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 Un champ de tulipes [Privé]

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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Un champ de tulipes [Privé]   Mar 6 Oct 2015 - 5:49

« - William, bon sang, a couvert ! »

Criais le sergent en attrapant son homme par la ceinture, le plaquant au sol avec la force du désespoir, levant sa paume avant de venir l'écraser sur la visière de la jeune recrue de l'équipe. Frappant si fort que le jeune rouquin se brisa presque le nez contre la visière de son casque, mais qu'est-ce qu'il lui avais pris a ce rouquin a sortir comme ça du couvert en pleine opération ?

Alors que d'immenses projectiles bleutés les survolaient avant de s'écraser dans un vacarme assourdissant a quelques dizaines de mètres dans leurs dos et que le hurlement des armes plasmiques couvraient les cris des soldats qui tombaient comme des mouches. Mikhaïl écrasa la jeune recrue sous son propre cors. Continuant de le cogner pour le forcer a se taire et a rester a couvert tandis que les hurlements des armes et le feu plasmique rongeait le béton armé de ce qui autrefois étais la glorieuse Neo Athenaï. Après quelques minutes a être resté couché sur ce pauvre gars, les armes se turent. Se redressant, Mikhaïl plongea son regard vers le jeune homme. Mort, sous la visière de son casque, rien de plus qu'une bouillie sanglante, quelques fragment d'un blanc éclatant et quelques reflets métalliques trahissaient qu'avant d'avoir vraiment appris l'importance du brossage de dents, il avais fait quelques écarts et avais reçu un plombage.

Se redressant, l'armure noire des TCAO rendue rouge par le sang, sa poitrine se gonfla alors qu'autours de lui, rien de plus que des ruines desquelles s'écoulaient des cascades de sang. Les seules formes qui l'accompagnaient durant ce voyage étaient des visages sans noms, la peau écaillée par le feu plasmique, la peau noircie. Des enfants, des jeunes femmes dont on pouvais deviner l'ancienne beauté a travers les incroyables courbes de son ossature calcinée.

« - Sergent ? »

Il étais torse nu, les jambes couvertes par un simple drap militaire, son dog-tag se balançant sur son torse. Le visage en sueur, il grimaça en posant ses mains sur son front. Après un court instant, il tendit la main vers la table de nuit et attrapa la plaquette de calmants qui s'y trouvait. Les avalant sans eau et roulant des clavicules en faisant craquer ses cervicales, il tourna la tête vers son interlocuteur. A voir les mouvements de son visage, ce dernier semblait gêné, un blanc-bec, un m'as-tu-vu sans expérience, un connard en garnison sur Terre, la belle vie. Le protocole n'avais jamais failli l'humanité jusque maintenant, jusqu'à maintenant, ce bleu n'avais rien vu, pour lui la guerre étais une lutte héroïque, un idéal. Pauvre con, pensa Mikhaïl.

« - La cérémonie aura lieu dans deux heures, sergent. Il m'a été demandé de vous prévenir. »

Répondant d'un grognement fatigué, déprimé, Mikhaïl congédia son interlocuteur sur un ton monocorde mais martial. Il resta ainsi une bonne dizaine de minutes, les mains presque greffées a son visage tandis qu'il chassait de son esprit ces foutus cauchemars. La guerre, le conflit, l'état naturel de l'homme ? Mes fesses oui, pensait-il encore. Se redressant, Mikhaïl s'approcha de son lavabo métallique, ouvrant le robinet et réglant la température, l'homme, le soldat resta un long moment a regarder cette eau s'écouler en une incessante cascade de treize centimètre. Le sergent eu un léger rire, son esprit avait comparé ce robinet et son eau courante a une image de propagande ancienne. Les mots étaient encore clairs dans son esprit, Mikhaïl l'avait vu dans un livre d'histoire il y'a de ça vingt ans ; Coupes les valves de l'histoire, mettez fin au flots de sang, engagez-vous ! Le CSNU recrute !

« - Si seulement. »

Son rire s'intensifia l'espace d'une vingtaine de secondes avant que l'homme ne reprenne ses sens. Secouant la tête, il attrapa son rasoir, un peu de mousse a raser et se prépara pour la cérémonie. Une dizaine de minute après s'être réveillé et rasé de près, il enfila son uniforme d'apparat, s'assura de la bonne mise en forme de ses épaulettes et attacha les cordelettes dorées a son poitrail. Se regardant dans le miroir, enfilant les gants d'un blanc éclatant, il soupira en prenant sa casquette sous-le-bras avant de se diriger vers la sortie. Claquant des pieds a sa halte, il s'assura une douzième fois que son col étouffant était correctement fermé. Pivotant sur la gauche avec une précision mécanique, Mikhaïl entama sa longue marche vers le grand amphithéâtre militaire, vers le mémorial dédié aux soldats tombés face aux covenants. Les douze survivants de son peloton étaient déjà en ligne, quinze minute a l'avance, après une dizaine de minutes passées a répéter la procédure, Mikhaïl pris la place a la tête de son peloton en attendant l'arrivée des familles. Peu de veuves de guerres et d'orphelins avaient le privilège de savoir que le corps de leurs aimés avaient été récupérés. Mais pour rien au monde Mikhaïl aurait laissé ses hommes sur le terrain, même seul,il aurait traîné tout les membres de son bataillon jusqu'aux pélicans d'évacuation.

Le visage de Mikhaïl se raidit un instant, une grimace de tristesse se peigna sur son visage en voyant le cortège de cercueils passés devant lui. Sans un mot, il se mit au garde a vous, saluant ce qu'il restait de ces braves hommes qui avaient vendus leur vie pour assurer la survie de l'humanité mais avant tout, de leurs amis et de leurs famille.

Des héros, les uns comme les autres. De vaillants soldats ayant tout sacrifiés face a la marée covenante qui a chaque instant rongeais un peu plus l'humanité.

Sa grimace de tristesse se mua en un instant en une moue douloureuse en voyant le dernier cercueil entrer dans l’Amphitrite. Porté en partie par une jeune femme d'environs vingt-huit ans et un vieil homme d'au moins la soixantaine, son meilleur ami et second en commandement venait d'entrer pour la dernière fois dans cet amphithéâtre. Kobe, fut sa seule pensée.
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Max Kelrod
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Jeu 8 Oct 2015 - 11:31

-T'es sur de pas vouloir venir ?

Gareb « Reaper » Nomak, habillé pour la cérémonie était entrain de batailler avec son collègue russe, Vaun Vassily. « Spectre » n'avait guère envie de les suivre, prétextant que…

-Oui je suis sûr, les funérailles ça me fait chier.
-Soi... un peu "respectueux" voyons. Rétorqua Gareb sans aucune conviction
-Avec tout mon respect, les funérailles ça me fait chier. C'est mieux ? En plus devoir mettre ce truc, ça m'étouffe rien que de le voir.

Le soldat lança un soupir, bien qu'amusé par la réponse de Vaun. Kelrod l'avait prévenu, les chances pour que Vassily ne les accompagnes était proche du zéro absolu. Pour être tout à fait franc, il n'aimait pas non plus ce genre de cérémonie et s'en serait bien passé mais étant donné que l'adjudant chef allait y mettre les pieds, ils s'étaient dit pourquoi pas. Ce dernier entra dans la pièce, lui aussi sur son trente et un.

-Alors il vient pas ?
-Nop !

Max lorgna du côté de Gareb avec un rictus qui voulait dire « je te l'avais bien dit ». Ce dernier se gratta l'arrière du crâne tout en baillant. Cette nuit il avait plutôt mal dormi, ce foutu lit lui avait cassé le dos, du coup il avait dormi à même le sol. Gareb étant visiblement perdu dans ses pensées, Vassily lui jeta un objet quelconque en direction du visage, qu'il attrapa sans mal au vol.

-Je voulais voir voir si tu dormais debout. Attend d'être là bas voyons
-Très drôle, vraiment, je crois que je vais suivre ton conseil.
-Au faite y'a bien des helljumpers dans le tas non ? S'exclama Vaun en se tournant vers Kelrod
-Oui, mais disons… que j'en tolère quelques uns, sinon j'y foutrai pas les pieds.
-Certes. Bien, je vous laisse la partie chiante, on se retrouve au bar alors.

