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 Opération Crowd Control [Semi-Privé]

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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Lun 6 Jan 2014 - 9:42

Un vacarme, un vacarme assourdissant. Autour de lui, les cris des blessés, une terrible odeur de chair brûlée. Des projectiles bleutés fusent et frôlent son casque a plusieurs reprises, il se penche en avant en se protégeant le crâne avant de pousser un hurlement de terreur. Le ciel d'habitude paisible est désormais la scène d'une terrible bataille, des zébrures bleutées fusant a travers le firmament pour venir s'écraser sur le sol, mettant fin a d'innombrables vies en l'espace d'un battement de paupière.

Une atroce odeur de chair brûlée et le vrombrissement des réacteurs qui s'éveillent lentement pour hisser les miraculés loin de l'enfer de la guerre.


« - Le sergent-artilleur Mikhaïl Aleksandriovitch est demandé au rapport dans la salle de briefing Lima-Victor 46, je répète, le sergent-artilleur Mikhaïl Aleksandriovitch est demandé au rapport dans la salle de briefing Lima-Victor 46. »

La voix métallique le tira de son sommeil, l'homme en sueur se passa une main sur le visage alors qu'on tambourina a sa porte. En un geste rapide, il attrapa un morceau de tissu qui trônait sur sa table de nuit et l'enfila sur son crâne, s'asseyant sur sa couche, le sergent-artilleur passa son t-shirt noir réglementaire des TCAO avant de fixer la porte.

« - Entrez. »

Sous l'injonction, un visage amical pénetra dans la chambre du sergent-artilleur et se mits au garde a vous. Un sourire vint casser l'air fatigué de Mikhaïl, l'homme passa sa main sur ses yeux comme pour chasser les restes de sa fatigue.

« - Repos Kobé. Lâcha finalement le sergent en se redressant. Que me veux-tu ?

- Bonjour Sergent, vous avez bien dormis ? Dit Kobé en souriant. Je venais vous réveiller, l'agent de liaison avec les forces planétaires vous a déjà fait appeler cinq fois, on va enfin bouger vous pensez sergent ?

- L'inactivité vous ronge on dirait, caporal Kobé. Tu ferais mieux de te calmer un peu, mais merci d'avoir pris l'initiative de me tirer du lit, allez... Je crois que l'agent m'attends . »

Après un bref salut militaire des deux, le sergent se mit a traverser les différentes coursives jusqu'a a la salle de briefing Lima-Victoir 46. Sur le chemin, il s'arrêta une minute devant l'énorme baie-vitrée blindée qui plongeait sur la terre rouge et bleue. Mars, une magnifique planète, il ne savait pas a quoi ressemblait cette terre quand elle n'avait pas étée colonisée. Bien que le sol ait toujours gardé sa couleur relativement rouge, il y'avait du vert dessus et beaucoup de bleu. Une véritable seconde terre. Moins stable que la terre, mais un havre de paix néanmoins dans des temps si troublés.

Ce fut donc quelques instants après d'innombrables contrôles réglementaires qu'il se trouva face a l'agent de liaison Swanson, un agent du service de renseignement de la navy qui supervisait les opérations inter-armes entre les forces planétaires, qu'elles soient militaires ou policières, et le CSNU.

« - Sergent-Artilleur Mikhaïl Jan Aleksandriovitch au rapport. Lâcha le sergent en se mettant au garde a vous. Pardonnez-moi pour mon retard monsieur, cela ne se reproduira plus.

- Sergent. Lâcha l'agent en un sourire, l'homme avait la cinquantaine et des yeux d'un bleu-acier rare. Ne vous en faites pas, vu que c'est votre premier retard, je n'en tiendrais pas rigueur. Bon, maintenant que vous êtes là, je vais avoir besoin de vous et de votre escouade pour assurer la sécurité d'un site important sur l'Olympus Mons, vous vous estimez capable de mener cette mission a bien sergent ?

- Oui monsieur.

- Bien, parfait. Alors je vais faire court, nous avons eu des fuites comme quoi il risquait d'y avoir un attentat sur le site de l'ascenseur orbital, vous et vos hommes serez déployés sur le site afin de le sécuriser et de l'assurer. Cependant, il y'a eu quelques petits... Troubles causés par un cadre de la Missriah Armory et je crains que certains syndicats ne viennent semer le désordre dans une manifestation, évidemment vous ne ferrez pas le travail de la police. Mais je pense que la présence d'une escouade de troupes de choc pourra éviter tout débordement, donc votre objectif principal sera de sécuriser le site puis d'épauler les forces policères et accessoirement, un détachement de la compagnie Lacrimosa.

- Bien monsieur. Qui sera l'OC ?

- L'adjudant-chef des forces spéciales, Carl Sorince. Vous serez sous son commandement.

- Bien monsieur. »
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Jeu 16 Jan 2014 - 22:40

"-Adjudant-Chef Carl Sorince. Déclara-t'il d'un air fatigué, supportant difficilement le regard plein de sous-entendus que lui destinait ce foutu première classe.
-C'est vous qui allez commander notre escouade?
-Oui, je sais, vous m'imaginiez plus grand. Continua l'officier de plus en plus agacé.
-Non je...
-Où est la salle de briefing première classe?" Coupa Mendoza d'une petite voix, sauvant par la même occasion le pauvre type qui s'empressa de pointer son doigt derrière-lui, silencieusement bien entendu.
Carl poussa l'inconscient qui avait osé lui adresser la parole avant de se diriger d'un pas nonchalant vers son objectif : La double porte au fond du couloir. Cette dernière s'empressa de s'ouvrir lorsque l'adjudant et son caporal amateur de bob arrivèrent devant, le duo susnommé, qui ne stoppa même pas sa marche, si lente soit-elle et entra dans la nouvelle salle, remarqua que cette dernière était fort vide, avant de se diriger vers le centre de la pièce où une table holographique projetait divers plans de vaisseaux dégageant une lueur bleutée si forte qu'elle illuminait les environs décidément trop sombres. Une fois suffisamment proche des hologrammes, Carl chercha du regard un quelconque casque noir, déçut de n'en trouver aucun, il dégagea une mèche de cheveux venus se loger devant son oeil gauche d'un geste rageur et demanda a son éternel suiveur :
"-On était pas censé avoir un briefing avec une danseuse de l'enfer?
-Si boss', il doit être en retard.
-Okay, ben on va attendre, pour une fois que je suis en avance."
Sans se détacher de son air blasé, l'adjudant vint s'asseoir sur le bord de la table holographique avant de décrocher le M45 de l'attache magnétique au dos de son armure et de vérifier si la baïonnette était bien fixée. Ceci fait, il égara son regard dans les méandres sombres de la pièce, l'uns des rares endroits où aucuns rayons bleutées ne venaient agresser sa rétine. Dix minutes plus tard, alors que Mendoza commençait a jongler avec le chargeur de son pistolet sous le regard faussement amusé de son "boss", la double porte s'ouvrit une nouvelle fois, laissant entrer deux types bien plus grands que Carl, ce qui eut pour effet de braquer tout de suite ce dernier, bien entendu. Le premier était un de ces enfoirés d'inspecteurs de travaux finit et le deuxième se révélait être, sans doute, le sergent ODST qui allait les assister lors de cette promenade de santé.
"-Salutations Messieurs, c'est nous qui sommes en avances ou vous qui êtes en retard? Fit le chevelu en détachant son fessier de la table holographique.
-Deuxième solutions adjudant, bonjour Jenkins. Déclara l'homme qui accompagnait l'helljumper en tentant d'afficher l'expression la plus neutre possible, sans doute dans le but de dissimuler ses trop nombreuses rides. Je vous présente le sergent-Artilleur Mikhaïl Jan Aleksandriovitch, c'est lui qui vous épaulera."
Carl avait déjà oublié le nom de son nouveau collègue, chose que son caporal avait remarqué a en juger le sourire que ce dernier arborait. D'un geste mal assuré, Sorince serra la main de l'ODST face à lui en déclarant :
"-Je vais vous appeler...Sergent, vous m'excuserez." Fit-il d'un ton sarcastique sous le regard amusé de celui qui les avait présenté.
"-Bien, parfait. Alors je vais faire court..." L'agent expliqua la situation aux deux marines, au grand dam du plus gradé qui détestait les missions de défenses presqu'autant que les rebelles et souligna le fait qu'il ne voulait pas déclencher une fusillade pouvant couter la vie de plusieurs dizaines de civils et/ou policiers."Sorince, je ne veux pas d'un deuxième Washington.
-Bien sûr voyons, pour qui me prenez-vous?" Répondit le concerné avec un sourire hypocrite.
"-Dans ces cas-là, je ne vois pas de raison de vous retenir d'avantage, bonne chance messieurs !"
Carl salua l'agent de liaison, très vite imité par Mendoza, avant de suivre le sergent ODST qui se dirigeait déjà vers la sortie. Silencieusement, ils traversèrent les couloirs froids de la station, croisant parfois du personnel civil qui s'écartait rapidement de leurs chemins. Cela était en partie dû au fait que le dénommé Mikhaïl avait l'air encore plus imposant lorsqu'il était au coté de quelqu'un de...taille moyenne, comme l'adjudant. Ce dernier trouvait d'ailleurs que son nouveau collègue en armure noire disposait d'une impressionnante collection de cicatrices, elles lui donnaient une allure de vieux loup de guerre qui lui allait comme un gant. Et déjà que Sorince n'appréciait pas spécialement les sauteurs de l'enfer, savoir qu'un type borgne couvert de cicatrice le couvrirait ne le rassurait pas des masses. Enfin... Après avoir longuement soupiré, Carl se rendit compte que leurs pas les avaient menés au hangar a pélican. Leurs escouades respectives les attendaient devant leurs taxis, bien en rang, comme de beaux petits moutons, l'un des pilotes était accroupi a l'arrière du véhicule, visiblement entrain de s'adonner a quelques vérifications inintéressantes a grand renfort de clés a molettes et de "checklist". On attendait plus qu'eux, superbe. Tout en rejoignant ses hommes, l'adjudant déclara d'un ton particulièrement peu enjoué :
"-Bon eh bien sergent... Nous n'avons plus qu'à prier pour que nos supérieurs aient exagérés en demandant une escouade d'ODST en plus d'un détachement de marines des forces spéciales." Puis il salua ses marines avant de demander a Mendoza de leur expliquer rapidement la situation pendant que sa majestueuse personne prévenait les pilotes qu'ils allaient bientôt partir.

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"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Dernière édition par Carl Sorince le Dim 16 Mar 2014 - 23:21, édité 3 fois
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Ven 17 Jan 2014 - 17:14

« - Permission de parler librement, chef ? »

La voix de Mikhaïl venait de couper court le silence qui pesait entre les deux escouades alors qu'elles se préparaient respectueusement a ce qui s'annonçait comme une opération assez longue et pas des plus excitantes. Il faut reconnaître que même les hommes disciplinés du sergent-artilleur auraient préféré avoir une mission plus... Burnée. Les troupes de choc aéroportées n'étant pas réputée pour être des gens patients qui savent gérer une foule en colère, d'ailleurs, dans tout les déploiement qui impliquaient une opération de contrôle civil, tout tournait mal a la simple présence des TCAO qui étaient en général considéré comme des troupes anti-émeutes et donc, par extension, un défi pour la population réunie pour affirmer ses revendications.

« - Bah... Ouais ? Répondit l'adjudant Sorince.

- Si jamais les gars du SRN pensent qu'il est nécessaire de déployer des forces spéciales et des TCAO, c'est qu'il y'a une putain de bonne raison. Dit-il sur un ton particulièrement blasé, trahissant sa déception d'être employé a une simple opération de contrôle de foule. D'expérience, j'sais que ça déconne souvent quand y'a c'genre de mouvement populaire, on est là pour les réprimer. Mais si la police militaire et les forces du maintien de l'ordre ont besoin de nous, c'est qu'ça risque de déconner, sévère. L'ascenseur orbital d'Olympus Mons est assez vital pour l'industrie de guerre, n'est-ce pas Kobé ?

- Oui sergent. Répondit l'intéressé. 

- Génial. Conclut l'adjudant en retournant s'occuper de ses hommes avant le lancement de l'opération.»

Par tradition, les gars de la première du quarante-septième s'équipaient de casques avec des visières écarlates lors de ce genre d'opérations. C'étais, d'après eux, pour être plus reconnaissable lorsque les patrouilles aériennes survolaient la foule, mais n'importe qui avec un peu de jugeote pouvait deviner qu'il ne s'agissait en fait que d'une simple méthode d'intimidation et de répression particulièrement brutale. Bien qu'ils ne cherchaient jamais a inciter les manifestants a la haine et a la violence, ils étaient prêt au moindre dérapage a réprimer avec une violence inouïe la plus infime des altéractions ou infractions.

Vu la nature de leurs mission, les douze gars de l'escouade de Mikhaïl étaient équipés de leurs armes standard, seulement, les balles de leurs chargeurs avaient été remplacées par des répliques en caoutchouc, c'était tout sauf léthal mais ça faisait vachement mal pour ceux qui étaient assez con pour tenter de lancer un assaut a coup de bouteille sur une escouade de TCAO. Cependant, vu la méfiance habituelle du service de renseignement, les gars de Mikhaïl avaient tous deux chargeurs en réserve eux équipés de vraies balles. Le porteur de fusil a pompe lui, avait remplacé ses cartouches par un équivalent ultra-moderne de boule de caoutchouc anciennement employé dans ce que les encyclopédies nommaient « Flashball ». Tout les gars étaient aussi équipés d'une mattraque électrique qui faisait office de taser.

Attendant que tout les gars vérifient leurs barda, ce qui pris cinq longues minutes. Mikhaïl croisa les mains dans son dos en se mettant au repos avant de lancer un tonitruant Garde-a-vous.


« - Alors les gars, briefing très simple. On va devoir épauler une escouade des forces spéciales de la compagnie Lacrymosa lors d'une opération de protection de matériel ultra-prioritaire. Objectif principal ? Assurer l'intégrité de l'ascenseur spatial Olympus Mons et le bon déroulement de la manifestation, objectif secondaire : localiser rebelles possibles et procéder a leurs arrestations, des questions ? »

Personne ne lui répondit et il hocha la tête en mettant son casque, avant de se retourner vers l'adjudant et de l'aviser avant de laisser a nouveau sa voix s'échapper.

« - Nous sommes prêts, chef. En attente de votre ordre d'embarquement. »


Dernière édition par Mikhaïl Aleksandriovitch le Dim 2 Fév 2014 - 20:15, édité 1 fois
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Dim 26 Jan 2014 - 18:07

"-Nous sommes prêts, chef. En attente de votre ordre d'embarquement.
-Certes. Lâcha Carl d'un air blasé avant de se tourner vers ses troupes. Okay, mesdames, on est parti !"
Les rangs se mirent en branle dans le hangar froid du vaisseau, marines et ODST prirent place dans leur taxi volant avec empressement pour une mission "reposante" sous le regard déprimé de leurs leaders respectifs qui ne tardèrent pas à les suivre a l'intérieur de l'oiseau de métal. Une fois sûr que tout le monde était à bord, le chevelu se dirigea vers la cabine du pilote et frappa deux fois du poing contre la porte blindée qui protégeait ce dernier. Quelque secondes plus tard, la soute du véhicule se refermait, plongeant les soldats dans la pénombre, la petite loupiote rouge au-dessus de leurs sièges se révélant être la seule source de lumière.
Carl prit place sur le siège de droite au fond du véhicule et posa son crâne dépourvu du moindre casque contre le mur derrière-lui...Avant de lâcher un rire fatigué au moment où ils prenaient de l'altitude.
"-Ca va pas chef?"
Le concerné se tourna vers celui qui avait posé la question en réaffichant son air blasé habituel. Mendoza, bien entendu.
"-Si, tout va bien...C'est juste que je me dis que...Depuis le temps que je suis dans l'armée, c'est la première fois que j'ai des chances de ramener l'intégralité de notre escouade au bercail...Et de ne pas voir de foutu macchabé."
Le reste du voyage fut étrangement, très silencieux. La plupart des soldats se perdirent dans des souvenirs particulièrement peu ragoûtant : Bataille, massacre, mission de reconnaissance mal terminée...enterrement...Certains, comme Mendoza, se posaient des questions sur la surprenante remarque de l'adjudant Sorince, avait-il finalement des états d'âmes? Regrettait-il quelques-uns de ses choix? Ou n'était-ce qu'encore qu'un stratagème tordu ? Le fidèle caporal observait son chef fixer le plafond au-dessus de lui, le regard vide, en tentant de comprendre...Tout en sachant pertinemment que c'était chose impossible.
Du coté de Carl, nul souvenir, nul remord, nulle question, simplement la satisfaction que lui procurait ce silence quasi-religieux dont il était l'origine. Croisant les bras et fermant les yeux, le chevelu se prépara a faire un petit somme. Bercé par le doux bruit des réacteurs du pélican, il ne lui fallut que quelques minutes pour s'évader dans un sommeil non réparateur mais tout de même bienvenue...
Pour se faire réveiller par une voix désagréable trop souvent entendu, une dizaine de minutes plus tard.
"-Boss', on est arrivé !"
Carl se frotta les yeux, attrapa son fusil à pompe chargé de flashball et se dirigea vers la sortie, rejoignant par la même occasion le sergent ODST, debout sur le bord de la porte d'embarquement.
"-Je déteste le contrôle de foule." Cracha-t'il en posant son M45 sur l'attache magnétique au dos de son armure. La luminosité de la zone vers laquelle descendait lentement le pélican lui brûlait la rétine, Mars était une planète chaude, le soleil tapait fort...Et les murs d'aciers des bâtiments industriels reflétait ses insupportables rayons...Lorsque ces derniers parvenaient à passer a travers la fumée se dégageant des trop nombreuses cheminées des usines environnantes. Les marines n'était pas encore sur le sol de Mars que la puanteur inhérente a l'industrie leur agressait déjà les parois nasales.
"-Tant qu'on y est, je déteste les zones industrielles aussi."Ajouta Carl en sautant de la porte d'embarquement pour atterrir trois mètres plus bas, suivit par les plus têtes brûlés.
Une fois sur la terre ferme -ou plutôt le goudron chaud- l'intégralité de la troupe entreprit de se dégourdir les jambes ou de vérifier l'équipement tandis que leurs supérieurs détaillaient d'un œil inquisiteur les premiers attroupements civils se former, tout autour de leur objectif. L'ascenseur orbital d'Olympus Mons, aussi grand et imposant que tout ses semblables se situait a une trentaine de mètres de la place vide -pour l'instant- où ils avaient été déposés. La police avait déjà installé des barrières de sécurités autour des principaux accès et certains des hommes des forces de l'ordres semblaient les fixer avec impatience. Carl se tourna vers le pélican qui reprenait déjà de l'altitude, alluma sa radio et cracha à l'intention du pilote :
"-Vous auriez pu nous déposer sur place quand même.
-Ah j'y peux rien mon Adjudant, on m'a dit de vous déposer là, je vous dépose là, les ordres sont les ordres, 'savez ce que c'est!
-C'est ça..."Soupira le chevelu en commençant a marcher en direction de l'ascenseur, suivit de près par son caporal et les ODST."Mendoza?
-Oui boss'?
-C'est la première fois que je trouve que vous avez bien fait d'amener votre ridicule bob...Foutu soleil.
-Heu...Merci?" Lâcha le complimenté d'un air méfiant, s'attendant a se faire dérobé son couvre-chef beige par cet indigne supérieur.
-Vous inquiétez pas, pour rien au monde je ne mettrais cette horreur..." Le rassura ce dernier avant d'escalader une barrière de sécurité et de saluer les policiers qui les attendaient de l'autre coté. L'ascenseur orbital derrière ces derniers semblaient toujours aussi énorme, ses solides câble disparaissaient derrière les nuages rouges de Mars pour transporter personnel et matériel dans la station au-dessus d'eux...Merveilleux. Pourquoi diable fallait-il que ce fichu engin se trouve au beau milieu d'une zone industrielle? Il ne pouvait pas être comme certain de ses cousins de la nouvelle Mombasa, sur un bassin/océan? Non, ici, les civils remplaçait les poissons, le goudron l'eau de mer et les usines quant à elles ne remplaçaient absolument rien mais étaient tout de même présentes. Un officier de la police, affichant un air tout aussi blasé que l'adjudant, s'approcha de ce dernier et déclara :
"-On est pas mécontent de vous voir messieurs ! Sergent Mark Konfer, a votre service.
-Hm. Adjudant-chef Carl Sorince des forces spéciales de la compagnie Lacrimosa...Et voici le sergent...Comment déjà?
-Mikhaïl Aleksandriovitch chef. Compléta le concerné.
-Voilà. Lâcha-t'il en affichant un sourire amusé tout en longeant le mur de barrières. Je vois que vous avez déjà installé des barrières, bien.Rien à signaler?
Le flic derrière-lui répondit :
-Absolument rien, juste un petit con ce matin qu'a lancé une bouteille de bière vide sur la tronche de l'agent MacTanner, mais il avait un casque, plus de peur que de mal, le gamin est en garde à vue.
-Splendide, je vais finir par regretter de ne pas avoir amené de casque.
-Oh si ça peux vous rassurer, ils visent plus nos hommes que les votre depuis...Vous savez...
-Washington.
-Oui.
-Voilà qui est rassurant, quand est-ce que les réjouissances commencent vraiment? Il y a quelques petits rassemblements déjà non?
-Oh vous savez, il est midi...Les gens viennent manifester après manger habituellement.
-Fort bien. Sergent !
L'ODST, occupé a discuter avec son caporal a quelques mètres de là se tourna vers l'origine de l'exclamation :
-Chef?
-Vos hommes vont devoir se trouver un coin tranquille, le gros des manifestants préfèrent manger que se faire entendre !
-Classique. Lâcha le balafré avant de se diriger vers ses troupes pour les informer.
Satisfait, l'adjudant mit fin à la conversation qu'il avait commencé avec le policier Konfer.
-Nous vous laissons vous occuper des têtes brûlées impatientes, si vous avez besoin de nous, nous serons...Hm...Y a un coin où on peux s'asseoir à l'ombre?
-A gauche de l'entrée de l'ascenseur monsieur.
-Merci bien. Contactez-nous lorsque la manifestations commence. Si elle commence.
-Bien monsieur."
Puis, d'un pas nonchalant, Carl se dirigea vers l'entrée de l'ascenseur orbital.

