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  Opération Deep Fire - Surface

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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Deep Fire - Surface   Jeu 3 Sep 2015 - 22:57

Garde l’entré vieux, je vais voir le Caporal.
Attend.... Passe ton flingue, j'ai plus rien.

Bryan lui lança son fusil d'assaut en souriant et s'éloigna tandis que Djerin s'installait confortablement dans un couvert. Il faudrait qu'il songe à embarquer toujours une arme de poing. Se retrouver à sec, même pour lui, c'était presque la mort assurée. Il jeta un coup d’œil à l'indicateur de  munition et grimaça. À moitié vide. Pas comme ça qu'il arrêterait une colonne de grognards, et un élite n'en parlons pas. Il vit les autres membres d'AEGIS rejoindre leur supérieur et écouta la COM attentivement dans l'attente d'un briefing. Lorsqu'il les vit s'agiter, il compris qu'il n'était pas convié au-dit briefing et haussa les épaules. Tant qu'il sortaient vivant, le moyen importait peu. Il regrettait un peu l'époque ou il bossait en équipe, mais la solitude avait ses avantages et il préférait ne pas avoir à s'inquiéter qu'avoir quelqu'un à qui parler. Au diable les sentiments, un sourire n'a jamais tué un covenant.

Un peu plus tard, Fred le rejoignit et lui résuma les tenant et les aboutissant des deux vols. Étant de ce genre, Djerin fit connaître immédiatement son volontariat pour le second vol et partit vers les caisses d'armes éparses à la recherche de munitions. Il fouilla quelques minutes parmi ce qu'avaient laissé les autres ODST à la recherche d'armes ayant encore des munitions. Il se saisit d'abord de deux pistolet, un qu'il fixa à sa cuisse et l'autre dans son dos, au niveau de son bassin, caché sous son manteau caractéristique et récupéra tout les chargeurs qu'il pouvait en porter. Trouver une arme plus grosse fut difficile en revanche. Les seules armes possédant encore assez de munitions étaient une SAW que personne n'avait trouvé utile de prendre, et un lance roquette. Djerin fit la gueule quelques seconde et prit les deux armes lourdes et leur quelques munitions, elle seraient sûrement utiles et il s'en déchargerait à bord du pélican. Il gardait sous le coude le fusil de combat que lui avait donné Bryan, même s'il n'avait trouvé que deux chargeurs dans la caisse.

Il se dirigea vers le pélican, saluant Bryan et James au passage et verrouilla ses deux armes lourdes dans le caisson, le long des parois. Il récupéra ensuite James pour l'aider à monter une tourelle à l'arrière du transport de troupe. Le pied était déjà en place et il ne manquait que la mitrailleuse. N'en trouvant pas sur place, il partirent décrocher une des deux sur le falcon du second hangar, récupérant au passage les munitions de la seconde et celles à bord. Il n'auraient probablement pas à en manquer. Remerciant l'uniformisation des systèmes de fixation, ils armèrent l'engin. Durant leur absence, Bryan avait fait la check-list depuis le poste de copilote. Il ordonna à Djerin de prendre soin de leur arrière train en souriant et le sniper aquiesca en finissant de verrouiller les munitions et bouclant le harnais anti-chute. Le sol commençait déjà à s'éloigner de plus en plus rapidement et le paysage se mit à défiler. Il étaient partis.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

On arrive sur la zone d’émission d'Hordika. Ouvrez l’œil, je vais balayer les fréquences. Espérons qu'il répondra plus vite que les aliens.

Djerin renvoya le signal de confirmation et se mit à scruter les bois derrière le transport. Il ne verrait probablement rien mais il se devait d'essayer. Les arbres épars ne bloquaient presque pas la vue, mais leur hauteur empêchait toute descente à une altitude de récupération, même à l'aide d'une corde. Le sniper bidouilla le contrôle de sa COM pour écouter le signal d'Hordika. Il émettait une fréquence sourde rythmée pour être reconnaissable. Il tentait de reconnaître le rythme lorsque la transmission s'interrompit, lançant une seconde le signal de morse SOS et se coupant définitivement. Verdict, Hordika les avait vu, et il avait besoin d'un coup de main contre quelque chose qui captait probablement sa position suite à son émission. Covenants.

