrant le sol d’une pluie de points jaunes et blancs. Les branches titanesques des habitant ancestraux de cette planète offraient une vue incroyable. Jamais il n’avait vu de telles formes et une beauté si … simple et complexe à la fois. Les mondes de fer et de pierre qu’il avait toujours explorait ne donnés pas cette impression si particulière.

Il passât une journée entière ainsi à déambuler dans ce monde qui lui souriait enfin (d’un sourire en coin tout de même). Sa démarche chaloupait ne l’avait pas affecté et ses pieds étaient presque intacts après cette longue traversé. Mais il se trouvât confronter à un problème qui pouvait bien vite de venir grave : pas la moindre trace d’un abri.

« Bien, je vais devoir me forcer. Après tout, un jour comme celui-ci peut bien m’imposer cette petite contrainte. »


Mais il semblait bien que le Sangheili eut cette fois parlait bien trop vite. Pillar Tibrium est un monde froid et hostile et si il offre ne serai ce qu’un simple moment de repris, qu’une nuit de sommeil, c’est pour mieux le faire regretter l’instant d’après. L’orbite autour de laquelle Pillar Tibrium tournait se trouvât bientôt de telle façon que l’étoile Adcus-801 n’éclairât plus la face de la planète sur laquelle Rashakee se trouvait. La nuit est souvent synonyme de ténèbres et de grands malheurs dans les mythes et les histoires et pour cause …

Un hurlement nouveau déchirât le ciel d’un crépuscule terrifiant et de mauvais augures. La brume se leva aussi vite que ce qu’elle était partit au petit matin. Les bois se changèrent en un décor de nouveau sombre et pétrifiant. L’ambiance changeât radicalement en l’espace de quelques heures. Les tripes de l’être extérieur se nouèrent si fort que son ventre lui fit presque mal. Heureusement pour lui, la journée lui avait prodigué eau et nourriture … mais pour combien de temps encore ?

Le hurlement se fit de nouveau entendre dans la jungle redevenue hostile et accueillante. Il se trouvait d’ailleurs être tout particulier. Van’ ne put décrire précisément comment il sonnait, si c’était un son grave ou très aigu. Il était gutturale et clair à la fois.

- Et même les plus valeureux sont pris d'effrois soudains-


Soudain sur la droite de Van’ une vaste brèche à travers le feuillage. En sortit un être terrible aux crocs acérés (il semblait bien que toutes les bêtes de ce monde étaient ainsi).Sous peau était écailleuse, dotait d’un rouge fade qu’il courrait sur le crénelage de son épiderme. Ses yeux fins donnaient sur toute la violence du monde et ses griffes semblables à des lames raclaient le sol et moulinaient dans le vent. Sa langue pendait presque jusqu’au sol.

« Ce monde ne me laissera jamais le moindre repos. Il offre pour mieux ôter ensuite. »


La bête reptilienne se jetât sur le vétéran avec une fureur incroyable. Mais rien à voir avec le monstre de la dernière fois, celui-ci avait l’air plus réfléchis et vil. En effet, celui-ci esquissât une feinte avant de sauter, Van’ se déséquilibrât inutilement un prit un coup violent sur l’épaule gauche. En guise de représailles, Rashakee frappât avec sa lame improvisée de toutes ses forces dans l’abdomen de la bête. Il ne réussit guère à faire plus qu’une vulgaire entaille. Il se retrouvât aussitôt puni d’un coup de patte subite.

Son corps volât puis roulât au sol mollement sur de longs mètres. La conclusion fut une chute de plusieurs mètres depuis un petit versant. Par chance, rien ne semblât se briser. Il avait le visage dans la boue quand il sentit que la pluie se reprit à battre sur son corps. Les gouttes étaient toujours aussi gelées. Il se remit sur pied en un éclair et par un réflexe subite se mit à courir. Courir ?!

« Nom des Grands Seigneurs ! Je fuis ?! Et mes jambes ne veulent pas arrêter le mouvement ! »

Il dut faire face à une résistance acharnée et dut réprimer sa peur par un effort colossal. Ce fut presque irréalisable et le vétéran s’écrasât au sol sous l’ordre spontané de s’arrêter. Il était à genoux, de nouveau dans la boue, le corps de nouveau recouvert de honte et son honneur encore taché.

« La pluie ? Non, ce sont bien des larmes qui coulent sur mon visage. Voilà si longtemps que ceci ne m’était pas arrivé … J’ai peur … J’ai peur d’être seul … J’ai peur de mourir … J’ai déchu mon rang … Je ne sortirai jamais vivant de cette enfer dans lequel je me suis consciemment jeté. »

Il se releva péniblement, vidé de toutes volontés et regardât en arrière. Trois silhouettes se dessinaient dans la lumière de la lune lointaine et de nouveaux cris lui parvenaient sur sa droite.
Mais il serait trop beau que Pillar l’achève maintenant, il allait souffrir et périr dans la honte …




-Jour 1-

Ces démons l’avaient poursuivi toute la nuit, Van’ ne savait plus où il était et encore où il allait. Combien de kilomètres avait-il pu parcourir pendant la nuit ? Impossible à évaluer. Il avait dut faire une pause pour dormir quelques heures. C’était une idée très risquée mais sans quoi il ne pourrait pas s’en sortir indemne. Il ne pouvait pas courir indéfiniment, il finirait par se fatiguer. Et puis ces bêtes aussi devaient bien se reposer à un moment … Du moins l’espérait-il.

Son repos ne dura que quatre petites heures. Si peu par rapport à la nuit infernale qu’il venait de traverser. Ses membres qui s’étaient détendus la veille lui faisaient souffrir un martyr pire encore. Le moindre mouvement le déchirait de l’intérieur. Sa peau était couverte de rougeur car il avait dut passer dans une mer de buissons bardés d’épines aussi tranchantes que des lames de rasoir.



Un bruit le tira de son réveille difficile. Il avait finalement put trouver refuge sur une large et haute branche d’un arbre recouvert par la mousse, mais c’était désormais sous cette même branche qu’un des prédateur humait le sol à la recherche de Van’. Son énorme corpulence saisit le Vétéran dans les abjects bras de la peur ce qui eut pour effet de lui faire pousser un petit gémissement. Il le réprimât tant bien que mal mais cela suffit à alerter le reptile dont la tête se dressa à l’instant. Tous ses sens étaient en éveil.

Ses narines sentaient l’air et sa queue battait l’air avec une force inouïe. Ses yeux roulaient et tournaient dans ses orbites encrassés d’une matière verdâtre. La langue fouettait ses longues dents. Il opérait maintenant des tours autour de l’arbre sur lequel était posté Van’ Rashakee sans parvenir à vraiment trouver la source du bruit.

