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 Opération Prevent Avalanche - Talista

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Providence
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MessageSujet: Opération Prevent Avalanche - Talista   Ven 25 Mar 2016 - 15:57



Quelque part dans la banlieue de Boog
13H47 Heure locale

Le geôlier débloqua la serrure en trois tour de clé avant d'ouvrir la lourde porte de métal. D'un air amusé et sadique, Dayna franchit le seuil de la cellule en s'approchant de la captive recroquevillé dans un coin sombre de la pièce.

Dayna avait rencontré Joshua par un jeu de relations familiales. Les deux amants originaires d'Eradinus, appartenaient à deux des plus puissantes familles mafieuses du district qui avaient depuis longtemps décidé de mettre fin aux luttes intestines pour se concentrer sur un ennemi autrement plus gênant : l'UNSC.
L'opération TREBUCHET au cours de laquelle beaucoup de leurs proches avaient été arrêté, et souvent pendus par l'Autorité, avait définitivement déterré la hache de guerre contre un régime qui, il est vrai, prenait parfois des airs de dictature. Dayna comme beaucoup de membres de la Cause, déniait ce pourquoi l'UEG agissait parfois aussi durement, et refoulait la vraie menace commune à tous au profit de ses affaires personnelles attisées par une profonde quête de vengeance. Belle-fille de vingt-huit ans, Dayna avait tout d'une individue charismatique en plus de sa forte personnalité, élitiste et sadique, qui plaisait aux hommes. Son corps musclé, en soient témoins les reflets de son corps sous sa combinaison de cuir noir plaqué sur sa peau, préserve sa féminité grâce à sa forte poitrine, et à sa taille fine et élancée. Le teint légèrement bronzé de sa peau s'accorde parfaitement avec sa chevelure châtain claire, raide, enrobant son visage lisse et élégant frappé de petites lèvres fines. Les rétines de ses yeux fins en amandes reflètent la couleur de l'océan en un bleu-vert éclatant.
D'un geste Dayna retira violemment le bandeau qui masquait la vue à la captive, celle qui n'était autre que Solenn, l'agent double envoyée par l'Office of Naval Intelligence.

-Tu t'es bien moquée de nous pendant tout ce temps, hein petite pute ? Pesta Dayna en fixant la prisonnière mat à la chevelure noire qui trouvait encore du courage pour la défier du regard. Comme en témoignait son visage battu, parsemé de bleus et de plaies, ce n'était pas la première fois que Dayna venait la voir. Plus qu'une haine de ce qu'elle représentait, il y avait probablement aussi un brun de jalousie chez Dayna envers cette jeune femme qui restait encore assez belle, malgré son visage tuméfié, pour la concurrencer sur le plan de la beauté. En s'acharnant sur elle, Dayna assouvissait pleinement ses pulsions et calmait la rage et la haine qui battaient en elle.
-Ce sont tes maîtres qui t'ont appris à être sage comme ça, petite pute ? J'en ai vu des bien plus courageuses que toi. Toi tu n'es qu'une de ces pauvres filles faciles, sans aucune personnalité. Tu n'est qu'une guenon. Une guenon qui cherche à être exceptionnelle.
Voyant que Solenn n'avait pas baissé son regard, Dayna céda à la colère. Elle pivota sur elle-même en envoyant son pied droit dans la tempe de l'otage qui s'effondra en manquant de tomber dans l'inconscience. Alors qu'elle regardait le corps gisant de la captive d'un air satisfait, dominateur, une voix retentit dans le couloir.
-Dayna, ma chérie, tu m'avais promis d'arrêter.. déclara Joshua sur un ton élégant, en entrant dans la pièce, et de poursuivre :
-Quel dommage que tu sois dans le mauvais camps, Solenn .. tu aurais pu être une allié de choix. Tu aurais été formidable. Quand je pense que ce n'était qu'une illusion, que tu t'es joué de moi pendant tout ce temps. Tu m'as fait mal, Solenn, je te le dis sincèrement. Et je regrette de devoir faire ce que je vais devoir bientôt faire .. 
-Laisse-moi tuer cette petite conne. Déclara Dayna tandis que Joshua l'emmenait dans le couloir.
-Tu ne tue personne. Tu as compris ? Tes crises de jalousie commencent à me gonfler. Oui j'ai baisé cette fille, et alors ? Je suis un mec libre, si t'es pas contente, barre-toi, je n'ai pas besoin de toi dans mes pattes. Quoi, tu n'es pas contente ?
Dayna ravala sa colère. Elle n'était pas en mesure de tenir tête à Joshua, et c'était bien le seul homme qui était capable de cette prouesse. Elle était profondément amoureuse de lui, ce qui la plaçait entièrement sous son emprise. Lentement, elle se retira et disparut dans les escaliers qui menaient au rez-de-chaussé, d'un air boudeur.

Joshua s'approcha de nouveau de Solenn, s'agenouilla à côté et lui effleura lentement la joue avec le versant de sa main. Cette dernière eu aussitôt le réflexe de la chasser.
-Je te comprend, j'aurais réagis de la même façon. Avec tout ce qu'on a dû te dire sur moi, c'est normal. Mais quand bien même je me dis, qu'ils ont osé envoyer une fille aussi jolie, aussi fragile .. dans un endroit aussi dangereux. Quand je me dis ce qu'ils ont fait d'une fille comme toi une espionne, une tueuse à leur service, ça me garanti qu'ils n'ont pas changé.

Le geôlier fit irruption dans la pièce avec un plateau de fruits et une carafe d'eau. Il le céda à Joshua qui était assis contre le mur de la cellule à côté de Solenn qui manquait de perdre connaissance.