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"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Jeu 30 Jan 2014 - 16:11

Quel ennui. Les soldats patientaient sous la lumière d'un soleil rendue blafarde par les émanations polluante du centre industriel qui s'étendait au pieds de l'ascenseur orbital, certains des membres de l'escouade de la compagnie au nom des plus fumeux vérifiaient leurs armes tranquillement en mâchouillant pour certains des chiques alors que d'autres étaient assis et discutaient calmement. Ce n'était vraiment pas une mission palpitante, a vrais dire, le temps passais avec une lenteur cadavérique.

L'adjudant Sorince discutait dans son coin avec ce qui semblait être un imbécile portant un bob, étrangement, cela ne fut la source d'aucune plaisanterie que ce soit de ses membres d'équipe ou même des troupes de choc aéroportées qui le regardaient par moment avec une certaine envie, une armure de combat noire sur une combinaison noire le tout recouvert d'un casque noir complètement fermé ne donne pas un environnement propice a une température agréable. Suant sous son casque, le sergent Aleksandriovitch s'approcha de l'escouade Lacrymosa qui discutait et attendait lacement le début des hostilités, si peu qu'il y'en ai. Enlevant son casque et se recoiffant calmement, il pris un mouchoir et en profita pour s'éponger le visage, même si il étais habitué a tenir la chaleur, le corps lui continuait de suer sous cette armure, posant son casque a côté de l'endroit où l'adjudant s'étais installé, Mikhaïl s'adossa contre le mur, profitant un peu de l'ombre salvatrice.

Croisant les bras il tourna la tête vers son supérieur et sourit en coin en le détaillant.


« - Alors, c'est vous qui êtes responsable du massacre de Washington ? Commença le sergent sur un ton qui était tous sauf hostile.

- Pas exactement, on va dire que j'étais présent lors des événements. Lança-il en souriant. Je n'étais qu'un simple sergent suivant les ordres à l'époque... Sans vous offenser.

- En fait, s'passé quoi c'jour là, adjudant ? J'étais loin de la terre donc on va dire que moi et mon bataillon on a pas vraiment été mis au courant de tout les détails de l'affaire. »

L'adjudant eu un petit rire qui arracha un haussement de sourcil intéressé au sergent qui le détailla avec une certaine insistance et sans la moindre discrétion dans le geste, écoutant avec attention son supérieur.

«  - M'étonne même pas. Y'a pas grand monde qu'est au courant de ce qu'il s'est vraiment passé c'jour là. L'colonel Miller, v'savez, du SRN... Et bien il a... Pété un plomb tout simplement, il devait faire une déclaration publique mais des rebelles ont pointé leurs nez et... Je vous ai déjà dit que je détestait cette bande de connards ? Quoi qu'il en soit, Miller a dû avoir vraiment peur. La foule a prit parti pour les rebelles grâce a leurs discours moralisateurs et y'a eu une émeute. L'colonel a après ordonné de tirer. Conclu-il en regardant le sergent.

- La joie. Répondit ce dernier.

- On peux dire ça comme ça.  »

Reprenant son casque et le remettant, il hocha la tête vers l'adjudant Sorince et roula des épaules avant de retourner auprès de ces hommes en lançant tout calmement un « Z'avez bien fait, patron. » en vérifiant que son arme était bien chargée, ça devait être la quarante-septième fois qu'il avait fait ça en une heure, pourquoi ? Parce-qu'il s'emmerdait ferme voilà tout. Au lieu d'être au combat ou entrain de faire quelque chose qui allait avoir un impact a longue-durée pour la guerre, il étais sur Mars entrain de faire quoi vous me demanderez ? De s'assurer qu'aucun connard ne vienne faire le con pendant la manifestation organisée, il faut dire que d'expérience, l'homme savait que les messieurs a pancarte n'étaient pas du tout des plus coopératif et que beaucoup d'entre eux ne venaient que pour la joie de casser.

Mais bon, fallait-il encore une fois que l'OC de l'opération sature leurs ligne de communication en leurs rappelant a quel point l'ascenseur étais capital pour l'effort de guerre ? Le Sergent conclut qu'il pouvait bien se sacrifier pour le bien du C.S.N.U, une fois de plus.

Allant se mettre en position là où ses autres hommes l'attendaient, il regardait en contre-bas le barrage de police qui s'organisait tranquillement, il devait être deux-heures de l'après-midi maintenant et toujours pas le moindre signe du moindre petit manifestant jusqu’à ce qu'au loin, des cornes et des chants de manifestant se firent entendre, le sergent tourna la tête vers les gars de la compagnie Lacrymosa et leurs fit signe de se mettre en place.


« - Les coléreux arrivent chef ! »

Tranquillement, une petite foule s’amassait au pieds du complexe de l'ascenseur orbital, des banderoles étaient déployées alors que des pélicans de la police survolaient la zone et qu'un douzaine de drones-caméra de la presse occupaient un espace aérien visiblement très bien réparti.

« - Putain. Lâcha le sergent sur le réseau vocal. Faites les beau les gars, la presse est là. »
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Anna Jacobsen
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Dim 2 Fév 2014 - 19:25

Anna jeta un œil à sa montre.  Elle était en retard, comme d’habitude. Le sergent avait dit pile. Bien sûr Anna avait prévu de quoi l’amadouer, mais quand même. Ça ne faisait pas franchement pro. Elle arriva tant bien que mal jusqu’au PC mobile stationné dans une ruelle, à proximité du lieu de la manifestation. Enfin, de celle qui était supposé se dérouler dans quelques heures.

-Officier de police Jacobsen. Merci de daigner prendre la peine de vous joindre à nous. Le sergent darda sur Anna un regard mêlant reproche et exaspération. Bon, c’est quoi l’excuse ce coup-ci ? Une vieille qui traversait la route ?

-Bonjour sergent, je … je m’excuse, j’étais allez-vous chercher du café et des croissants, rétorqua Anna, un léger sourire aux lèvres.

-Bonne idée, j’approuve ce genre d’initiative.


Anna fit rapidement la distribution. Le corsé pour Lewis, le grand type noir de l’escouade, une véritable masse, une force de la nature. En revanche, c’était un vrai nounours, le genre qui ferai pas de mal à une mouche. Il prit son café, adressant un grand sourire à Anna, tandis que cette dernière faisait passer un décaf’ à Spyke, le petit blond barjo d’explosif.
Le sergent Parker regardait d’un air absent Anna offrir un café vanillé à Ed, le chef d’équipe, celui qui menait les équipes sur le terrain. Dans sa tête, il  passait en boucle le programme de la journée. Tant de choses pouvait mal tourner, à commencer par une émeute. Une chose demeurait certaine. Il voulait à tout prix éviter un bain de sang. Ses hommes ne feraient rien, mais il savait que plusieurs groupes de soldats seraient présents. Et ces types-là ont la gâchette facile. Rappel toi Washington.


-Voilà pour vous sergent.

-Oh… merci Anna, tu peux t’asseoir s’il te plait ?

Anna gagna rapidement la chaise à côté de Jules, le Bleu. Bien qu’il soit rentré dans l’équipe un an avant Anna, il a gardé son surnom de bleusaille. Parker prit la parole.

-Bon les enfants. Comme vous le savez, une grosse manif est censée avoir lieu ici, dans quelques heures. Je dis bien censé, car en réalité, nos supérieurs n’en ont foutrement aucune idée. Ed ?

-Merci patron. La situation est tendue. Vous le savez tous, on est à deux doigts de l’ascenseur orbital. L’UNSC estime qu’il est impératif à l’effort de guerre. On va donc devoir assister les forces de police local dans l’encadrement de la manif’. Il y aura aussi quelques escouades de marines déployés aux alentours du spatioport.


-Et merde.

-Spyke, s’il te plait. Enfaite je suis plutôt d’accord avec lui. Vous vous rappelez tous Washington. Bon. Sergent ?

-On va se diviser en plusieurs groupes. Le sergent affiche une carte holographique du secteur. Ed et Lewis, équipe Alpha. Spyke et Jules, équipe Bravo. Anna ?

-Sergent ?


-Tu seras mon second aujourd’hui. Tu ne resteras pas avec moi dans le camion, tu me serviras d’intermédiaire avec les flics et les militaires. Je peux compter sur toi ?

-Bien sûr.

-Je veux que l’ont soient parfaitement coordonnées sur ce coup-là. Deux équipes de deux observateurs. Ed, tu seras Sierra 1, Jules, Sierra 2. Ed ?

-Juste ici, Ed montra un immeuble, d’hauteur moyenne, surplombant la rue où la manifestation aura lieu. Pas trop bas, ni trop haut. D’ici j’aurai une vue dégagée sur l’ensemble de la foule.

-Ok, Jules ?

-La bibliothèque. Jules désigna un bâtiment assez éloigné du spatioport. Vue dégagé sur la manifestation, depuis l’arrière.

-D’accord. Tout le monde, équipement de protection, Spyke, Lou, armes non létales. Rappelez-vous, on est ici pour éviter que la situation dégénère, pas pour faire en sorte qu’elle dégénère. Des questions ?

Ed jeta un œil tour à tour à chacun de ses hommes, répondant en leurs noms.

- Aucune sergent.

-Très bien, allons rétablir l’ordre.


Anna observait, en retrait la large place où la manifestation devrait bientôt se dérouler. Scrutant chaque bâtiment, chaque fenêtre, le ciel, tout, absolument tout. Vigilance constante. Pour l’instant tout semblait bien allez, Alpha et Bravo était en position, les autres flics coopéraient. La presse commença pointer le bout de son nez, plusieurs drones survolant la zone. Anna relayât l’info au PC.


-On est pas mécontent de vous voir messieurs ! Sergent Mark Konfer, a votre service.


-Hm. Adjudant-chef Carl Sorince des forces spéciales de la compagnie Lacrimosa...Et voici le sergent...Comment déjà?

-Mikhaïl Aleksandriovitch chef.

Anna jeta un œil vers l’origine de la discussion, le responsable de la police saluait une bande de militaire, armés, en tenue de combat qui s’approchait.

-Sergent, souffla Anna sur sa liaison COM, Les Cowboys sont là. Une escouade de marines et des Odst.

-Bien reçu, tu les lâches pas des yeux. Si les manifestants les voient ça risque de partir très vite en sucette.

-Bien reçu.

Le temps passait, Anna faisait le point toutes les dix minutes. Elle consulta sa montre. Près de deux heures.

-Ici Bravo, on commence à avoir un rassemblement par ici. …. Je confirme,  c’est partit.

-Très bien les enfants, ouvrez tous grand les yeux. Pas de bavures. Parker terminé.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Mer 5 Fév 2014 - 2:09

L'adjudant soupira en s'épongeant le front avec la manche de son tee-shirt. Une demi-heure, déjà une demi-heure que la manifestation avait débutée. Les civils s'excitaient tout seul, insultaient les forces de l'ordres, crachaient dans les visières, épuisaient marines et flics sans aucune forme de pitié, tout ça simplement pour prouver qu'ils n'étaient vraiment "pas content". C'était d'ailleurs ce qu'un groupe de quatre jeunes couillons à quelques mètres de Carl hurlaient depuis le début des hostilités...Même si les mots employés étaient un petit peu plus...direct.
"-Bande de moutons ! Enfoirés !
-Les aliens nous pourrissent déjà l'existence, on a pas besoin de vous en plus, salopards de soldats !"
Le marines ricana a l'entente de ces mots avant d'ôter son fessier de la caisse de métal lui servant de siège et de s'approcher des barrières de sécurités. Les bras croisés, il observait les gueulards postillonner sur leurs camarades, le visage déformé par la haine, la stupidité...ou les deux, en affichant une mine satisfaite. L'espèce humaine, la sienne, était toujours aussi attardée. Les alentours de l'ascenseur orbital commençaient a être véritablement noir de monde, parking, ruelles, places, tout se remplissait, ils subissaient un véritable siège. Ce qui, pour les terroristes, était une merveilleuse occasion d'orchestrer un attentat quelconque mais pourtant, personne ne s'en souciait, si le civil devait haïr quelqu'un, autant que sa cible soit dans son camp, c'était plus simple, plus près. Et puis... En même temps, les défenseurs de l'humanité ne risquaient pas vraiment de répliquer, contrairement aux rebelles...Quoique. La radio de Carl grésilla :
"-Chef?
-Mendoza? répondit le concerné d'un ton enjoué en pointant du doigt deux fauteurs de troubles s'apprêtant a jeter leurs propres chaussures sur ses marines, qui se dépêchèrent de les appréhender...Violemment.
-Ça va de votre coté?
-Tout roule, et vous? Continua ce dernier en retournant s'asseoir sur sa caisse, esquivant par la même occasion un soulier de belle taille.
-Vous me croyez si je vous dis que le seul mec qui a réussi a franchir les barrières de sécurité se trimballait a poil?
-Hein?!
-C'était pour un pari apparemment.
-Pas mal. Déclara Carl, le sourire aux lèvres. Sergent? "
Ce qui devait être un éclat de rire particulièrement violent causant par ailleurs quelque désagréable grésillement lui vrilla les tympans, puis la voix grave de Mikhail se fit entendre :
"-Tout va bien de notre coté aussi, mais je crois que votre Caporal vient d'illuminer ma journée." Les membres de l'UNSC avaient décidés de se diviser en trois groupes, celui de Mikhail assurait le nord de l'ascenseur, celui de Mendoza l'Est et celui de Carl le Sud, le gros des forces de la police s'étant pour leur part concentrer sur l'Ouest, même si quelques-uns glandaient encore dans son secteur. Cette technique leurs permettait de couvrir la zone sans trop compter sur la police mais réduisait leurs conversations a quelques communications par radio terriblement formelles.
-Parfait, on continue comme ça messieurs." Ponctua l'adjudant en désactivant sa radio pour perdre son regard dans les nuages de Mars, si seulement ces derniers pouvaient être plus nombreux...Comment les ODST faisaient pour survivre avec tout ce barda sur le dos? Les pauvres devaient sacrément déguster. Un hurlement plus fort que les autres venant de la gauche tira le marines de ses observations. Trois flics sortaient du rang un chauve visiblement rempli a ras-bord d'alcool pour l'embarquer avec eux, sans prêter attention aux protestations des camarades de ce dernier. La scène, particulièrement pitoyable, l'était d'autant plus que l'homme saoul se débattait tant et si bien que les policiers se trouvaient obligés de le trainer sur le sol...Ce qui bien sûr, énervait encore plus ses amis qui tentèrent d'escalader les barrières pour le rejoindre...La situation se gâta bien évidemment, lorsque l'un d'eux frappa dans le casque d'un des flics a l'aide de sa pancarte "non a la loi-martial", aidé par son "poto" ivre-mort déjà de l'autre coté de la barrière. Carl fit signe aux quatre hommes qui l'accompagnaient de le suivre, se leva, dégaina son fusil à pompe et se dirigea d'un pas rapide vers les fauteurs de troubles. Un troisième gai-luron avait décidé de se joindre aux festivités et venait de s'éclater le poing contre la visière d'un des deux policiers déjà en prise avec les autres.
"-Messieurs!" Hurla l'adjudant en pointant son M45 en direction du porteur de pancarte avant de presser la détente et d'observer sa cible s'écraser sur le sol, le souffle coupé par la flash-ball de son arme. Cette démonstration eut l'effet escompté puisque l'un des deux autres types encore debout avait immédiatement cessé de bouger. Son regard se posa sur le plus teigneux ayant déjà ramassé l'arme de fortune de son camarade au sol. "Malheureusement, les munitions dont je dispose ne sont pas mortelles...Elles sont justes extrêmement douloureuses." Déclara Carl en s'approchant du porteur de pancarte. "Et plus je suis près de ma cible, plus elle déguste." Continua-t'il en faisant un nouveau pas, le sourire aux lèvres. "Tu veux tester?" Le concerné leva un sourcil, lâcha son "arme" et reçu une tape amicale sur la joue de la part du négociateur "Bon gars." Puis, satisfait, Carl se tourna vers les agents ayant observé la scène tandis que ses hommes menottaient les trois casse-pieds."Vraiment désolé de vous avoir piqué votre boulot, mais on s’ennuie un peu.
-Pas de soucis adjudant, c'est votre secteur." Répondit le plus gradé avec un sourire hypocrite avant de faire signe à ses hommes de le suivre loin d'ici.
Sa petite attraction terminée, l'adjudant retourna s'asseoir sur sa caisse sans prêter attention aux indignations des civils témoins de la scène précédente. Une fois bien installé, il entreprit de poser son fusil à pompe a ses pieds mais un crachat d'une taille respectable vint s'écraser sur sa chaussure gauche. Surprit, le marines haussa un sourcil avant de lever la tête en direction des manifestants face à lui, un jeune gars d'une vingtaine d'année s'essuyait la bouche tout en lui adressant un sourire narquois, que Carl s'empressa de lui rendre, en pointant son arme dans sa direction. Le gamin et son sourire disparurent des rangs de manifestants, guidé qu'il était par son instinct de conservation. Amusé, l'abominable homme d'arme secoua la tête avant de poser son arme sur ses genoux et de fermer les yeux quelques secondes pour échapper a ce soleil décidément trop présent.
"-Boss?"
Cette voix ne venait pas de sa radio, mais de sa gauche. Rouvrant les yeux avant de les orienter en direction de celui qui venait ainsi le troubler, l'adjudant constata que Mendoza et son bob bienveillant l'avaient rejoint.
"-Que me vaut ce plaisir caporal?
-Bah, on a entendu un coup de feu et vous répondiez pas a la radio alors je me suis dis que ça me couterait rien de vérifier si tout allait bien. Il marqua une pause. Rien de cassé?
-Ah oui, j'ai dû désactiver ma radio par inadvertance...Tout baigne, le tir venait de moiConstatant que son sous-fifre fronçait les sourcils, Carl s'empressa d'ajouter : Tir non létal, flashball, ça a calmé trois gars pour un seul blessé, bon ratio non?
-Ahah, pas mal chef. J'ai prévenu nos potes ODST avant d'aller vérifier si tout allait bien, il parait qu'Aleksandriovitch et son escouade sont encore moins aimés par la populace que nous.
-J'suis sûr que c'est à cause de leurs combinaisons, si ça se trouve les civils pensent qu'ils ont la clim' intégrées et ça doit leur retourner l'estomac de savoir que ceux qui les empêchent de foutre le bordel sont en plus de ça mieux lotis qu'eux.
-Ca m'étonnerait même pas." Ajouta le caporal le sourire aux lèvres. "Bon, je vais retourner à mon poste chef.
-Faites donc caporal, faites donc." Conclut son supérieur en s'étirant longuement avant de se rappeler de quelque chose d'important : "Oh ! Et si vous croisez Fergusshon, dites-lui de m'apporter un jus d'orange, je l'ai vu en mettre un pack de six dans son sac !
-Ca marche, j'en prendrais un aussi je pense..." Soupira Jenkins.
Une fois de nouveau seul, l'adjudant, le sourire aux lèvres, s'empressa de fermer de nouveau les yeux en attendant l'arrivée de son jus d'orange. Cette journée n'allait peut-être pas passer si lentement finalement.