Je l'ai en vue ! Fusillade au plasma ! Il est encerclé. Va falloir faire vite...

Djerin sentit l'appareil vibrer au rythme de la lourde mitrailleuse de proue. Utilisant la diffusion vidéo interne sur son ATH, le sniper observait le massacre dans l'attente de son tour. Ils ne pouvaient pas descendre tout de suite, ils devraient le couvrir jusqu'à une clairière, avec probablement des covies derrière. Il vit un couple de banshee s'approcher à longue distance et jura sur la COM en informant Bryan. Le transport de troupe effectua un demi-tour sur place, laissant au tireur d'élite la suite de la symphonie en douille mineure. La mitrailleuse se mit à cracher et à tressauter entre les mains de l'ODST, fauchant les aliens survivants comme des blés mûrs. La plus proche clairière était à moins de trois cents mètres, mais dans la direction des banshees.

L'appareil recula légèrement lors du départ des missiles, transformant les chasseurs aliens en boules de feu hurlantes. Djerin ricana en continuant de mitrailler les derniers covenants au sol. Lorsque le dernier d'entre eux fut couché dans la boue, il lâcha la détente, les douilles rebondissant contre le sol de la soute pour aller chuter dans le vide dans une pluie de cuivre. À l'aide de sa vision tactique, le sniper suivait Hordika du regard, utilisant le rapport de son détecteur de mouvement pour chercher les covenants potentiellement encore en vie. L'endroit semblait dégagé, mais ils se devaient de rester prudents. S'il s'agissait effectivement d'une armée d'invasion ils pouvait y avoir une centaine de ces saloperies d'aliens à moins d'un kilomètre. Voyant son collègue au sol presser le pas et sachant la zone dégagée sur au moins dix seconde, Djerin se saisit de grenades fumigènes

Il étaient à moins de cinquante mètres de la ZA lorsqu'il les vit. Deux spirits en approche rapide. Il signala la chose à Bryan qui estima qu'ils n'étaient pas un danger à cause de la distance et qu'ils seraient déjà partis avant l'arrivée des aliens. Le tireur d'élite avait quelques doutes, mais obéit aux ordres, ignorant désormais les spirits, il bombarda au fumigène le tour de la ZA alors qu'Hordika y était presque et que le transport humain amorçait sa descente en tournant sur lui-même. Djerin saisit la SAW et déverrouillant la sangle de sécurité. Il jeta un coup d’œil en direction des spirits et ne les vit pas. Soit ils étaient descendus plus bas et se trouvaient masqués par l'écran fumigène, soit ils avaient renoncés. Le sniper fronça les sourcils car aucune des deux options ne ressemblait  la méthode classique des covies, mais s'empressa de se concentrer alors que le pélican atteignait son altitude de débarquement.

Il sauta de la navette en effectuant un coup d’œil alentour, pointant son arme dans un large demi-cercle par sécurité, et fit signe à Hordika qui apparaissait dans sa vision tactique à travers le brouillard fumigène. Il figea son mouvement lorsqu'une deuxième et une troisième ombre apparurent aussi et épaula pour ouvrir le feu sur la plus grande des deux. Il ne chercha pas à savoir d’où sortaient ces élites et la nuée de grognard qui semblait arriver derrière. Il arrosa en reculant lentement sous les tirs de plasma aléatoires, le nuage empêchant les aliens de viser précisément, et cria à Bryan de se tenir prêt à décoller à son signal. L'ODST faillit tirer sur Hordika lorsqu'il surgit de la brume en courant comme un dératé mais il le reconnut juste à temps et redirigea son arme vers les premiers aliens à sortir derrière lui. Le collègue passa juste à coté de lui sans ralentir.

Chope la brateuse Eddy ! Je suis presque à sec!