-Merci Jesse, tu peux nous laisser - Joshua adressa un sourire à l'homme avant de se tourner de nouveau vers l'otage - Tu m'excuseras si tu n'as rien mangé depuis vingt-quatre heures, mais j'étais un peu énervé quand j'ai appris qui tu étais vraiment.
Solenn, à bout de forces et souffrant de tous ses membres, céda peu à peu et laissa Joshua la faire boire et manger.
-Ça m'a vraiment mis en rogne d'apprendre ça. Je t'appréciais vraiment. Alors je me suis pas contrôlé et j'ai laissé Dayna faire un peu ce qu'elle voulais. Je crois que tu l'as rendu sacrément jalouse. Dit-il sur un ton ironique en esquissant un petit sourire. Puis il s'assit dos au mur, à côté de l'otage.
-Tu sais, ceux qui t'ont envoyé, ils ont dû te dire que j'étais un terroriste, un meurtrier, un mec à abattre quoi. Je ne me suis jamais vu comme ça. Tout est tellement relatif. Ma famille a été tué sous mes yeux quand j'avais huit ans par des monstres en armure. Des machines inhumaines, j'ai jamais cru qu'il y avait des hommes dessous. Je les revois souvent dans mes cauchemars.

Il marqua une pause avant de reprendre :
-Mes parents n'ont jamais été d'accord avec la politique de l'UEG, ils prenaient la défense des petites-gens qui étaient écrasés par le système. Je peux te jurer qu'à l'époque, mes parents ne s'étaient jamais rendus coupables de meurtres, seulement de vols. Ça a été une raison suffisante pour les assassiner. Mais dans quel monde on vit ? C'est pas qu'une basique quête de vengeance qui m'anime. Ce qui brûle chez moi, c'est ce sentiment d'injustice, cet asservissement d'êtres humains par des types inhumains. C'est pour ça que je suis ici. Je viens en aide, grâce à mes moyens, à tous ces pauvres gens. Je me sers pas d'eux comme tes maîtres ont dû te le rentrer dans le crâne, je veux les aider, c'est tout. Je sais ce qu'ils vivent et je me sens proche d'eux. Je veux juste qu'on arrête de les faire souffrir. Ils ont pas mérité ça. Je sais qu'on est en guerre, mais ce n'est pas une raison pour opprimer les gens. On gagnerait tellement plus à s'entendre. Nous on ne nous a pas laissé le choix.

Solenn gardait le silence, mais écoutait attentivement le discours de Joshua.
-Certains des nôtres faisaient le même métier que toi. Je sais comment ils vous recrutent. Ils vous mettent la pression en vous coinçant dans un moment clé de votre vie, ils vous anéantissent psychologiquement. Vous êtes obligés de bosser pour eux. C'est pour ces types que tu travailles, ces types qui ont fait de toi leur jouet et qui t'envoie faire le sale boulot à leur place, contre nous..

Il se leva en tendant un bras à Solenn.
-Suis-moi, je vais te donner une chambre plus confortable et je ne te t'attacherai pas. Tu as assez souffert.

Astroport de Boog emprunté par l'UNSC, Downtown de la ville.
14H00 Heure locale



Les hommes envoyés sur Talitsa appartenaient à une division vétéran de l'UNSC jadis déployée sur des mondes hostiles tels que Barren, Sigma et qui traînait une sale réputation depuis son intervention sur Terre lors des révoltes de Washington. Pourvue d'éléments issus de plusieurs armes, et dont la cohésion s'était forgée au fil des combats, la « Bad Division » avait été choisi pour traiter le problème Talitsa. Pour cette opération conjointe avec l'Administration d'Alvarez, le commandement avait été confié au Général McField, assisté de près par le Colonel Kampft.

En vue de l'opération qui se préparait, les officiers et les sous-officiers des unités concernées avaient été réuni dans un endroit aménagé en salle de briefing. Le Général McField et le Colonel Kampft se tenaient devant une assemblée répartie sur quatre colonnes et assis sur des chaises métalliques. La plupart étaient occupées par des Marines, mais aussi par des hommes de l'Administration et même de l'ONI. On y comptait également un deuxième Colonel, assit au premier rang.

Vétéran d'Eradinus, le Général McField était un petit homme trapu au visage carré, qui avait fait toute sa carrière dans les Marines. L'air de sympathie que pouvait dégager ce petit bonhomme au cheveux blanchissants était toutefois à prendre avec des pincettes. La réputation de McField était connue dans l'UNSC. Derrière cet homme souriant et agréable, se cachait une personnalité glaciale capable de prendre les décisions les plus délicates, et susceptible d'entrer dans des colères terribles.
-Mesdemoiselles, c'est le bazar dans cette ville. Le haut-commandement – commença-il en faisant quelques pas, les mains derrière le dos - m'a demandé de ramener le calme par le calme, dans une métropole de 300 000 habitants, avec 200 hommes. »

La pièce s'anima de quelques rires.
-Alvarez n'a pas su contenir ses gens. Ça arrive, on sait ce que c'est. Mais croyez-moi, en ce moment même, où une race extra-terrestre menace d'annihiler notre civilisation, je n'ai pas vraiment le temps, et je le regrette, de caresser tous les mécontents dans le sens du poil. Ces gens, ne veulent malheureusement pas comprendre ce qu'est l'effort de guerre, qu'on soit un soldat, ou qu'on soit un planqué.
Cette dernière remarque ne manqua pas d'amuser quelques esprits.
-Et si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais laissé l'aviation, régler le problème.

Kampft grimaça légèrement en entendant cette remarque.
-Nous faisons partis d'une division comprenant des éléments issus de plusieurs corps d'armées. Mais c'est mon régiment ! Et tout ce que je vous demande, c'est de vous aligner, tous, sur moi.
Le Général s'arrêta en jetant un regard fixe sur l'assemblée, puis il reprit sa marche en regardant tantôt le sol, tantôt devant lui.
-Je sais qu'il fait chaud, et beau, mais nous ne sommes pas en vacance. À la moindre erreur, d'inattention ou pas, cette étrange sensation qui vous fera sursauter dans votre froc, ce sera mon pied, au cul.

Les soldats éclatèrent de rire tandis qu'un large sourire se dessinait lentement sur les lèvres du Général.
-Mes enfants, nous ne partirons d'ici, qu'une fois le travail terminé, et l'ordre public ramené dans cette ville. J'ai cru comprendre de nos amis moustachus – son regard se porta un instant vers les membres de l'ONI – que les gens de Boog avaient un tempérament légèrement sanguin. Je vais me montrer clément, et m'occuper directement des fautifs. Je parle de ceux qui titillent les esprits fragiles, et dont nous savons bien, sont venus exprès pour nous emmerder. Ces gens nous les connaissons bien. J'ai nommé l'URF, la Rébellion.
Combien sont-ils ? Avec quel matériel ? Aucune idée. Ce qui est certain, c'est que depuis six mois, ils prennent un malin plaisir à profiter du malheurs des habitants pour les monter contre l'Administration et contre l'UNSC.