_________________
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"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Mer 5 Fév 2014 - 13:30

Ce fut une déflagration distante qui tira le sergent de sa torpeur, il tourna la tête vers la source du bruit puis haussa les épaules. Si on ne l'appelait pas en renfort c'est qu'il n'y'avait pas besoin qu'on s'intéresse a ça. Tournant la tête sur la droite, puis la gauche, il eut un sourire dissimulé sous son casque en voyant la ligne de ses hommes qui faisaient office de barrage humain devant l'entrée Nord de la ville. Seule protection entre les troupes de choc orbitales et les manifestants ? Un grillage des plus solides dérrière lesquels s'étaient réfugiés les gars de l'irrascible sergent qui souriait en voyant la foule s'énerver sur eux, leurs lancer des caillous qui rebondissaient simplement sur les casques et les visières. A vrais dire, Mikhaïl ne comprenait pas pourquoi il étais tant haï par ses concitoyens, peut-être étais-ce lié au fait que chaque fois que l'un d'entre eux tentais de venir secouer le grillage, l'un des hommes de Mikhaïl dégainait sa matraque électrique et venait frapper au torse le secoueur en série, ou tout simplement qu'ils ne répondaient autrement a aucune provocation ou peut-être tout simplement un traumatisme lié au carnage de Washington auquel sa compagnie n'avait été pas mêlée, de souvenir.

« - Bande de salopards d'enculés de vos putains de mères ! Mort a la loi maritale ! »

L'originalité de l'insulte amplifiée par ce qui semblait être un haut-parleur parvint a nouveau a tirer le sergent de son introspection profonde, il leva la tête vers un homme qui s'était élevé au dessus de la foule avec un mégaphone archaïque en main, sa voix étais presque robotisée.

« - Bah tiens, j'l'avais jamais entendue celle là. Il serait pas légèrement dyslexique lui ? Ironisa Mikhaïl dans le réseau de communication de son escouade.

- Ah ? Pourtant c'est quand même basique comme insulte je trouve, sergent. Lança Kobé en ponctuant sa phrase d'un ricanement.

- J'aurais opté pour autre chose moi... Du genre... « Enculés de fils de bâtards consanguins du fin fond des colonies extérieures » ou « Mangeur de poulpe avarié ». Rétorqua un des hommes du rang.

- Très spirituel Arty', t'en a d'autres ? Objecta Kobé.

- Oh le fils de bâtard. S'exclama Arty.

- J'ai connu mieux soldat. Répondit le sergent en riant.

- Oh le fils de bâtard ! S'exclama a nouveau Arty en désignant l'homme au mégaphone qui brandissait une bouteille au goulot obstrué par un chiffon. Il a un cocktail ! »


Haussant ses sourcils pourtant dissimulés sous son casque, le sergent le pointa des doigts et hurla l'ordre de faire feu sur le porte-parole de la colère de la foule. En un mouvement d'une synchronisation quasi-parfaite, Kobé et Arty levèrent leurs canons et tirèrent a six reprises sur l'homme qui se retrouva méchamment contusionné par les balles en caoutchou.

« - Activation des visières autorisées messieurs, ils est temps de calmer ce bon monde. Sortez vos matraques et faites moi reculer la foule, objectif, récupérer l'énergumène au cocktail et l'interpeller. »

En un mouvement de la part de l'intégralité de son escouade cette fois, les TCAO rangérent leurs fusils et dégainèrent leurs matraques alors que leurs visières prirent une teinte écarlate des plus intimidantes et en un pas cadencé, ils avencèrent vers la foule avec une determination caractéristique des gars des troupes de choc. A chaque fois qu'ils levèrent les bras, un manifestant se retrouvait au sol a convulser légerement sous la décharge électrique, la foule fut dispersée assez rapidement, les civils n'étant pas habitués a ce genre d'opérations. Très rapidement, le nombre de pauvres gens au sol qui se faisaient trainer en arrière par leurs camarades fut assez conséquents et l'objectif put être interpellé avec une rapidité qui ferait palir de jalousie les forces de l'ordre.

Une fois l'ordre partiellmement ramené, les gars de Mikhaïl revinrent se mettre en position alors que leurs visières reprirent leurs teinte bleu-grise traditionnelle. Reprennant leurs fusils alors que leurs OC se détachait du rang. Ils toisèrent avec dédain la foule qui reprennait ses esprits pour un futur assaut.

Pendant ce temps, Mikhaïl s'amusait a mettre une petite torgnole, puis une autre a l'interpellé en souriant sous son casque. Faisant un simple contrôle habituel pour déterminer l'importance de son état de choc, il répondit quasiment parfaitement a tout les tests et aux yeux du sergent, il devint clair que l'homme n'étais pas sous les effets d'un narcoleptique ou de l'alcool. Il avait agit de son propre chef, le plaquant ventre au sol avec une brutalité monstrueuse, Mikhaïl lui passa les menottes en lui luxant l'épaule gauche, intentionnellement. Activant sa liaison vocale avec les forces de police et son officier de commandement, sa voix grave sattura la ligne.


« - Ici le sergent-artilleur Mikhaïl du poste Nord pour les forces de police d'Olympus Mons. Nous avons interpellé un homme armé d'un projectile de type cocktail-molotov, il est négatif aux narcoleptiques et a l'alcoolémie, besoin de renfort pour une extraction vers le QG pour interrogatoire ou mise en garde-à-vue, c'est vous qui voyez messieurs.

- Ici le Sergent Parker, nous allons procéder a son évacuation. »

La voix du dit sergent de police arracha un gromellement au sergent qui activa sa ligne avec l'escouade des marines.

« - Patron, tout se passe bien de votre côté ? Chez nous c'est la fête, y'a un gars qui s'est pris pour un pyromancien et qu'a cru malin de brandir un cocktail-molotov sous not' nez. Mendoza, c'est ça ? T'a pas une anecdote amusante a me raconter ? J'ai besoin d'égayer ma journée là. Termina Mikhaïl en un grognement. Bande de connards, mais qu'est-ce qui leurs prends de s'énerver comme ça, ils sont a l'abris dans le système Solaire et ça se plains ? »

Se redressant il s'étira en attedant l'arrivée des forces de police pour l'interpellation du castard alors que ses gars repoussaient par moments les manifestants qui tentaient de forcer le cordon, a coup de matraque électrique bien entendu. Au loin, on pouvait entendre les bruits de lutte, ponctués de crépitement électriques et de gémissements prolongés, pourtant, n'importe qui doté d'un peu de bon sens pouvait deviner que les TCAO ne faisaient que repousser les manifestants et ne s'acharnaient pas sur eux pour passer le temps, au contraire d'autres.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Mar 18 Fév 2014 - 16:46

"-Lâche-moi enfoiré, lâche-moi !
-Chef? J'en fais quoi?
-Amène-moi cette petite merde."

La première classe Fergusshon acquiesça et traîna le corps chétif du jeune homme jusqu'aux pieds de son supérieur énervé. Derrière ce dernier se trouvait Mendoza, assis sur le goudron, l'arcade sourcilière gauche en sang, son bob sur les genoux...Il observait avec un air blasé son supérieur attrapé par la nuque et frapper celui qui, quelques minutes auparavant, sortait du rang pour lui jeter un caillou de fort belle taille au visage. Pourquoi diable, sur tout les marines présent, ce petit con avait choisit de viser l'unique porteur de bob? Et surtout, pourquoi ne pas avoir fuit plus rapidement après avoir commis son exaction? Ce pauvre gosse blondinet et maigrichon devait tout juste avoir dix-huit ans, son inconscience devait être punie, mais était-ce vraiment nécessaire de le terrifier comme le faisait son adjudant? Ils l'avaient emmené a l'abri des regards indiscrets, entre deux bennes à ordures, à l'ombre de l'ascenseur orbital puis, les questions et les gifles humiliantes avaient commencés. Fergusshon s'était particulièrement amusé, mais maintenant que ce dernier était assis à ses cotés, c'était au tour de l'adjudant...
La nuque de sa victime bien en main, Carl affichait son sourire annonciateur de drame futur en approchant son visage de celui du gosse.
"-Pourquoi t'as fais ça petit con?"
L'intéressé cracha dans l'oeil de son interlocuteur en éclatant de rire:
"-Pourquoi? Putain mais tu te fous de moi? Regarde ce que t'es entrain de faire au lieu de me poser cette question."
Coup de matraque électrique, fin du rire de gosse.
"-Oh si tu savais...Si tu savais tout ce que j'étais capable de faire...Pour un bête caillou jeté a la gueule d'un gars de mon escouade."
Fergusshon lâcha un ricanement en frottant son crâne dépourvu de cheveux avant de sortir un torchon de sa poche pour le tendre a Mendoza, qui s'empressa de le récupérer sans détacher son regard de la cruelle scène se déroulant face à lui. Un nouveau coup de matraque électrique fit disparaître le sourire narquois qu'arborait jusqu'alors le jeune homme désormais replié sur lui-même.
"-Chef, pas la peine de trop en faire non plus...C'est qu'un gamin."
L'adjudant se tourna vers l'auteur de la phrase en souriant avant de recentrer son attention sur le jeteur de pierre.
"-C'est le mec que t'as saigné qui te défend, tu te rend compte? Allez tire-toi, tu ne veux pas savoir ce que je te ferais si je te revois dans cette foule d'abrutis. Tire-toi !"
Le concerné s'éclipsa en boitant sous les regards amusés de ses deux bourreaux. Mendoza soupira en pressant le chiffon contre sa plaie.
"-C'était qu'un gosse...Vous pourriez être un peu plus...Mesuré."
Carl fit mine de rien entendre en ramassant son fusil à pompe. Fergusshon quant à lui secoua la tête d'un air désolé.
"-Ecoutez-moi boss', sans déconner, c'est pas des rebelles ces gars-là, c'est juste des gamins un peu trop...
-Un peu trop quoi, caporal?"Cracha le dénommé "boss" d'un air excédé en se tournant vers son sous-fifre: "Et si il avait eut un couteau? Et si il avait mieux visé?"Continua-t'il en s'approchant dangereusement de Mendoza pour finalement s'accroupir face à lui. "Tu veux penser à un gosse? Pense au tiens, sombre connard, pense à l'être que ta copine porte en elle. Je n'ai pas envie d'annoncer a Britza que le père de son futur enfant est mort ou dans le coma parce que cet abruti n'a pas fait attention à ce qui semblait être de "simples gosses". Si tu ne veux pas me voir faire mal à tes agresseurs, fais en sorte qu'il n'y en ai plus ! Maintenant lève-toi, reprend ton flingue et ferme-la."
Le porteur de bob cligna des yeux plusieurs fois, tentant d'assimiler les paroles de son supérieur avec difficulté en observant ce dernier retourner faire son travail sans se retourner, suivit par un Fergusshon visiblement amusé par la situation. Tout ceci était improbable, très improbable. Tout en maintenant le chiffon, désormais rouge, contre son front, Mendoza se leva, récupéra son arme et rejoignit ses hommes d'un pas mal-assuré.

Le fusil à pompe posé sur l'épaule et la main gauche en visière pour tenter d'échapper aux sinistres rayons du soleil, Carl, désormais défoulé, se retrouvait de nouveau assis sur sa fameuse caisse qui n'avait étrangement pas bougé durant l'incident susmentionné. Face à lui, une horde de zombie, retenus par des barrières de sécurité pliant a moitié sous leurs poids, hurlaient leur envie d'en découdre avec le système entier, rien n'avait changé, parfait. La radio grésilla :
"-Patron, tout se passe bien de votre côté ? Chez nous c'est la fête, y'a un gars qui s'est pris pour un pyromancien et qu'a cru malin de brandir un cocktail-molotov sous not' nez. Mendoza, c'est ça ? T'as pas une anecdote amusante a me raconter ? J'ai besoin d'égayer ma journée là...Bande de connards, mais qu'est-ce qui leurs prends de s'énerver comme ça, ils sont a l'abris dans le système Solaire et ça se plains ?"
Carl ricana en posant sa tête contre la parois de l'ascenseur derrière-lui tout en croisant les jambes, attendant la réponse de Mendoza, qui ne tarda pas à venir :
"-Vous voulez un truc marrant Sergent? Je viens de me prendre un cailloux de la taille d'un poing dans l'arcade, ça pisse le sang."
L'adjudant intervint en ajoutant :
"-Un peu plus bas et l'œil partait, ce petit gars fait pas assez attention a..."
Détonation. Flash. Le marines tomba de sa chaise improvisée, les deux mains sur les tempes, fermant les yeux et se repliant sur lui-même pendant une bonne minute. Une fois sûr d'être encore en vie, Sorince releva la tête et cligna des yeux :il n'entendait plus rien d'autre qu'un long et désagréable sifflement. Une impressionnante nappe de fumée noire venait de recouvrir la zone, des formes humanoïdes se mouvaient de manière chaotique dans cette purée-de-pois, marchant sur leurs congénères et les barrières sans distinction. Oh...Cette brume n'était visiblement pas anodine, puisque l'oxygène semblait refuser d'entrer dans ses poumons, qui le brûlaient d'ailleurs considérablement. La chaleur avait aussi augmentée de manière significative...A sa gauche, Fergusshon s'était accroupi et lui tendait quelque chose, un masque à gaz? Pas contre. D'un geste mal-assuré, Carl l'attrapa et l'enfila, retenant sa respiration pour éviter de se brûler d'avantage les bronches. Le sifflement disparut presqu'en même temps que la chaleur et il put comprendre, tout en soufflant comme un boeuf, trop content de retrouver de l'air, les dires de ses collègues dans le canal radio :
"-Vous avez vus ce qui s'est passé?
-Nom de dieu, c'est le bordel.
-Jansen est à terre, il a pas eut le temps de mettre son masque, demande assistance médicale sur ma position !
-Chef, vous êtes toujours là?"
En un effort colossal, le concerné activa sa radio avant de cracher :
"-Plus...ou moins.
-Content de le savoir, ça ressemble à quoi de votre coté?"
Histoire de donner la meilleure description possible, l'interrogé se leva avec l'aide de Fergusshon avant de balayer la zone du regard, on y voyait pas à cinq mètres.
"-Une saleté de purée de pois plus noire que mes cheveux.
-Normal, l'usine à cent mètres de votre position a tout bonnement explosée.
-Ca explique pas mal de chose, on a des cibles?
-Non et les flics affectés a la défense de l'usine répondent pas, c'était peut-être des rebelles infiltrés?
-C'est soit ça, soit des macchabées à moitié cramés. Alekcengri...Aleksanbr...Oh et puis merde, sergent?!"
Le leader d'escouade ODST répondit presqu'immédiatement :
"-Toujours debout.
-Virez-moi ces abrutis de civils, ils vont réussir à se faire descendre si ça continue, moi et mes gars ont va aller inspecter les restes de l'usine, voir si il y a des blessés...Mendoza, vous bougez pas de là, si des mecs s'approchent trop de l'ascenseur, visez la tête...Et dites aux secours de se bouger, bordel !
-Compris.
-Reçu."