Nomak et Kelrod acquiescèrent puis se mirent en route. Aucun membre de cette escouade n'aimaient les cérémonies de ce genre, rien d'étonnant pour ces sociopathes qui n'appréciaient la compagnie que de quelques personnes. Mais justement, étant donné qu'il s'agissait de l'une d'elle, un certain effort fût de mise. Max était loin d'adoré les TCAO de base, car pour beaucoup d'entre eux ça se résume à « je suis supérieur ta gueule, moi on me lâche derrière les lignes ennemies blabla, je te sauve la vie tout les jours ». "Que de bon souvenir dans cette salle d’entraînement", pensa Kelrod l'espace d'un instant. D'ailleurs cette comparaison entre marines et helljumpers pouvait s'appliquer aux ODST et les Spartans. Même constat, sauf que là les odst sont jaloux et la ramène tout le temps. En fait le problème c'est quasiment toujours eux.

-Je hais les odst, lâcha Max soudainement
-Chef ?
-Non rien, oublie.

Bien qu'il détestait les TCAO, certains sorte du lot, c'était le cas de ce sergent et de son escouade. Max respectait ce soldat qui menait ses hommes au cœur du conflit avec une volonté de fer. On était loin de l'habituelle vantardise dégoulinante, ainsi que du complexe de supériorité de la plupart des helljumpers. L'adjudant chef n'avait donc aucune raison de le détester, il a finit par apprécier le personnage.

Au garde vous, comme le reste des soldats présent dans l’amphithéâtre, les yeux rivaient vers les cercueils des défunts, qui défilaient au milieu des vivants. Le regard vide de Kelrod, son visage sans émotions, 90 % du temps ces derniers reste les mêmes, cette situation ne faisait pas exception.
Immobile, il se posa une question amusante et tenta d'imaginer la réponse.
A quoi peut bien ressembler Sorince avec tout cet attirail sur le dos ? En particulier un tel couvre chef avec sa chevelure.

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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Ven 9 Oct 2015 - 7:58

Ce costume ne lui allait pas. Il en était persuadé depuis la première fois où on l'avait obligé à le porter. Ces foutues manches à boutons semblaient avoir été créées dans l'unique but de déclencher d'insupportables démangeaisons. Et l'ensemble était bien trop chaud à son goût. En plus, ce pantalon trop large nécessitait le port d'une désagréable ceinture. Pour achever le travail, catogan soigné obligatoire. Foutue cérémonie.
Depuis une heure, Carl évitait du regard toute surface réfléchissante. En partant, il avait croisé Mila, qui l'avait injurié en déclarant avec une voix de gamine que l'attirail lui allait "étonnamment bien", soutenue dans son délire par une caporale des forces régulières qui la tripotait de manière terriblement peu professionnelle. L'adjudant-chef avait dû déployé de considérables efforts pour faire semblant d'apprécier le compliment et ne pas simplement ignorer l'infirmière de son escouade de la manière la plus vexante possible. Mais ça n'avait été que le début de son calvaire.
En chemin, plusieurs marines peu gradé l'avait salué sans même le reconnaître, intimidés sans doute par ce déguisement de pingouin albinos, casquetté... et de plus en plus couvert de ruban dont il ne se souvenait même pas la provenance. Fort heureusement, l'aura de crainte qu'inspirait l'uniforme  restait distrayante, ce qui lui avait permit de se concentrer sur autre chose que cette impression constante d'avoir perdu quelque chose en chemin. Son aspect foncièrement belliqueux, sans doute.
"-Je déteste ces cérémonies."
Carl souleva la casquette vissée sur son crâne et gratta discrètement sa tignasse cruellement tirée en arrière, pour l'occasion. Même cette foutue queue de cheval semblait avoir été imaginée dans l'unique but d'être désagréable. Mendoza, légèrement derrière-lui, vérifia ses manchettes. Arrivés une bonne dizaine de minutes en avance, le duo n'était toujours pas entré dans l'amphithéâtre, principalement à cause du caporal, qui voulait profiter des bienfaits thérapeutique d'une bonne vieille cigarette. Carl, de son coté, avait insisté pour tenir compagnie à son sous-fifre et ainsi éviter plusieurs minutes de déplorable palabre officiel. Ainsi donc, les deux marines attendaient patiemment que le temps passe, à quelques mètres de l'entrée de l'amphithéâtre, en observant les cohortes de nouveaux arrivants civils aux visages graves et aux mentons tremblants.
"-Je pense que ces familles détestent encore plus cet évènement que toi, mon vieux Mendoza."
L'intéressé toussa deux fois, créant ainsi un son sec ressemblant à un ricanement blasé, puis fixa le sol.
"-C'est con, pour Kobe, c'était un bon gars."
Carl ne tenta même pas de cacher le fait qu'il n'avait pas écouté son sous-fifre. Ses yeux s'étaient posés sur un jeune homme d'une vingtaine d'année, qui tenait dans ses bras une quinquagénaire en larme. Lui ne pleurait pas, il avait l'air...Ailleurs. Sombre. En colère. Un sourire cruel vint se dessiner sur le visage de l'adjudant-chef, puis le gosse franchit la double-porte d'entrée et disparut à l'intérieur du bâtiment.
"-T'as finis ta clope?
-Presque. J'ai vu Aleksandriovitch tout à l'heure, il avait pas l'air en forme."
Carl pouffa.
"-Tu m'étonnes, les trois quarts de ses gars tiennent dans des boites d'allumettes. Quand j'y pense, c'est dingue ce qu'on peux gaspiller comme cercueil, tu trouves pas? Un seul aurait suffit.
-Vous êtes injuste chef.
-Si tu le dis."
Court silence. Mendoza secoua la tête et jeta son mégot à ses pieds, ne se fatiguant pas à l'écraser. Son supérieur s'étira longuement, comme il avait coutume de le faire lorsqu'il s'ennuyait, sans pour autant quitter les civils endeuillés à l'entrée. Son regard venimeux étudiait avec soin les têtes de chacun, comme si leurs tristesses contribuait à son propre bien être. Ce qui était sans doute le cas, à vrai dire.
"-C'est bon.
-Bien, tentons d'afficher des mines concernées."

Ils entrèrent une minute et trente secondes plus tard, par une issue de secours donnant sur une arrière-salle servant visiblement de salle de stockage pour le personnel en charge du nettoyage. Le passage leur évitait ainsi d'avoir à attendre avec les pleurnichards ou même les autres marines venus participés à la cérémonie. Ce comportement, normalement foncièrement réprouvé, ne fut absolument pas remarqué, principalement parce que les gardes postés près de cette issue de secours n'étaient pas inconnus du duo.
"-Vous êtes mignonnes comme ça les gars." Les salua Joshua, son MA37 à la hanche.
Carl s'avança, tout sourire, puis répondit poliment :
"-Ta gueule."
Le deuxième garde, Fergusshon, à moitié effondré sur une poubelle rectangulaire, salua d'un geste de la main les deux nouveaux arrivants, non sans se retenir de pouffer.
"-Vous imaginez pas les tronches qu'il y a de l'autre coté." Cracha l'avachi, en désignant mollement la porte menant à la salle principale. "J'avais envie de vider mon chargeur dans le bide de cette vieille qui nous traitait d'assassin.
-Comme si c'était nous qui avions descendu son petit-fils à coup de canon à combustible...
-Ca se passe bien sinon?" Enchaina Mendoza, qui tentait de faire la conversation pour repousser l'échéance.
"-Ouai, pas de covenant en vu."
Les deux gardes ponctuèrent cette dernière remarque d'un ricanement puis Fergusshon entreprit de se rouler une cigarette.
"-La dernière fois que j'ai jeté un coup d'oeil, y'avait au moins trente civils.
-A l'entrée aussi, une petite trentaine, facile.
-Quel bordel pour quelques macchabées, même pas entier en plus. Vous pensez qu'on aura la même, nous?
-Bien sûr que non, qui viendrait te voir, toi?"
Ils pouffèrent une nouvelle fois, puis Carl fit craquer sa nuque et entreprit d'entrer avant que toutes les places dans l'ombre ne soient prises, laissant ainsi ses sous-fifres à leur grinçante conversation.
Ceci fait, l'adjudant-chef pu constater que Fergusshon n'avait clairement pas exagéré. Si la salle n'était pas bondée, elle restait tout de même bien remplie. Les civils, vêtus pour l'occasion, se mettaient gentiment en rang devant les boites à cadavres tandis que les militaires, déjà en place, échangeaient quelques discrètes paroles en attendant la fin des ultimes préparatifs. Au sein de l'amphithéâtre régnait une ambiance pesante, triste et presque glauque, qui ne l'atteignit nullement. Son regard de serpent parcourut les rangs militaires, à la recherche de têtes connues. Le premier à entrer dans son champ de vision fut bien entendu ce pauvre Aleksandriovitch, qui, même si son costume restait six fois plus soigné que celui du chef marines, avait l'air de s'être fait passé dessus par un couple d'hunter, au sens figuré bien sûr, à l'inverse de certains de ses hommes décédés. Après une rapide analyse, l'adjudant décida que saluer maintenant l'ODST serait contre-productif, aussi continua-t-il sa recherche pour remarquer deux vieilles connaissances, qui avançaient lentement vers l'avant des cercueils dans le but, sans doute, de se mettre en place, au garde à vous. Carl haussa les épaules en dissimulant son sourire, et décida sur un coup de tête de les rejoindre. Ce qu'il se pressa d'ailleurs de faire.
L'adjudant-chef Sorince prit ainsi place à gauche de son ancien sergent, Max Kelrod, et de son éternel suivant Gareb, sans dire un mot, très vite rejoint par un Mendoza soucieux, réajustant pour la centième fois ses manchettes. Les marines se saluèrent d'un mouvement de tête, puis, en silence, attendirent le début de la pompeuse cérémonie.