Toujours les mains passées derrière son dos, McField s'arrêta à côté de Kampf, face l'assemblée.
-Colonel, quelle est l'arme la plus dangereuse au monde ?
-Un Marines avec son fusil, mon général. Rétorqua le Colonel.
-Précisément, aussi peuvent-ils être des milliers, des millions, le combat sera le même. Et la défaite, n'est pas une option cette fois-ci. J'en ai terminé.

Le Général céda sa place au Colonel et resta en retrait en fixant l'assemblée d'un air sérieux. Kampft était un homme à la mine autrement plus grave. Plus grand et plus jeune que son supérieur, le Colonel était essentiellement reconnaissable de part la longue balafre qui lui parcourait la moitié du visage.
-On passe à l'action cette nuit – commença-il simplement, avant de poursuivre – Depuis trois mois nous avons infiltré le cœur du réseau de l'URF responsable des troubles dans cette ville. Nous avons identifiés les principaux responsables. Celui qui semble être le chef de l'insurrection sur place n'est autre que Joshua Bale, trente-trois ans. Ce type est recherché depuis des années, c'est un mafieux de renom comme l'est toute sa famille. En témoigne sa présence à Washington pendant les derniers événements où il a pu être identifié par la vidéosurveillance. C'est un type intelligent, manipulateur et particulièrement dangereux. En le choppant vivant on espère aider à la piste du Grand Duc pour lequel il bosse certainement. La cible numéro deux n'est autre que sa gonzesse : Dayna Andonios. Elle aussi c'est une mafieuse, et à la vue de ses antécédents elle en veut sacrément à l'UNSC. C'est une rebelle de conviction, également dangereuse. Elle aussi était à Washington où elle y a abattu plusieurs de nos hommes. Je l'ai vu exécuter un capitaine sur une vidéo. Pour les autres, nous avons moins d'informations, mais ils s'agiraient respectivement d'Alexander Klein, ingénieur informaticien, Nikolaï Voronov scientifique retraité, et Shan Wyuu, une ancienne des forces spéciales convertie en tueuse en gage. Les locaux sont sur une lame de rasoir, nous ne devons pas les forcer à se révolter. J'insiste sur la diplomatie et le professionnalisme dont nous devons faire preuve, pas question de faire comme à Washington, on ne peut pas se permettre un deuxième bain de sang qui ne ferait que donner raison à l'URF.

Kampft marqua une pause en se mordillant les lèvres, l'air songeur, avant de reprendre :
-Je peux vous assurer que c'est exactement ce qu'ils essayent de faire. Et voilà précisément comme nous allons mettre fin à leur manège. Notre agent infiltré auprès de Bale a été grillé il y a deux jours. On a perdu tout contact radio avec elle, mais les rebelles n'ont pas trouvé la puce de localisation implantée chirurgicalement dans son poignet. De cette façon, nous savons où elle se trouve.

Kampft se tourna vers l'holocron qui était posé sur une table métallique fixée au sol, à côté de lui, et pressa un bouton. Un hologramme représentant une carte de la ville en 3D apparut massivement derrière lui et le Général McField.
-Nous pensons qu'elle est vivante comme la localisation de la puce indique qu'elle a été déplacé dans un bâtiment de la banlieue sud de Boog. Il s'agit du « New-Zanzibar Hotel », un gros bâtiment d'un étage implanté au fond d'un campus. En revanche notre drone n'a repéré aucun individu armé dans le secteur. Le campus a même l'air abandonné. Il faut croire que les Reds cherchent à se faire très discrets. Par une seconde source, nous savons qu'un important rassemblement va avoir lieu dans un hangar à six kilomètres au sud de la structure. Des conversions d'habitants du quartier ont été surprise par nos agents. Ce rassemblement qui est prévu cette nuit à quatre heure du matin va certainement être organisé par des membres actifs de la rébellion. Vous l'avez compris, nous allons faire d'une pierre trois coups. Un commando de l'ONI va mener une intervention conjointe avec les forces spéciales sur le New Zanzibar Hotel. Indicatifs « Condor 1-1 et 1-2 » Objectif, libérer notre agent, nom de couverture « Solenn », et capturer les éventuels leaders rebelles qui s'y trouveraient. Extraction par deux Pélicans. Surtout ne tardez-pas.

Le Colonel actionna un deuxième bouton et les profils des cinq cibles apparurent au-dessus de la carte virtuelle.
-Parallèlement, une unité de Marines d'indicatif « Victor 1 », à la charge du Colonel Avenstal, va se rendre à bord d'un convoi au meeting de quatre heure. Objectif : embarquer tout le monde à bord des camions cargos blindés prêtés par Alvarez qui va également nous fournir des hommes.
En agissant de la sorte nous pensons trancher la tête de l'hydre en une nuit en capturant, nous espérons, les principaux chefs rebelles, et les habitants les plus excités. Victor 1 va se rendre sur place en empruntant des ruelles, et repartira en passant par la « Dune Road » qui relie la banlieue sud au Downtown via un seul axe en ligne droite. Victor 1 doit être sur place à 4H40 Heure locale. Condor interviendra à 4H30.

Et du Général McField de reprendre la parole :
-Les petits gars, ce sera tout pour aujourd'hui ! Si vous n'avez pas de questions, il ne vous reste plus qu'à aller vous préparer. Et n'oubliez pas le plus important, Semper Fidelis.


Informations supplémentaires /!\:
 

HRP: Ordre de posts :  Fabrice, Alexandre ou Carl ou Avenstal (je vous laisse décider de l'ordre comme vous devez déjà vous mettre d'accord sur le plan tactique), suivis de Dastan, puis Djerin.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Ven 25 Mar 2016 - 19:22


« Tu crois que c'est encore une mission de routine ? » lança Cleveland à Fabrice.