Van’ restait pensif, devait-il utiliser cet avantage ou laisser partir son adversaire quitte à l’affronter de nouveau plus tard. Il pouvait rester caché et prier les Dieux de lui accorder une faveur mais il avait autant de chances de succès que de réussite. Il pouvait aussi tenter de tuer la bête, ce qui ferait déjà un membre d’un premier trio au sol. Il avait en effet remarqué qu’il y avait trois bandes à ses trousses, et celui-ci était visiblement seul. Or, la lame n’avait alors pas réussit à percer les solides écailles des reptiles jusqu’alors.

Il fallait se décider vite et espérer que ce soit la bonne décision. Il ne pouvait laisser passer une telle chance, jamais ces bêtes n’arrêteraient de le traquer sinon. Il sera donc son poing droit de toutes ses forces, se redressât puis se laissât tomber sur le reptile. La chute de plusieurs mètres avait permis d’intensifier la puissance de son coup, il avait perforé la chair !

Un hurlement saisissant traversa le ciel matinal, un ciel gris et sombre. La lame venait de passer de plusieurs centimètres sous l’épiderme du monstre mais malheureusement, sans lui permettre d’abattre la bête qui, sonnait, éjecta le vétéran et la lame désormais brisée en quatre morceaux ridicules. Titubant sans tomber, chancelant sans succomber, elle était toujours là.

« Ne voudras-tu jamais mourir toi et tes semblables ? »

Rashakee saisit sa chance et se mit à courir, la bête ne le suivait pas … étrange. Il décidât d’assurer le coup mais de vérifier quelque chose. Il se posta à nouveau dans un arbre une centaine de mètres plus loin. Il se dissimula dans les feuillages et épia la suite des évènements depuis sa cachette.

Le monstre restait là, tenant tant qu’il put de survivre à l’hémorragie quand soudain, provenant des quatre coins de la zone, la troupe de carnetiers fit son apparition. Ils avançaient d’une manière toute particulière, ils avançaient bien trop près même. Et pour cause, le maillon faible de groupe se vu dévoré vivant par quatre de ses congénères dans une violence rare. La vue de la chose dégoutant presque le vétéran pourtant habitué aux carnages.

« Il est temps de courir … A ces mots, il s’exécuta comme répondant à ses propres ordres. »

Avant de pouvoir donner des ordres aux autres, savoir les doser et parfois les nuancer ou les appuyer, il faut avant tout savoir répondre à ses propres ordres. Il faut savoir se contrôler, se décider, se choisir des objectifs et les appliquer à la lettre sans faillir avant de pouvoir réclamer d’autrui une obéissance exemplaire. Après tout, les Hiérarques se sont-ils déjà pliés à des ordres, à des impératifs ? Il était évident que non.

Ses pas s’éloignaient dans le lointain, il lui fallait faire vite, leur repas terminé les bêtes se remettraient en chasse aussitôt.

La traque ne faisait que débuter …
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Sam 23 Mar 2013 - 19:48

L'élite n'avait pas pris conscience du nombre de kilomètres parcourus durant sa folle nuit. Alors qu'il progressait rapidement entre les arbres, il franchit d'un coup un mur de verdure, et du couper sa course en plein milieux. Le souffle court, il constata qu'il était dangereusement proche du rebords d'une falaise, sur le bord d'un cirque naturel. En contrebas, un véritable champs de pointes rocheuses se dressait. L'endroit, sinistre, s'étendait sur une dizaine de kilomètres de larges, mais seulement 2 ou 3 de long.

Alors que le choix semblait s'offrir a lui de continuer son chemin dans la jungle, ou de risquer la périlleuse descente de la murale rocheuse pour s'enfuir, un grondement sourd retentit dans la forêt. Le sangheili, ayant a peine le temps de se mettre a couvert derrière un rocher, vis déferler autour de lui les créatures paisibles mais horriblement nombreuses qu'il avait vu quelques jours plus tôt, et le martellement de leurs sabots conjugués fit lentement craquer la falaise. De nombreuses créatures s'écroulèrent dans le vide, mais celles qui restaient sur le rebord de pierre étaient largement assez nombreuse pour que le pan entier s'écroule et fasse chuter dans le vide quelques créatures ainsi que deux groupes de prédateurs qui les poursuivaient.

La chute, d'une dizaine de mètres peut être, fut cependant amortie par une étendue d'eau stagnante dans laquelle les corps des herbivores et les gravats formèrent un matelas improvisé, laissant juste le sangheili couvert de contusions et d'entailles diverses. Malheureusement, il n'était pas le seul a s'en être sortit, et une fois les derniers gravats tombés, un reptile se releva au centre des corps et hurla. Le sangheili allait devoir continuer a fuir ... En plein milieux d'une forêt de pierres acérés.
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Sam 6 Avr 2013 - 11:03

La Traque (Partie 2)



-Jour 12-

« Le désespoir est un sentiment si peu … Covenant …. Voilà plusieurs cycles que je respire l’air dans casernes et des cendres. Ces cendres dans lesquelles sont inscrit mes exploits, mes succès, ma réputation. Et pourtant, après tant de temps me voilà tenté de dire que téméraire je fus, mais que désormais cet ignoble substance coule dans mes veines avec une facilité rare. Je vis depuis maintenant plusieurs jours en me nourrissant de peur, de désespoir et d’angoisse. »

Voilà quelques lunes déjà que Van’ Rashakee s’était vu enfermé dans cet enfer de pierres et de rocs acérés s’élevant vers le ciel comme de hautes tours. De longues tiges d’une matière dure et incroyablement solide rendait toutes tentatives de les abattre impossible. Elles étaient parfaitement lisses et homogènes, pas la moindre trace d’une aspérité pour se hisser au sommet de tels rochers.

La nuit était de nouveau tombé sur Pillar Tibrium, encore un jour, encore un jour de souffrance venait de s’achever. Ce hasard géologique était l’incarnation de la haine de la planète envers le Sangheili. Cette arène aux proportions hors normes était clôturée par de hautes falaises dont l’escalade demandait une rigueur certaine. Et pour cause, chaque fois que Van’ eut tenté d’escalader les hauts murs, son Némésis sortait de nulle part pour avoir raison de son adversaire dans une telle situation. Il s’en était sorti sur le fil du rasoir plus d’une paire de fois mais la fortune ne lui sourirait pas indéfiniment.

« La fortune est une chose si particulière, j’en reviens toujours à la fortune. Etrangement, peu de choses ne sont pas soumises à un tel facteur, pour ne pas dire rien et les bons généraux sont souvent les détenteurs de coups de chance magistraux au final. »

Chaque jour depuis sa chute, le programme était le même. Le matin, la traque commençait et se poursuivait jusqu’au soir et là, comme une convention, les deux prédateurs arrêtent de se chercher (ou de se fuir selon lequel). La raison fut longtemps inconnue, pourquoi faire ainsi ? Mais tout ceci vint vite à l’esprit aiguisé de Rashakee : La souffrance. La même logique encore et toujours, ne pas laisser mourir pour toujours plus torturer. Lui, simple gravier dans le fin fond de l’espace et des étoiles, que pouvait-il bien y faire ? Il ne pouvait se soustraire à ce jeu de destin, il ne pouvait pas non plus le gagner et semblait condamné à le perdre un jour … Alors autant le jouer et peut être, si les Seigneurs le désirent, devenir le premier à vaincre là où tous ont échoué !