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"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Ven 30 Oct 2015 - 9:58

Mikhaïl n'avais pas réellement porté attention a tout ces hommes et femmes qui rejoignaient la cérémonie. Droit et affichant une allure martiale, l'entraînement du militaire reprenait le dessus. Ce n'étais pas très bien vu pour un chef d'escouade de se laisser aller devant ses hommes, qu'importe leurs état, qu'ils soient entre quatre planche de cèdre ou engoncés dans des uniformes trop serrés pour être confortables.

Cette opération avait été un échec total, un assaut sur un complexe covenant. Bien que les huiles avaient peint cette mission comme une victoire stratégique, les pertes humaines la rendaient des plus pyrrhiques. Mais bon, quand on est poussés aux bords de l'extinction par une coalition extra-terrestre, il faut éviter a tout prix de laisser paraître la moindre faiblesse dans le front, surtout pour la population. Ce serait alors le chaos, l'insurrection a tout les étages de la société humaine déjà bien mise a rude épreuve par l'effort industriel que réclamais les temps de guerre. Et moi, pensa Mikhaîl, je suis le gardien de cette mascarade. Un léger sourire vint hisser légèrement la commissure de ses lèvres avant d'être noyé a nouveau dans un océan de stoïcisme. Droit, sa casquette bien engoncé, une fois tout les cercueils mis en place pour la cérémonie, le sergent-artilleur fit un pas en avant, marqua un temps d'arrêt en claquant du pied gauche et pivota sur la droite, le protocole avant tout.

Une, deux, une, deux. Les différents militaires présents pouvaient facilement deviner l'exercice militaire auquel le sergent se soumettais pour éviter tout débordement personnel, un vrai petit soldat.

S'avançant au niveau d'un énorme fourneau, l'incinération étant la norme, les survivant de l'escouade, sous injonction de leurs O.C, formèrent une haie d'honneur a la gueule infernale du four dans lequel ce qu'il restait de ses hommes allaient être réduits en cendres.

« - Présentez... Armes ! »

Hurlait-il sans réellement réfléchir, sa voix rauque et puissante marquant son autorité d'un poing de fer. Le cortège fut alors rejoint, par l'arrière de la salle, par un homme en costume noir, un col romain, un chapelet et une bible trahissait sa croyance. Mikhaïl haussa rapidement un sourcil en suivant du regard l'homme d'église, après tout, une bonne partie de son unité était croyante, ou du moins leurs famille l'était devenue alors qu'eux perdaient la foi sur les champs de bataille. Mais bon, pensa Mikhaïl, vous connaissez le dicton ; Dans les tranchées, tout le monde croit en dieu. Adage un peu désuet, plus de six cent ans plus tard, mais toujours très juste quand a la vue de l'homme sur la spiritualité. Il roula des yeux tandis que le prêtre, qui a sa décharge étais très compatissant et humain sans être rabaissant, commença la cérémonie. Prions, ô Seigneur, que tu accueillera ces défenseurs de ta création dans ton royaume et que tu leurs offrira le repos éternel.

Il tiqua un instant, a l'entendre il rattachais le combat de l'humanité a une croisade pour la survie de l'espèce, peut-être serait-ce un moyen de renforcer le moral des troupes, les transformer en zélotes religieux dans leurs conflit contre le Covenant ? Après tout cette alliance qui écrasais toute résistance sur son chemin et avait mis fin a des milliards de vie humaine n'était elle pas elle même mouvée par un fanatisme religieux ? Même leurs dirigeant se targuaient du titre de « Prophète ». Bande de connards hypocrite, pensait-il encore, aucun dieu miséricordieux n'existe, si dans cette univers il y'a des divinités et bien elle sont bien loin d'être miséricordieuse et bonne, elle sont laxiste et s'occupent de problèmes divins, comme qu'elle est la couleur qui irais le mieux dans le salon divin pour un thé divin ? L'humanité est insignifiante, toute comme l'alliance covenante.

Un sourire en coin déchira le visage de Mikhaïl un court instant tandis qu'il souffla un peu plus fort en laissant gronder ses cordes vocales dans un ricanement qui étais relativement discret en réalité, qui ne fut perçu que par ses hommes qui échangèrent quelques regards inquiet en réponse a ce manquement au protocole de leurs sergent. Ils le connaissaient bien, mais ils l'avaient rarement vu aussi rigide qu'aujourd'hui.

La cérémonie continua sans aucun débordement, a la fin du sermon ecclésiastique, les porteurs des cercueils s'avançaient, tenant a bout de bras la dernière demeure de leurs amis, de leurs père et mères, de leurs époux et épouses. Tous glissaient lentement vers les terribles fourneaux, sacrifiés aux feux de la guerre, ils étaient devenus martyrs dans l'esprit des religieux ayant participé a la cérémonie et pour d'autre, de doux et terribles souvenirs. Heureusement n'avaient-ils pas vu l'état des cadavres, seuls quelques familles eurent le privilège de pouvoir, une dernière fois, apercevoir le visage de leurs aimés, la majorité ayant été brûlés par le plasma ou réduit a l'état de tas de cendres par différentes armes. Tel était le sort conçu par les covenants pour les hérétiques, les parjures et les païens, une mort douloureuse par le feu et si par chance la victime survivait a ses blessures, cancers et atroces maladies dues au radiations s'assuraient que l'impur mourrait.

Les cris de millions d'âmes venaient a nouveau hanter l'esprit du sergent qui flancha un peu au passage du dernier cercueil, le plus important a ses yeux. Kobe lui rappela le poids de la guerre une nouvelle fois et les nombreuses opérations qu'ils avaient vécu ensemble transpercèrent son esprit tel une balle transperce un crâne. Il avait eu l'impression de tomber, mais pourtant ses jambes et ses muscles, dans un réflexe reptilien, l'avaient maintenu droit et impassible. Mikhaïl se senta spectateur de sa vie pendant un court instant avant de reprendre ses esprit et, comme pour tout les autres cercueils avant celui de son meilleur ami, pris la bannière de son bataillon au cerceuil et le plia avant de le remettre en main propre a la veuve. Il aurait aimer lui parler, mais il ne la connaissait pas. Pour lui, elle était la femme de son meilleur ami mais pour elle, ce n'était que le commandant de son époux, celui qui l'avait dirigé a la mort.

Il va me falloir un verre, pensait-il encore une fois, noyer ces cadavres dans de l'alcool.
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Max Kelrod
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Mar 3 Nov 2015 - 4:02

La cérémonie se déroulait comme prévu, des mines attristées, quelques larmes versées, un incinérateurs géant et puis vint les tirs. « Bientôt fini » pensait Max, il regarda en direction de Gareb un instant, il avait l'air… d'attendre la fin avec impatience lui aussi. Carl bailler avec les yeux quand à lui. Quand Kelrod aperçu le prêtre, armé de sa bible, il ferma les yeux, s'imaginant sa propre personne soupirant en signe de mépris. Au vu des horreurs qu'il avait vu, vécu, difficile de croire en un dieu miséricordieux, où alors dieu s'apparenterait plus à son collègue Sorince. Après réflexion, cela ne collait pas non plus, ce « dieu » dont parler ce fichu curé n'en foutait vraiment pas une et si il y a bien une chose dont le soldat était sûr, c'est que si l'adjudant-chef Carl Sorince avec un pouvoir divin,  où plutôt infernal dans son cas, il le ferait savoir à toute cette foutu galaxie. Ce bon monsieur d'ailleurs, avait l'air d'être encore plus endormi depuis que le prêtre était apparu.
Quelques sermons et incinérations plus tard, la cérémonie prit fin, raide et immobile comme des poteaux depuis trop longtemps, Max s'étira quelque peu.