« Nan. Cette fois ça à l'air sérieux. »

Cleveland tira une barre sur sa cigarette en plissant légèrement des yeux. Son regard était braqué sur la colonne de véhicule arrêtés devant le portail principal de l'astroport.

« J'aurai bien aimé en être. »

« Comme quoi ça peut servir d'avoir fait des études dans cette guerre. » Rétorqua le sergent sur un ton taquineur.

Le Caporal-chef le défia d'un petit regard complice, puis écrasa son mégot sous sa botte avant de se diriger vers un bâtiment cubique qui faisait office d'infirmerie improvisée.

« J'espère qu'elle va durer alors, parce qu'après c'est les bureaux pour toi. »

« Réveil les autres dans vingt minutes, faut qu'ils soient prêts avant qu'on soit revenu. »

« Reçu, je vais commencer par Sophie. » rétorqua Cleveland en faisant un clin d'oeil à son interlocuteur, avant de disparaître derrière la porte du bâtiment.

Il était 3H45, l'activité de la base était à son comble.
Paquetage sur le dos et casque visé sur le crâne, Fabrice fit une centaine de pas dans la pénombre pour rejoindre le convoi. Il croisa en chemin deux opérateurs ODST chargés respectivement d'un
lourd paquetage et d'un fusil de précision. Les deux compères se dirigeaient vers un Falcon prêt à décoller. Il les salua et continua sa route jusqu'à l'avant du convoi où se déroulait le dernier briefing. Là, le médecin s'immergea dans un petit groupe de sous-officiers agglutinés autour du Colonel
Avenstal et du Lieutenant Harris qui étaient en charge de Victor 1.

L'ensemble écouta attentivement le discours d'Avenstal, qui était flanqué de son adjoint, ainsi que d'un deuxième homme baignant dans la combinaison grise significative des gardes de Boog : le Commissaire Flores. Ce géant de deux mètres âgé d'une cinquantaine d'année dirigeait les gardes fournis par l'Administration. Homme de confiance d'Alvarez, Flores était décrit par la population locale, mais aussi par ses propres hommes comme étant un individu froid et violent. Coiffée d'une casquette de la même couleur que sa tenue, et qui masquait son crâne chauve en partie, il était reconnaissable à son épaisse moustache noire qui débordait abondamment sur ses lèvres. Son regard terrifiant faisait aisément baisser ceux qui avaient le malheur de s'y attarder trop longtemps.

En sa qualité de médecin, Fabrice remarqua le côté paranoïaque de l'individu qui avait tout l'air d'être une véritable brute. L'idée que cet homme, dont le poids de la personnalité était presque consistant sur lui et sur l'ensemble, dispose d'autant de pouvoir que le Colonel ne le rassurerait pas.

http://youtubeonrepeat.com/watch/?v=rgLIHmyLgmY&from=6&to=139

Suite à un « Semper Fi » général qui clôtura le briefing, le groupe se dispersa, et chacun regagna son poste.
Fabrice longea le convoi en direction du premier warthog de transport qui suivait la voiture de tête. En cours de marche, il remarqua la surexcitation des marines parqués dans les véhicules. La plupart d'entre eux venaient à peine de terminer leurs classes. La guerre avait besoin d'eux, et ils avaient aussi besoin d'elle. Sans doute jusqu'à la connaître réellement. Tout commençait toujours ainsi.
Il prit place sur le siège vacant à côté du conducteur, un jeune boutonneux à lunette qui devait aller sur ses vingt ans. En s'asseyant, il avait sentit le poids du regard des occupants du warthog sur sa gourde frappée d'une croix rouge sur fond blanc :
« Et Doc ! Vous faites quoi dans la mission ? On vous a jamais vu dans l'unité ! » lança l'un d'entre eux, visiblement excité par l'adrénaline.

« On m'a affecté à votre compagnie au cas où il faudrait une intervention d'urgence sur certaines cibles prioritaires. Mais je suis aussi là pour veiller sur vous, on sait jamais. » répondit Fabrice en faisant un clin d'oeil à son interlocuteur.

« Va falloir que vous gardiez un œil sur Tommy – dit une jeune première classe en désignant le conducteur du menton – c'est un vrai stressé de la vie, il risque d'être un peu nerveux au volant. »

« Je t'emmerde Sanchez. »

« C'est plutôt ces types qui ont de quoi stresser. » déclara un troisième en portant son regard vers deux pélicans devant lesquels s'amassaient une quinzaine de soldats.

« Paraît que y'a des gars de l'ONI avec eux. » dit le quatrième.

« Je dis respect ! »

Soudain, la voix du Colonel grésilla dans les oreillettes de l'ensemble :
« À tous, silence radio. En route. »

L'ensemble abaissa son dispositif de vision nocturne, puis les moteurs des véhicules se mirent brusquement en marche. Le portail de l'astroport coulissa et la colonne d'acier, tous feux éteints, s'enfonça dans l'obscurité de la nuit.
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 27 Mar 2016 - 14:29

Il devait être 14h lorsque le général commença son speech. Assis parmi les membres de l'ONI présents, Akylides soupira longuement. Il avait déjà reçu les infos de ce général quelques jours avant son arrivée, et avait eu le temps d'observer les différentes variables auxquelles ils avaient affaire. A vrai dire, le spectre ne savait même pas pourquoi il assistait encore à ce genre de briefing. L'habitude, sans doute, ou bien il aimait comparer les infos des services de renseignements avec celles données par les têtes dirigeantes d'une opération.