Au moment ou il prononçait ces mots, le cliquetis sec de l'arme vide retentit. Lançant la SAW dans le pélican, il saisit le fusil d'assaut dans son dos et recommença à arroser les aliens en continuant de reculer. Lorsque le staccato caractéristique de la mitrailleuse recommença, Djerin lâcha son fusil et se mit à courir en se retournant vers la source du bruit, vers son salut. Il sauta dans la soute en signalant  Bryan qu'ils pouvaient partir, et que le plus vite serait le mieux. Le pélican sembla faire un bond vers le ciel dans une pluie ascendante de plasma brûlant. Hordika, toujours à la mitrailleuse, lui signala la présence des spirits qu'il avait vu un peu plus tôt. Ils sortaient  du couvert des arbres et des fumigène pour les prendre en chasse. Djerin rechargea sa mitrailleuse à main, la verrouilla au mur à coté du lance-roquette, lança à Hordika un nouveau caisson de balles pour son arme et se saisit du sus-nommé lance-roquette en activant sa COM vers la cabine.

On a du monde au cul les gars. Eddy et moi on gère la situation, mais ne ralentissez surtout pas. Je prend celui de droite.

Ils n'avaient pas la puissance de feu nécessaire pour descendre un seul spirit, alors vouloir en abattre deux relevait de la gageure. Mais le pélican n'était pas assez maniable pour chasser les deux appareil covenants. Ils devraient donc démontrer que douze roquettes antichar et beaucoup de balles pourraient suffire. Parce qu'ils ne mourraient pas en essayant. Djerin tira la moitié des roquettes antichar sur la cabine blindée du spirit de droite. Les explosifs à haute densité firent un trou de la taille d'un poing dans la coque ce qui provoqua un petit sourire chez le tireur d'élite. Il saisit sa mitrailleuse et rejoignit Hordika qui avait déjà commencé à arroser le trou de plomb. Le spirit commença à piquer du nez, offrant une cible plus facile aux deux ODST qui l'achevèrent. Le vaisseau partit s'écraser, privé sans doute d'un système vital au fonctionnement des annulateur de gravité.

Alors que le second spirit s'éloignait, Djerin remarqua que son collègue n'avait pas sécurité sa position avec la sangle d’artillerie. Profitant de l'abandon de leur ennemi, il se pencha pour l'attraper et la lui donner par sécurité. Il ne vit pas venir le spirit, qui dans une brusque poussée, vint les percuter du nez. Ne se tenant à rien, le sniper chuta. L'espace d'une seconde, il pensa que son heure était venue, et il eut le temps de se dire qu'il aurait préféré autre chose qu'une chute libre comme mort, ou au moins dans un VEBH, mais lorsque cette seconde fut passée, il resserra sa main autour de la sangle et pria pour tenir le coup. L'impact serait sûrement rude, mais peut être qu'il.... Une main se referma autour de son poignet et le maintint fermement. Rouvrant les yeux, Djerin vit Hordika secouer la tête comme pour lui refuser la permission de tomber.
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Edward Hordika
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MessageSujet: Re: Opération Deep Fire - Surface   Jeu 17 Sep 2015 - 1:46

Donc … Ces trucs sont des grenades plasmiques non activées.

Mordillant l’intérieur de sa joue plus par réflexe et pour s’occuper les dents que pour réellement chercher à se faire mal, Edward fit lentement tourner l’objet dans sa paume, l’étudiant sous toutes ses coutures. Son casque enregistrait automatiquement tout ce qu’il voyait, et même si l’extérieur – à l’esthétique plutôt simple –de l’objet ne lui apprenait pas forcément « grand-chose », il pouvait toujours se servir plus tard de ce qu’il filmait aujourd’hui. Le côté le plus effroyable de ce qu’il tenait dans la main était tout de même la simplicité de fonctionnement : il n’y avait qu’un simple bouton qui dépassait … Et peu de mystère sur ce qu’il faisait. Même en tant que « bleu » au sein des ODST, Edward avait déjà vu, et plus qu’à son tour, une petite boule bleue fumante voler, se poser sur le bras d’un camarade … Et y rester coller jusqu’à ce qu’elle ne saute. Il arrivait également parfois qu’un grognard, généralement sacrifié par ses camarades, ne débarque au milieu des forces humaines avec trois ou quatre de ces saletés collées sur le ventre, toutes allumées. Les explosions plasmiques laissent des traces …