Cette traque était usante, presque insurmontable mais l’arène offrait de quoi faire durer le plaisir. En effet, tous les jours, de petits mammifères chutaient dans le gouffre pour alimenter les belligérants. Van’ avait totalement laissé tomber la notion de viande cuite, quitte à devenir un véritable prédateur, autant adapter son corps aux rations les plus humbles. Il mangeait désormais tout, même les poils et les griffes. Mâchant frénétiquement, sa mâchoire s’était muée en un puissant outil de broyage.

D’ailleurs, sa musculature ne fut jamais aussi sculptée et efficace que depuis son arrivée. Les efforts répétés et l’ingurgitation de viande à forte concentration protéinique offrait un terreau fertile pour le développement d’une anatomie terriblement efficace. Sa peau s’était durci aussi, ses fines écailles étaient maintenant de larges plaques solides et tannées.

-

Le soir avait été le théâtre d’une nouvelle course poursuite de dernière minute, c’était ainsi que la journée prenait fin : la Dernière Chasse. La plus périlleuse car les deux adversaires usés par la fatigue faisaient preuve d’une détermination hors normes.


« Ne jamais sous-estimer un ennemi hors d’haleine. Les chances de succès sont si grandes qu’on en oublie l’infime pourcentage dans lequel l’autre peut faire preuve d’une force rare et soudaine, comme enfouie en lui depuis des années et qui vous surgit dessus comme le feu du foyer sous l’effet de la faible brise. »

Enfin, la nuit noire …. Un sommeil bien mérité. Ce soir pas de viande, juste les plantes présentent au sol. C’est un bien maigre repas mais qui revigore tout de même. Et mieux vaut manger peu et simple que pas du tout après tout.
Van’ cherchât un abri pour la nuit, un petit renfoncement où s’enterrer pour se reposer. La pluie avait miraculeusement cessée et tant mieux. La cuvette deviendrait un véritable lac de deux à trois bons mètres de profondeurs en quelques heures. Mais mieux ne valait-il pas penser à de telles choses. Ce serait alors un véritable enfer qui les pousserait à l’affrontement.

La chair de Van’ était si martyrisé et ses yeux si fatigués de scruter l’horizon, que seul Pillar Tibrium pouvait encore être un défi à sa hauteur. Il semblait que plus rien dans tout l’Univers, pas même le plus meurtrier des champs de batailles ou les plus entrainés des assassins ne pourraient venir à bout de lui. Il avait culminé dans la difficulté, dans l’épreuve, dans l’impossible. IL ne pourrait pas trouver mieux.

« Si je suis là, là au bout de tout, si plus rien ne peut s’opposer à moi et que cette planète seule le peut au point de venir à bout de la plus petite particule de mon être alors qu’il en soit ainsi. Je mourrai sur cette terre, dans ces eaux dans l’honneur et la gloire. Pas celle des Grands mais celle de celui qui a su mais qui n’a pas réussi. Héros de l’oubli, condamnés à l’éternelle ignorance de tous comme la punition de la trop grande témérité dont ils ont fait preuve. Combien sommes-nous à peupler ce Panthéon ? Dont les actes sont peut-être plus glorieux que les plus glorieux mais que l’oubli à enterré en lui cachant alors le vrai courage, la véritable force. »


A ces mots, Rashakee s’effondra dans les méandres du sommeil. Il ne souciait même plus des attaques nocturnes. En effet, malgré tout ce qu’il lui était arrivé et toute la peine que cela eut engendrée il y eut un avantage. Sa robustesse émanée de son corps sec et affaiblis. Il était comme un cadavre terrible dont la seule vue de son regard décharné désarçonnait les plus valeureux.
La crasse l’avait pénétré jusqu’à ses entrailles et il était couvert d’une fine pellicule de poussière en permanence. En réalité ce n’était ni la poussière ni la crasse mais seulement le fait que la pigmentation de son épiderme c’était altéré, surement à cause de la mauvaise hygiène de vie et les journées de privation.


-Jour 20-

Réveil en fracas pour ce vingtième jour de captivité dans le fond de la cuvée. La bête a décidé de ne plus perdre de temps. En effet, la veille Rashakee lui avait un revers éclatant en la faisant chuter alors qu’elle tentait de s’enfuir en douce sur le flanc Sud de l’arène. La rancune avait alors motivé le reptile à sortir plus tôt de sa torpeur de de débuter la chasse aux aurores.

Ce qui réveillât Van’ c’était le boucan de la charge de la bête. Il ne dormait plus vraiment désormais, il restait à l’affut même dans son sommeil. Sa réactivité lui permit d’esquisser une esquive éclair et échapper de peu à une mort violente et douloureuse. Cependant la chose ne s’avoua pas vécu et poursuivit le Sangheili qui tentât d’abord de fui pour reprendre ses esprits. Empruntant les chemins les plus tortueux, prenant les virages les plus serrés, sautant d’un pied sur l’autre avec toute la vélocité dont il était capable il œuvrait à sa survie.


Au bout d’un temps, alors qu’il sentit sa forme physique franchir, il frappa dans une langue de pierre plus fine et fragile que les autres. Son coude heurta le roc et il s’en fallut de peu pour que ce soit son bras qui se brise et pas la lame. Elle vacillât sous l’effet de l’impact et s’écrasa sur le dos de la chose. Loin de l’achever, cela eut au moins le mérite de ralentir sa course et les morceaux de brisures d’infliger des coupures non négligeable sur le mur d’écaille du reptile.

La course s’arrêta enfin et les jambes du colosse purent se reposer, elles qui avaient trop travaillé par un matin aussi … banal. Les courbatures parcouraient son corps entier avec tant d’intensité de se mouvoir devenait un supplice. Il ne pourrait pas survivre éternellement dans ce piège, il était moins fort et si ce n’était aujourd’hui ce serai le lendemain que cette terre verrait son corps déchiquetait pour remplir l’estomac d’un prédateur aussi répugnant et terrible que celui que lui imposait le destin.

Le ciel commençait à nouveau à se teintait d’un gris léger, bientôt la pluie, bientôt l’enfer. La terre et les rares fougères étaient humides et suintaient preuve de l’approche imminente de l’orage.
Les pierres roulaient sous ses sabots mais ne se brisaient plus sous son lourd poids … Voilà un fait peu habituel, lui qui brisait presque le roc de sa simple marche. Les fougères ne se déracinaient plus au contact de sa foulée mais se pliaient simplement. Même le son de ses déplacements lui devenaient difficile en entendre désormais … « Particulier n’est-il pas ? »

La tête lui tournait, il avait mal dormi et pour des raisons évidentes une migraine le torturait et l’empêchait de penser. Une barre semblait lui traverser le crane du front jusqu’à la partie arrière de son cerveau. Van’ haïssait les migraines plus que toutes autres douleurs physiques car elle, elle frappait à la base.