Cependant, il était amusant de noter que l'ONI décidait cette fois d'user de ses chiens de chasses pour secourir quelqu'un. Un sourire s'étira sur les lèvres d'Alexandre lorsqu'il repensa au fait que cette fois, le CSNU avait eu la brillante idée de ne pas mêler des gens comme Sorince à la pacification de la foule. Et puis, les Sanglots seraient bien plus efficaces en mission d'intervention qu'à ne rien faire. En revanche, à part le spectre, les autres agents n'étaient affectés qu'à des missions "diplomatiques" ou de sécurisation, il était le seul envoyé réellement sur le feu de l'action, et ça lui allait parfaitement.
Plusieurs choses le firent cependant ricaner. Il y eu tout d'abord la remarque du colonel en réponse à son général. Si l'on dit qu'un marines avec son fusil est l'arme la plus destructrice, il était clair qu'elle ne faisait pas le poids face à un transporteur d'assaut lançant son laser de vitrification... Ou une tête nucléaire. Le "semper fidelis" fit tiquer également le spectre. Il n'aimait pas ce genre de pseudos serment, il n'aimait déjà pas ça quand il était membre de la Cause, et encore moins maintenant qu'il était dans ce camp là. Le briefing étant par la suite achevé, Akylides attendit que les marines ne se lèvent et quittent la salle pour se lever. Les autres membres de l'ONI présents avaient fait de même, mais eux, c'était surtout pour ne pas se mêler aux "marines lambda" alors que pour le Spectre, il s'agissait plus d'une lassitude extrême et d'un manque d'envie d'entendre des remarques concernant son statut de membre des services de renseignements.

Quittant la salle pour se rendre vers les "quartiers" qui avaient été affectés au SRN, Akylides se dirigea instinctivement vers un lit et s'y allongea, activant une petite tablette et scrutant de nouveau la carte du Zanzibar. L'image caractéristique d'Akemi, une geisha, s'afficha alors en haut de son écran.

- L'intervention est prévue pour 4h30. Agent, dois-je préparer une demande d'armement particulière pour cette mission?
- Rien de particulier hormis un silencieux pour mon fusil. Oh et, je veux deux grenades flashbang et une grenade stroboscopique.
- Entendu.

Par la suite, le spectre continua d'inspecter les différentes infos à sa disposition pendant une ou deux heures, avant de finalement rejoindre les Forces Spéciales pour y établir le plan d'action. Une fois ce dernier décidé, Akylides comptait bien aller se reposer un peu.

*
*  *


Il était 2h50 lorsqu'Akemi avait réveillé Alexandre. Sortant du sommeil assez rapidement, le spectre se dirigea rapidement vers un point d'eau pour se rafraîchir, avant d'aller enfiler sa combinaison de combat. Fixant son casque sur sa tête, les yeux de l'agent clignèrent en même temps que le VISR se synchronisait à sa vue. Quelques secondes plus tard, toutes les infos qu'il avait maintenant l'habitude d'observer s'affichaient devant lui, pendant que la voix de l'IA lui fournissait quelques dernières informations. Se dirigeant vers l'armurerie pour y récupérer son fusil et les grenades demandées plus tôt. Le plan de Condor était assez simple sur le papier. Le groupe d'Akylides, divisé sur les deux pélicans, allait s'envoler pour les toits du zanzibar et du bâtiment le plus proche. Une fois au dessus des deux locaux, le premier groupe se déploierait sur le zanzibar tandis que l'autre servirait de couverture. Le groupe du zanzibar lancerait alors un assaut direct et rapide, permettant une distraction qui permettrait aux Sanglots se trouvant dans la camionnette de sécuriser la réception de l'otage et son évacuation. Une fois l'assaut lancé, Alexandre lancerait la grenade stroboscopique, servant de signal à l'autre escouade. Le groupe Condor 1, ayant attaqué le toit du zanzibar sera alors extrait par voie aérienne, directement sur place ou à quelques kilomètres au Nord, si la situation dégénérait. Naturellement, Condor 1 déploierait avant l'assaut plusieurs câbles permettant de rejoindre le sol en rappel pour pouvoir effectuer cette évacuation d'urgence.

Vérifiant l'équilibre de son fusil de combat XBR55, le spectre plaça ensuite ce dernier contre la plaque dorsale magnétique de sa tenue, avant de mettre ses grenades à la ceinture. Marchant jusqu'aux pélicans, l'agent salua le groupe des Sanglots se dirigeants quand à eux vers la camionnette de l'indic. Le seul Sanglot qui ne faisait pas parti de Condor 2 était leur sniper, qui était l'un de ceux étant chargés de couvrir leur déplacement depuis le bâtiment 2. La camionnette quand à elle, devrait si les conditions sont réunies se diriger vers le garage numéro 3. Il était alors 3h45 et l'agitation était palpable dans la base improvisée. Les colonnes de véhicules étaient alignées et s'apprêtaient à partir pour leurs destinations respectives, tandis que l'escouade d'intervention du spectre vérifiait une dernière fois son armement. Quand à King 7, l'escouade ODST qui devait patrouiller en falcon autour de leur zone d'insertion, le spectre avait eu le temps de saluer les Helljumpers avant de se rendre aux pélicans, et sans doute ces derniers devaient eux aussi revoir leur plan d'action une énième fois. A son arrivée, Alexandre fut accueilli par le sergent Barret, membre des Forces Spéciales. Quand au sniper des Sanglots, le spectre lui fit seulement un signe de salut avant de le voir partir s'installer dans le second pélican avec l'autre partie de Condor 1. Briefant une dernière fois les quelques membres des forces spéciales qui iraient avec lui sur le toit du Zanzibar hôtel, Akylides voulait être certain que tous avaient bien compris la manœuvre à suivre.

Pénétrant par la suite en dernier dans le pélican, le spectre fixa la colonne de véhicules puis la camionnette des Sanglots alors que les moteurs des différents véhicules terrestres et aériens commençaient à vrombir. La voix du pilote résonna dans le casque de l'agent, tandis que ce dernier observait le sol s'éloigner peu à peu. Un sourire s'étira sur ses lèvres, l'opération était lancée.  
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 27 Mar 2016 - 17:03