Soupirant, le jeune première classe jeta un coup d’œil au coin supérieur droit de son affichage tête haute. De la même manière qu’aegis 1, quelques minutes plus tôt, le signal du reste d’Aegis 2 venait de disparaître en ce qui concernait les communications en ondes courtes … S’il voulait parler à qui que ce soit d’humain, il devait au choix se bouger les fesses pour aller à pied jusqu’à la base, soit se dégotter un individu encore vivant sur la planète à qui faire la discussion. Bien entendu, le premier choix était plus tentant, et c’était probablement celui qu’il allait faire … Mais pas pour parler à qui que ce soit. Les véhicules extra-terrestres assuraient à peu près à leurs conducteurs – sous-entendu : les ODST – d’arriver à destination sans prendre de tir ennemis, sans parler de leur vitesse de déplacement, mais … Pour leur jeune dirigeant resté sur place, l’histoire était différente. C’était un soldat seul, isolé, sans véhicule aux alentours – de toute manière, vu ses talents de pilote, autant tout de suite retirer son casque et se tirer une balle – et avec très peu d’espoirs de croiser quoi que ce soit de non hostile dans les environs. Sans parler des renforts … Envoyer une dizaine, ou vingtaine de mercenaires pour prêter main forte à un groupe équivalent de marines pris en sandwich dans une base, c’était une chose. Potentiellement sacrifier un homme – voir plus – en terrain ennemi pour tenter d’en sauver un autre, c’était de la folie : il était peu probable qu’on parte secourir l’ODST. Il devrait se débrouiller seul. Mais d’une certaine manière, il avait déjà réalisé ce choix en disant à l’escouade de partir sans lui. Une petite voix dans sa tête lui dit qu’il aurait pu sacrifier Mallow, dont le bras était de toute manière en charpie. Il la fit taire.

Il avait toujours un certain nombre de balles, c’était une chose. Il préférait utiliser les armes avec lesquelles il s’était entraîné depuis tout jeune, et les gardait avec lui, c’était une autre chose. Mais le fait était que, en dépit de ses talents de tireurs et de ses réserves de mutions, il faudrait peut-être qu’il se prépare à partir avec assez de flingues pour avoir de quoi lutter pendant un certain temps. Or, il était au milieu d’un avant-poste alien … Pas une armurerie complète, mais de quoi faire. Deux trois pistolets à plasma. Un needler. Une épée à énergie, et un fusil à plasma qu’avait laissé tomber les deux élites. Quelques grenades. L’ODST soupira longuement dans son casque en pesant les pours et les contres. Il exclut d’emblée les needlers et l’épée. Projectiles trop lents pour l’un, et il n’avait pas d’autres camouflage pour se servir de l’autre… non, se jeter sur les ennemis en levant les bras et en hurlant n’était pas une option, même avec une lame plasmique dans les mains. Prenant un des pistolets en main, il l’observa quelques instants, le tournant sous différents angles. La gâchette n’était pas foncièrement différente de celle de son magnum : peut-être juste adaptée à des styles de mains différentes. Mais après, il lui suffisait d’observer pendant quelques instants les membres des aliens face à lui pour se dire qu’un humain ne devait pas beaucoup être handicapé par ce fait : il suffisait de voir la différence entre les mains de grognards, celles de rapaces, et celles d’un élite. Le fusil à plasma semblait présenter à peu près le même style de caractéristiques … Par curiosité, il pointa un arbre avec le pistolet, et pressa la gâchette. Le tir, commençant lentement à charger, parvint à sa capacité maximale en quelques instants, émettant tant un vrombissement léger qu’un sacré paquet de vibrations … En lâchant la gâchette, il sentit le recul de l’arme lui projeter la main vers le visage : s’il n’avait pas été entraîné, il se la serait prise dans la figure. Soupirant, il opta donc pour le fusil plasma, qu’il accrocha comme il pouvait à sa hanche, avant de regarder le reste de l’avant-poste. S’éloignant un peu, il activa 4 grenades à plasma en simultané, et les lança toutes sur la petite structure temporaire, avant de se jeter à couvert. La technologie Alien vola en morceaux. Satisfait, l’ODST se releva, et se mit en route.