« Un corps douloureux peut continuer à bouger par la simple volonté de l’hôte. Un membre calciné peut toujours être utile dans un ultime effort quitte à le perdre. Des sabots meurtris peuvent toujours permettre la marche même si elle est forcée. Or le crane s’il est touché, voilà un véritable désastre. On ne pense plus, on ne se gouverne plus et toute volonté vous ait vite arrachée. »
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Dim 21 Avr 2013 - 22:05

La Traque (partie 3)

-Jour 34-

L’astre solaire poursuit sa course dans le ciel et la grisaille reprend ses droits sur la vaste jungle de Pillar Tibrium. On ne distingue plus que la lumière comme de minces rayons parvenant tant bien que mal à atteindre la croute terrestre. La ceinture de nuage devient de plus en plus resserrée à mesure que les heures tournent et pourtant il ne pleut toujours pas. L’air est affreusement lourd pour ne pas dire irrespirable. L’oxygène est chargée d’un tel niveau d’humidité que courir sur Pillar Tibrium (qui a déjà une attraction terrestre plus forte que la moyenne) devient de la folie furieuse. Cela revient juste à s’épuiser vainement corps et âme.

« Et dire qu’il y a quelque jours à peine je trouvais presque les lieux accueillants et propice à la vie, me voilà bien dupé. Cette planète ne mériterait rien d’autre que d’être vitrifié et si quelqu’un doit le faire, ce sera moi. J’en fais le serment. »
Se dit-il en ricanant légèrement, tué par l’effort et la difficulté.

-Jour 52-

« Van’ déambule longtemps dans le désert de pierres. Ces pierres qui courent à la lumière comme de jeunes pouces. Cette planète est déjà une anomalie géographique, elle peut bien se doter de deux ou trois anomalies géologiques. Il marche sans conviction, il s’arrête pour faire des pauses toutes les dix minutes et ravaler sa salive, guère plus. Puis une lame sur sa peau … une deuxième et enfin une infinité. La pluie, elle le traverse désormais, il ne la sens plus, il ne la craint plus. Depuis un certain temps il est ailleurs. La bête ne le traque plus aussi souvent, elle aussi doit s’affaiblir. Son sang bat dans sa tempe et son corps est flasque et solide à la fois. Voilà trois jours que Rashakee est entré dans un état radicalement différent du précédent, dans une espèce de transe protective. Même si en surface il parait ailleurs, son esprit est bien actif. Mais la réflexion va bien trop vite, son cœur bat bien trop froid, ses sens sont bien trop aiguisés et sa vue bien trop affutée. Il divague, il se bat intérieurement, son corps rompu à l’effort devient une sorte de dimension dans laquelle flottent et dérivent des notions aussi abstraites que folles. »



« Je chasse, je traque, je tue, je me nourris, j’évolue, je deviens, je suis autre, j’ai peur, je suis angoissé, je flotte, je vole, je pense, je m’ouvre, je crois, je dépasse, j’erre, je sème et j’entends. Je suis les Seigneurs, les Omniscients rassemblés dans une entité, je suis Van’ Rashakee. Je combats les êtres de mes ennemis, ses sbires. Je tue les Hérétiques et pourfend les … Tiens ?! Depuis quand n’ai-je pas manger ? Douze jours ? Je crois …. Il croit bien que c’est ça. J’ai faim, je dois nourris Van’ Rahsakee, il doit servir ses Dieux. Or il doit manger pour survivre et … Qui suis-je ? Où suis-je ? Pourquoi suis-je ? Que m’arrive-t-il ? Je fonds au soleil je crois …. Quel soleil ? »

-Jour inconnu-

La pluie se déchaine sur les terres ravagées de l’arène. Il pleut depuis plus de deux jours maintenant et le cercle aux pierres n’est plus rien de ce qu’il fut. Les moindres recoins sont couverts par des tonnes et des tonnes d’une eau marron. Une eau remplie de vase et de débris. Au milieu de ce désastre se dresse une silhouette couverte de crasse et de limon. Sur sa tête, un crane de fauve et sur sa peau les séquelles d’une vie de dévotion. Il fait un avec l’environnement, aujourd’hui c’est enfin son tour, il traque.


Le reptile affaibli et blessé fuit comme il peut, l’assurance du Sangheili terrorise la bête. Son sang ne fait qu’un tour lorsqu’elle aperçoit le fantôme du marais, ce colosse de presque trois mètres couvert de matière organique. Il ne fait pas la moindre auréole dans l’eau lorsqu’il se déplace. Il faut maintenant payer pour le démon d’hier, avec les intérêts. Il ne craint plus la mort mais est empli d’une terrible angoisse, si terrible qu’elle constitue désormais la quasi-totalité de l’âme de la bête.

De la lumière grise se détache une ombre aux reflets marron qui s’étire soudainement à la base de son torse en un océan de la même teinte. Il est comme le lieu même, une entité constituée par un tout, par un environnement, une faune et une flore. L’eau roule sur son torse comme dans les rivières, les feuillages s’accrochent à ses bras comme le vent attire les feuilles à lui. Il est l’incarnation de l’endroit, l’arène est désormais son royaume.

Et comme si cela était écrit, comme si le destin en avait décidé ainsi, les deux adversaires se croisent enfin. La bête est dos au mur, elle ne peut reculer et les deux mètres d’eau l’empêche de prendre la fuite, ses pattes sont embourbées dans la boue. Un silence sert de fond sonore à la rencontre. Les deux êtres se fixent, l’un totalement submergé par la peur, l’autre dans un état second.

« Vois ! Vois ! Vois ! Voilà que je vois le voile s’ouvrir sur la funeste vérité. La Voie de nos Seigneurs ! Je ne suis pas cette voie, le dévot suit une voie, l’ignorant suit une voie mais je ne suis pas cela. Les voies furent crées pour les esprits faibles et incapables, ces êtres que toi et tes semblables chassent et réduisent à l’esclavage. Non, je … Il ne suit pas la Voie ! Je suis Van ‘Rashakee et je suis un Seigneur ! Je suis le Seigneur de ses terres, je les gouverne ! Pillar Tibrium n’est pas ma voie, je suis la sienne et celle de tous ! Je sers mes Seigneurs et j’en deviens un ! J’ai été mandaté pour guider leurs protégés et ouvrir la Voie ! Je serai le glaive et ma foi sera mon écu ! »

A ces mots, le corps éthéré se mit en mouvement. Un rythme lent et nonchalant, le tout empli d’une telle force que le reptile ne peut plus refuser l’affrontement. Il est pris dans l’orbite de Rashakee. Le combat est asymétrique au possible car c’est face à un être de toutes puissances que se dresse le téméraire prédateur. Ses pas font trembler l’eau alors que ceux véloces et bondissant du Sangheili font s’ouvrir le fluide crasseux sans même le faire vibrer. Un coup de gueule, un coup de patte et encore une tentative de morsure. Chacun des assauts du monstre se heurtent à un vide complet, l’agilité de Van’ est telle que lorsque les crocs atteignent la position désirait, Rashakee n’y est déjà plus depuis une éternité. La vase qui s’envole à suite aux esquives peine elle aussi à reproduire la courbe suivit par le corps du Guerrier.