"-Je pige pas pourquoi on crame pas depuis l'espace tout ce pays de tocards !"
Mendoza détestait les phases d'attentes avant les missions. Comme toute la sanglot d'ailleurs, mais pas pour les mêmes raisons. Pour Teretchenko, Fergusshon, Mila et compagnie, l'attente signifiait la paix, l'absence de danger ou d'adrénaline, pas de sang, pas de morts, pas de souffrances. Pour des tarés comme eux, c'était insupportable. Pour lui, attente rimait avec appréhension. A force d'accompagner son chef, Mendoza savait comment les suivants de Sorince fonctionnaient. Comme des foutus clébards enragés. La frustration de ne pas pouvoir tuer rapidement les rendaient encore plus sauvages et agressifs qu'en temps normal. Et comme d'habitude, Mila était la plus simple à sonder. La façon maladive qu'elle avait de caresser le bord de la lame de sa machette militaire gagnait en intensité, de minutes en minutes. Elle clignait des yeux de manière totalement frénétique depuis une heure déjà, et il était presque sûr de l'avoir entendu ricaner toute seule lors du briefing. Et puis...Ce sourire...Franchement, qu'importe ce que pouvait dire tout les autres...Ce rictus terrifiant n'avait vraiment rien d'aguichant.
"-Qu'est-ce que t'en penses toi Mendoz'?"
L'intéressé sursauta lorsque la main de Joshua se posa sur son épaule, en secouant, par la même occasion, l'intégralité de sa carcasse à moitié endormie. Après un court instant de flottement, il leva les yeux en direction du faciès souriant du géant de l'escouade.
"-Excuses, j'écoutais pas...De quoi?
-Mike trouve que nos supérieurs gaspillent trop d'hommes à vouloir capturer ce type, au lieu de simplement nucléariser le coin."
Le Mike en question se leva de sa chaise improvisée : un tas de pneu abandonnés, et se baissa pour ramasser le fusil d'assaut qu'il avait laissé par terre l'heure d'avant. L'action souleva un petit nuage de poussière et de terre qui déclencha une quinte de toux partagée par tout le trio.
"-C'est exactement ce que je voulais dire... Quelle planète à la con !"
Mendoza hocha la tête d'un air entendu. Le pire dans tout ça, c'est qu'à force, il lui arrivait de plus en plus souvent de tomber d'accord avec les autres Sanglots. Leur logique, simple, tellement égoïste qu'elle en devenait inhumaine, avait au moins le mérite d'offrir pas mal de solution facile, ici : le bombardement d'un pays entier et de tout ses habitants -civils compris- pour éviter à l'UNSC la perte de nouveaux marines pouvant ainsi être déployés autre part. Il était bien entendu inutile d'essayer d'expliquer à Mike qu'une solution plus pacifique -comme la suppression des principaux leader rebelles- pouvait donner de biens meilleurs résultats, autant sur le plan humain que sur le plan économique car, pour lui comme pour beaucoup d'autres membres de la sanglots, tout ce qui touchait aux rebelles de près ou de loin était "infecté" par le virus de la cause. La route commerciale de l'UEG/CCT? On pouvait la reconstruire sur de nouvelles bases. Les minerais irradiés par le bombardement? Les rendre "clean" prendrait deux fois plus de temps et d'argents, certes, mais au moins aucunes bandes de rebelles récidivistes ne risqueraient de pointer le bout de son nez, après un petit génocide. En plus, c'est une "planète à la con" alors vraiment, un bombardement serait tout bénéf !
Foutus psychopathes, incapables de voir plus loin que le bout de leurs nez.
"-Ouai, t'as raison Mike, un bombardement serait sans doute la meilleure solution..." Soupira un Mendoza songeur.
C'est à ce moment là qu'une voix nasillarde se fit entendre, dans le dos de l'éternel porteur de bob.
"-Bien sûr, un bombardement massif. Des civils morts par centaines, des dizaines de nouvelles familles prêtes à écouter les conneries des insurgés, une route commerciale terriblement prometteuse foutue en l'air, du minerais irradié, des supérieurs sur les nerfs et des marines affectés à la circulation. Quel génie tu fais Mike, si nos boss pensaient comme toi, on auraient déjà tous foutus nos flingues au placard."
Fergusshon haussa les épaules et décala le paquetage de Joshua avant que Carl n'arrive jusqu'à eux et le prenne pour un siège. Ce n'était pas vraiment par bonté d'âme qu'il s'exécutait bien entendu. Mike tenait juste à éviter un écrasement gratuit aux briques de jus d'oranges qu'ils avaient réussi à caller dans l'une des poches du sac.
Alors que son chef débarquait au centre du trio, Mendoza s'assombrit un peu en constatant que sa main droite s'était remise à trembler sans raison. "Un docteur, il faut que tu vois un docteur" disait sa femme. Tu parles. Le seul doc' qu'il côtoyait tout les jours, c'était Mila, et cette tarée avait à elle seule six fois plus de symptômes louches que toute l'escouade réunie.
"-Teretchenko prend bien son affectation?" Hasarda Joshua en tendant à bout de bras Le Juge à son boss.
Carl récupéra l'arme et vérifia si son mécanisme de pompe n'était pas gêné par un quelconque amas de poussière. Satisfait, l'adjudant-chef émit un petit ricanement avant d'entreprendre la fixation de sa baïonnette.
"-Je suppose, il aurait pu tomber sur pire niveau escorte.
-Ouai. Et puis au moins Akilydes l'ennuiera pas à vouloir discuter pendant le trajet, il a l'air d'être aussi content que nous d'être sur cette foutue planète."
Le dirigeant des sanglots pouffa et laissa son regard dérivé sur le décor autour d'eux.
Cette planète n'était faite que d'immeuble et de plaines poussiéreuse. Et l'astroport de Boog n'avait pas le privilège de faire exception. Au contraire. Même la piste centrale voyait son goudron recouvert par une épaisse couche de sable sans cesse balayée, puis renouvelée, par le vent nocturne. Même les véhicules militaires, pourtant relativement haut sur pattes, voyaient les coins de leurs pare-brises se faire lentement mais surement enterré sous cette saleté de sable. Finalement, la seule chose de relativement "bien", dans toute cette opération, c'était le fait qu'ils commenceraient en pleine nuit. En mission, la seule chose de pire que du sable et du vent, c'est du sable, du vent ET un soleil de plomb.
"-Je le sens moyen quand même, nos hôtes ont des sales tronches." Cracha Fergusshon, le front plissé par un air soucieux. Joshua, qui était accroupi à coté de lui et qui s'occupait en traçant, comme un gosse, des formes géométriques dans le sable, à l'aide de la crosse de son pistolet, dodelina de la tête pour signifier son approbation, une attitude qui eut le mérite de réveiller Carl.
"-Pas tant que ça, j'ai un peu discuté avec le commissaire machin.
-Flores?
-Ouai, il a franchement pas l'air de porter les rebelles dans son coeur, lui non plus...Encore qu'il a pas l'air de porter grand monde dans son coeur.
-Moi aussi je ferais la gueule si j'avais un nom pareil."
L'escouade éclata d'un rire fatigué et presque pas forcé. L'écho des esclaffements attira Mila et Elena, jusqu'alors terrée chacune dans leurs coins.
"-On part quand?" Lâcha la moins énervée des deux, Sanders évidemment, en s'étirant lascivement derrière Carl. Celui-ci fit dériver son regard jusqu'à la camionnette immobile de leur futur chauffeur et haussa un sourcil blasé en constatant que ledit chauffeur n'avait pas l'air d'être présent à l'avant du véhicule.
"-Lorsque Teddy aura décidé de se réveiller.
-C'est long, bon sang.
-Ouai.
-Ca va les gars, il est que 3h14..." Soupira Mendoza en tentant de caler son bob derrière sa nuque pour éviter le contact du métal froid de la caisse de ravitaillement contre laquelle il était assit.
Le dirigeant des sanglots hocha la tête pour montrer son approbation tout en continuant l'inspection de son arme, assit dans le sable, en tailleur.
"-Mendoza a raison, estimez-vous heureux d'être avec Teddy, on a le bonheur de commencer dix minutes avant le gros des troupes.
-Le jour où je me réjouirais d'être avec un mec appelé "Teddy" sur le terrain n'est pas près d'arriver.
-Mila a pas tort, entre Flores et Teddy, c'est kiff-kiff niveau pseudonymes pourris."
Carl soupira, très vite imité par Mendoza, qui avait reconnut sans grand mal le changement de ton de son chef. Pour les non-aguerris, c'était presque imperceptible. Sa voix était juste un peu plus trainante, plus grinçante, qu'à l'accoutumée. Passé maître dans l'art de dissimuler ses déviances psychologiques, l'adjudant n'affichait ses tics nerveux que lorsque le contexte l'autorisait. Lorsqu'il était au milieu des siens. A l'inverse de Mila, qui mâchonnait assidument une de ses mèches de cheveux en caressant -encore- la lame de sa machette. Il ne laissait rien transparaître. Rien. Si ce n'est ce petit changement de ton témoignant de l'agacement que lui causait cette attente forcée. La main de Mendoza se remit à trembler. L'excitation et la frustration de la sanglot était contagieuse. Tout le monde le savait, depuis le temps. Mais Carl et ses silences soudains, eux, servaient de catalyseurs, ils entretenaient, rendaient plus insoutenables encore, l'attente d'un massacre à venir. La soif de sang atteignait son paroxysme lorsque le roi des Sanglots rejoignait ses hommes. Simplement parce qu'il était pire qu'eux. Ou qu'ils le pensaient, eux.
Mendoza décala un peu plus son bob/oreiller sur la droite et ferma les yeux, en priant pour que "Teddy" arrive bientôt.