- Bon, on va tâcher de trouver le sergent, on se retrouve au bar ?
- Ouai, je termine juste un truc ici...

La salle commença à se vider petit à petit, bien entendu, quelques personnes accusaient l'UNSC d'être entièrement responsable de la mort de tout ces hommes, en particulier cette dame légèrement enrobé qui n'arrêter pas de gueuler. « Tout ça c'est votre faute, vous êtes des monstres » et le fameux « c'est vous qui les avez tués, vous ! ». Max et Gareb, sur le point de sortir, fixait « la grosse pattie » qui hurlait sur tout personnel militaire qui passait à proximité d'elle ou qui croisait son regard.

- Qu' es ce que vous regardez, bandes de boucher.

L 'adjudant continuait de fixé cette dame qui n'en revenait pas, elle s'arrêta de hurler aussitôt. Elle venait de les traiter de monstres, de bouchers et à présent elle avait la désagréable sensation d'avoir croisé le regard de l'un d'eux.

-On bouge...

Et pour rajouter à l’effroi de « miss pattie » les deux FS se volatilisèrent en un battement de cil. Triste et en colère au début, elle était maintenant triste et effrayée, surtout effrayée. Persuader d'avoir vu des fantômes tout droit sortit des flammes de l'incinérateur. Paniquée, elle s'empressa de le dire à ses proches mais aussi aux gens qui avait le malheur de passer par à proximité. Agaçante, il était évident que Quelqu'un allait « gentillement » lui dire de la fermer.
Devant le bâtiment, les personnes se rassurer, se consoler, pas de grandes différences avec l'intérieur en somme. Max repéra le Sergent Aleksandriovitch et se dirigea vers lui en compagnie de Gareb. L'odst s'apprêtait à saluer mais Kelrod l'arrêta dans son geste, au lieu de cela il lui serra la main.

-Besoin d'un verre sergent ?

Ce dernier acquiesça. Comme il l'avait dit à Vassily, Max respectait cet homme ainsi que ses soldats, dont certain qui étaient en cendres à présent, de plus étant de nature discrète, inutile de rajouter à cela un salue formel qu'il considérait comme inutile en cet instant.

-On lève le camp ?
-En effet.

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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Mer 4 Nov 2015 - 12:19

Carl avait répondu à la réflexion de son ancien sergent sans vraiment réfléchir. Il n'avait même pas détourné son regard de la scène qui accaparait entièrement son attention. Celle de cette grande femme, qui devait facilement le dépasser d'une tête, serrant nerveusement, non, rageusement, sans verser la moindre larme, le souvenir de la mort de son amour : La bannière du bataillon ODST mené par Aleksandriovitch. L'adjudant se passa la langue sur les lèvres. Elle souffrait vraiment, ça se voyait. La franche douleur qui déformait son visage et son regard en disait long quant à son état d'esprit. Sa colère était brûlante, prête à exploser, à la brûler vive dans un flot de sentiments terriblement inflammables. Kobe avait eu de la chance, sa femme n'avait rien à envier aux jeunes et séduisante pimbêche dans la salle, sœurs et compagnes de soldats biens vivants, qui faisaient toutes mines de passer à cotés d'elle sans la voir. Une silhouette élancée, des jambes interminables, des cheveux roux, rassemblés dans un chignon sévère encadrant un visage partiellement couvert de taches de rousseurs mais incontestablement gracieux. Et pas la moindre couche de graisse pour venir entacher le tableau. Oh, bien sûr, elle avait des défauts, comparée à d'autres. Comparée à Elena. Comme ses pommettes un peu trop hautes, ses yeux marrons, affreusement banal, sans parler de cette ride en dessous de la joue droite, que sa tristesse modérément retenue faisait incontestablement ressortir. Oui, Kobe avait eu de la chance avec cette femme. Moins que lui, bien entendu, puisqu'il avait Elena. Et ce simple fait accentua son sourire. Il accorda un regard hautain à l'ancien emplacement du cercueil du défunt, puis reposa ses yeux sur la nouvelle veuve, immobile, dans le flot en mouvement des derniers civils présents dans l'amphithéâtre.
L'adjudant avait une idée en tête. Une bonne idée, selon lui. Et Mendoza, qui se trouvait toujours à ses cotés, avala sa salive.
"-Vous souriez chef.
-Je souris tout le temps, mon vieux Mendoza.
-Je veux dire, vous souriez alors qu'on vient d'incinérer les cercueils de nos collègues. Ce n'est pas très...
-Tu as raison." Fit-il en se passant la main dans les cheveux avant de désigner du menton le verre en plastique que son collègue tenait en main. "Où as-tu trouvé ça?"
"-Mike et Josh' en ont sorti une bouteille, mais je vous préviens, c'est âpre.
-Mais alcoolisé?
-Bah, c'est Mike et Josh. Alors oui.
-Tu es formidable. Rejoins donc les autres au bar, j'arrive !"
Carl abandonna ainsi son sous-fifre, songeur, qui l'observa, un sourcil levé, se diriger vers le repère des deux complices d'un pas rapide et décidé. Ainsi, le caporal un peu perdu tenta de deviner pourquoi, ce coup-là, un tel fieffé salopard affichait une telle mine enjouée, puis, après quelques instants, haussa les épaules, abandonna cette interrogation sans queue ni tête, pour quitter la salle et rejoindre l'établissement précédemment mentionné.
Lorsque Carl fut de retour dans l'amphithéâtre, tout le monde, ou presque, se massait vers la sortie. De l'extérieur filtrait les clameurs des élucubrations grandiloquentes de quelques anti-UNSC à moitié cinglé qui lui soulevèrent l'estomac, mais au lieu de se dépêcher de sortir pour corriger les inconscients, il se posa près de l'ancien emplacement des cercueils, et remplit un verre en plastique blanc, à ras-bord, en faisant mine de ne pas faire attention au raffut extérieur. Ceci fait, en faisant légèrement tourné dans son récipient l'alcoolisée boisson, l'adjudant fit dériver innocemment son regard dans la foule, pour finalement l'arrêter, comme par hasard, sur une veuve toujours immobile, qui serrait dans ses mains une bannière bien connue.
Carl s'approcha ainsi de cette femme à pas de loup, un verre à la main et un sourire compatissant ancré sur ses lèvres de serpent. Plongée dans sa tristesse solitaire elle ne le remarqua que lorsqu'il prit la parole.
"-Je sais ce que vous pensez."
Madame Kobe leva ses yeux dans sa direction pour tenter de le chasser d'un regard plein de rage.
"-M'est avis que Kobe n'aimerait pas entendre ce que vous pensez tout bas. Vous ne seriez pas la première, vous savez, je commence à avoir l'habitude, à force." Soupira-t-il, d'un air fataliste qui lui allait bien.
La mention du défunt détendit un peu le visage de la dame.
"-Pouvez-vous me laissée seule, s'il vous plait ? Monsieur...
-Sorince, Carl Sorince. Laissez-moi juste quelques secondes. N'ayez crainte, je ne souhaite pas vous importuner longtemps.
-Qu'est-ce que vous voulez?" Elle avait prononcé cela avec trop d'empressement, et l'étouffement de sa voix, sur la fin, laissait présager l'arrivée prochaine d'un sanglot. Carl garda le silence pendant dix-huit secondes.
"-Simplement vous faire réfléchir. S'engager dans l'armée, surtout par les temps qui courent, n'a rien de réjouissant.
-Qu'est-ce qui vous fait croire que..." La pauvrette renifla et l'adjudant-chef retint un énième sourire." Que je veuille m'engager?
-J'ai déjà vu cette scène des centaines de fois, vous trembliez de rage pendant la cérémonie. Je l'ai remarqué lorsque Mikhail vous a donné...
-Je ne vois pas en quoi ça vous regarde."
A l'entente de cette réponse emportée, Carl manqua de pouffer de rire, mais parvint, au prix d'intenses efforts, à garder son calme. Dehors, une femme à moitié cinglée continuait d'apparenter les membres de l'UNSC à des assassins sans coeurs, tous prêt à commettre un deuxième Washington. Un souvenir fugace lui traversa l'esprit. L'image d'une gamine de quatorze ans, rampant parmi les corps, trainant derrière-elle un filet de chair sanguinolent ayant un jour été sa jambe droite. Il s'écorcha la langue sur ses dents limées, pour se délecter du goût de son propre sang, puis recentra son attention sur la veuve.
"-Allons, dois-je être obligatoirement intéressé pour tenter de vous éviter l'enfer?"
Dans les yeux de son interlocutrice, Carl crut lire les pensées de cette dernière : non, mais tu as la tête de ce genre de type.
"-Est-ce que vous entendez, dehors? Ce flot de haine, c'est notre lot quotidien maintenant. Nombreux sont ceux qui nous détestent. En plus d'être à l'autre bout de la galaxie les trois quarts du temps, un marines ne voit jamais ses enfants, et ceux-là sont trop souvent prit à partie par leurs camarades.
-Je n'ai pas d'enfant." Répliqua-t-elle, froidement.
L'adjudant-chef le savait depuis longtemps bien sûr. Il l'avait lu dans le dossier de Kobe, juste avant le début de l'opération Crow Control, sur Mars : Marié, pas d'enfant. Mais cela ne l'empêcha pas d'afficher un air surpris et presque enjoué. Venait le moment tant attendu, l'apogée de cette courte mais intense conversation. Après avoir inspiré un grand coup et fait mine de boire une énième rasade de cette vinasse sans goût, il reprit :
"-Vraiment? Oh, c'est surprenant. Vous sacrifiez ainsi à une noble cause serait encore un plus grand gâchis, ma chère." Il accompagna ses paroles par un regard effronté et délibérément peu discret en direction de la poitrine de la veuve, qui ne l'intéressait par ailleurs aucunement, puisque cette dernière semblait terriblement peu fournie. Mais cela suffit à la faire tiquer.
"-Oh, je rêve. Foutez-moi la paix, rapace."
Sur ces mots, elle s'éclipsa, non sans lui cracher aux pieds.