Quelques minutes plus tard, les dix marines sous les ordres de Carl en plus de lui-même traversaient l'écran de fumée s'étant étalé tout autour du lieu de l'explosion. Quelques corps inanimés de civils trop lents croisaient parfois leurs routes, assommés par leurs camarades paniqués ou simplement à moitié asphyxiés, les soldats leurs faisaient enfiler un masque à gaz de force et continuaient leurs routes, sans trop s'attarder sur l'état des victimes, après tout, ils l'avaient bien cherchés. La troupe avançait en formation serrées, armes à munitions létales en mains. La visibilité étant affreusement réduite, chaque hommes, chaque femmes, sursautaient aux moindres sons. Carl et Fergusshon ouvraient la marche, sans se soucier des chuchotements inquiets derrière-eux. La traversée dura une vingtaine de minutes. Une fois sur place, l'escouade put constater que les restes de l'usine n'étaient autre que des tas de taules éparpillés sur le goudron brûlé, des petits feu illuminaient faiblement la zone, ici et là.
"-On se sépare, équipe de deux, cherchez des survivants, Fergusshon avec moi."
Ils s'exécutèrent. Une énième explosion, provenant sans doute d'une voiture en flamme, fit sursauter les marines les plus sur les nerfs. Sorince quant à lui, se contenta de ranger son SOCOM dans le holster attaché à sa cuisse avant de poursuivre sa recherche, progressant toujours plus dans l'épaisse nappe de fumée noire.
"-Heureusement que Milla n'est pas là.
-Pourquoi donc?
-Bah, elle est allemande, les émanations gazeuses, les corps, tout ça..."
L'adjudant ricana, imité très vite par son sous-fifre, ils enjambèrent un pan de mur d'acier à moitié fondu avec prudence avant de reprendre :
"-T'en pense quoi?
-Je suis pas expert dans le domaine, mais c'est pas comme si les usines du coin étaient spécialisées dans l'agro-alimentaire, une grenade dans un tas de bobine a fusion et c'est parti pour le feu d'artifice.
-Il y aurait eu une réaction en chaîne non?"Supposa Carl en soulevant du pied une plaque de fer appartenant sans doute au toit de l'usine. La première classe hocha la tête.
"-Pas faux boss', c'était peut-être simplement une surcharge de réacteur, une connerie dans le genre? Il paraît que ça arrive.
-Pile à ce moment là? Nan...Y'a un truc qui cloche.
-Les rebelles nous provoquent, ils viennent même lorsqu'on les attend, c'est d'un ennui." Soupira Fergusshon en escaladant un tas de taule tandis que son supérieur inspectait les restes d'une salle de stockage...C'est à cet instant précis que la radio décida de grésiller, faisant ainsi sursauter le duo déjà sur les nerfs :
"-Chef, on a trouvé un flic ici.
-Comment il va?
-Etat de choc, il a perdu deux doigts, rien d'intéressant n'est sorti de sa bouche. Les autres gars trouvent que dalle aussi, si il y avait des terroristes, ils ont foutu le camp."
Carl poussa un juron avant de régler sa radio sur le canal personnel du sergent ODST Aleksandriovitch.
"-Sergent, on a quelques blessés mais pas de rebelles dans le viseur, restez vigilant. Je vous rejoins dès que les secours sont arrivés pour prendre le relais."

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"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Dim 23 Fév 2014 - 5:01

« - Un peu plus bas et l'oeil partait, ce petit gars fais pas assez attention a... »

Le vacarme d'une explosion satura la ligne, un grésillement strident résonna dans les tympans de tout les T.C.A.O qui secouèrent le visage en tappotant leurs casque pour régler ce problème. Mikhaïl lui s'enleva le casque rapidement histoire de conserver son ouïe un peu plus longtemps. Puis le souffle de l'explosion les rattrapèrent et ils furent plusieurs a tomber au sol, Mikhaïl y compris qui manqua de faire une rencontre lascive avec une barricade en béton armé.

Mouvement de panique de la foule dont les premiers rangs furent vigoureusement secoués par le souffle qui en mis certains a terre. Des hurlement de terreur, des gens qui se faisaient renversés et piétinés par leurs valeureux camarades qui ne pensaient qu'a sauver la peau de leurs cul. A vrais dire comment les blâmer ? Une telle explosion n'est visible que dans trois types de situation, une bataille, un accident majeur et potentiellement dangereux ou tout simplement un attentat. Ce n'étais probablement pas le premier, les Covenants n'avaient jamais pu mettre la main sur les coordonées du système solaire et probablement pas le deuxième, en général les installations adjacentes au mastodonte qu'est un ascenseur spatial sont souvent sécurisées au possible, l'ascenseur spatial qui perds un peu de sa balance, dont le pillier central est effondré et c'est un cataclysme a l'échelle quasi-planétaire. Oui, ça fait mal des millions de tonnes d'acier qui tombent depuis plusieurs kilomètres de hauteur.

Mikhaïl secoua la tête en se redressant, cherchant son casque alors qu'une énorme purée de poix se répandait dans la zone, probablement de la fumée toxique. Les installations présentes étaient majoritairement dirigées a la production d'équipement militaire et tout le monde sait que y'a pleins de choses bonne pour la santé dans c'genre de cas. Mettant son casque et tappotant un peu la plaque tempale pour s'assurer qu'il fonctionne, la liaison s'activa, légerement grésillée mais une voix nasillarde reconnaissable entre milles se fit entendre.

« - Crrr- Alekscrrrr- Puis merde, sergent ?!
 
- Toujours debout. Répondit Mikhaïl amusé.

- Virez moi ces abrutis de civ-crrrr... Mikhaïl stabilisa la liaison. Réussir a se faire descendre si ça continue, moi et mes gars on va aller inspecter les restes de l'usine, voir si il y'a des blessés... Mendoza vous bougez pas de là, si des mecs s'approchent trop de l'ascenseur, visez la tête... Et dites aux secours de se bouger bordel.

- Compris. »

Se redressant, la voix autoritaire du sergents s'éleva alors qu'il s'adressait a ses gars.

« - Escouade, au rapport ! Des blessés ? 

- Aucun, chef ! Répondit Kobé.

- Activez les filtres de vos casque messieurs, y'a une purée de pois toxique, allez vous assurer qu'il n'y'a pas de blessés parmis la foule et préparez les pour évacutation. Si vous voyez des mouvements hostiles, permission de tirer. Cherchez a les incapaciter au lieu de les tuer. Mais si ils opposent une menace, défendez-vous. »

Les hommes répondirent par un « Aye ! » en choeur avant de se diriger vers la foule, pas particulièrement agressifs mais précipités pour s'assurer de l'état des blessés, ils étaient tous en état de choc mais il n'y'avait pas énormément de dégats, il faut dire qu'ils étaient assez loins de l'explosion. C'est alors que, s'équipant d'un mégaphone particulièrement pusisant, que Mikhaïl hurla.

« - A tout le personnel non-combattant et aux civils. Veuillez évacuer la zone, l'état d'urgence a été déclaré et la place doit être libérée pour les secours. Toute personne qui s'opposera aux membres des troupes de choc d'assaut orbitales et aux policiers sera arrêtée et mise en garde a vue pour haute trahison. Vous avez trois minutes pour évacuer, les blessés seront récupérés en contre-bas par les secours. C'étais le seul et l'unique avertissement ! »

Voyant la foule se disperser, avec assez de hâte, bien que de manière organisée, la route qui menait a l'ascenseur orbital se libérait et Mikhaïl put prendre une liaison avec les forces de police locale. Sa voix, un peu plus rauque que d'habitude a cause de ses braillement autoritaires.

« - Ici le sergent Mikhaïl Aleksandriovitch du premier ba... Oh et puis merde, il nous faudrait plusieurs ambulance et je demande l'activation du protocole d'urgence, il y'a des risques que ce soit un attentat. Vous pouvez envoyer un pélican en surveillance ? »


Dernière édition par Mikhaïl Aleksandriovitch le Sam 22 Mar 2014 - 16:31, édité 1 fois
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Riley Mitchell
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Dim 9 Mar 2014 - 22:14



- On se bouge les gars !

La pilote marchait dans les allées à coups de grandes enjambées, s'arrêtant à mi-chemin pour jeter un oeil aux soldats qu'elle devait bouger jusqu'au Mont Olympe. Dans un mouvement, elle donna une petite claque sur les fesses de deux soldats, leurs faisant un signe des mains de se grouiller. Ceux-ci froncèrent d'abord les sourcils, comme choqués, mais s'adoucirent en voyant que c'était une FEMME. L'un d'eux se mit à sourire et enfila ses armures, l'autre qui préférait ne pas réagir sauf les couleurs pourpres qui lui coloraient le visage. La pilote, aussitôt se retira et hurlait des ordres à ses soldats de sa voix fluette. Obligée de se tordre le cou pour les regarder.

Au bout de quelques secondes d'attente, elle quitta la salle pour rejoindre le Hangar et s'installer dans son bébé. Appuyant sur une multitude de boutons pour démarrer l'engin et refermer la porte du cockpit. Elle n'eut qu'à attendre un petit trois minutes avant de voir les culs des soldats se bouger en rythme jusqu'au véhicule.

- On referme et on se tient !

Ordonna la pilote depuis un micro.


***


Assise là, elle mangeait encore son petit plat tiède en plateau au moment où un vieil homme se rapprochait d'elle. Pas qu'un simple vieil homme ! Il s'agissait là de l'agent de liaison chargé de s'occuper de la mission sur Olympe. Elle lui jeta un regard et relâcha immédiatement sa nourriture, nettoyant ses lèvres à l'aide d'un tissu humide qui sentait le citron.

- Mademoiselle Mitchell, nous avons besoin de vos talents pour emmener nos soldats sur l'Olympus Mons, zone industrielle. Une urgence s'est déclarée depuis peu et nous n'avons plus beaucoup de temps. Prévoyez une unité de secours, ils vous attendent là bas.

Elle avait tiqué au ''mademoiselle'', l'écoutant avec attention, déjà pressée de rejoindre une équipe et son oiseau de métal.

- Oui m'sieur l'agent ! J'y serai avant que vous n'ayez le temps de dire catastrophe !

- Bonne chance, soyez prudente.

Puis il disposa suite au salut militaire qu'ils s'échangèrent respectueusement. Elle, se leva promptement avec son cabaret, se dirigeant à grande vitesse vers une poubelle. Elle rebondit en arrière lorsqu'elle se fit bousculer par un grand homme apparemment soldat qui la rattrapa au dernier moment. Un jeunot maladroit.

- Excusez-moi mademoiselle !

Elle, toujours penchée en arrière, voyait ses choses au sol et son cabaret en vrai carnage. Redressée comme une plume, elle envoya un sourire au soldat, avant de ramasser ses choses, lui qui se penchait pour l'aider.

- Ça va, au repos... Hmn, non en fait retournes faire tes affaires, je vais me débrouiller.

Il quitta après s'être infiniment excusé. Elle qui nettoyait les dégâts avant de s'éclipser.  


***

- Tout le monde va bien derrière ?

Les réponses en chœur des soldats rassurèrent la pointe d'inquiétude de la pilote qui se préparait - au milieu de toute cette fumée - à atterrir. Un brin anxieuse, elle s'assurait que personne ne la verrait au milieu de la fumée dense. Par intermittence, des messages audio se firent entendre. Apparemment un échange micro entre le sergent et l'adjudant-chef qu'elle devait venir aider.

- Vi-frrcchhhh ... -Réussir à se -frrrchhh ... Voir si il y a des blessés - chhrrfff - Secours...

- Activez les filtres -frrcchhhh... casque messieurs ... -frrcchhhh toxique [...]


De là haut, elle n'entendait qu'un morceau de la conversation, mais dû comprendre que la fumée où elle se trouvait était toxique. D'où elle envoya un message à ses soldats.

- Mettez vos masques-filtres messieurs !

Une fois posée au sol, elle envoya un message au sergent et à l'adjudant. Enfilant son casque une fois ceci fait.

- Ici Mitchell, pilote du pélican de secours, on m'entend ? Je suis camouflée dans la fumée. On arrive !

Elle referma son micro et quitta l'engin, menue de ses armes en compagnie de ses soldats. Elle fit un bout de chemin avant de se faire pousser par l'un de ses hommes qui la maintenait derrière un rocher marsien, bien à l’abri des tirs.  

- Merci mon gars.

Son regard s'illuminait à la vue du sergent, stoïque qui la remarqua par la suite.

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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Mar 18 Mar 2014 - 23:51