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"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 28 Mar 2016 - 16:10

« - Das alles beginnt ganz friedlich. »

Le colonel Avenstal en question se trouvait adossé au QG mobile de son unité, un cigare entre l’index et le majeur, un casque fermé sous le bras droit, son armure de combat déjà endossée sous son ramasse-poussière qui ne l’avais jusqu’ici jamais abandonné, callant son cigare au coin de ses lèvres, il remonta sa manche gauche en secouant le bras pour révéler cet artefact technologique pourtant si important a toute opération militaire qui se respecte, sa montre. Trois heures, cinq minutes, quarante-sept secondes, quarante-huit.

Réveillé à minuit pile par son aide-de-camp, l’intelligence artificielle Prométhée, le Colonel avais étudié les différentes routes qui s’offraient à lui, grâce à son affiliation officieuse avec le SRN et surtout son grade d’officier supérieur, le colonel avait pu récupérer un grand nombre de différentes cartes satellites de la planète et plus particulièrement de la ville.

« - Prometheus ? Zeige mir das Zanzibar Hotel. Auf dem holopad.
- Jawhol, herr Oberst. »

Glissant sa main à l’intérieur de son manteau, le colonel tira d’une boite un cigare qu’il alluma sans tarder. Expirant une volute de fumée qui vint parasiter un instant la projection holographique, il se mit au travail sans tarder et vers une heure du matin, invita son aide-de-camp ainsi que le commissaire. Quelle plaisanterie, pensait-il alors que le commissaire pénétrait dans la pièce, un flic avec autant de pouvoir décisionnel qu’un officier supérieur du corps des marines lors d’une opération impliquant le NAVSPECWAR et le SRN, ça, ça allais forcément créer des tensions.

Après avoir planifié la route et décidé de l’heure de départ pour atteindre l’objectif a l’heure-H, le colonel avais ordonné le rassemblement de son peloton pour un briefing opérationnel, le temps étais une denrée précieuse dans le monde militaire et le gaspiller aurais été inacceptable.

« - Repos, soldats. Commença-il, son accent trahissant aisément son origine germanique. Voici l’objectif principal ; Interrompre la fête organisée par les agents de l’U.R.F, identifier les pontes de l’organisation au seins de l’attroupement et les interpeller eux ainsi que tous participant à cette joyeuse sauterie. Armes chargées a balle réelles mais à n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence, grenades lacrymogènes, fumigènes et a privation sensorielles autorisées et chargées dans leurs lanceurs respectifs. Nous allons emprunter un chemin peu utilisé d’après les relevés satellites et relativement peu accidenté, donc procédure habituelle pour le convoi, un M12 LRV en tête et un a la queue du convoi, le camion blindé de transport des hommes d’Alvarez au centre de la formation entouré de deux camions de transport et nous suivrons une répartition standard pour les autres camions et les M12 de transport. J’exige un silence radio maximal, seul vos chefs d’escouades sont autorisés à utiliser la radio pour me contacter moi ou le commissaire si la situation dégénère pendant le trajet, le lieutenant Harris se chargera de répartir les équipes, départ dans dix minutes. Lunettes de vision thermique et nocturne obligatoires. Au pas de course soldat ! Et si quelqu’un a envie de pisser ou de s’en griller une, c’est maintenant. »

Ses hommes se contentèrent d’un « Ouha ! » classique du corps des marines, l’opération n’avais rien de bien exceptionnel, c’était même de la routine pour Avenstal, le colonel ayant forgé une solide réputation anti-rebelle depuis bien des années de service.