Chacun s'accorde à dire que, dans la vie, il est des moments où, nous prenons des décisions importantes marquant, pour la plupart, un tournant significatif de notre existence. En ce jour, Anaëlle "Francesca" Kobe, veuve de 32 ans d'un héros mort pour l'humanité, prit l'une de ces décisions, en partie grâce à l'effronterie calculée d'un adjudant-chef au regard de vipère et au sourire provocateur. Elle décida de rejoindre les rangs des marines. De continuer ce que son défunt aimé avait commencer, et pour un jour le rejoindre dans la mort et cesser de souffrir sans qu'elle ait eue elle-même à presser la détente. Bien entendu, la dame -fichtrement motivée à ne jamais partager la couche d'un autre homme que Kobe, et surtout pas celle d'un salopard aux yeux de serpents à moitié beurré- ne s'imagina pas mourir de la pire des manières, les organes mit à l'air libre par une explosion de carabine Needler. Non. Mais quelqu'un le fit pour elle en souriant. Quelqu'un qui la suivit dans sa fuite de l'amphithéâtre, et qui l'observa remettre à sa place cette insolente et imposante bonne femme, occupée à continuer de traiter l'UNSC de faiseur de boucher.

"-Boucher? Boucher?! Mais c'est ces bouchers qui se sont sacrifiés pour nous aujourd'hui, vieille truie sans cervelle ! C'est grâce à eux que tu peux encore te gaver de malbouffe et de propagandes anti-militaires, bien au chaud chez toi, loin des champs de batailles et des tas de cadavres ! J'ai vu mon homme brûler aujourd'hui, et, comme si ça ne suffisait pas, il faut maintenant que j'entende les pleurnicheries d'une pauvre imbécile comme toi, qui débite un flot de connerie sans queue ni tête. Toi et les tiens ne méritez pas le sang que l'UNSC fait couler à la place du vôtre, tu m'entends?! Vous ne le méritez pas !"
La grosse, impressionnée par la puissance de la voix -bien supérieure à la sienne-  de celle qui venait ainsi de l'invectiver, demeura bouche-bée pendant un court instant. La foule alentour continua comme si de rien n'était, à l'exception des quelques autres proches des soldats morts aujourd'hui, qui soutenaient les propos précédents. Puis la veuve s'en alla d'un pas rapide, et Mike Fergusshon ramena l'anti-UNSC à la réalité en la poussant d'un coup de coude violent et volontairement douloureux.
"-Allez bouge maintenant, tu vois bien que tout le monde s'en fout de tes conneries."
Carl, de son coté, fit passer son ricanement pour une quinte de toux, puis chercha du regard le jeune homme coléreux qu'il avait croisé en entrant. Il était tout seul, et serrait rageusement une bannière ODST, lui aussi. Son sourire s'accentua, il jeta son verre plein et la bouteille presque vide sur le coté, puis s'approcha à pas de loup du pauvret, en révisant une nouvelle tactique. Le gamin ne se rendit compte de sa présence que lorsqu'il prit la parole.
"-Je sais ce que vous pensez."

***

Carl quitta la zone de l'amphithéâtre une fois que Fergusshon et Joshua en eurent terminé avec la sécurité. Leur équipement rangé, les marines le rejoignirent au pas de course, tout deux séduit par la possibilité de se faire payer un verre de vrai alcool par leur supérieur. Alors qu'ils se dirigeaient à pied vers le bar, Mike, qui trouvait sans doute qu'un silence pesant s'était installé, souligna à haute-voix l'évidence même.
"-Vous avez l'air de bonne humeur boss'.
-Les funérailles ont cet effet sur les charognards."
Ils pouffèrent tout trois. Une fois leur sérieux reprit -plus ou moins- Carl ajouta :
"-Mais oui, étrangement je ne me sens pas vraiment atteint par la mélancolie que la plupart de nos semblables partagent habituellement lors de ce genre d'évènements.
-Mendoza faisait une drôle de gueule tout à l'heure.
-J'ai bien peur que notre pauvre caporal fasse partie de la plupart de nos semblables.
-Je confirme." Compléta l'énorme Joshua, prouvant ainsi que, même si il devançait ses collègues de plusieurs pas, il suivait la conversation."J'ai bien cru qu'il allait s'accroupir pour pleurer avec ce petit gars, au deuxième rang, celui avec un doudou bleu.
-Ah, y'avait un gosse?"
Joshua gloussa.
"-Évidemment qu'il y avait un gosse, mais tu étais trop occupé à fixer les seins de sa mère pour te rendre compte de sa présence."
Fergusshon sourit et passa sa main sur son crâne tatoué.
"-C'est possible."
De son coté, Carl libérait enfin ses cheveux de cette insupportable queue-de-cheval, en injuriant les inventeurs de cette torture sur plusieurs génération. Ceci fait, et sous les regards amusés de ses deux sous-fifres, il se sépara de son "costume de pingouin" pour ne garder que son tee-shirt noir ainsi que son pantalon -décidément trop large- et roula le reste de sa panoplie sous son bras comme si il s'était agit d'un tas de chiffon sans importance.
Ce qui était le cas, à ses yeux.
"-Heureusement que le capitaine est pas là pour voir ça." S'amusa Joshua, les mains dans les poches.
"-Le capitaine s'en tamponne tant qu'on est impeccable en service. Et je ne suis pas en service. Vous non plus d'ailleurs, grâce à moi.
-Ouai, merci. Mais à la réflexion, on a jamais été impeccable en service, pas vrai?"
Carl se contenta de sourire pour répondre.