* *
*

Le bon point dans le fait d’être parfaitement seul était qu’Ed pouvait faire à peu près ce qu’il voulait. Bien entendu, son objectif restait de rejoindre la base du SRN où il pourrait retrouver les autres, mais en attendant, sur le chemin, il décidait de tout. Ce qu’il faisait. Où il s’arrêtait, où il pouvait se permettre de courir. La fatigue et ses blessures le tenaillaient, et il prenait parfois une pause pour reprendre un peu son souffle, mais globalement, il était encore assez en forme pour effectuer les déplacements de la manière qu’il voulait ; qui plus est, il pouvait se permettre tout ce qu’un supérieur lui aurait interdit. Comme retirer temporairement son casque pour manger un fruit, histoire de regagner un peu de forces et de se changer les idées – sans parler d’effacer le goût de sang qu’il s’était laissé dans la bouche en se mordant la langue, un moment indéterminé plus tôt. Ou comme rester planqué dans un buisson, sans bouger, et sans faire le moindre bruit, en observant deux élites qui parcouraient la route sur une de leurs motos volantes, passant rapidement devant lui sans rien remarquer. Bien sûr, le danger était présent, à chaque instant. Bien sûr, la solitude ne l’aidait pas à garder la tête sur les épaules, pas plus qu’à se sentir rassuré vis-à-vis de la situation dans laquelle il se trouvait … Mais au moins, il était libre. En quelques sortes. C’était un plaisir rare … Dommage qu’il soit gâché par la possibilité, omniprésente, de mourir sous les projectiles plasmiques des covies.

Cherchant à ignorer le goût amer qu’il avait sur la langue depuis qu’il avait, un peu plus tôt, croqué un pépin, le jeune homme quitta son couvert, activant brièvement sa VNA pour s’assurer qu’aucun élément n’avait échappé à son regard, avant de piquer un sprint. Il ne savait pas par combien d’ennemis il était entouré, mais il se doutait que leur nombre était en constante augmentation, et que plus longtemps il restait fixe, plus il avait de chances de se prendre un tir. Il devait bouger pour survivre … Un principe basique, voir cliché, mais qu’il était presque forcé de respecter pour autant. Se plaquant dos à un arbre pendant quelques instant, il prit le temps de laisser son cœur se calmer un peu, et son souffle ralentir. Un grognard, en armure rouge, passa devant lui, peut-être à 70 mètres : n’eut-ce été la couleur voyante de son armure, le soldat d’élite humain ne l’aurait même pas remarqué … quant à l’alien, il continuait d’avancer dans une direction donnée, n’ayant visiblement pas repéré son adversaire. Ed ne pouvait que prier pour que sa chance continue sur la même voie … Il se décolla alors afin de se remettre en mouvement. Trois évènements distincts survinrent alors.