Pendant le longues, d’interminables minutes le reptile frappe encore et à nouveau sans trouver la moindre faille dans la technique démesurée du combattant. Et c’est après une dizaine de ces échanges à sens uniques que la sentence se mit à tomber. S’éloignant de son adversaire, le Prophète s’enfonçât sous l’eau en prenant de manière imperceptible son souffle. L’effet fut de rendre le reptile complétement paranoïaque. La moindre rafale de vent le faisait faire volte-face et la plus petite branche dérivant sur l’eau et heurtant son épiderme se voyait punit d’une morsure frénétique.

Sous l’eau vaseuse, Van’ bouge, se déplace, observe. Il est à l’affut du bon moment, celui qui verra se placer entre la vie et la mort la divine justice. Ce moment où le tranchant du glaive ouvrira la chair jusqu’alors invincible du monstre.

« Ainsi vient la Justice, sous son poing et sa foi, punir les fauves qui en veulent aux enfants de nos Seigneurs ! »




L’eau se déchira en un trou, la force accumulée dans la main du Sangheili creusa un gouffre dans l’eau visqueuse. A la sortie de l’aire aqueuse, le son de la transition de milieu brisa l’insoutenable silence de la surface. La tête du monstre se figea dans l’instant alors que la sentence vient s’enfoncer sous son abdomen, brisant les os, ouvrant la chair et déchirant les organes.

« La pluie tombe sur mon royaume, sur le royaume des cieux et celui de mes Pères. Il doit …
Je suis Van ‘Rashakee … »









Comme à la sortie d’un rêve trop long, le combattant ouvre les yeux et chasse le brouillard de devant ses yeux. Le soleil luit et la lumière lui chauffe la peau. Son matelas de feuillage lui rappelle qu’il ne sait pas où il est ni comment il a atteint cette position. Peu importe, il a compris, enfin.
Mais il lui faut maintenant garder ce secret et survivre pour le transmettre.

« Protégeons les enfants de nos Seigneurs, telle est la Voie sur laquelle je dois tous les guider. »

Telle sera désormais son credo, sa ligne de conduite et sa vie. Il est Van ‘Rashakee et il a connu l’Illumination.

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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Ven 3 Mai 2013 - 12:03

Pillar Tibrium.
La planète, fidèle à elle même, ne prenait pas en compte les révélations que pouvaient subir ceux qui peuplaient sa surface. Alors que Van pensait qu'il avait vaincu le pire des dangers, les cieux l'informèrent qu'il n'en était visiblement rien, au moyen d'un gigantesque ouragan qui frappa non loin de sa position.

Un éclair déchira le ciel, et frappa un des bords du cirque, le faisant s'écrouler et aménageant en quelque sorte un gigantesque éboulis qui permettrait au sangheili de s'enfuir. Et bien lui en prendrait, car si il ne bougeait pas rapidement ... les vents se chargeraient de son sort.

La sortie du cirque ne pouvait cependant s'opérer vers la jungle qu'avait connu le sangheili vu que cette dernière, à cause des éclairs, était la proie des flammes, et ce dernier était cette fois forcé de continuer son périple vers les montagnes enneigés. Qui sait ce que cette maudite planète lui réserverait une fois là bas ....
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Sam 15 Juin 2013 - 9:20

Le soleil, il en rêvait jour et nuit depuis trop longtemps. Mais après quelques instants de contemplation allongée dans l’herbe fraiche, l’astre se vit recouvert par le brouillard. Van’ Rashakee tentât de chasser ce voile de son regard mais n’y parvint pas. Puis, après plusieurs essais infructueux une odeur lui chatouillât les narines. Ses pupilles s’affinèrent au simple contact de cette odeur et son épiderme s’hérissât en un instant : le feu.
 
Le feu a une odeur très particulière, une odeur que l’on oublie souvent d’une fois sur l’autre. La plupart des êtres vivants ne sentent que rarement le feu. Les êtres intelligents ont tous tiré leur force de cette combustion à trois conditions. Mais certains l’ont, et ce par tellement de fois, approché et connu que cette odeur reste gravé dans leurs mémoires. Harvest, Barren … Toujours la même chose, une odeur de cendres chaudes, de flammes et de corps en feu. Cette odeur rentre à la fois par le nez mais aussi par l’âme. Elle vous ronge de l’intérieur, fait croitre en vous une angoisse enivrante. L’adrénaline se décharge dans vos veines et fait bouillir votre sang à gros bouillons. 
 

« Il est l’heure de quitter ces lieux, rester là ne m’apportera que damnation et je n’y compte pas vraiment. »
 
Le regard du Sangheili qui s’était affuté avec les longs jours sur Pillar Tibrium scrutait l’horizon. Le cirque ne l’avait pas tué mais les colères du ciel viendraient à bout de lui aisément s’il ne bougeait pas. Le vent semblait gagner en puissance et il serait bientôt mis à terre s’il ne se remettait pas en marche. D’un autre coté la jungle n’était désormais plus une option envisageable. Les terrifiants éclairs avaient embrasés la forêt la rendant alors logiquement impraticable. La chaleur et l’odeur des flammes parvenaient jusqu’à lui et si Van’ avait appris une chose sur un champ de bataille c’est bien qu’il faut craindre le feu. Ses yeux poursuivirent leur course dans le lointain : les pics enneigés.
Voilà une idée stupide mais s’il n’allait pas vers le nord-ouest il finirait en cendre.
 
Les imposants pitons rocheux pointaient bien au-delà des épais nuages blancs. La couleur noir des lieux ne donnait pas une impression d’ensemble vraiment accueillante. Cependant, entre la mort et la douleur, Van’ Rashakee n’avait pour lui que peu de temps pour réfléchir et sa motivation était désormais inébranlable. Il était le Gardien de la Voie et le détenteur du secret. Il devrait survivre pour mener les prochains Gardiens à l’illumination.
 
Plus il approchait des monts plus le vent se faisaient puissants et mortels. Maintenant bien loin des flammes, Van’ Rashakee pouvait voir dans le crépuscule les colonnes de fumée rougeoyantes éclairer le lointain. Le feu avait la particularité de faire cesser tout processus de chasse et de survie entre espèces. Comme un chacun pour soi imposé par la nature on pouvait voir des prédateurs se faire piétiner par leurs proies habituelles. Ce mouvement de panique général prenait sur des kilomètres et même si par miracle le feu n’allait pas aussi vite que ce que des vents pareils peuvent permettre en temps normal la frénésie était toujours là. Plusieurs fois le Guerrier se mit à terre par des fuyards qu’il lui aurait réduits en poussière habituellement.
 