***

Mendoza était assit à coté d'Alexey Teretchenko, ce qui était, à ses yeux, la pire torture de la galaxie. Le sniper des sanglots ne prononçait rarement plus de trois ou quatre mots dans une phrase, ne donnait jamais son avis, buvait dans son coin en ne payant que sa part et ne débutait jamais lui-même une conversation. Jusqu'à maintenant, le caporal l'avait prit pour un bête asocial, mais sa présence ici-bas, dans ce bar de "retrouvaille" prouvait que l'antipathique Slave appréciait tout de même la compagnie des autres membres de la sanglot. Et, par extensions, la compagnie des connaissances du boss. La bande de Kelrod était aussi inquiétante que lui, chose peu étonnante, et aussi sociable. Les deux bandes restaient pour l'instant clairement séparée, l'ancien sergent de Sorince discutait avec Mikhail de choses inaudibles en faisant mine de ne pas remarquer le malaise grandissant de Mendoza. Le caporal n'avait pas spécialement peur de l'équipe de Kelrod -du moins tentait-il de s'en convaincre- mais la présence de tout ce beau monde, et la future arrivée du boss dans les environs, rendait la situation étrange, et sans précédent.
Parce que Mikhail Aleksandriovitch était là.
Et Mikhail Aleksandriovitch ne partageait ni la déstabilisante et froide neutralité de Kelrod, ni l'amour morbide de Carl pour la destruction sous toutes ses formes. C'était un vétéran normal, qui ne riait pas lorsqu'on plaisantait sur les tripes d'un nouveau né éparpillé par une grenade à fragmentation. Bien sûr, en compagnie d'hommes normaux, l'adjudant-chef savait se tenir mais...
Mila les avaient rejoint quelques minutes auparavant, accompagnée par sa conquête du moment, une blonde maigrichonne aux cheveux courts. Avant de disparaître toutes deux dans les toilettes pour femmes, elles avaient prit le temps d'annoncer à Teretchenko et Mendoza qu'Elena les rejoindrait bientôt, histoire d'être sûre d'arrivée lorsque Carl serait là.
En plus de cela, il y avait Joshua et Mike, qui avaient promit de passer pour célébrer la réussite de la dernière opération.
Une opération ayant coutée cher aux hommes de Mikhail.
Aussi, Mendoza se posait une seule et même question, en ce moment :
Est-ce que l'escouade sanglot, elle, savait se tenir?
"-Je vous ai manqué?" Lâcha une voix nasillarde, dans son dos.
Le caporal leva les yeux au ciel et se retourna.
Carl serra rapidement la main d'Alexey, sans obliger ce dernier à ajouter quelque chose, puis demanda au barman, qui l'observait d'un air interloqué, un grand café, dans une grande tasse, pour finalement partir s'asseoir à la table de Kelrod et Mikhail. Il s'étala ainsi sans aucune retenue sur la banquette en cuir usé, que les deux autres marines avaient délaissés pour s'abimer le fondement sur des chaises peu confortables.
"-Messieurs, à quoi buvez-vous?"

Spoiler:
 

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"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Mer 18 Nov 2015 - 13:19

« - Ne vous en faites pas pour moi, chef. Commença Mikhaïl, tournant le visage vers Kelrod. Le devoir d'un soldat est de suivre les ordres et de mourir si il le faut. Dit-il, se cognant le poitrail deux fois sans réelle conviction. Pas besoin de me chaperonner pour m'assurer que je vais pas faire une connerie, je connais très bien les risques que ça implique d'être dans les para et mes gars les connaissaient aussi. »

Il soupira un instant et roula des épaules, qu'est-ce que cet uniforme étais lourd, les barrettes qui ornaient ses épaules et les différentes médailles de service greffées sur sa poitrine lui semblaient être faite de plomb. Sa casquette quand a elle lui serrait tellement les tempes qu'une violente migraine l'assaillait, il sortait de la salle a présent et une fois passé le seuil du columbarium, il ôta sa casquette blanche et vint se pincer l'arrête du nez, s'appuyant un instant sur le long mur où nichaient les cendres des rares soldats dont on avais pu récupérer les corps. Certaines étaient même remplies de plaques d’identifications et portaient le nom d'un régiment, d'une escouade ou d'un bataillon.

Un putain de mur des lamentations moderne, si il n'avais pas fait aussi frais et avec quelques rouflaquettes étrange, il se serait senti comme un fils d'Abraham dans la vieille ville de Jérusalem, avec ses temples et ses mausolées d'un autre âge. Se redressant, desserrant son col et ôtant ses foutus gants, Mikhaïl se tourna vers son supérieur et sans le moindre respect protocolaire, hocha la tête une fois avant de dire :

« - Il m'en faudra plus d'un, Kelrod. Vous avez une préférence ?

- En fait, oui. Le Red Dawn ça te parles ?

- Le Red ? S'exclama Mikhaïl. Affirmatif, je le connais bien, c'est là qu'on créchais avec le corps quand on v'nais pas de se faire décimer par une opération foireuse.  »

Ils sortaient un peu du lot il faut dire, bien que ce n'étais pas si rare que ça de voir des officiers en tenue d'apparat dans le coin, qu'importe, tirant un petit boîtier en métal poli de la poche intérieure de son uniforme, il en tira un cigarillo fin. Prenant un paquet d'allumette, Mikhaïl la fit craquer contre sa botte, a la manière des cow-boy de l'ancien ouest américain et alluma son cigarillo avant d'en proposer un a l'adjudant-chef, qui déclina l'offre d'un mouvement de tête.

Le temps passa et leurs périple du funerarium jusqu'au bar évoqué ci-dessus ne dura pas plus de quelques minutes dans un silence un peu pesant, Mikhaïl n'avais aucune envie de discuter sur le trajet. Faisant basculer la porte principale de l'établissement, Mikhaïl salua le tenancier, un certain William R. Tennessee, avec une bonne humeur feinte. D'un mouvement de tête, il salua certaines têtes connues, le lieutenant Robert Croup de la marine, trois enseignes dont les noms lui échappaient toujours mais qu'il surnommais Cogne-dur, par expérience personnelle , Blondin et Red, pour leurs couleur de cheveux ainsi que le... Colon régimentaire ? Il grimaça un instant, le salua avant d'aller s'installer a une table en faisant signe a William de lui envoyer un serveur ou une serveuse.

Retroussant ses manches et posant les gants sur le coin de la table, il tira longuement sur son cigarillo qui effluvais de senteurs exotiques avant de relâcher lentement un nuage nâcre par le coin de ses lèvres.

« - Vous savez, a l'époque de mes classes, j'fumais la pipe. Commença Mikhaïl. J'étais déjà dans la même escouade que Kobé et un jour, il s'est amusé a visser un trou dans mon casque pour que je puisse y caler l'embout de ma pipe. Ce fils de bâtard a réussis a me coller au trou pendant trois jours et depuis ce putain de coup, ce casque est resté celui que j'allais devoir porter pour ma formation, du moins en dehors des entraînements de largage orbitaux. »

Il rit un peu tandis que la serveuse arrivait, tournant la tête vers cette dernière, plutôt bien faite, rousse aux yeux verts, le visage parsemé de petites tâches qui trahissaient la couleur naturelle de ses cheveux et un sourire étincelant qui forcerait le diable a vendre son âme.

« - Je vous sers quelque-chose Popeye ?
- Un whisky pour moi et ce qu'il voudra pour l'adjudant-chef. Répondit Mikhaïl d'un sourire. Et des snacks si ça te dérange pas, j'ai eu une mauvaise journée Valérie.
- Très bien ! Dit-elle avec un sourire. Comment va Kobé, il n'est pas là ?
- Ma famille va bien, ne t'en fais pas... Quand a Kobé... Et bien, vous ne le verrez plus. »

Elle devint aussi pâle qu'une pleine lune lors d'une nuit aussi sombre que le trou de balle d'un taureau puis s'esquiva, elle l'aimais bien Kobé, Valérie. Dommage qu'on ne l'ai pas mise au courant, elle étais maligne, elle avais compris rapidement. Revenant avec ses verres et deux traces noires sous les yeux trahissant un instant de faiblesse, Mikhaïl lui sourit en levant son verre.

A ce moment, le diable lui même les rejoints a leurs table, l'adjudant Sorince.

« - Messieurs, à quoi buvez-vous ? »

Après un instant de réfléxion, Mikhaïl se permit un sourire en coin et lâcha sur un ton emplis de sarcasme :

« - Aux soldats glorieusement morts pour l'UNSC, aux putains de Covenants pour leurs zèle et aux épinards. »
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Max Kelrod
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Jeu 3 Déc 2015 - 7:25

Le sergent poussa la porte du bar et ils prirent place à une table. Kelrod laissa Mikhail s'occuper des commandes, celui ci étant un habitué. L'adjudant posa sa veste sur le siège, posa son cul sur cette dernière tout en croisant les bras, écoutant les dires de l'odst, une histoire de casque et de pipe. Gareb quand à lui avait rejoint Vaun qui, comme prévu, était là depuis 10 minutes environ. Son verre à la main, Vassily empoigna son collègue par le col et le fixa droit dans les yeux.