"-A gauche Adjudant !"
Carl braqua son pistolet dans la direction indiquée avant de presser frénétiquement la gâchette, perforant par trois fois le torse d'un énième terroriste. Une rafale de balles traçantes venant de derrière-eux frôla le casque de Fergusshon qui s'empressa de se jeter sur l'auteur des tirs et d'abattre sa crosse sur son crâne jusqu'à ce qu'il cesse définitivement de bouger. Un court silence suivit cette action, laissant au duo le temps de se remettre de l'attaque...Puis les cris de paniques des autres membres de l'escouades les ramenèrent à la réalité :
"-Ils sont dans la fumée ! Impossible de les aligner !
-Bordel, Marx est à terre ! Médic' !"
Carl secoua négativement la tête en se penchant vers le cadavre de l'homme qu'il avait abattu pour ramasser le MA2B de ce dernier et les chargeurs qui allaient avec, imité très vite par son brutal collègue chauve qui s'empressa de lâcher l'arme après avoir vérifié les munitions utilisées.
"-C'est des balles radioactives boss..." Fit-il en jetant le fusil.
-Quelle chiotte !" Activant sa radio en frappant du pied le corps du propriétaire de l'arme, l'adjudant-chef s'égosilla : "Soldats, repliez-vous vers l'ascenseur, laissez ou achevez les blessés, l'ennemi a des balles radioactives, je répète, l'ennemi possède des balles radioactives !"
Un flot de jurons et de supplications suivit cette information. Carl coupa sa radio et soupesa le nouveau fusil en sa possession.
"-Lâchez ce truc adjudant, c'est dangereux... Lâcha son accompagnateur en essuyant la crosse de son fusil sur le tee-shirt de sa victime.
-Ouai, c'est dangereux...Pour eux.
-Comme vous voulez, mais si vos bras fondent, c'est votre problème."
Répondant à la déclaration par un ricanement, le concerné chercha une quelconque forme de vie autour d'eux avant de commencer sa progression vers l'ascenseur orbital, suivit de près par un Fergusshon plus inquiété par l'arme de son supérieur que par l'attentat terroriste. Ils progressèrent dos à dos pendant une dizaines de minutes avant d'être rejoins par un autre duo de marines choqués par les nouveaux évènements, chose totalement compréhensible. Malheureusement, le groupe nouvellement formé se retrouva très vite au stade originel lorsque de nouveaux arrivants, bien plus belliqueux, vinrent manifester leurs envies d'en découdre en débarquant des ruines d'un camion pour transformer les torses des deux accompagnateurs en gruyères avant d'être à leurs tours réduits en bouillie par les survivants : Carl et Fergusshon.
"-Chef?"
Le concerné extirpa sa botte gauche des restes de cervelle d'une victime de plus en activant sa radio et soupira :
"-Ravi de te savoir encore en vie Mendoza, qu'est-ce qu'il y a?
-On a trois de vos gars avec nous, les autres sont...
-Morts. Coupa l'adjudant d'un ton dépité, le regard plongé sur les restes sans vie de ceux qui, quelques secondes plus tôt, faisaient parts de leurs inquiétudes au type fatigué qu'il était. Son sous-fifre chauve, penché sur l'une des deux dépouilles, semblait occupé à essayer de retrouver la plaque du défunt dans la carotide de ce dernier.
-Merde.
-Autre chose?"
Court silence.
"-Non chef, rien d'autre...
-Parfait, on..."Fergusshon posa sa main sur l'épaule de son supérieur, pointant du doigt un groupe de formes progressant lentement dans la fumée."...arrive d'ici peu." Continua Carl d'un ton plus discret en se baissant, pointant son arme en direction des nouveaux arrivants.
Les sourcils froncés, les deux marines, accroupis au milieu de la place enfumée, priaient pour que les sept types armés n'aient ni capteurs de mouvements ni lunette thermique ni sixième sens susceptible de les faire avancer dans leurs directions. Loin de tout abri, ils se retrouvaient au milieu d'un parking, en partie détruit par le précédent attentat, le sol, parsemés de reste de voitures et de bâtiments renvoyaient une image presqu'aussi chaotique que celui près de l'usine victime de l'attentat. Le problème étant que les tas de taule avaient tendances à faire beaucoup trop de bruits si, par malheur, quelqu'un marchait dessus. Aussi les marines ne bougeaient pas, gardant dans leurs lignes de mirs le groupe face à eux avançant en file indienne...Et malheureusement, ces salopards venaient vers eux. Carl commença a s'inquiéter au moment où l'homme de tête vint s'accroupir a moins de cinq mètres de Fergusshon, qui avait trouvé refuge sous les restes de la porte d'une vieille voiture.
"-Ils devraient plus être loin...T'es sûr d'avoir entendu des tirs venant de là? Ca raisonne pas mal dans le coin." Comme pour confirmer les dires du rebelle, les bruits lointains de violents échanges de tirs vinrent faire sursauter les plus prudents. Un autre type, disposant d'une voix plus aigû que le premier et portant une étrange lunette de vision répondit :
"-Ca va je suis pas stupide non plus, c'était plus proche que d'habitude...Et puis si y avait rien eut, les gars de Vickers répondraient à l'appel non?
-Ouai. Cracha l'homme de tête en jouant avec un morceau de goudron fondu en l'écrasant sous ses rangers. "Tu vois quelque chose?
-Que veux-tu voir avec des foutues lunettes thermiques sur les lieux d'un incendie, bordel ! Pesta le concerné en retirant lesdites lunettes. "Quelles conneries ! Je me grille les yeux depuis vingt bonnes minutes et la seule chose qu'on réussit a faire c'est descendre trois civils et un pauvre abruti de marines, pourquoi nous filer des thermiques?
-On fait avec ce qu'on a..."L'écraseur de goudron secoua la tête en soupirant avant de se relever et de venir essuyer sa chaussure sur, comble de bonheur, le bord de la porte/abris de Fergusshon..Bien entendu, peu de temps après :" Hééééé...Qu'est-ce que c'est que ça?"
Carl écarquilla les yeux en se mordant la lèvre inférieure tandis que trois rebelles tiraient son sous-fifre hors de sa cachette pour lui mettre quelques coups de pieds rageurs...La situation se corsa au moment où la première classe excédée et quelques peu paniquée, attrapa par la jambe l'un de ses agresseurs pour le faire tomber en arrière...L'atterrissage fut dur, puisque ce dernier trouva le moyen de se casser la nuque sur l'un des nombreux débris trainant sur le sol. Suite à ce "petit" incident. Les rebelles survivants abandonnèrent leurs sourires, se murant dans un silence d'une bonne minutes, jusqu'à ce que celui qui semblait être le meneur souleva Fergusshon par le col pour l'amener au niveau de son visage.
"- Ce mec valait une centaine des vôtres, fils de pute ! Une centaine !"Répéta-t'il en gratifiant son nouvel ami d'un coup de tête particulièrement violent.
"-On le descend?" Proposa le plus  éloigné, accroupi au coté du corps du malchanceux, sans faire attention à la forme qui se faufilait derrière-lui.
"- Non." Répondit le chef en frappant une nouvelle fois Fergusshon qui n'eut pas de meilleure idée que de lui cracher au visage." On a toujours besoin de prisonniers, et celui-là je veux qu'il regrette son action...
-Franchement boss? On va se coltiner ce déchet tout le long?
-Si je puis me permettre...Tenta le prisonnier avant d'être brutalement coupé par un autre coup.
- Tu ne peux rien te permettre, la ferme.
- Vous allez prendre une balle en pleine tête."
Détonation, giclée de sang, râle et bruits de luttes. La première classe repoussa le cadavre de celui qui le maltraitait jusqu'alors, désormais sans tête, tandis que son chef attrapait par la gorge un rebelle un peu trop surpris pour son bien.
La minute d'après, rebelles et marines se visaient mutuellement sans pour autant ouvrir le feu. Carl avait prit en otage l'insurgé le plus maigrichon et se réfugiait derrière ce dernier pour éviter une éventuelle riposte, Fergusshon ne bougeait pas, rapprochant discrètement sa main gauche de son arme de poing et les collègues de l'otage, quant à eux, ne savaient plus où donner de la tête.
"-Sacré retournement de situation pas vrai? Cracha le chevelu en collant le canon de son pistolet contre la tempe de son bouclier vivant.
-Tu compte quand même pas t'en sortir après avoir descendu Anson?
-C'est plus Anson maintenant, c'est macchabé numéro 2. Tu veux que ton pote change de nom lui aussi? Proposa Carl en appuyant un peu plus son arme sur le crâne du pauvre insurgé. Voyant que personne ne répondait et que personne ne savait quoi répondre, il continua. On échange, je vous file votre pote, vous laissez filer le mien. Ça parait équitable non?
-On est cinq mon gars.
-Quatre, m'étonnerait que ce type dans mes bras puissent faire quelque chose...Surtout si je décide de lui trouer la tronche tout de suite ! Continua le chevelu en haussant le ton.
-Non, arrêtes ! Gueula le plus réactif en levant la main d'un air paniqué en direction de l'otage... avant de ponctuer sa phrase par un simple : C'est bon...Laissez ce gars partir."
Fergusshon ricana en commençant a s'éloigner de la dangereuse zone, laissant son chef au prise avec cinq insurgé relativement énervés. Un long silence durant lequel chacun put observer la première classe disparaître dans la brume suivit cela, puis lorsqu'ils le perdirent de vue, tous reprirent leur sérieux.
"-Et maintenant James Bond? Tu fais quoi?"
Le visage de l'adjudant s'illumina d'un large sourire. D'un coup de pied, il expulsa son otage sur ses alliés avant de courir se réfugier derrière un tas de taule anciennement nommé "bus". Cette tactique aussi simple que peu efficace amusa en premier lieu les insurgés...Malheureusement, en deuxième lieu, l'ancien otage se rendit compte trop tard que son bourreau avait arraché la goupille d'une des grenades attachée a sa ceinture. L'explosion fut violente et emporta celui qui en était l'origine plus le type l'ayant réceptionné. Les trois survivants quand à eux rampèrent a la recherche d'un abri jusqu'à ce qu'un Fergusshon remonté a bloc leurs tombe dessus, fusil en main.
La suite ne fut que cris et souffrance.
Une dizaine de minutes plus tard, Carl et son sous-fifre rejoignait les troupes près de l'ascenseur en traînant ce qui semblait être un homme de taille moyenne a la main droite coupée et aux hurlements parfaitement désagréables. La fumée s'étant quelque peu dissiper, la scène n'échappa a aucun des camps et ce fut avec un certain dégout que Mendoza ordonna a ses hommes de couvrir leurs supérieurs le temps qu'il rejoigne le reste de l'escouade a couvert derrière les restes des barricades.
"-Nom de dieu chef c'est quoi ça? Hurla le caporal au bord de la crise de nerf en rejoignant Carl derrière une benne à ordure renversée.
-Hm?
-Ça !" Répéta-t'il en pointant du doigt l'homme manchot allongé au coté de l'adjudant.
-Un rebelle !
-Mais pourquoi vous l'avez amené ici !
-Bah je me suis dis qu'il pouvait avoir des infos a nous donner, hein petit gars?" Lâcha le plus naturellement possible l'interrogé en ne prêtant même pas attention au gémissement désapprobateur du pauvre prisonnier.
"-Mais ça va pas?!
-Ho, si, ça va, les caméras sont plus là donc aucun risque d'avoir des critiques moralisatrices." Continua tout aussi naturellement Sorince en jetant un coup d’œil hors de son couvert, esquivant sans le vouloir une rafale un peu trop précise en sursautant a cause d'un faux-mouvement."Où sont nos amis ODST?"
Mendoza cligna des yeux en fixant le tee-shirt trempé de sang de son chef avant de déclarer d'un ton blasé.
"-Aleksandriovitch est parti voir où en était les BRC et leurs pélicans.
-Les quoi?
-La blackrock.
-Ces clebs sont ici avec un pélican?! Mais bordel je suis parti même pas une heure, résultat : les alentours de l'ascenseur se sont transformés en champ de bataille et les ODST vont chercher de l'aide chez les merco's ! C'est une blague?
-Et en plus vous revenez couvert de sang." Souligna Jenkins d'un ton désolé.
-Bon, préviens Alekcendrillon...
-Aleksandriovitch." Corrigea Fergusshon en tentant de ne pas prêter attention a l'explosion d'une énième grenade quelques mètres à sa droite.
"-C'est ça, dis-lui que je suis de retour et que je vais poser deux trois questions a notre ami manchot ici présent...Ils ont pas la façon de faire des gars de la cause, c'est des abrutis inexpérimentés avec des flingues radioactifs, c'est louche...Y a un endroit a l'abri des tirs?"
Mendoza montra du doigt l'entrée de l'ascenseur orbital.
"-Parfait, Mike, porte ce connard a l'intérieur." L'intéressé hocha la tête avant de réveiller le prisonniers d'une claque particulièrement désagréable. "Tu nous suis Mendoza?"
-Non chef, je vais rester ici pour m'assurer que nos hommes tiennent la...Cadence.
-Bien sûr." Ricana le sadique officier en tapotant l'épaule de son sous-fifre. "Rien à voir avec le fait qu'on va interroger ce petit gars?
-C'est peut-être lié d'une certaine manière."
L'adjudant éclata de rire puis sorti de son couvert pour sprinter jusqu'à l'entrée de l'ascenseur...Quelques minutes plus tard, la radio du sergent Aleksandriovitch recevait le message suivant :
"-L'adjudant-chef Sorince est revenu, nombreuses pertes à déplorer...Il procède a un interrogatoire musclé a l'intérieur de l'ascenseur orbital, ça va de votre coté?"

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"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Jeu 27 Mar 2014 - 14:09

« - Deux contacts sur le flanc droit, Kobé, tir de suppression ! Personne ne dois approcher l'ascenseur spatial. Jungst, a cent mètres en contre-bas, deux cibles hostiles, neutralise les ! »

C'étais, a vrais dire, on ne peux plus bordellique. Heureusement pour eux, les T.C.A.O disposaient de puissants filtres a oxygène et leurs casque n'obstruaient pas leurs vision, ce qui n'étais malheureusement pas le cas pour les officiers de police dont certains n'avaient tout simplement pas eu le temps de mettre une quelconque protection. Beaucoup d'hommes étaient allongés sur le sol et toussaient.

« - Kobé, des informations sur les... »

Sa phrase fut coupée par une balle qui vint se loger a quelques centimètres de sa tête, se jetant a couvert il grimaça tandis que soudainement, le compteur Geiger intégré a son armure s'affola.

« - Merde... Les gars ! Hurla Kobé, dont le compteur devait s'être embalé aussi. Balles radioactives ! Je répète, balles radioactives ! P'tain, ils foutent quoi a Fleetcom pour nous amener du soutiens ?! »

Ce fut a ce moment précis que le nuage toxique fut percé par les réacteurs rugissant d'un Pélican, d'après les marquages, ce n'étais ni un véhicule policier, ni un véhicule du C.S.N.U, cependant un emblème sauta aux yeux du sergent qui soupira dans son casque. La Black Rock venait chercher son moment de gloire, comme toujours.

Alors qu'ils descendirent, Mikhaïl ordonna a ses hommes de redoubler le tir de couverture et s'approcha de la rampe. Penché en avant, voulant réduire sa taille le plus possible pour ne pas devenir une cible.

« - Alors les bleus de la BRC, voilà la situation. L'ascenseur spatial est attaqué par tout les azimuts, si vous voyez quelqu'un debout et avec un flingue qui ne réponds pas aux sommations, c'est un hostile et vous avez pour ordre de l'abattre. Déployez vous autour du périmètre et faites gaffe. L'ennemi utilise des balles radioactives, les compteurs Geiger de nos combinaisons s'affolent a chaque trainée de balle, vous vous prenez un pruneau dans le buffet et c'est fini. Déployez-vous maintenant ! »

Hurla a moitié Mikhaïl sous son casque tandis que les balles fusaient et ricochaient contre la carlingue du Pélican. Tournant la tête vers ce qui semblais être un jeune garçon... Ou une gamine, oui, une gamine. Il lui fit signe de se relever.

« - Z'êtes la pilote ? Vous pensez pouvoir utiliser l'arme emb- »

Il se pencha en avant en posant ses doigts sur la plaque tempale de son casque. Hochant la tête, il retourna son attention vers la jeune pilote et se mits a hurler en même temps dans le réseau de communication de son escouade.

« - L'adjudant Sorince se replie sur notre position avec un prisonnier, Kobé, Jungst et Harmshen, vous faites un tir de couverture pour l'adjudant, deux gars de la BRC vont en soutien avec mes trois gars. Vous, pilote, vous avez une arme embarquée sur votre joujou ? »

Dit-il en désignant le Pélican de l'index avant de se retourner pour aller offrir un feu de couverture a l'escouade de l'adjudant, il ne l'avait pas vu, mais il savait très bien identifier les cibles et beaucoup d'hommes tombèrent sous les rafales et les tirs de supression des T.C.A.O, ils n'étaient pas réputés pour être la crême de la crême sans raison valable, après tout.

« - L'adjudant-chef Sorince est revenu, nombreuses pertes a déplorer... Il procède a un interrogatoire musclé a l'intérieur de l'ascenseur orbital, et vous, ça va de votre côté. »

Souriant son son casque, il réactiva sa comm' et lâcha.

« - On a connu mieux, mais que des blessés léger. Alors Mendoz', t'a une histoire drôle a raconter ? »
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Riley Mitchell
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Sam 29 Mar 2014 - 8:29

Suite à l'apparition du sergent, Riley s'était redressée en jetant un regard sur la place. Les soldats qui l'entouraient se mettaient en place sous les ordres du sergent avant de se bouger. Riley, elle, n'avait pas prononcé un mot avant les questions d'Aleksandriovitch.

- Joujou ? Ouais, z'en faites pas, mitrailleuse et lance roquettes Sergent !

Un large sourire s'était dessiné sur les traits d'la pilote, rien que de parler d'son bébé la remplissait de frissons. Non sérieusement, voler dans ces engins c'était fantastique. Suite aux quelques mots échangés avec le sergent, elle s'était retirée, son pistolet à la main.

- J'y retourne.

Avait-elle déclaré pour ensuite se diriger vers son pélican. Maintenant mise au parfum, il n'y avait plus rien qui l'empêchait de passer à l'action. Une main qui ouvrait la portière, l'autre occupée à ranger son pistolet. La poussière du sol qui planait maintenant à ses côtés lui obstruait la vue, ceci lui empêcha de discerner la présence qui s'était glissée à proximité. Une balle fouetta la portière et arracha un sursaut à la pilote qui avait posé un pied à l'intérieur juste avant que quelqu'un ne vienne lui agripper le col pour brutalement la tirer en arrière et la plaquée au sol. Ce type - au grand soulagement de Riley - était à court de munitions. Le visage renfrogné, il dégaigna une grosse et longue dague qui fit grimacer Riley, à semi redressée au sol. Il se rapprochait d'elle, un sourire jaunit aux lèvres.

- Les clés, donnes-moi les clés et j'vais te laisser en vie, comme t'es une dame.

Bluffait-il, sérieusement, la galanterie dans tout ça ? Disparue. Riley serra la mâchoire, scrutant des yeux son environnement en quelques secondes.

- J'suis pas quelqu'un d'patient, femelle. DONNES moi tes clés !

Dans une impulsion, Riley empoigna un caillou qu'elle lança sur le type. Maugrant d'abord avant de grogner, il se rapprochait en levant la lame, Riley qui mit la main à son pistolet.

- Salope ! Avait-il craché en maintenant le bras de la guerrière sous son pied.

- Sérieusement, c'est tout c'que vous avez, les BRC ? AH ! Aahahaha !

Mitchell avait juré, agrippant sa dague qu'elle planta dans l'entre-jambes du pauvre soldat. Le rire remplacé par un râle douloureux, il s'était penché vers l'avant, Riley en avait profité pour le tirer qu'il puisse rouler hors de là, se redressant pour lui donner un coup de pied dans le ventre et cracher dessus, pissed off.

- Tu la sens moins ta masculinité connard !  

Elle lui donna un coup supplémentaire pour ensuite retirer la lame autrefois coincée. Sous les pleurs du soldat qu'elle tua d'une balle à la tête par la suite. Non sérieusement, c'était mal de faire souffrir.  

À son grand damn, son coéquipier avait rejoint la fête, frappant à coup de balles le pistolet qui retrouva le sol. Bien heureusement, la brume était son alliée. Riley contourna son pélican pour attraper le soldat par derrière et lui planter son couteau dans le dos qui fit jaillir un cri de douleur. Pas question de démarrer l'engin pendant que deux types fous avaient le loisir de la flinguer. Quelques secondes à peine et un aut' copain l'avait rejoint pour une petite danse supplémentaire. Aussitôt, la brunette s'était raidit, attrapant l'arme radioactive qui lui permit de bloquer le coup de dague du rebelle et de donner un coup supplémentaire qui envoya au loin l'arme blanche. Le type, têtu, lui agrippa l'arme pour tenter de le lui arracher des mains. Il plaqua la pilote contre son pélican dans l'espoir de l'étrangler, avant qu'elle de pose son pied contre son ventre qui lui permit de l'envoyer plus loin. Seul côté négatif c'est qu'il avait reprit son bien de base, l'arme chargé. Les yeux de la brunette s'écarquillèrent, prête à mourir sur place. Sauf que, suite à un petit cliquetis, l'homme en question explosa en petits morceaux, l'arme tout aussi démolie. Mitchell dû se protéger contre son véhicule aérien, l'avant bras contre son visage. Heureusement pour elle, son habit de terrain l'avait protégée, grillé à sa place.

Une drôle d'odeur avait piqué ses narines... Une odeur âcre et métallique. Son regard s'était logé sur le morceau du cadavre, lui même planté sur son pied tandis qu'un boyau était installé sur son épaule. Un haut le cœur pendant qu'elle palissait à vue d’œil. Retirant d'un geste nerveux l'organe, coup de pied qui envoya valser les deux restes avec les autres.

- Ah ! Erk... eh... Oh mon.. Oh mon dieu !

Elle fila vers son pélican après avoir ramassé son pistolet, encore nauséeuse en refermant sa portière, l'odeur qui la suivait. Aussitôt son bébé démarré, elle s'envola haut dans le ciel pour avoir une meilleure vue, déjà réconfortée par les nuages et l'ascenseur vue de là haut. Elle contourna les lieux et ne fit que quelques coups de mitrailleuse pour nettoyer le terrain. Le reste était à l'intérieur. Soit elle rejoignait la fête, soit elle continuait de patrouiller dans le ciel au risque de se recevoir une roquette en pleine gueule.

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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Lun 31 Mar 2014 - 8:10

Bien souvent, l'être humain se rend compte trop tard qu'il a fait le mauvais choix. Par exemple : Lorsqu'un homme gare son hog devant un garage en pensant que personne ne va le voir et qu'en revenant le pauvret ne retrouve plus sa voiture, nul doute que le mot "regret" hante son esprit. Même chose pour le père de famille ayant décidé de tromper sa femme avec sa sœur...Ou l'inverse. Et même chose pour cette pauvre carcasse ensanglantée ayant eue l'audace de braquer, quelques dizaines de minutes plus tôt, son arme sur un marines chevelu qui, désormais, essuyait ses chaussures pleines de cendres sur les joues de celui qui l'avait ainsi insulté.
Les yeux exorbités, le manchot rebelle tentait de retrouver sa respiration, chose plus que compliquée depuis que l'acolyte de son bourreau lui avait couper le souffle à grand coup de matraque avant de lui faire comprendre qu'un seul et unique mot suffirait à le condamner a mort. La chaussure du chevelu quitta sa joue, puis son propriétaire s'éloigna. Disposant d'un champ de vision plus que restreint, puisque le sang coulant de son arcade avait recouvert son œil droit, le rebelle perdit de vue assez rapidement celui qui le prenait pour une serpillère, chose pas si désagréable vu le sourire sadique qu'arborait ce dernier, et profita de ce court instant de paix pour prendre conscience de l'absence de sa main droite...Et de la présence de la douleur. Un flot de larmes rouge se mit à couler sur ses joues...Puis la première classe qui accompagnait le chevelu se pencha vers lui, l'attrapa par les bras pour le trainer, l'asseoir contre un mur et mettre des bandages de fortune sur son moignon, sans prononcer un mot. Après cinq minutes de soubresauts et de protestations, sa vue se brouilla, une intense fatigue l'envahit, la douleur l'anesthésiant...Malheureusement, alors qu'il se décidait a fermer les yeux en serrant les dents, quelque chose de froid se posa sur sa joue gauche...La seconde d'après une décharge particulièrement violente le ramenait a la réalité et des doigts couverts d'immondices retirait la couche de sang a moitié séché qui recouvrait son œil sans la moindre délicatesse. Le visage du chevelu était à trente centimètre a peine du sien, son regard de serpent et son sourire dément le terrifiaient et c'est sans la moindre honte qu'il se mit à claquer des dents lorsque le sadique personnage chuchota :
"-T'as eu une formation pas vrai? Contre les interrogatoires je veux dire...Non, je m'en tape, c'était une question rhétorique...Avant de commencer, je veux juste te dire une chose. Tu vas parler. Même si t'as rien à dire. Même si tu ne sais rien. Tu vas hurler. Tu vas chanter même. Et surtout, tu vas trouver cette formation inutile."
Puis, l'auteur de ces immondes paroles éclata d'un rire...Malsain. Malade. Et ô combien angoissant. Durant trois longues minutes, ce rire hystérique raisonna dans la pièce et le crâne du rebelle, puis, lorsque finalement l'hilare personnage adopta un air plus sérieux, il cracha une seule et unique phrase, sans quitter sa victime des yeux :
"-Mike. Passe-moi le couteau...Son couteau."
La réponse, le très-prochainement-interrogé ne l'entendit pas, non, car ses nerfs lâchèrent. Ses hurlements de terreurs envahirent le long couloir dans lequel le trio se trouvait, avant même que ses bourreaux ne le touchent, et ne s'arrêtèrent que lorsque le chevelu décida de le calmer à grand coups de pieds dans le ventre. Ceci fait... L'adjudant-Chef Carl Sorince attrapa le couteau que lui tendait son collègue.
Et la boucherie pu débuter.