Le premier fut qu’il tomba sur un rapace. Le second, découlant directement du premier, fut que l’alien s’écroula à terre, trois pruneaux sortis de l’arme de poing de l’ODST dans le visage. Le troisième fut qu’un pélican humain survola presque la position exacte d’Ed, qui souffla un peu en jetant un œil au nombre de balles qui restait dans son flingue. Même pas le quart d’un chargeur complet. Rengainant, il passa au fusil à plasma, priant pour que cette arme-là ne le lâche pas au mauvais moment. Puis, manipulant son interface de communication, il envoya rapidement trois signaux brefs, suivis de trois légèrement plus longs, et trois brefs de nouveau. Un grésillement dans sa radio tint lieu de réponse : une voix déformée par la mauvaise réception disait qu’il avait été repéré. Il aurait bien poussé un cri de victoire, ou quelque manifestation que ce soit dans la même veine, si un tir n’avait pas fait exploser une branche, juste à côté de lui. Plongeant à terre, le jeune homme aux cheveux bicolores rampa sur quelques mètres, avant de se relever et de se mettre à courir en tirant un peu au hasard derrière lui. Il ne pouvait que prier pour qu’aucun projectile rosâtre ne lui fonce dessus … Certes, il n’était pas particulièrement simple à viser, dans sa position actuelle, mais si une aiguille à tête chercheuse venait à se balader trop près de lui, il était bon pour se la prendre, tomber … Et ne pas se relever. Une branche non loin de lui explosa à cause d’une balle plasmique verte, et projeta une nué d’échardes dans sa visière écarlate : il grommela à cause des légères marques laissées par l’impact dans son champs de vision, et pressa le pas. Le pélican se dirigeait sans ambigüité vers une clairière … C’était relativement logique : ils cherchaient à le récupérer là où le terrain serait dégagé.

Ed réalisa qu’une mitrailleuse lourde était en train de faucher les adversaires derrière lui, à un moment donné. Il ne s’arrêta pas un instant pour autant, pas plus qu’il ne ralentit le rythmes de ses pas et bonds. Un nuage – écran de fumée fut déployé sur la zone où il était supposé se rendre … Un instant, il songea aux aliens. Puis, éjecta cette idée : ils n’avaient aucun intérêt à faire ça. Le pélican cherchait à se protéger, en se soustrayant visuellement aux potentiels tireurs qui pourraient le prendre pour cible. Fonçant donc tête baissée dans la fumée, le helljumper passa quelques secondes sans savoir s’il avançait vraiment. Son casque filtrait les gaz, mais il avait l’impression de suffoquer. Le bruit même de ses pas était atténué. Il vit des ombres apparaître, sur les flancs, mais ne ralentit pas pour voir de quoi il s’agissait. Puis, aussi brusquement qu’il était apparu, l’écran se volatilisa, le laissant de nouveau débarquer dans le monde réel. Dans un monde où un sniper était braqué sur son visage. Il ne ralentit pas un instant, accélérant même le pas. L’arme de gros calibre se détourna de lui, pour faire feu sur quelque chose dans son dos. Il ne se retourna pas pour voir de quoi il s’agissait. Franchissant les derniers mètres, il fit un court bond, et une roulade en arrivant à l’intérieur du pélican. Pendant un quart de seconde, il eut l’impression qu’il pourrait souffler. Puis, on lui cria l’ordre de prendre la sulfateuse … bon. Il aurait bien le temps de se reposer plus tard.

C’était bon d’avoir du bon vieux métal sous ses pieds. Quelque chose de solide, qui émettait un tintement lorsqu’on le cognait du talon, qui ne se dérobait pas. Pas comme cette fichue jungle dans laquelle il marchait depuis ce qui lui apparaissait comme une éternité. Pas comme cette base rebelle, où le sol était une boue de terre, de sueur et de sang. Là, au moins, c’était solide, fiable … et ça bougeait. L’ascension du pélican, et son accélération verticale ascendante, donna l’impression à Ed de gagner 5 ou 10 kilos en une seconde. La sensation fut temporaire : heureusement, sans quoi ses jambes l’auraient lâché. Il se demanda au bout de combien de temps ses doigts finiraient par avoir des crampes, à force de presser les gâchettes comme il le faisait … Mais les trois canons ne devaient pas cesser de tourner et de tirer. Il ne devait pas s’arrêter de mitrailler. Avisant deux vaisseaux atmosphériques ennemis à proximité, il fit un signe au sniper à côté de lui, qui relaya au poste de pilotage. C’était de la folie de vouloir les affronter … Mais personne n’avait dit qu’il fallait être sain d’esprit pour faire partie des rangs des troupes de choc aéroportées orbitales. Le flot de balles qui partaient à un rythme infernal se dirigea vers le spirit de gauche. Comme il l’avait pensé, le véhicule ne sembla pas accorder énormément d’importance aux projectiles balistiques … Du moins, dans un premier temps. Au bout d’un certain temps cependant, il vit le véhicule commencer à piquer du nez, ou quelque chose du genre … Tandis qu’à côté, les roquettes employées par son collègue avaient réussi à percer un trou dans la coque. Pas une grosse cible. Mais les grosses cibles n’étaient pas intéressantes. Délaissant son objectif principal, il passa au second, cherchant à faire rentrer le plus de balles possibles dans cette brèche, si petite soit-elle. Et, aussi improbable que cela puisse paraître, le stratagème fonctionna : le véhicule s’emballa, se mit à dévier de sa trajectoire normale … et explosa à terre après une lente chute.