-T'es prêt à te faire HUMILIÉ Nomak ? Dit il en écarquillant les yeux.

Gareb leva un sourcil et répondit avec un rictus. Il commanda un verre de Bloody Mary et les deux commando se positionnèrent devant, la cible du jeu de fléchette qui était accroché au mur. Vaun poussa la table qui était collé au mur, frappa ensuite dans ses mains en lâchant un « parfait » et sortit un couteau de lancer de sa manche. Il prit une gorgée et leva le doigt en direction de la cible, mais le décala au dernier moment.

-P'tit échauffement d'abord…

La lame fendit l'air et se planta à quelques centimètres sur la droite de la cible… coupant en deux une mouche. Gareb fit une grimace qui voulait dire « pas mal » ou encore « bof ».
Le tenancier avait clairement renoncer à intervenir après un lancé pareil, isolé du reste de la pièce, le risque d'accident était réduit, à part pour son mur.
Gareb était assis à cheval sur une chaise, le verre à la main alors que Vassily l'invité à commencer la partie. Le FS sortit à son tour une lame et dans un mouvement sec de ses doigts, cette dernière ce dédoubla.

-Crâneur s'écria Vaun en souriant.

Et sans bougeait ses fesses de la chaises, il ne lança non pas un couteau, mais les deux en même temps et ces dernier finirent leur courses en plein centre de la cible.
Le barman, ainsi que ses employés n'en revenaient pas.

-Pas mal, tu vas te chercher un autre verre je suppose ?
-Ouep
-J'espère que tu vas tenir la cadence.

Effrayant, le tenancier savait à présent que sa cible finirait sûrement couper en deux, il pourrait intervenir mais ces types, pas juste ces deux là, tous les types qui venaient de rentrer dans le Red Dawn depuis ces dernières minutes, ils avaient pas l'air humains.

 
*
/_\/**\/_\

-Un whisky pour moi et ce qu'il voudra pour l'adjudant-chef.
-Vodka.
 -Et des snacks si ça te dérange pas, j'ai eu une mauvaise journée Valérie.
- Très bien ! Dit-elle avec un sourire. Comment va Kobé, il n'est pas là ?
- Ma famille va bien, ne t'en fais pas... Quand a Kobé... Et bien, vous ne le verrez plus. 

Quand la serveuse est revenu avec les verres, tout le monde remarqua son mascara en vrac, même la mouche que Fet avait coupé en deux l'avait remarqué. C'était dingue à quel point les gens n'était pas préparé à ce genre de nouvelle, pour Max il fallait se rendre à l'évidence, un jour ou l'autre ça  allait arriver, alors à quoi bon être surprise. La serveuse posa les verres et s'en alla aussi tôt, surement pour continuer à pleurer dans son coin. Le sergent leva son verre et s'apprêtait sûrement à faire un toast quand il fût interrompu par une voix. Par cette fameuse voix.

-Messieurs, à quoi buvez-vous?
-Aux soldats glorieusement morts pour l'UNSC, aux putains de Covenants pour leurs zèle et aux épinards.

Max avala une partie de la vodka présente dans son verre, sans la moindre expression, tout en ce demandant ce que venait faire des épinards dans cette histoire. « Aucune importance » pensa t'il. Kelrod remarqua alors Vassily qui, entre deux lancer de couteau, lorgnait du côté de la serveuse dont le mascara avait coulé. D'un regard, l'adjudant l'arrêta dans ses pensées, Vaun leva les yeux au ciel et écarta cette « idée » ou plutôt cette envie. Pour lui c'était tellement simple de sauté une meuf en deuil, c'était ses préférés. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquels il ne se pointait jamais à des enterrements et autres « festivités » dans le genre. Comme ça, il passait vraiment pour le mec qui débarquait de nul part et qui était là au bon moment. Puis qui disparaissait en suivant, dans la plupart des cas. Cela arrivait qu'il saute l'endeuillée plusieurs fois, certaines était vraiment en manque mais il savait quand se retirer. C'est à dire quand ses dames se sentaient mieux ou pire, quand elles envisageaient un avenir avec lui.

-Propre. murmura Kelrod avec un sourire en coin.

Mais pour une fois il allait devoir faire l'impasse. Max se tourna ensuite en direction de son vieil ami,  affalé sur le fauteuil en cuir, savourant son café.

-Alors, tu me présente ta fine équipe ?

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Dernière édition par Max Kelrod le Jeu 24 Mar 2016 - 14:03, édité 2 fois
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Dim 20 Déc 2015 - 13:40

"-Ce café est dégueulasse."
Carl ponctua son observation en déposant sa tasse, pourtant entièrement vide, sur la table devant lui. Il entendit Fergusshon et Joshua, tout deux assis au bar, ricaner comme des gosses, et perçut le discret soupir de Mendoza, affalé sur un tabouret, à coté de Teretchenko. Son fidèle caporal ne devait pas goûter aux réjouissances actuelles de la même manière que le reste de la sanglot, encore. Ca devenait une habitude. S'enfonçant un peu plus dans son siège, l'adjudant-chef bailla et remarqua, en faisant glisser son regard le long des murs sombres de la salle, l'air profondément perdu du gérant qui scrutait avec attention les agissements des lanceurs de couteaux.
Le sourire du marines s'agrandit. La peur du barman était palpable, même depuis là. Tout comme la tristesse endeuillée de sa serveuse, ou même celle, profondément pitoyable, du héros assis à la même table que Kelrod et lui. Ce flot de sentiments néfastes rassemblés ici-bas créait une atmosphère, une ambiance, glauque et enivrante, en tout cas aux yeux de Carl.
Il manda une autre dose de café. Et deux sucres, merci bien.
"La douleur des autres m'a toujours fait du bien" avait un jour avoué Elena. C'était ça, oui, tout à fait ça. Même si les mots, trop simples, de Sa Belle ne pouvaient qu'espérer donner un infime aperçu de la divine satisfaction que leur procurait le Malheur. En fait, en y réfléchissant, aucun mot n'était assez fort pour représenter le nirvana de ce malsain sentiment.
La porte des toilettes pour femme s'ouvrit brutalement de l'intérieur et Mila en sortit, suivie par sa compagne du soir. Elles se tenaient la main en riant aux éclats, comme des folles, littéralement. Joshua les darda d'un oeil peu amène.
Tout le monde, dans la sanglot, savait que l'infirmière se droguait dès qu'elle retournait dans le civil. C'était l'une de ses nombreuses addictions. Et pour une raison inconnue, Joshua ne supportait pas cette habitude-ci. Un choix discutable, lorsqu'on savait tout ce que Mila s'amusait à faire sur le terrain.
Carl cessa d'observer le duo de femmes en entendant la question de Kelrod.
"-Les présenter? Bien sûr ! Les deux cocos au bar qui regardent tes copains lancer des couteaux, c'est Mike Fergusshon et Joshua Klern. Le plus petit, c'est Mike, pour te repérer. Vous vous souvenez de Fergusshon, Mikhail? Il était avec nous, sur Mars !
-Salut !" Gueulèrent les deux, en levant leurs verres respectifs en direction des trois dirigeants.
Mendoza, qui avait quitté son tabouret, s'approcha en tenant une canette de bière à peine entamée dans sa main droite.
"-Tu connais Mendoza.
-Ravi de vous revoir, monsieur." Mentit le concerné en évitant le regard de Kelrod.
"-Le type au fond, avachi sur le bar, dans l'ombre, c'est Alexey Teretchenko.
-'lut." Bougonna le sniper des Sanglots, sans se retourner.
"-Ensuite il y a...
-Moi !" Intervint une voix féminine, dans son dos.
Quelque chose se posa sur ses épaules et l'étreignit en lui déposant un furtif baiser sur la nuque. Il leva les yeux au ciel et grimaça.
"-Il y a donc Elena Sanders, qui vient apparemment d'arriver. Je t'en ai déjà parlé si mes souvenirs sont bons.
-Enchantée et désolée pour le retard, Kelrod c'est ça? C'est vrai qu'il vous a parlé de moi?"
Carl adressa à son vieux complice un regard insinuant "fais comme si elle n'avait rien dit", s'éclaircit la gorge, puis poursuivit:
"-Et pour finir, notre médic, Mila Rosenwald...Et une de ses amies, dont je ne connais même pas le nom."
Sentant apparemment qu'on parlait d'elle, Mila en profita pour rejoindre le groupe, serrer vivement la main de Kelrod et Aleksandriovitch, avant de ronronner à l'attention d'Elena :
"-Ravi de voir que tu ais finalement pu venir, Frauleïn."
L'intéressée ne tenta même pas de masquer son dégoût en voyant son interlocutrice papillonner des yeux à son attention en affichant un sourire synonyme d'un millier de "péchés". Carl coupa court à la "conversation" en s'éclaircissant la gorge.
"-Donc voilà, mon escouade, Kelrod, Kelrod, mon escouade. Amen." Satisfait de sa tirade, l'adjudant-chef lorgna du coté de Mikhail en espérant, non sans mesquinerie, que cette rapide présentation rappelait encore plus a l'ODST la perte d'une grande partie de sa propre équipe. Sans se détacher de son sourire, Carl enchaina :
"-Le principe est donc de boire pour oublier les cadavres de nos fameux héros, si j'ai bien compris? Je pensais que les ODST avaient une philosophie plus...Comment dire...Je m'enfoutiste. Feet first into hell, non?"