Tel un chef de guerre à la tête de son armée en prise à la débandade, Rashakee avançait lourdement et parsemait des blessures encore fraiches et vivaces que la marche forcée avait endolorie à nouveau. La course vers une possible mort se poursuivit alors pendant de longues heures sans une minute de repos.
 
 
 
 
 
 
 
L’odeur ! A nouveau ! Son sang ne fit qu’un tour quand il vit des mammifères faire marche arrière et retourner vers lui. Il scrutait le sol, mort de fatigue, depuis bien trop longtemps pour avoir aperçu les flammes qui s’avançaient en sa direction. Sa retraite était coupée et ce définitivement. Le vent avait stagné pour une légère brise encore plus traite. Le feu se propageait extrêmement lentement et cela avait trompé la vigilance du stratège.
 
« Un ennemi que l’on croit loin dans son dos ne doit pas vous faire baisser la garde. Il te faudra t’en souvenir ô grand général mais encore faut-il que tu survives à cela pour pouvoir l’appliquer. »
 
Un enfer de feu et où l’absence d’oxygène rend la traversée impossible attendait le colosse. Mais il faudrait passer par là ou succomber. Prenant son reste de courage à deux mains, il mit le cap à contre-courant des fuyards et se dirigeât vers les pics rocheux quel qu’en soit le prix. Il pénétrât dans une jungle moins dense que celle des jours précédents mais complètement ravagée par les flammes. La chaleur elle-même suffisait à faire bouillir sa peau. I avançait les yeux presque totalement clos pour éviter qu’ils ne sèchent car s’il perdait la vue c’est toutes chances de s’en sortir vivant qu’il perdait de fait.
 
Chaque seconde était un supplice insupportable tant le feu le clignotait cruellement de son aura brulante. Les troncs éclataient sans arrêt en une multitude de petites étincelles qui marquait le Sangheili et ce pour toujours. Les lourds sabots explosaient les branches incandescentes tombées sur le sol provocant une brulure insupportable pour n’importe quel être vivant qui puisse exister. Le Guerrier priait pour qu’il puisse s’arracher la peau et faire disparaitre cette douleur qui le torturait à l’infini.
 
La chaleur se faisait de plus en plus intense à mesure qu’il traversait le brasier. Les flammes étaient si corrosives et si rapides quelles faisaient s’effondrer les troncs avant même que leurs cimes ne soit embrasés. Le bois était souvent consumé à sa base jusqu’au cœur. Ainsi faisant, plus on approchait du centre du brasier plus la pluie d’arbres en combustion se faisait intense. C’était déjà un véritable miracle que le Sangheili ne soit pas mort brulé vif ou de déshydratation. Tout à coup, un grand craquement fendit le cœur du Guerrier, un craquement qui fit résonner jusqu’à la moindre de ses côtes. Il n’eut pas le temps d’esquiver, car trop faible, le tronc qui avait pour trajectoire du chute le crane de Van’ Rashakee. Il ne put que très légèrement se baisser et faire en sorte que son dos reçoive l’impact et non sa tête, ce qui lui sauvât la vie.
 
Le bois explosa sur la chaire meurtrie en une avalanche d’étincelles et de bouts de bois incandescents. Le poids du tronc fit s’abattre le colosse définitivement trop faible pour lutter face à telle douleur. Une épaisse fumée grise s’échappa de sous le corps du Sangheili lorsque celui-ci heurta le sol.
 
Ses doigts s’accrochaient frénétiquement au sol comme lui à la vie, il se hissait plus lent qu’une limace sur le sol calciné de sa peine incarnée. Chaque centimètre lui coutait ce que toute son existence ne lui avait jamais couté. A chaque épreuve de Pillar Tibrium c’était une nouvelle facette de la douleur, un nouvel échelon de la peine. Son visage brulé par l’air embrasé ne montrait pourtant aucun signe de résignation. Son regard semblait être une bougie au fond d’une immense cave noire.
 
 
 
 
 
 
Puis enfin la lumière au bout du tunnel … Quelques pas de plus et c’était fait. La chaleur commençait très légèrement à baisser et cela suffit à insuffler dans son cœur les dernières forces dont il avait besoin. Il sortit de l’incendie comme on sort de l’eau. C’est une sensation à la fois nette et inexplicable. L’air se fit d’un coup respirable et le sol moins chaud. Il n’y avait plus à bruler de l’autre côté, le sol était noir et quand Van’ se redressât sur ses sabots leurs impacts causèrent d’opaques nuages de carbone.
 
Le vent glacial de la nuit et des montagnes maintenant de plus en plus proche, était chauffé par les flammes et le rendait presque vivable. L’air était encore nettement saturé par la fumée mais comparé au brasier lui-même on avait à faire à un air pur comme celui de l’océan.
 
-Jour inconnu-
 
Le froid se fait de plus en plus présent, là où le Sangheili pensait mettre quelques jours, il mit presque deux semaines. Deux semaines à avancer toujours plus lentement dans la neige épaisse et de plus en plus compacte alors même que l’altitude était relativement basse. La marche est une chose interminable sur Pillar Tibrium, on marche sans arrêt, jour et nuit. On puise des forces alors inconnues en nous, des forces qui nous font avancer toujours plus loin. On souffre mais on continu.
Pillar Tibrium est semblable au fouet sur place publique : on saigne, on endure, on n’en voit pas la fin mais on survie de manière presque inexplicable.
 
Le vent est encore relativement faible bien que glacé. Chaque pas semble le faire s’intensifier. Les nuages défilent dans le ciel bleu pâle et sont de plus en plus serrés à mesure que le Guerrier progresse. Bientôt le ciel n’est presque plus perceptible tant les nuages sont épais. La courbe de la montagne devient subitement très abrupte et c’est une sorte d’escalade marchée qui attend Van’ Rashakee pour le reste de son voyage.
 
Il fait froid à fendre pierre, les os sont saisis par l’atmosphère givrée. La situation contraste avec la chaleur extrême d’il y a deux semaines. L’épiderme du soldat est encore marqué par cette épreuve qui ne l’a miraculeusement pas tué. La peau a commencé depuis plusieurs jours à peler par grandes bandes et celle naissante subit comme baptême du feu un blizzard grandissant. La neige est en effet de plus en plus vigoureuse.
 