...
"-Arrête de bouger comme ça? Tu veux que je dérape et que je t'enlève un œil?!"
...
"-J't'avais dis d'arrêter de bouger, t'aurais été docile j't'aurais pas tailladé les joues."
...
"-Mais qu'eche que 'ous 'oulez 'ordel ?!
-Des réponses. Et articule, impoli."
...
"-On devrait peut-être lui poser des questions non?
-Très juste. Vous faites pas parti de la cause toi et tes gars pas vrai?
-Non..." L'interrogé cracha un peu de sang. "...on est des..."
-Indépendantistes. J'avais pigé. Depuis quand des ploucs comme vous usent d'armes radioactives?
-'Est les...'ars de 'a 'ause 'i nous 'ourniss.
-Pourquoi exactement?
-Y 'isaient être in'é'ssé 'ar nos idées...Keuf...Au secours putain, je m'étouffe !
-Ah, je vois, redresse-le. "

Fergusshon s'exécuta, tirant de nouveau le pauvre homme désormais dépourvue de joues et de dents jusqu'au mur lui ayant servit de dossier au début de l'interrogatoire. Pendant ce temps, Carl essuyait son visage couvert du sang de sa victime dans son tee-shirt en jonglant avec sa matraque électrique.
"-Tiens-le, on va cautériser."
La seconde d'après, l'adjudant, assisté par son sous-fifre, plongeait sa matraque dans la bouche de l'homme en prenant soin de toucher chacune des plaies qu'il avait ouverte. Cette "opération" dura une longue minute et, lorsque finalement les hurlements mêlés aux crépitements cessèrent, une odeur de viande grillée emplie l'atmosphère. Fergusshon lâcha le prisonnier, qui vint s'écraser la tête la première sur le sol froid du métallique couloir, au milieu de ses dents et des lambeaux de ses propres joues, la matraque, désormais désactivée, toujours dans la bouche. Les deux marines observèrent en silence les quelques soubresauts de son corps, puis Fergusshon lâcha d'un ton décontracté :
"-Chef?
-Hm?
-Vous pensez qu'il est mort?"
En guise de réponse, le concerné dégaina son pistolet et vida son chargeur sur le corps.
"-Tu veux prendre son pou?"
L'intéressé éclata de rire, bientôt imité par son supérieur.
"-On vous a déjà dit que vous aviez un humour malsain?
-Mendoza ne cesse de me le répéter...Tiens d'ailleurs." L'adjudant activa sa radio en détachant son regard du cadavre ensanglanté. "Mendoza?"
Des grésillements, des bruits de tirs et des râlent lui déchirèrent les tympans, puis la voix blasé du caporal lui répondit :
"-Chef? Il vous a donné les infos que vous vouliez?
-Ouai, comme je le pensais ces petits enfoirés sont payés et armés par les gars de la cause...Mais c'est des indépendantistes, des pauvres cons extrémistes.
-Et du coup?
-Du coup rien, j'arrive." Conclut l'adjudant d'un ton profondément faux avant d'attraper par le col sa victime décédée pour la traîner jusqu'à la sortie, précédé par Fergusshon et son regard interrogateur. Qu'est-ce que son "boss" allait faire avec ce macchabé? La réponse a cette question, la première classe ne tarda pas à l'avoir, en effet, dès qu'ils furent à l'extérieur, et après avoir constaté que le nuage toxique avait perdu de sa superbe, Carl chercha Mendoza du regard avant de le rejoindre et de jeter devant le pauvre porteur de bob le corps quelque peu amoché du rebelle. Surpris, le caporal manqua de se jeter hors de son couvert actuel : une voiture de police trouée a de trop nombreux endroits mais fut heureusement stoppé dans sa fuite par l'adjudant qui le plaqua contre la portière avant gauche.
"-Putain qu'est-ce qui vous prend boss'?!
-Ta radio est désactivée?
-Bien sûr mais...
-Ferme-la, t'as pas encore communiqué les infos que je t'ai donné rassure-moi?
-Mais...Non !" Hurla le caporal en affichant une expression d'intense confusion."La dernière conversation que j'ai eut avec un quelconque supérieur c'était cinq minutes après que vous soyez rentré dans..."Un pélican passa en rase-motte au-dessus d'eux, délivrant une salve de missile air-sol sur les positions rebelles, à une trentaine de mètres de là, avant de s'élever dans les airs en esquivant par la même occasion une roquette Jackhammer."Mais je pige p...
Carl le coupa :
"-Est-ce qu'ils nous envoient des renforts?!
-Oui...La base d'à coté, Seekwater je crois, nous envoie un détachement de soutien.
-Chef, filez-moi votre SOCOM s'il-vous-plait, je vous le rend d'ici peu."
Interpellé, l'adjudant aux yeux exorbités sorti de son holster l'arme désirée et la tendit a son sous-fifre qui le remercia d'un hochement de tête avant de sauter par-dessus le capot de la voiture pour rejoindre les ODST en première ligne, sans trop faire attention aux rafales ennemies. Puis Mendoza reprit d'un ton inquiet :
"-C'est une diversion c'est ça? La vraie cible c'est Seekwater?
-Ils ont manipulés et armés cette bande de tarés par je ne sais quel moyen...Seekwater est perdue si ils envoient leurs gars nous aider."
Le caporal eut un hoquet de surprise avant de cracher un "merde, 'faut les prévenir." en tentant d'activer sa radio. Fort malheureusement, son supérieur n'était pas de cet avis.
"-On ne prévient personne Mendoza. Personne, l'interrogatoire n'a officiellement rien donné.
-Vous vous foutez de moi?! Vous venez de dir..."
Carl attrapa par le col son sous-fifre :
"-Non, je ne me fous pas de toi, et toi? Tu te fous de moi?!
-Je comprend pas..."
Histoire de réveiller le porteur de bob, l'adjudant détacha l'arme rebelle accrochée a l'attache magnétique de son dos qu'il avait récupéré sur les corps des amis de l'interrogé, retira le chargeur a l'intérieur de cette dernière pour lui donner.
"-Dis-moi ce que c'est.
-C'est des balles radioactives...
-Exactement, des balles radioactives pour un putain de MA2B ! Ils ont tous ce genre de saloperie dans les mains, et nous, qu'est-ce qu'on a? Des pistolets ! Nos armes principales sont chargés de balles non-létales, on a que des petits pistolets contre des fusil d'assauts chargés de balles radioactives, et nul doute que ces tarés d'extrémistes sont, en plus, plus nombreux ! Sans ces renforts, on est cuit, tu comprend?!
-Vous êtes en train de me demander de sacrifier une base, les informations a l'intérieur de celle-ci et tous ses occupants pour sauver nos miches?
-Non, je suis en train de te donner l'occasion de voir ton fils grandir."
Une rafale de trop éclata la vitre de la portière au-dessus d'eux. Mendoza fixa longuement son supérieur puis jura en frappant du coude la voiture derrière-lui.
"-Merde ! Putain de merde !
-Occupe-toi de nos gars, je rejoins Fergusshon et les ODST." Conclut Carl d'un ton plus calme, récupérant par la même occasion le chargeur dans les mains tremblantes de son caporal.
"-A vos ordres chef..." Soupira le concerné.
"-Exactement Caporal." Cracha le chevelu en se levant. "C'est mes ordres que tu suis, le type qui te donne l'ordre de condamner ces pauvres gars, c'est moi. Tu n'es pas responsable. Alors ne culpabilise pas." Puis il s'élança vers la barricade de fortune derrière laquelle se trouvait Aleksandriovitch, ses hommes et Fergusshon. Durant la traversée, qui dura trente insupportables secondes, une balle frôla son oreille droite et deux autres vinrent s'écraser dans le goudron à ses pieds, aussi l'adjudant fut plus que satisfait d'arriver à destination et c'est presque sans regret que ce dernier se jeta, épaule la première, contre la barricade métallique qui en retour, le lacéra cruellement. Saluant d'un hochement de tête Mikhail tout en prenant conscience que son tee-shirt et une partie de son visage était trempé de sang, le chevelu cracha d'un ton naturel :
"-Les interrogatoires, c'est salissant."
Fergusshon profita du court instant de flottement qui suivit cette réflexion pour rendre le SOCOM de son chef à ce dernier.
"-Des renforts sont en route normalement mon cher, va falloir s'occuper de ces petits hystériques en attendant..." Fit Carl en jetant un coup d'œil en dehors de son couvert, un groupe de rebelle plus agressifs encore que les autres semblaient avoir élu domicile au quatrième étage d'un bâtiment en construction à une vingtaine de mètre en face de leurs couverts. "Je serais d'avis de dégager ces salopards de ce coin là-haut, une idée?"

HRP : Pavé ftw, je vais me coucher, relecture plus tard, toussa toussa.

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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Lun 14 Avr 2014 - 6:08

Les hommes de Mikhaïl faisaient le compte de leurs munitions tandis que leurs sergent avait ôté son casque le temps de rouler du tabac sur sa cuissarde. Les hommes profitaient d'un temps de repos qui avait été gagné grâce a l'intervention des hommes de la B.R.C, les gars de son escouade semblaient morose et assez maussades. Certains étaient ravis d'avoir une simple opération de contrôle de foule et d'autre tiraient la gueule depuis le déploiement, ce que les gars nommaient souvent la « Shore Leave » étais toujours appréciée. Mais même dans le système solaire, la merde suivait souvent les T.C.A.O.

Levant la tête vers l'adjudant qui débarquait couvert de sang et crachait au sol, Mikhaïl haussa le sourcil a sa justification. Ma foi oui, pensa-il, les interrogatoires ça peux être vachement salissant. Glissant la cigarette a la commissure de ses lèvres et l'allumant avec un briquet rudimentaire, le sergent inspira longuement l'arôme acre de son tabac roulé et le recracha en soupirant.

« - J'ai presques plus de balles, il me reste un chargeur pour mon fusil et... Lâcha-il en vérifiant les poches qu'il portait sur sa ceinture. Deux chargeurs pour mes pistolets. Je peux les aligner avec ma lunette, mais il faut qu'ils se mettent a découvert et qu'ils montrent leurs jolie tête. »

Le sergent et ses hommes étaient visiblement peu équipés, il fallait dire, un attentat sur un ascenseur orbital, en général c'étais une tactique utilisée pour rendre inhabitable une zone de plusieurs centaines de kilomètres. Heureusement, le pilône tenait toujours. Fiérement dressé tel un majeur colossal vers les rebelles et un magnifique symbole de la puissance industrielle de la planète.

« - Sinon, on peux rien faire avec mes gars. Les tirs de couvertures, vous savez, mon adjudant, ça demande beaucoup de munitions. »

Conclut rapidement Mikhaïl avant de tirer a nouveau sur ca cigarette et de tappoter le papier de son index pour faire tomber les cendres par terre et se gratter le menton. Visiblement il réfléchissait a ce qui pouvait être fait pour déloger les tireurs.

« - La gamine des merco's peut pas refaire un bombardement sur le batiment ? J'pense que le haut-commandement nous excusera d'avoir détruit un étage. Sinon... On peux essayer d'aller jusqu'aux positions des anciens flics et récupérer les munitions qu'ils ont oubliés et lancer un assaut ? Je crois que les armes de la police utilisent le calibre 7x62, non ? »

Se grattant le menton, Mikhaïl jeta sa cigarette au sol et l'écrasa sous sa botte ferrée et remis son casque en activant son ATH, roulant des épaules et penchant la tête sur le côté en faisant craquer ses cervicales. Il ajusta sa lunette et posa la crosse de son fusil sur sa cuisse. Réfléchissant encore un peu, le sergent se redressa, se baissa et alla se mettre a couvert a côté d'une ouverture qui donnais sur le bâtiment. Penchant la tête doucement pour s'assurer de la situation, il eu la chance d'entendre une détonation et de reculer la tête juste au bon moment tandis qu'une balle ricochais sur le couvert tandis qu'une pluie de fer venait ronger petit a petit son couvert, détendu. Le sergent tourna la tête vers son supérieur et soupira.

« - Les insurgés utilisent des balles sub-soniques. Au moins on peux entendre la détonation et se mettre a couvert avant que la balle n'vienne se loger dans le crâne. C'est un avantage, mais ils sont au taquet. Vu la situation et la rapidité de réponse de l'ennemi, je pense qu'ils ont des optiques infrarouges ou thermiques. J'opterais plutôt pour l'infrarouge personnellement. Les émanations de gaz et de vapeur peuvent brouiller les thermiques. Vous avez le plan du bâtiment que je puisse aller me mettre dans une meilleur position pour les allumer ? »

Attendant la réponse de l'adjudant, Kobé s'exclama.

« - Sinon, on peux attendre les renforts, mon adjudant. »

Haussant les épaules en guise de réponse, Mikhaïl attendit la décision de l'OC de la mission.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Ven 2 Mai 2014 - 18:42

« - Sinon, on peux attendre les renforts, mon adjudant. »

Carl éclata de rire en rechargeant le fusil qu'il avait récupéré puis se tourna vers l'auteur des précédentes paroles. Derrière-lui, Fergusshon traînait un corps de rebelle jusqu'à leur abri de fortune.
"-J'aime cette réflexion soldat, malheureusement, j'dirais qu'on a une bonne quinzaine de minutes avant que ces flemmards n'arrivent à destination...Et attendre quinze minutes sous les tirs rebelles, c'est agaçant." Recentrant son attention sur le sergent, il reprit : "Et j'ai aucun foutu plan sur moi, bien entendu."
Un bruit humide venant de derrière se fit entendre, l'adjudant haussa un sourcil en observant la première classe Mike Fergusshon retirer un couteau de la gorge du corps qu'il avait ramené.
"-Il bougeait encore."
Un flot de balles fit dangereusement vibrer le tas de taule leur servant de couvert. Carl jura en passant le canon de son arme au-dessus de lui pour tirer plus ou moins sur la position ennemie...Ce qui eut pour résultat de vider un nouveau chargeur sans pour autant tuer un seul rebelle. Risquant un coup d'œil vers le bâtiment au-dessus d'eux, le chevelu remarqua que l'entrée de ce dernier, qui ne possédait encore ni porte ni fenêtre, était surveillé par deux types assis à l'étage au-dessus. Seule le bout de leurs canons dépassaient, ce qui pouvait se révéler fâcheux pour eux...Si les hommes de l'UNSC pouvaient obtenir un angle de tir pendant plus de trois secondes.
"-Ce gars avait des fumigènes." Cracha la première classe en finissant de piller le pauvre type égorgé.
"-Pas très utile si ils ont des lunettes de vision." Répondit son supérieur d'un ton blasé.
"-Et je suppose que c'est pas la peine d'utiliser des cadavres comme bouclier, les balles traverseraient."
Carl se massa l'épaule en fronçant les sourcils, cette suggestion lui rappelait beaucoup trop une vieille et douloureuse histoire.
"-Laisse tomber, même avec des flingues normaux ça marche mal.
-Sérieux?
-Ouai.
-L'arnaque !
-Bon, filez-moi la fréquence radio de nos amis de la BRC."
Le sergent s'exécuta. Carl activa sa radio :
"-Ici Carl Sorince, adjudant-chef des forces spéciales...Et blabla...On rencontre quelques difficulté au sol avec une saloperie de bâtiment rempli d'insurgé, j'aimerais, si ce n'est pas trop demander aux danseuses flemmardes que vous êtes, un peu de soutien, merci. Deux trois salves de roquettes, un étage en moins, juste histoire de justifier votre paie quoi."Il marqua une pause, puis conclut d'un ton narquois. "Oh, et c'est un ordre."

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"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Dim 11 Mai 2014 - 4:15

Pendant que des hommes mordaient la poussière, Riley avait décidé de faire un petit tour dans les airs pendant une trentaine de minutes. Concentrée à jeter quelques missiles par ci et par là, elle n'avait pas tout de suite remarqué le lance-roquet qui se tenait là, sur l'une des étages extérieures de la bâtisse. Elle avait tourné un peu autour et ce n'est qu'en jetant un regard à l'opposé du soleil qu'elle remarqua le petit homme, ce dernier se positionnait dans le but de pouvoir faire une bonne visée sur l'appareil où se trouvait la BRC.

Ses sourcils se froncèrent et un élan de panique fit en sorte qu'elle remonte l'interrupteur à temps, évitant de justesse la roquette qui s'écrasa sur des terres désertes, peinturée par les corps morts de plusieurs soldats. Mitchell, suite à un nouveau tour, reçu l'ordre d'abattre à coup de missiles une étage de l'ascenseur géant. Ce Carl Sorince - alias son adjudant - mériterait de se les manger en pleine poire, ces roquettes.

Après s'être mise en place, la pilote n'eut pas la moindre difficulté à lancer quelques coups sur la bâtisse, elle s'était référé à la position des soldats pour ne pas faire d'erreur, avouons-le, l'adjudant n'avait pas été clair. Ceci fait, Riley jeta un oeil aux petites fourmis à quelques mètres d'elle, au sol. Au bout de quelques secondes, ses yeux se concentrèrent sur un petit groupe d'insectes tout aussi petits qui se remuaient derrière Carl et sa troupe, elle aurait d'abord cru qu'ils étaient amis, mais en jetant un coup d'oeil avec sa loupe, elle se rendit compte qu'ils ne faisaient pas partis du même camp. Elle ouvrit son micro.