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Mikhaïl Aleksandriovitch
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Dim 6 Mar 2016 - 3:21

Mikhaïl eut un léger sourire, resté silencieux face a l'échange des deux tarés qui lui faisaient face, il étais relativement pensif, le verre a la main. Pendant que Sorince faisait les présentation a Kelrod, Mikhaïl, lui, examinais la pièce avec un air relativement blasé sur le visage. Il avais reconnu Ferghusson quelques secondes avant que le patron des sanglots ne l'interpelle.

Secouant la tête, comme pour s'extirper de ses pensées, l'homme leva la tête vers un caporal qui avais rendu la mission sur Mars un poil moins fatiguante, levant la main gauche avec un sourire, Mikhaïl l'acceuilla.

- Salut mon gars.

A l'instant d'après, le sergent-artilleur remarqua la medic' des Sanglots surgir des chiottes, un simple examen de sa démarche, de son regard et des quelques soubresauts qu'elle ne controlais visiblement pas lui permirent d'établir un diagnostic en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Brouette".

Une légère grimace se dessina sur le visage de Mikhaïl, il n'appréciais pas trop l'idée de s'afficher ainsi en public et surtout défoncé. Qu'importe qu'on soit militaire ou pas, mais bon, se dit-il. Si on risque tous de se faire vaporiser la gueule d'un instant a l'autre par une flotte covenante, autant prendre son pieds tant qu'il y'a quelque chose a apprécier. Que ce soit une paire de fesse ou de s'injecter assez d'héroïne pour faire tomber un cartel des colonies extérieures pour attaque biochimique. Putain, se dit-il encore, ce serait quand même marrant que les Covenants attaquent Reach maintenant.

- Mouairf. Se dit-il a mi-voix. Encore faut-il qu'ils trouvent Reach.

Roulant des épaules il secoua la tête quand Sorince l'interpella a nouveau, a propos du motto des Helljumpers. Un léger rire s'échappa des lèvres de Mikhaïl tandis qu'il reposais son verre sur la table, ouvrant sa veste d'officier pour venir tirer une deuxième sèche de ses poches intérieures. Foutues vestes, trop serrées, trop protocolaires, rien que s'asseoir lui donnais l'impression qu'on lui enfonçais des épingles dans le derche et qu'on lui broyais les burnes simultanément, si il avais pu aller a la cérémonie en treillis, ça aurais été nettement plus confortable. Pour une cérémonie impliquant un seul cadavre, pourquoi pas, ça serait passé, mais là non, c'étais la moitié du foutu régiment qui étais partie en vapeur, y'avais au moins une dizaine de cercueils vides, vous savez, le plasma ne laisse pas beaucoup de trace et revenir sur une zone de combat vitrifiée par les bombardements de Fleetcom et la pisse-bleue des destroyers covenants, c'est pas trop le truc du haut-commandement.

- Mouaip, Sorince, c'est le motto du corps. Après, c'est pas moi l'imbécile qui ai décidé d'en faire la devise des troupes de choc orbitales.

Il rit un peu avant d'allumer sa sèche et en tirer une longue bouffée, prenant une gorgée de whisky pour faire passer le gout acre du tabac.

- Ceci dit, plonger en enfer et mettre mes godasses dans la gueule des diables qui nous attendent en bas, j'dis pas, j'aime bien. Mais quand on plonge a pieds joints dans une fosse remplie de piques, de scorpions et autres joyeusetés, étrangement je suis moins disposé. Mais bon, les ordres sont les ordres diront les pédales.

Buvant une énième gorgée de son whisky et écrasant le bout de sa sèche sur la table, il pencha la tête un peu sur le côté et roula des épaules.

- Putain Sorince, ça vous gave jamais d'être cynique a ce point ? Dit il avec un certain amusement, connaissant visiblement la réponse. J'me doute que les troupes de choc orbitales c'est pas votre tasse de thé et que y'a pas mal de rapports qui font état de la stupidité de certaines compagnies qui ont été rattachées a la votre dans certaines opérations mais quand même. Evitez de me chauffer a propos de mon régiment.

Ouvrant sa veste, jouant un peu de la mâchoire en grinçant des dents, il s'étira avant de venir poser sa botte sur la table. Il savait que pour une fois, Valérie viendrais pas lui péter les rotules et que le tenancier se tiendrais calme. Regardant Kelrod et Sorince tour a tour, il haussa un sourcil.

- D'ailleurs, c'est Amy qui a gueulé vers la fin de la cérémonie ? Elle a du mordant, pauvre d'elle, son mari qui décide de crever en opérations. Il grimaça et releva son verre. Aux survivants alors, tu veux bien boire a ça Sorince ou tu va faire chier le monde et nous empêcher de nous amuser un peu ?
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Max Kelrod
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MessageSujet: Re: Un champ de tulipes [Privé]   Lun 21 Mar 2016 - 10:54

Kelrod écoutait avec une attention chaque mot qui sortait de la bouche du sergent. Avec attention certes mais au fond, sans grand intérêt. Max imaginait assez facilement qu'être envoyé derrière les lignes ennemies ça ne devait pas être facile tout les jours mais… ils l'avaient bien voulu, personne les avaient forcés à devenir des ODST.

-Ceci dit, plonger en enfer et mettre mes godasses dans la gueule des diables qui nous attendent en bas, j'dis pas, j'aime bien. Mais quand on plonge a pieds joints dans une fosse remplie de piques, de scorpions et autres joyeusetés, étrangement je suis moins disposé. Mais bon, les ordres sont les ordres diront les pédales. 

L'adjudant leva un sourcil, termina son verre et lorgna du côté de ses collègues, qui avait fini leur partie de lancer de couteaux, avec une ennuyeuse égalité. Vaun et Gareb était assis sur leur chaise, silencieux et le regard vide. Un regard similaire à celui de leur leader d'escouade.

-Aux survivants alors, tu veux bien boire a ça Sorince ou tu va faire chier le monde et nous empêcher de nous amuser un peu ?

Le verre déjà vide, Max aurait pu en prendre un autre pour « boire aux survivants » mais l'envie lui manquait, son habitude de boire aussi vite l'avait presque mis dans l'embarras… presque. Il soupira discrètement, leva son cul de la chaise et s'étira légèrement.

-Bon, je bouge d'ici. Il posa un billet sur la table et lâcha: c'est pour moi.

les deux autres Silences s'étaient levés en même temps que leur adjudant, la scène était plus qu'étrange, leur synchronisation les rendaient effrayant même. l'ennuie avait, de tout évidence, prit le dessus sur les trois hommes et il était urgent pour eux de tuer de cette lassitude.

-Oh et sergent, ne le prenez pas mal surtout mais, une pédale ne s'engage pas et même si elle le fait elle meurt assez rapidement ou dégage, d'une quelconque manière que ce soi, du champ de bataille. Suivre les ordres sans réfléchir c'est, selon vous, un discours de pédales ? Bien, alors les TCAO sont les mieux placés si on suit votre logique actuel. C'est une… drôle de manière de boire aux survivants comme au morts, n'est ce pas sergent ?

Le visage de Kelrod n'avait aucune expression, il venait de déballer ça comme un putain de robot et comme un putain de robot, une fois son action terminé, il tourna les talons et quitta le bar, suivit par ses deux compères.

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