« La vérité coûte chère … »
 
-Jour inconnu-
 

« Cette nuit a failli voir ma fin, je me suis affalé dans un col recouvert de neige pendant de longues heures. La fatigue m’a pris brutalement … »
 
Parler seul, encore et encore. Le seul moyen de garder la tête froide, de vider son subconscient. Lorsque Van’ fouillait les archives de philosophie pré-Covenant auxquelles il pouvait avoir accès sans véritable crainte, il était souvent mention de cet état de l’esprit. Une sorte d’autre moi qui contiens tout ce que les obligations tiennent enfermées. Cette sphère cachée de la conscience qui nous empêche d’imploser. Elle est le réceptacle de toutes les choses inavouables mais ici, personne ne pourrait l’entendre blasphémer sur les Prophètes et les intrigues politiques ridicules, sur les vieux Sangheilis qui mènent les armées depuis des bancs d’or et d’argent sur la Sainte Cité, sur les exégètes et leurs traductions intéressées. Tous des déchets …
 
Une fine pellicule blanche recouvrait le colosse courbé par le froid. Il lui restait encore de longs jours à passer dans ses montagnes avec comme seul protection sa peau, sa fourrure brulée et sa foi. Ses vivres commençaient à diminuer dangereusement et plus il montait plus le blizzard se faisait intense.
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Lun 22 Juil 2013 - 21:49

Le blizzard s'intensifia, rendant la visibilité nulle. Si avant le brouillard handicapait Van, à côté de ce blizzard, la visibilité était presque parfaite. En plus de cette contrainte, le vent devint si violent que toutes marches étaient compromises, voir impossible. Les bourrasques pouvant soulever de lourds rochers comme si ce n'étaient que des plumes bercées par le vent.  La température était en chute libre, n'aidant pas Van dans son périple chaotique.

Décidément, Pillar Tibrium, n'épargnait pas le sangheilli déjà affaibli e qui allait faire face encore aux déchaînements de la nature. Pour ne pas l'aider, il devait monter une colline qu'on pouvait à peine distinguer. Cette dernière renfermait d'ailleurs bien des pièges, des rochers écailleux et des passages où la neige semblait fragile, trop fragile. Cette montée s'annonçait d' être encore un calvaire dans cet enfer de glace pour le sangheilli affaibli. Désormais, il allait faire face à un enfer glaciale d'une rare violence.

Note du Sangheili bleu : Un petit édit pour montrer les petites fautes vraiment gênantes qui se sont glissées dans le post de mjtage ( je les ai corrigées ), faîtes attention messieurs, un post aussi important se doit d'être relu et parfait dans son orthographe! Continuez néanmoins, c'est mieux ! Wink
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Dim 17 Nov 2013 - 20:49

Si l’ont à l’ œil vif et le regard perçant peut être pourrait on distinguer dans les cols enneigés et les pentes blanches des hautes montagnes de Pillar Tibrium, l’âme en peine d’un Sangheili seul face à lui-même, face à la nature, face à ses pires démons. Seule comme on l’est rarement, seul jusqu’à la folie, seul jusqu’au tombeau pourrait on même dire car cette expédition qu’avait entrepris le Sangheili depuis ce qui lui semblait être une éternité maintenant et dont l’unique but était la vérité, était en train de le tuer.

« Plus qu’une question sans réponse … Mourir de folie ou de mort plus naturelle ? »

Il savait désormais ce qu’il devait faire : Il était un gardien de vie, celui qui devrait endosser le lourd manteau de leader, celui qui devrait prendre toutes les responsabilités à son compte. Il avait atteint une illumination divine dans la fange la plus lugubre. Les Seigneurs se fichaient visiblement bien d’être adoré si leurs enfants n’étaient plus là pour le faire. Van’ était donc venu au monde pour rendre grâce aux Seigneurs et mener leur troupeau égaré dans la prospérité et la vie.
Par contre, pour le moment il n’était pas l’heure des réflexions métaphysiques et de philosopher : Rashakee était dans une situation extrêmement critique. Il gravissait depuis maintenant plusieurs jours un colosse de neige plus dangereux que ce que Van’ ne le fut jamais. Immobile et mortel, ce pic de pierre dure et gelé ne semblait abriter pour seul vie que le Sangheili et des Rapaces disproportionnés qui devaient chasser à la base du massif.


-Jour inconnu -

Chaque pas n’était que douleur dans son corps torturé et à la fois anesthésié par le froid environnant. La neige tombait si fort et le blizzard était si puissant qu'au moment où son lourd sabot s'élevait du sol l'empreint qu'il y laissé disparaissait alors presque instantanément. La masse grisâtre maintenant courbé tel un vieillard sous le climat cataclysmique de ce monde maudit était couvert d'un épais manteau de neige qui lui tenait presque chaud.

Depuis combien de temps n'avait il pas mangé maintenant ? Depuis combien de temps ne s'était il plus arrêté ? Il désirait si ardemment de stopper toute progression, de trouver réconfort et paix … Il n'était peut être digne de découvrir la vérité, de découvrir son rôle mais visiblement pas assez pour pouvoir y survivre.

Après une éternité à fouler le sol gelé des cimes enneigées, Van' se rendit à l’évidence : il ne pouvait continuer sans se nourrir un minimum. Il avait presque épuisé toutes ses forces lors des derniers jours de l'ascension. Son corps était maintenant squelettique et totalement décharné, ses côtes autre fois recouvertent par une épaisse couche de muscle se dessinaient désormais sous sa peau comme les courbes anatomiques sous un fin drap un matin de saison chaude. Le gris de sa peau quant à lui avait presque intégralement viré au bleu pour ne pas dire au violet.

Son regard se mit en cherche d'une source éventuelle de nourriture, ce qui en soit relèverait d'un véritable miracle. Ses yeux plissés par le froid firent cependant par trouver quelque chose, dans un petit renfoncement, un creux infime dans la roche, sur une point s'éleva dans le vide. Se déplacement avec le plus de précautions du monde, Rashakee s'avança sur la corniche où il pu y découvrir un pierre à la blanche naturelle : du sel ! Enfin un aliment, même en infime quantité, même si cela ne pourrait le sustenter. Il tombât à genoux devant la pierre et la lécha avec frénésie du bout de sa langue écorchée. Il trouvait la la preuve qu'il lui manquait, la preuve irréfutable qu'il pouvait survivre.

« Pas … encore …. mort ... » Dit il en léchant goulûment la pierre comme si il s'adressait à l'adversité elle même.

Il s’allongeât enfin la dos contre la roche gelée qu'il ne sentait désormais presque plus. Pendant ses longues minutes de léchouille il avait épuisé la grande partie du sel naturellement prévu sur le caillou. Et dans le relatif abris du renfoncement, le Noble Sangheili maintenant Hermite sans possessions aucunes, ferma les yeux.

-Le lendemain-

« Lendemain est un bien grand mot lorsque le soleil ne brille plus, lorsqu'il disparaît derrière l’invincible voile nuageux des hautes cimes de Pillar Tibrium. »
Les yeux meurtris de Van' se rouvrirent dans le p »nombre blanche des Monts Infinis. Le vent avait dégagé une partie des nuages durant son sommeil, et la vision qui fut la sienne à travers le blizzard lui apparut comme la Salvation elle même : Le sommet ! Il pouvait enfin le voir, le bout du chemin !

« Allons y Hermite ! Nous y sommes ! »

C'est dans un simulacre de course que Van' Rashakee, dernier survivant du clan Rashakee et futur Grand Patriarche de l'Hégémonie Covenant, s'élança vers le sommet. Ses sabots battirent le sol avec acharnement comme jamais auparavant, il courait avec tout la fureur contenue en son sein, en son cœur. L'ascension était presque finit ! Il y était ! Plus que cent mètres … !