« Rebelles à 6 heure. Je répète, rebelles à 6 heure ! »

Le souffle court par la chaleur suffocante du véhicule aérien, la transmission dû être difficile, déjà que la qualité n'était pas encore au point, les halètements de la pilote n'aideront pas. Une petite portée de balles à la mitrailleuse effaça quelques soldats, seulement, d'autres s'étaient cachés et se montraient hors d'atteinte avant qu'elle n'ait put faire quoique ce soit.

« J'peux plus rien faire de mon angle, va falloir aller les abattre terre à terre les gars. J'vais  essayer de veiller sur vous, bande d'insectes. »

Un rire ponctua sa dernière phrase avant qu'elle ne se déplace, changeant d'angle en espérant toucher les rebelles, sans pour autant abattre l'un des siens.

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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Jeu 5 Juin 2014 - 20:19

« - Eh, mais c'est l'ascenseur qu'elle vise l'autre pét... Merde ! Tout le monde ! A couvert ! »

Attrapant l'Adujant par le col, il le tira et le balança dérrière un talus de débris dans un mouvement assez lourd en lâchant un rugissement rauque. Se jetant a son tour dérrière tandis que les hommes, légitimement paniqués, se ruaient dérrière des débris, des murets tandis que les détonations typiques des lanceurs rugirent.

Par chance, les missile frôlèrent l'ascenseur spatial et vinrent s'écraser sur une des bâtisses au loin. Redressant la tête par dessus le couvert. Mîkal ouvrit sa liaison en hurlant.

« - Tir allié ! Je répète, tir allié ! Mais ça va pas d'ouvrir le feu avec vos missile a proximité de l'ascenseur spatial ? Vous voulez détruire la ville ou quoi ? A la prochaine utilisation de missiles sans annonce, je vous envoie en cours martiale ! »

Se laissant tomber sur les fesses en enlevant son casque et penchant la tête en arrière tandis que l'adjudant se laissait aller a un rire des moins sympathique, Mikhaïl lâcha un soupir de soulagement, il venait d'outrepasser ses fonctions, n'étant pas l'officier de commandement mais disons que ça le démangeait. Tournant la tête légerement vers son supérieur, le T.C.A.O se rendit compte au regard de l'adjudant Sorince qu'il étais aussi pâle que lui. Ce dernier réprima un petit rire.

« - Pardonnez mon ingérence, monsieur... Mais j'aimerais éviter que l'ascenseur n'explose et nous avec. Il remis son casque et activa la liaison avec son escouade. Kobé ? Tu as un désignateur laser ? »

On entendit des détonations au loin tandis que la voix érreintée de son second s'activa.

« - Ouais ouais, on a éliminés quelques insurgés là. Je vous l'apporte mon sergent. »

Attendant que son second arrive, Mikhaïl enleva son casque, il étais hors d'atteinte de toute façon et pris un cigare dans une des poches tactiques de son uniforme avant de le caller entre ses lèvres. Tendant sa boîte ouverte vers Sorince en allumant son cigare, il lâcha nonchallament.

« - Parrait que z'êtes assez craint parmis les insurgés. J'moi même du faire quelques opérations contre eux avant la débacle de Jericho et l'opération sur Harvest, vous y étiez ? Demanda-il avant de reprendre. Tout cas une chose est certaine, j'préfère avoir a affronter ces putains d'imbéciles que d'affronter ces putains d'aliens, au moins les balles font moins mal que le plasma, z'avez déjà été touché ? Moi non, mais j'ai vu un de mes potes se faire fondre le casque sous un tir chargé. T'imagines ça, adjudant ? Le casque qui fonds et se colle a la peau, j'aurais pas aimé être a sa place. »

Passant les mains dérrière sa nuque il leva un oeil vers Kobé qui venais d'arriver en apportant le dispositif de guidage laser.

« - 'Rci Kobé, tu peux retourner a ton poste. J'vais m'en charger personnellement du guidage.

- Mais je... P'tain tu fais chier Mikhaïl.

- Je sais, éxécution. Et dernière chose, évite de dire que je te fais chier, suis encore ton supérieur a c'que je sache.

- Ouais ouais. Il se mit au garde-a-vous avant de redescendre vers sa position. »

Tournant la tête lentement vers Sorince, il remis son casque en souriant.

« - Allez, on va passer le temps en faisant péter quelques rebelles. »

Se redressant, il jeta un oeil vers les bâtiments dont un tir fusa, au taquet, les insurgés. Se mettant a couvert et a genoux, le sergent rampa le long du muret jusqu'à trouver une fissure dans le mur qu'il pouvait utiliser a son avantage. Plaçant le dispositif, il regarda a travers la lunette tandis que les lasers-multinodes du détecteur illuminèrent litérallement le bâtiment. S'asseyant tranquillement en enlevant son casque pour profiter de son cigare. Il lâcha.

« - Pélican, guidage laser déployé, réglez vos missiles et ouvrez le feu. Qu'ils puissent s'envoyer en l'air joyeusement. »
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Dim 8 Juin 2014 - 18:29

Il n'y avait pas de mots assez forts pour décrire la foule de regrets fusant dans la tête d'Heinrich.

Jack l'avait dit : se planquer dans ce bâtiment, ce n'était pas une si bonne idée. Mais le boss' ne l'avait pas écouté...Et ils étaient tous entrés à l'intérieur de ce dernier pour canarder les enfoirés de l'UNSC depuis l'étage le plus haut...Ils avaient eut tort, tous.
Sauf Jack.
L'explosion avait été aussi brutale qu'inattendu. Pour le boss, Jack et Marilyn, elle avait aussi -surtout- été fatale. Leurs corps brisés, désarticulés, étaient venus s'écraser sans la moindre grâce sur le sol ou les murs encore intacts, recouvrant ces derniers de fluides corporels malodorants et de morceaux de membres brûlés. Matt, fou de colère de voir sa sœur ainsi traitée, s'était empressé de vider son chargeur sur les salauds de l'UNSC en contrebas. L'un des leurs avait riposté. Et ce fils de pute, qu'importe son nom, avait sut viser juste...La cartouchière sur le torse du rebelle fut touchée, l'une des balles attachée a cette dernière s'était empressée d'exploser, imité par sa voisine du haut...Et celle du bas...Une terrible réaction en chaine déchirant cruellement ce pauvre bougre qu'Heinrich connaissait depuis le lycée -qu'ils avaient d'ailleurs quittés la même année- jusqu'à ce que ce dernier ne soit plus qu'un tas de chair sanguinolent et irradié.
Un pélican, quelques secondes et sans doute un guidage laser. C'était tout ce dont l'UNSC avait eu besoin pour faucher la moitié de leur escouade.
Balayant le carnage d'un regard terrifié, Heinrich ordonna à ceux qui pouvaient encore se battre de barricader les restes des étages inférieurs, puis il s'empressa de vérifier l'état de Jena.
La jeune fille, allongée sur le sol sec et brûlant du bâtiment, le fixait sans vraiment le voir, sa respiration se faisait de plus en plus irrégulière, un trou de la taille d'un poing était visible là où jadis se trouvait le tissu d'un débardeur gris et, en dessous de ce dernier, sa chair et ses cotes. C'était déjà un miracle que la vie ne l'ait pas déjà quitté. Réprimant un sanglot, Heinrich sourit tristement en passant sa main sur les joues blanches de celle qu'il aimait. En dessous, les marines de l'UNSC entraient, réduisant en charpie ceux qui se mettaient en travers de leurs chemins. Le canal radio général de l'escouade étaient saturés d'hurlement de paniques, il le coupa sans un mot. Aucun ordre sortant de sa bouche n'allait sauver ces pauvres types. Ils avaient provoqués l'UNSC, ils avaient provoqués l'élite de leurs troupes. Ils les avaient fait saigner. Et maintenant, on inversait les rôles.
Le tour aux rebelles de saigner. C'était normal après tout. Et puis, tout le monde devait mourir un jour.
Heinrich exorbita les yeux, incapable de se relever pour prendre son arme et venger ceux qui étaient déjà tombés. Mourir. Il allait mourir. Ils allaient mourir. Lui, elle, et tout les abrutis qui tentaient encore de se défendre, plus bas.
"-Putain...Putain. Putain !"
Le rebelle se recroquevilla sur lui-même, de grosses larmes s'empressèrent de venir humidifier ses joues trop sèches tandis que Jena, malgré son apparente agonie, posait sa main sur son front en affichant un sourire forcé. Elle allait mourir avec lui, pour rien. A vingt-neuf ans. Dans des souffrances atroces. Il se mordit la lèvre. Quelle connerie.
Deux rebelles, en sueur et désarmés, vinrent les rejoindre en éructant tels des buffles, au dernier étage. L'un des pauvres bougres avait perdu trois de ses doigts et l'autre ne voyait plus rien de l'œil droit. En apercevant sa silhouette recroquevillée, ils se mirent en colère et tentèrent de le faire réagir, sans succès. Finalement l'un des deux se décida a ramasser le MA2B a ses pieds pour braquer ce dernier, déjà à moitié vide, dans l'escalier.
La seconde d'après, sa mâchoire inférieure s'écrasait sur le sol, bientôt rejointe par son corps sans vie, quoique parcourut d'impressionnant spasme.
L'autre, le presque borgne, gueula quelques injures, tenta de ramasser l'arme du macchabé...Mais trop tard. Un type était entré, ses cheveux, longs et bruns, étaient presqu'autant couvert de sangs que la baïonnette improvisée attachée au bout du canon de son fusil d'assaut. Un sourire dément sur le visage, l'étrange marines expédia un coup de genou dans la face du presque borgne et observa ce dernier, sonné, tenter de se relever. Il marmonna quelque chose. Puis un autre type, aux airs hispaniques, entra à son tour dans la pièce.
"-Je te laisse t'amuser Mike."Déclara le premier d'un ton neutre.
-Trop sympa chef."
Le deuxième type rangea son fusil pour dégainer un couteau aux bords dentelés. La minutes d'après, le presque borgne hurlait.
Heinrich observait la scène sans bouger, paralysé, il ne tentait même pas de se cacher. Et de toute façon, il ne voulait pas abandonner Jena. Non, il ne voulait pas, mais lorsque les yeux de vipères de ce taré d'Adjudant rencontrèrent les siens, l'idée lui traversa tout de même l'esprit. D'un pas lent, le chevelu rejoignit le duo immobile, toujours le même sourire ancré sur le visage.
"-Pitié." Lâcha le faux-insurgé d'un ton pitoyable en pleurant à chaudes larmes.
Pas déconcerté pour un sou, ce monstre censés faire partie des protecteurs de l'humanité dégaina son pistolet, le rechargea sous les yeux de celui qui le suppliait. Puis tira deux balles dans le cœur de Jena.
Heinrich hurla, puis le canon du SOCOM se posa sur son front. La dernière chose qu'il vit fut le corps sans vie de celle qui, deux mois plus tôt, lui annonçait qu'elle était enceinte de lui.

Carl passa sa langue sur ses lèvres couvertes de cervelles et de sangs. Le goût était absolument immonde, à l'image de la scène. C'était sans doute pour cela qu'il l'appréciait tant. Derrière-lui, Fergusshon jetait le corps du borgne en bas du bâtiment. Ce pauvre bougre avait opté pour l'inconscience lorsque le couteau dentelé de son bourreau était venu lui couper l'oreille droite. Chanceux. C'est qu'ils étaient rares, ceux qui parvenaient à s'évanouir lors de ce genre de situations. La douleur maintenait souvent les victimes éveillées. Malheureusement pour ces dernières.
L'adjudant balaya la zone du regard : Le pélican avait bien fait son job, toute la partie nord du bâtiment n'était plus qu'un tas de rocher à moitié cramés, quelques corps finissaient de se faire dévorer par les flammes, une odeur de cochon grillés emplissaient l'atmosphère, mélanger à celui de l'urine des trop peureux et aux vomis des trop émotifs, cela donnait un résultat étrange. Était-ce ceci, l'odeur de la victoire? Cette pensée le fit ricaner, encore une fois. Il s'auto-remercia pour avoir laissé Mendoza en bas, loin de cette boucherie, le futur papa aurait eut toutes les peines du monde à se remettre de cette scène, enfin...
Gratifiant d'un coup de pied le corps sans vie de sa dernière victime, l'Adjudant activa sa radio pour déclarer d'un ton neutre:
"-Dernier étage clean Sergent."

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"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Lun 9 Juin 2014 - 0:37

Un poing levé. Quatre hommes en armure noire portant le casque emblématique des para les plus adoré ou détesté de l'humanité. Un nuage de cendre mélangée a de la poussière toxique obstruait la visibilité, même malgré les optiques ultra-modernes intégrées a leurs casques, il fallait être prudent. Le silence radio étais de mise et bien qu'il étais plus que probable que le guidage laser ait fait mal, le sergent ne voulais pas se risquer a un assaut a corps perdu.

D'un mouvement de la main complexe, il ordonna a ses membres d'escouades de se positionner en soutiens tandis qu'il s'approchait du mur et calla son fusil dans l'angle, Mikhaïl regardais a travers l'affichage de sa lunette et passa la main dans l'ouverture avant d'être acceuili d'une salve de fusil-mitrailleur hors-réglementations, petit calibre, probablement un reliquat des vieilles guerres qui avaient ravagé la terre il y'a de ça quelques siécles. A vrais dire, il s'en fichait, car il savait désormais quel étais l'état de la cible, sa distance apparente et sa précision. C'étais un mauvais tireur, mais un mauvais tireur énervé. Au loin on entendais les détonations terrifiantes du CAWS de l'adjudant et les salves interminables des fusils-mitrailleurs des membres de son escouade. Tandis que Mikhaïl observait et respectais le silence-radio qu'il avais imposé a ses hommes, dans le grésillement du récepteur, le sergent pouvait clairement entendre les hommes de l'adjudant rire et même ce dernier s'amuser.

Secouant la tête en coupant la réception radio, le sergent arma une grenade aveuglante qu'il lança dans le couloir. Détonation, le sergent s'engagea dans le corridor, le nez dans le « guidon » et ne tarda pas a ouvrir le feu. Trois balles vinrent se loger dans le torse de l'homme au pistolet-mitrailleur relique qui s'effondra. Il tourna son canon vers un autre insurgé qui semblais blessé et se contenta de tirer dans son épaule afin de le neutraliser. Un troisième figure sembla émerger d'une ouverture, l'homme étais ébetté, le visage en sang. Voyant le sergent il écarquilla les yeux en portant sa main a un holster contenant un énorme revolver.

Sa main n'atteint jamais son objectif, une balle se logea dans son épaule tandis qu'une autre vint lui briser la clavicule. Il fallait des prisonniers a interroger. L'action n'avais duré que quelques secondes, mais pour le sergent, tout s'étais déroulé a une lenteur incroyable. Dans l'instant même où les coups de feu cesserent, ses hommes le rejoignirent en sécurisant l'entrée.

« - Tout est ok. Pas beaucoup de resistance, les salves de missile ont eu l'effet escompté. Deux blessés, appliquez leurs le biofoam et signalez les pour évacuation médicale. Le SRN va les cuisiner. Lâcha Mikhaïl qui réactiva la liaison radio pour contacter l'adjudant. »

Tandis que ses hommes sécurisaient l'étage lentement, par groupe de deux. Il s'arrêta en plein millieux du bâtiment, entouré de deux gars aux membres ensanglantés et de deux cadavres. Tétanisé, il entendais ce que se lançaient les hommes de l'adjudant. Tête penchée en avant. Il secoua le casque et se contenta d'écouter en activant un système de capture audio.

Des rires, le bruit d'un couteau que l'on arracheais a son fourreau et des cris atroces, des cris de souffrances suivis d'un silence pesant et le martellement lent de bottes ferrées. Mikhaïl étais désormais prêt a parier qu'il entendais l'halétement d'une femme, soudainement un bruit d'un objet metallique tombant sur le sol se fit entendre et le claquement typique d'un rechargement.

« - Pitié... »

Soufflait une voix gresillante, Mikhaïl se redressa et amplifia la sortie sonore de son casque afin de mieux percevoir les bruits. Un halêtement pouvait être entendu, celui d'une femme ou d'un jeune garçon a entendre le bruit. Puis deux détonations sourdes turent a jamais l'halétement et un cri de rage mêlée a de la tristesse lui brisa l'oreille avant qu'une autre détonation ne se fasse entendre. Un ricanement coupa le lourd silence tandis qu'un objet lourd venait de tomber dans son dos, probablement devant l'entrée a deviner l'ampleur du bruit, puis s'éleva la voix terrifiante de l'adjudant qui offrit au sergent un avant-gout de l'enfer.

« - Dernier étage clean, sergent. »

Se redressant en s'assurant que son arme disposait encore suffisement de balles. Il inspira et expira en activant sa liaison radio en prenant le mouvement vers le dernier étage, canon en l'air et prêt a faire feu.

« - Reçu, adjudant. Dit-il d'une voix monocorde. Je bouge en direction de votre position, sortie arriére nettoyée et tout hostiles traités. Deux prisonniers parés pour extraction qui sont sous la main de mes gars. »

Quelques instants plus tard, a marcher dans un véritable ba in de sang, le sergent pouvait admirer l'horrible efficacité de la redoutable escouade de l'adjudant Sorince. Des esquilles d'os et de cerveau irriguaient le sol en béton et craquaient sous les bottes du sergent. Des cadavres horriblement mutilés par le rugissement d'un CAWS et la déferlante des fusils d'assaut. A vue d'oeil, quelques cadavres semblaient même avoir été tués avec une certaine application qui s'approchais plus de l'art que du combat. Certains, qui n'avaient aucune trace d'armes sur eux, avaient été poignardés.

Continuant son ascension a travers un dédale parsemé de fresques sanglantes, il arriva au dernier étage et se planta dans l'embrasure de la porte en fixant l'adjudant lentement.

« - J'ai tout entendu, Sorince. Tout enregistré. Commença séchement Mikhaïl, sans la moindre haine dans la voix. Vous avez violé au minimum une bonne quinzaine de lois de la guerre et de droit aux prisonniers. Ce ne sont pas des covenants, mais des humains. Traîtres, soit, mais humains quand même. Donnez moi une bonne raison d'effacer l'enregistrement que j'ai, mon adjudant. »

N'attendant même pas la réponse, il ouvrit le datapad intégré a l'armure et commença a jouer l'enregistrement, voyant que cela ne choquait en rien, même, amusait l'adjudant et ses hommes. Il enleva son casque et se contenta d'hausser un sourcil face a l'état déplorable qu'ils arboraient.

« - Au moins, je sais désormais pourquoi vous êtes a ce point détesté. »
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Lun 9 Juin 2014 - 23:26

" - Au moins, je sais désormais pourquoi vous êtes a ce point détesté."