Pas le temps de souffler cependant … Pas encore. Observant le panorama avec empressement, le jeune homme chercha à connaitre la position du second Spirit … mais n’avait aucune idée d’où il avait pu passer. Djerin lui tendit quelque chose … Une sangle de sécurité ? Le jeune homme aux cheveux de deux couleurs n’eut pas le temps d’en être certain, une secousse brusque fit presque basculer tout le pélican, et il s’en fallut de peu pour qu’il ne tombe. Son collègue, en revanche, eut moins de chance. L’esprit, et le corps fatigué du soldat réagirent sans la moindre hésitation : il parvint à se saisir, d’une main, d’une des attaches de la mitrailleuse lourde qu’il employait depuis tout à l’heure, et de l’autre, du poignet de son camarade, qu’il serra avec une force peut-être excessive. Ed serra les dents, se sentant distendu, comme si on cherchait à l’écarteler … mais il avait fait face à bien pire. Bandant la majeur partie de ses muscles, il tira son camarade à côté de lui, le jetant presque plus au fond dans la soute. Ce problème était réglé. Mais il y en avait désormais un autre : le spirit, qui était de retour dans leur champs de vision, et … bien trop proche, malheureusement. Encore que. De là, le première classe pouvait voir tous les détails du vaisseau. Tous les petits impacts qu’il avait laissés, avec ses balles. Les endroits où elles avaient visiblement eu le plus d’effet. Il ne se sentit pas prendre le lance-roquettes. Il ne pensa pas aux conséquences d’une explosion à moins de 20 mètres de lui. Il se contenta de mettre un œil devant le viseur. De prendre le temps de souffler profondément. Et de tirer. La roquette sortie du Jackhammer comme un charme, et fila droit vers la mitrailleuse qui se trouvait sous le spirit. Ce dernier avait continué de s’élever, cherchant une position supérieure à celle de sa cible pour pouvoir l’arroser tranquillement … Mais ce plan fut compromis par l’explosion qui détruit visiblement la seule arme externe dont disposait l’engin covie. Ce dernier continua la poursuite pendant quelques instants … avant de finalement se résigner. Peut-être avaient-ils perdu trop d’hommes. Peut-être étaient-ils attendus ailleurs. Peut-être que le pilote ne voulait pas tenter de jouer aux auto-tamponneuses jusqu’à ce qu’ils ne se crashent tous les deux. Peut-être que ce n’était qu’un grognard, qui avait prit peur. Peut-être … Mais en tout cas, il décrocha, vira de bord, et s’éloigna. Presque allongé sur le dos, lance-missile dans les bras, Ed le regarda faire. Il se tourna vers son collègue.

Je sais pas toi … Mais moi, c’pas la peine de me parler. J’ai les deux oreilles qui sifflent, j’entends plus rien.

[HRP]Il est tard, je suis fatigué, et de toute manière j’avais pas d’idée particulièrement intéressante pour continuer le poste après ça alors que je suis déjà super en retard pour le mettre en ligne, donc « c’est tout », malheureusement.[/HRP]

_________________



"On m'a dit un jour que j'étais con. A celui qui un jour m'a dit cela. A tous ceux qui me l'ont dit par la suite. Et à tous ceux qui l'ont pensé.
Je. M'en. Fous.
Merci."
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