Soixante mètres …. !






Trente mètre … !




Dix mètres … !



Arrivé au sommet : Le vide. Le vide le plus impressionnant qu'il n'eut jamais à contempler. Un dénivelé au pourcentage démentiel, comme une coupure improbable dans la croûte terrestre. Van' failli y chuter si ses réflexes n'étaient pas hors normes. Il put contempler de son point de vue imprenable la grandeur du monde qu'il foulait, la grandeur de ce qu'il avait réussi à conquérir, à vaincre.

« Victorieux … JE SUIS VICTORIEUX ! »

Mais sur Pillar Tibrium, rien n'est vraiment une victoire pour plus de quelques minutes. Un cri perçant vint lui perforer les tympans et se retournant comme un seul être il put observer le piqué magnifique et mortel d'un des rapaces géants qu'il avait pu voir auparavant. Or cette fois, c'était pour lui que l'animal venait, à défaut de manger, il le serait sûrement. L'action se déroula dans l'espace d'un instant , juste assez de temps pour le guerrier de se tenir prêt mais pas assez pour prendre un appui correct. Le Faucon vint faucher le colosse au pied d'argile mais dont la ténacité lui avait permit de ne pas seulement se laisser emporter mais de s'accrocher à la bête. Frappant nerveusement avec toutes les forces qui pouvaient bien lui rester le monstre. Subissant les terribles coups de becs lui déchirant la chair et lui brisant les os, Van' mordait, frappait sans aucune technique dans un acte de violence et de meurtre des plus basique. Son cerveau reptilien n'était alors plus que le dernier organe cognitive à avoir le contrôle de ses mouvements. Les instants qui suivirent furent flous, avec de la distance ce combat ressemblait à une danse mortuaire terrible où seul un des deux guerriers pouvait physiquement gagner.

« PAS ENCORE MORT ! TU N'AS RIEN DE MIEUX PATHETIQUE MONDE ? »


Un coup de poing dévastateur vint alors briser le crane du monstre ailé et dans un dernier signal nerveux la bête envoyât Van' Rashakee encore plus haut avant de chuter. Le Sangheili passât au dessus de l'épaisse couche de nuages tant le lancé fut puissant. La vue était encore plus époustouflant de là, après tout, il pouvait bien apprécier la beauté du paysage car la gravité ne fait pas de concessions, surtout à une telle hauteur. Le soleil le chauffait la peau ici, au-delà des nuages. Mais la pause ne fut que de courte durée, la gravité reprit en effet vite ses droits sur le corps de l'Hermite qui se mit alors pathétiquement à chuter, traversant presque aussitôt la couche nuageuse des Monts Infinis offrant alors la pleine vision de sa mort.
Mais après tout, quel était le point commun de toutes les épreuves qu'il avait traversait ? La difficulté ? La cruauté ? La disproportion de celles ci ?

« Non ! Seulement une chose, une chose uniquement : Le fait qu'il faille y foncer tête baisser pour survivre ! »

Le corps de colosse de Van' se plaçât gracieusement dans l'axe de sa chute, le visage braqué sur le sol qu'il rejoignait à une vitesse démesurée. Le vent le glaçait jusqu'à l'os mais si c'était la mort alors autant lui offrir un spectacle qu'elle n'aurait jamais vu jusque là ! Une fine couche de glace se format sur le corps du Sangheili, ses yeux se chargèrent d'une brume blanche lui couvrant toute vision et les muscles de Rashakee devinrent rigide t solide comme du roc. Il approchait du sol chaque seconde un peu plus vite sans dévier de sa trajectoire d'un centimètre.

« FORCE ET HONNEUR ! »
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Mésaventure
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Dim 24 Nov 2013 - 19:31

Il est des ironies qu'une planète pouvait se permettre d'avoir vis à vis des vies des misérables parasites vivants qui habitaient sa surface, particulièrement quand les parasites en questions n'étaient pas natifs de l'endroit.

La chute du sangheili, par la vitesse qu'elle lui conférait, aurait pu être mortelle pour des créatures bien plus endurcies et puissantes que lui. Le fait même de subir une telle accélération verticale aurait fait lâcher le cœur de nombreux animaux, pour peu que leur squelette parvienne à tenir le coup. Mais "l'élite" n'était qu'un jouet pour ce monde. Un jouet avec lequel la planète n'avait pas encore décidé d'arrêter de s'amuser.

Alors qu'il tombait tel un météore vers ce qui ressemblait à une mort certaine, le sangheili put enfin percevoir ce qui aurait le loisir de le recevoir : une nouvelle sorte de jungle, aux dimensions bien plus impressionnantes que ce que l'on aurait pu penser. La première feuille que rencontra le corps du saurien fut pulvérisé sans plus de merci ni sans la moindre trace d'impact sur sa vitesse de chute. La seconde ne fit que se déchirer. Quand à la suite ... Si son corps n'avait pas été, à cet instant, plus tendu et résistant que le roc, nul doute qu'il se serait brisé ou aurait fini découpé en morceaux par les filins qu'il rencontra. Au lieu de cela, le reptile parvint à étirer jusqu'à la limite de la rupture de minces filaments blancs, qui n'était autres que les composants d'une toile d'araignée géante. L'arbre le plus proche à laquelle cette dernière était accrochée vit son écorce s'arracher, et le corps gris tomba lourdement à terre, roulant sous une feuille large comme deux Mgalekgolos d'une plante s'apparentant à une fougère, sur un tapis de mousse plus épais qu'on aurait pu le soupçonner.

L'air était chaud, et saturé en humidité. L'oxygène présent à foison saturait l'air de la région. Et les bourdonnements, bien que monstrueusement amplifiés, d'une vie insecte se faisaient entendre. Pour l'instant, la vie du vétéran était sauve. Ce qui signifiait, sur Pillar Tibrium, que le péril ne lui laissait reprendre des forces que pour revenir, plus présent encore.
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Van 'Rashakee
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MessageSujet: Re: La voie de nos Seigneurs ...    Jeu 6 Nov 2014 - 21:19

Pillar Tibrium


Suis-je vivant ..? Après tout, qu'est ce que c'est qu'être "vivant" ..? Je vais vous donner mon avis ... Être vivant c'est bien plus que sentir son cœur battre à fond de sa poitrine. C'est bien plus que se tenir droit et avoir les yeux grands ouverts. C'est plus qu'un sentiment physique.

Être vivant c'est avoir cette chaleur, presque imperceptible par moment, tapie au fin fond de son torse... Vous pensiez vraiment que j'étais mort ? Vous n'êtes pas sérieux j’espère.

Mais après réflexion je comprend, je comprend pourquoi et je suis convaincu que vous n'êtes pas les seuls. Loin de là.
Mais comprenez bien que je ne peux pas mourir, je ne le peux ... et vous savez pourquoi ?

Car ceci est la Volonté de nos Seigneurs !



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