Carl maintint cet éternel sourire satisfait sur son visage ensanglanté. Derrière-lui, Fergusshon s'amusait à passer une molaire trouvée par terre sur le fil de sa lame, créant un grincement sinistre particulièrement désagréable...D'un toussotement, l'adjudant le fit stopper, avant de commencer à applaudir l'ODST face à lui :

"-Mikhail Aleksandriovitch, mesdames et messieurs ! Sergent, premier bataillon de la quarante foutue septième division des troupes de danseuses de l'enfer, un vétéran dirigeant d'autres vétérans au front, un héros ! Pragmatique mais toujours dans les règles, il suit ces dernières à la lettre ! Impressionnant, pas vrai Mike?"

L'intéressé jeta la molaire à ses pieds pour répondre d'un ton ironique:

"-Y'a pas a dire boss', vous lui arrivez pas à la cheville."

Le concerné commençait à sévèrement hausser les sourcils. Encore une minute ou deux comme celle-ci et Carl était sûr qu'il allait prendre la mouche. Mieux valait éviter ce genre de désagrément. Le massacre d'une escouade de marines par une autre, ça faisait tâche, dans n'importe quel rapport. Cessant ses applaudissements, l'adjudant plongea son regard d'émeraude dans celui du sergent ODST, sans pour autant se détacher de son habituel sourire...Ce dernier se révélait d'ailleurs particulièrement inquiétant, ses dents étant encore rougie par le sang de ses victimes.

"-En somme, vous sous-entendez que je suis un tueur, un boucher?" Sans lui laisser le temps de répondre, il enchaîna."Je plaide coupable." Un fin filet de sang et de bave s'échappa de sa bouche pour venir couler le long de son menton et finalement s'écraser sur le sol."Vous auriez dû être présent lors de Washington mon vieux. Là-bas, les règles, on les avait oubliées. J'ai ouvert en deux une grand mère, cassé la nuque d'un gosse devant sa môman avant de planter mon couteau dans l'œil droit de cette dernière, et pourquoi? Parce qu'on m'en avait donné l'ordre. Je vous cache pas que je me suis éclaté, aha..."
Fergusshon éclata de rire, ce qui ne manqua pas de déranger quelques peu l'ODST déjà particulièrement désarçonné par la déclaration de son supérieur hiérarchique.
"-Et putain, vous auriez dû voir dans quel état était ce pauvre manchot, à la fin de notre interrogatoire, je l'ai buté en lui faisant avaler ma matraque électrique, vous imaginez? Ca sentait le caramel fondu, et sa langue en avait sans doute plus ou moins l'apparence..."

L'hilarité de Fergusshon contrastait parfaitement avec le stoïcisme inhumain d'Aleksandriovitch, un tableau amusant. Carl s'étira, puis parti s'asseoir sur un pan de mur éclaté, utilisant comme marchepied le cadavre d'un certain Heinrich pour éviter de tomber.

"-Je respecte les gars comme vous. Vous savez pourquoi?" L'intéressé lui fit comprendre que non."Vous êtes un vétéran, z'avez quoi? Trente piges, trente-cinq? Vous avez au moins une dizaine d'année de guerre derrière vous, et vous pensez encore aux règles..." L'adjudant avait presque craché ce dernier mot à la figure d'Aleksandriovitch."J'ai été sur Jericho, avant et pendant l'arrivée des covenants. J'ai aussi été sur Harvest. Sur Sigma Octanus. Arcadia. Barren. Le mont Séléné... J'ai vus et fais des choses que même vous, le grand héros ODST, ne pouvez imaginer. J'ai vus des dizaines de civils se faire exécuter comme des chiens par nos amis rebelles, puis, quelques mois plus tard, j'ai eu pour ordre de vider des chargeurs de balles incendiaires sur d'autres innocents simplement révolté par les agissements moralement discutables d'un certain Miller. Et vous savez ce que j'ai compris, au fur et a mesure des combats? Nos semblables sont milles fois pire que les aliens."Long silence." Vous avez un doute? Regardez moi." Nouveau ricanement de la part de Fergusshon."Je suis un dangereux malade, détesté même dans ma propre compagnie, pourtant, contre toute attente, on ne me botte pas le cul hors de l'UNSC. Pourquoi? Parce que je suis efficace."Il sauta a pied joint sur la carcasse d'Heinrich, les innombrables bruits humides qui suivirent peinèrent à masquer le rire de Carl se mêlant a celui de son sous-fifre hispanique.."Nous sommes des forces spéciales mon vieux, forces spéciales, méthodes spéciales. Ca fait des années que je suis dans l'armée, des années que je suis payé pour tuer...Non, pas pour défendre l'humanité, pour tuer. Purement et simplement. Et je suis devenu Adjudant-chef comme ça. Ce tas de chair a mes pieds, vous savez à quoi il a servit? Vous savez ce que j'ai appris tout à l'heure, en interrogeant son pote? Tout ces gars font parti d'un groupe d'indépendantistes inexpérimentés, des excités de la gâchette a deux francs. Nos vrais reb's les ont contactés, leurs ont fournis des saloperies de flingues, des chargeurs radioactifs, et les ont laissés foutre le bordel. Ces types, ils ont tirés sur mes hommes...Et les tiens, Mikhail, avec des munitions interdites. Sans parler des quelques civils fauchés par accident ou par amusement. Et tout ça dans quel but? La base la plus proche, Seekwater, s'est vidée de plus de la moitié de ses effectifs pour venir nous filer un coup de main...C'est ça, le véritable objectif de nos amis rebelles, ils veulent Seekwater. J'aurais suivi les règles...J'aurais prévenu Seekwater...Les renforts ne seraient pas en chemin, la base serait sauvée...Mais pas nous. Tu comprend ça, abruti idéaliste? J'ai, sans aucun regret, condamné une base entière d'hommes et de femmes à crever pour sauver nos foutues peaux, et tu crois que tu vas réussir a me faire culpabiliser ou mieux, me faire peur, avec des enregistrement d'exécutions pas règlementaire?!" Le visage de l'adjudant s'assombrit, son sourire disparut."On ne gagne pas une guerre en suivant les règles, sergent-artilleur Mikhail Aleksandriovitch. Vous pouvez garder cet enregistrement, le donner au premier gars du SRN que vous voyez en espérant que ce n'est pas une de mes vieilles connaissance et prier le reste de votre vie pour ne pas, un beau jour, apprendre que je me suis enfui de l'asile ou de la prison dans laquelle on m'a collé. Ou vous pouvez le détruire et devenir officiellement l'un des trop nombreux hommes d'honneurs fermant les yeux sur mes pratiques peu orthodoxes mais bien trop efficaces pour être oubliées. Le choix vous appartiens. Mais sachez que si j'avais suivi les règles dés le début, nous n'aurions pas passé cette nuit."

Carl se tut, un long silence remplaça ses paroles chargés de venin, uniquement brisé par le frottement du mouchoir de Mike contre la lame du couteau que ce dernier nettoyait. L'adjudant coupa sa radio au moment où Mendoza lui fit part de l'arrivée des fameux renforts, puis passa sa main dans ses cheveux trempés de sang, sans quitter le sergent des yeux. Ce type ne l'effrayait pas, non, il l'amusait. C'était un peu le même genre que Mendoza, gentil mais trop naïf. Tellement naïf qu'il n'avait même pas remarqué que Fergusshon avait discrètement retiré la sécurité de son pistolet au moment où son supérieur s'était amusé à jouer a saute-sur-le-cadavre...Ce qui n'était pas le cas de l'adjudant, d'un regard, il lui intima l'ordre de se calmer...Puis observa, par les restes d'une fenêtre en flammes, les indépendantistes tenter d'échapper aux marines de Seekwater.

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"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Mer 11 Juin 2014 - 19:31

Alors qu'il avais commencé a parler. Mikhaïl croisait les bras en fixant l'adjudant déblaterer sa vision du monde dans un flot incessant d'atrocités. La vision du monde de cet adjudant étais assez fascinante, la peur avais laissé place a une analyse profonde et précise de ce qu'étais Sorince. Plus il parlait, sautais a pieds joints, plus Mikhaïl se mettais a rire intérieurement. Quand le silence fut finalement tombé, le sergent pencha la tête en avant et se mit a rire doucement, d'abord des ricanements puis des éclats de rire tonitruant. Activant sa liaison, il déclara a voix haute.

« - Fleetcom, ici le sergent-artilleur Mikhaïl Jan Aleksandriovitch pour le lieutenant-colonel Eisengate. Je déclare l'alerte, niveau rouge, mise en danger de la base des Services de Renseignement de la Navy nom de code Seekwater, demande un largage du quarante-septième bataillon sur la base pour sécurisation, l'attaque de l'ascenseur étais un leurre. J'ai des aveux de la part d'un POW. Aleksandriovitch, terminé. »

Dit-il en fixant Sorince d'un air qui dompterais un tigre en l'espace d'une seconde. Mettant fin a la liaison tandis que ses hommes finissaient de sécuriser le bâtiment, Mikhaïl s'approcha et vint coller son front contre celui de Sorince, couvert de sang. Il le fixait dans les yeux et les deux hommes se jugèrent. Pendant ce temps là, Mike semblait porter la main a son holster, chose que le sergent avais remarqué. Il grinça entre ses dents.

« - Dit a ton chien-fou d'éloigner sa main de son joujou, il va se blesser. »

Les deux hommes se fixèrent tandis que Carl fit un mouvement de la main vers Mike, puis il fixa le sergent, toujours d'un air narquois.

« - Vous savez quoi ? Je suis peut-être l'un des rares hommes du SPECWAR a ne pas vomir en entendant votre nom ou a faire des cauchemars en imagineant ce que vous avez fait. Vous ne me faites pas peur, Sorince, inutile de me menacer. Je pourrais vous tuer et m'en tirer avec une médaille, si il n'y avais pas votre ami pour assurer vos arrière. »

Se reculant un peu et écrasant une esquille d'os sous sa botte ferrée, Mikhaïl croisa les bras contre le mur en souriant légerement, se foutant royalement du fait que son front étais en sang et le mur dans son dos parcouru de restes de chair et de sang brûlés par la poudre et le feu des missiles.

« - Mais je ne suis pas juge, les ordres sont les ordres. Néanmoins je transférerais le dossier et l'enregistrement au SPECWARCOM, on verra bien comment les huiles réagiront. Ceci dit, sacrifier Seekwater pour nous, j'admire votre instinct de survie. Et qui sait, j'ai bien survécu aux campagnes d'Harvest, c'est pas eux qui nous auraient mis a terre, votre manque de jugement me sidère, monsieur. Mais heureusement qu'un... Insurgé, ait parlé aux mains de mes hommes et qu'ils m'aient transmis la... Véritable nature, de cette opération. Si vous voulez éviter que je ne sois obligé de parler et d'avouer votre haute-trahison, vous devriez peut-être vous assurer qu'un ou deux des POW que j'ai capturé avoue, sans lui brûler la langue, ça va de soi, n'est-ce pas ? Ou sinon je peux demander a Kobé de les cuisiner, a vous de voir. »

Remettant son casque, il activa le VISR pour s'assurer que les marines de Seekwater se défendaient, visiblement, ils se repliaient vers les pélicans.

« - Mh, il semblerait qu'ils se replient. Bon, nous de toute façon on peux tenir ce bâtiment et je... Pense que l'insurrection a été vaincue. Qu'est-ce qu'on fait, mon adjudant ? Je demande une évac' pour qu'on aille se la couler douce sur la station Olympus ? »
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Crowd Control [Semi-Privé]   Sam 14 Juin 2014 - 5:09

Le sourire de Carl s'était volatilisé. Purement et simplement. Il était parti au moment même où le sergent avait employé l'expression "haute-trahison". Non, pire, le sourire était parti. Mais quelque chose était revenu. Une migraine, terrible. Celle qui le faisait grimacer à chaque battement de cœur, celle qui faisait revenir l'autre. Et l'autre était revenu. Un rire étrange, inhumain, terrifiant, le seul qui le surprenait toujours, raisonna dans son crâne. Il fallut quelques temps à l'adjudant pour comprendre que ce n'était pas le sien. Ou en tout cas, qu'il ne riait pas. Les yeux exorbités, Carl balaya la zone du regard, à la recherche d'un type hilare et invisible, histoire de s'assurer que personne d'autre ne l'entendait. Puis cessa de respirer une demi-seconde.
Le rire cessa. Et la voix de l'autre cracha ces douloureuses paroles :
"Écrase-le."
Même Mike ne s'était pas préparé à ça. Personne ne l'était. La seconde d'avant, son supérieur était aussi amusé qu'a l'accoutumée par la mort et la destruction. Maintenant, ce dernier écrasait la crosse de son arme contre la visière d'un pauvre sergent ODST ayant décidé de placer ses valeurs morales au-dessus de son instinct de survie. C'était une sacré surprise, mais la première classe adorait les surprises. Surtout de ce genre. Croisant les bras sur son torse, il observa son supérieur massacré celui qui lui avait manqué de respect en se retenant de glousser. Oh, l'helljumper était au sol...Bien.
"Ecrase-le. Ecrase-le. Ecrase-le. Ecrase-le." Répétait la voix, sans aucune colère, sans aucune joie, peur ou n'importe quel autre sentiments superflu, dans la tête de Carl. Le casque d'Aleksandriovitch roula sur le sol au quatrième coup, Fergusshon posa son pied dessus, l'empêchant de tomber dans le vide, et continua à admirer la scène, le sourire aux lèvres. Le poing du sergent atteignit le visage du marines, mais ce dernier ne broncha pas, malgré la puissance du coup. Au contraire, il profita de cette occasion en or pour mordre à pleine dent dans les mitaines de l'ODST, lacérant cruellement les doigts de ce dernier tout en immobilisant sa main. Gratifiant son adversaire d'un dernier coup de crosse, Carl se releva, laissant l'ODST reprendre ses esprits sur le sol surchauffé du bâtiment.
"-L'enregistrement est dans votre casque n'est-ce pas?" Lâcha-t-il d'un air absent en faisant le tri dans sa tête.
A ces mots, Fergusshon cessa de faire rouler sous sa botte ledit casque et se baissa pour le ramasser et l'examiner. Et dire que toutes les forces régulières avaient le même genre de saloperies de logiciels espions incrustés dans leur équipement, vraiment, quelle guigne. Ne trouvant pas le fruit de ses recherches, le sous-fifre soupira :
"-Essayez le datapad, boss', sur l'avant-br..."
Carl le coupa, frappant du pied ledit appareil sans faire attention à la chair et aux os se trouvant en-dessous. Agacé par la résistance de l'appareil, il cessa en déclarant :
"-J'ai l'étrange impression, mon vieux, que quelque chose cloche dans votre petite tête. Je crois que vous avez oublié qui est le gentil dauphin blessé et qui sont les deux requins excités par l'odeur du sang. En l'occurrence, le dauphin c'est vous. Et bien qu'en combat loyal -et surtout singulier- les chances pour que vous battiez l'un des deux requins que nous sommes ne sont pas nulles, elles le deviennent lorsque nous nous rassemblons. Effacez-moi cet enregistrement tout de suite, où je me verrais contrains de vous couper le bras pour récupérer ce foutu eng..."
La première réflexion que Carl se fit se révéla particulièrement censée : "J'aurais dû frapper plus longtemps". En effet, celui qu'il prenait jusqu'à maintenant pour sa victime avait profité de son interminable speech pour se remettre plus ou moins sur ses pieds et se jeter sur lui avant de finalement le plaquer au sol. Un "crac" quelque peu inquiétant s'était sur l'instant fait entendre et, dans le feu de l'action, l'adjudant n'était point parvenu à savoir si ce bruit d'os cassé venait de lui ou de l'épaule du sergent. Sans aucune infos, il ne put qu'espérer que le sort ait décidé de signer pour la deuxième solution.
Sa seconde réflexion fut la plus douloureuse : "Il frappe plus fort que Mendoza".
Le poing ganté de l'ODST s'abattit à deux reprises sur ses côtes, l'impact lui coupa la respiration et, pendant un court instant, ses yeux refusèrent d'expulser les larmes de rage s'étant massées sur ses paupières. Reprenant ses esprits, en tout cas essayant, le marines repoussa son agresseur d'un coup de genou dans le torse avant de se relever en prenant soin d'éviter de se rapprocher des restes des murs extérieurs du bâtiment.

De son coté, Fergusshon se curait les ongles avec le bout de son couteau.

Après une trop courte pause, les deux vétérans entamèrent une "deuxième manche" un peu plus sérieuse. Carl obtint en premier lieu un poing en pleine mâchoire, Mikhaïl quant à lui en reçut un dans la joue gauche, puis inversement. Sans tomber ni reculer, les deux adversaires frappèrent leur ennemi en espérant que ce dernier s'effondre avant eux, fort malheureusement, ce résultat tant désiré refusa de se montrer pendant cinq interminables minutes.

Vers la moitié de la troisième, l'idée d'éviter les coups de l'autre quitta totalement leurs esprits.

Et à la fin de la cinquième, Mikhaïl cessa de se défendre. Carl stoppa presqu'aussitôt ses coups, observa l'ODST tomber à genoux, haussa un sourcil couvert de sang, puis parti s'asseoir sur un tas de brique en tentant tant bien que mal d'afficher un sourire narquois sans mourir de douleur.

"-J'avais bien une ou deux répliques humiliantes en réserves, mais je vous avouerais que vous vous défendez un peu trop bien pour en mériter une, sergent. Prenez ça comme un compliment." Cracha-t-il, sans faire attention au sang lui coulant dans l'œil. "Enfin bref, Fergusshon est en pleine forme, en plus d'être armé...Vous voulez bien?..."
L'intéressé soupira, visiblement agacé, et tapota sur le clavier de son datapad fêlé sans pour autant se relever.
"-Merci bien." Marmonna l'adjudant avant de glisser de son tas de brique pour voir son fessier s'écraser sur le sol trop chaud du bâtiment.
Fergusshon avança en rangeant son couteau, le sourire aux lèvres, visiblement fier d'être le seul à ne pas avoir son propre sang sur le visage, et déclara :
"-Mendoza m'informe que tout va bien, les reb's sont en déroute et la base est effectivement prise d'assaut.
-Dis-moi qu'on nous ordonne pas de partir secourir ceux qui peuvent encore l'être." Le pria l'ancien caporal en fermant les yeux, sans même tenter de se reposer sur son siège improvisé.
"-Que dalle, on retourne sur la station, notre boulot est terminé.
-Joie." Intervint Mikhaïl, toujours allongé.
"-J'approuve." Confirma Carl."Accessoirement, Aleksandrillo...
-Aleksandriovitch." Le coupa Fergusshon.
-Hm... Si vous pouviez demander a Kobé de cuisiner les prisonniers a ma place, ce serait sympa. Je ressens soudain une grande lassitude, étrangement."

Puis ils entreprirent de se relever.

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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