Tirant sur son cigare et venant finalement l’éteindre sur la peinture de son M12 LRV de commandement, situé en troisième position dans le convoi, juste après un camion blindé. Il pris la place du mort, comme on l’appelle, et patienta le temps que ses hommes se mirent en place, a ses côtés, en conducteur, se trouvait non le lieutenant Harris mais un homme de confiance du colonel, qui préférait toujours les soldats de son régiment a ceux que lui fournissaient les planqués du Highcom.

« - So, herr Oberst, wie gehen sie ?
- Gut, sage mir, hast du den kommissar gesehen ? Er Atmet mir kein vertrauen ein, ich bin überzeugt daß er denkt daß man da ist um ihren vormittag on seine karrierre zu ruinieren.
- Vous pouvez répéter dans une langue que je comprends ? Commenta le commissaire Flores qui passais par la, tiqué par le mot « Kommissar ».
- Ah, oui, excusez-moi, j’oublie parfois que tout le monde ne parle pas Allemand, je discutais simplement avec notre cher sergent Wilfried, un compatriote. Dit-il, calmement. Et bien, mon cher commissaire. J’espérais juste que nous pourrions coopérer sans nous tirer dans les pattes, cette opération est aussi importante pour l’UNSC que pour vous et la population locale. Je sais qu’il y’a toujours des tensions entre l’UEG et les colonies mais ne vous en faites pas. La C.A.A m’a fourni bien assez de renseignement pour que notre coopération soit des plus fructifiée, vous avez briefé vos hommes pour l’opération, commissaire ?
- Oui, Colonel. Nous sommes prêts à partir aussi tôt que possible.
- Perfekt. Conclu-il »

Maintenant, il ne manquais plus que le top départ et le convoi se mettrais en route, tel un automate bien huilé.
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Dastan Evret
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mar 29 Mar 2016 - 22:28

Frégate UNSC – Amoris – en hyperespace - trajet vers le système Sverdlovsk destination planète Talista17h30 Heure locale

Dastan venait de recevoir une nouvelle affection sur la planète Talista. Quand on lui avait remis le rapport le jeune homme c'était contenté de les prendre pour les étudier une fois revenue dans couchette. Il ne s'attendait pas à découvrir en lisant les documents une affection sur Talista et surtout pas à devoir mettre fin aux agissements du groupe rebelle connut sous le nom de URF sur ce monde hostile. Il avait plus l'habitude en tant qu'ODST et sniper d'élite d'être affecté en soutien dans ses missions aux risques plus grand étant donné la préséance d'aliens covenants. Perplexe quand a se choix, il y réfléchit tout en continue de lire le rapport en question, et finit par se dire qu'au final le choix était moins mauvais qu'il n'en avait l'aire. Cela n'avait pas l'air d'une sous affectation signe qu'il aurait fauté à un moment ou un autre, mais plutôt d'un signe de confiance, malgré la relative et apparente simplicité de la mission.

Astroport de Boog emprunté par l'UNSC, Downtown de la ville.
13H40 Heure locale


Sans plus d'information le sniper se prépara et assista à la réunion et s'y rendit une fois prêt. Comme à son habitude il arriva en avant et s'installer dans les premiers rangs afin de ne rien perdre du briefing de mission. Sur sa convocation il était indiqué que le commandement avait été confié au Général McField, assisté de près par le Colonel Kampft. Deux noms qu'il ne connaissait que de réputation. Quand la séance commença il prit de note restant bien concentré. Contrairement à d'autres il ne rit pas devant les quelques blagues et allusion faite par le haut gradé qui faisait son briefing. Son esprit pleins de question de vida petit à petit au fur et à mesure qu'on l'avançait et bientôt quand il entendit les noms de deux terroristes il comprit que cette mission visiblement basique, était d'un enjeu important. Silencieux il attendit la fin du briefing pour lever la main quand le général Général McField demande s'il restait des questions.

- Général McField dit-il une fois que son supérieur lui est autorisé a parler peut-on avoir un plan détaillé et holographique si possible en 3D des lieux ?

- T'inquiète pas fiston tu auras tout avant le début de la mission dit-il avec un petit rictus amusé

Il remercia le général d'un signe de tête et quitta la salle une fois le meeting terminé. Il passa le reste de sa journée à préparer la mission et utiliser les outils mises à sa disposions. Etudiant le plan en 3D sur carte virtuelle il demanda l'assistance du 1ere classe Djerin Rashkae ainsi que de deux autres expert du terrain détacher spécialement pour le gouvernement planétaire afin d'aider les forces de l'UNSC dans leurs opérations. Durant de nombreuses heures de simulation ils déterminèrent ensemble le meilleur point de chute et endroit pour renseigner Condor sur d'éventuels mouvements hostiles afin de couvrir sa progression. L'Opération Prevent Avalanche ne tarderait pas et après avoir mise au point les derniers détails Dastan alla se restaurer, il mangea léger avant de rejoindre le baraquement ou il prit sa douche avant de rejoindre sa couchette. Rien ne valait une bonne nuit de sommeil après avoir fait chauffer ses neurones, pour être d'aplomb le lendemain.

Très tôt dès le lendemain tous se mirent en marche très rapidement et Dastan rejoint le  UH-144 Falcon d'indicatif King-7 avec l’autre ODST. Il y avait encore avec eux deux pilotes et deux gunners. Une fois que la porte de la soute du transport se fut fermé, et qu’il est commencé se s’élever dans le ciel, le sniper de l’ODST vérifier bien tous ses équipements.
Ps : je modifierais si besoin


Dernière édition par Dastan Evret le Sam 2 Avr 2016 - 22:33, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 30 Mar 2016 - 1:07

Djerin écoutait le briefing du général, assit à l'ombre d'une caisse, Anaëlle au dessus de lui, les pieds battant dans le vide tandis qu'Ishi s'était simplement appuyé, l'épaule contre la boite de métal. Les trois ODST avaient étés détaché de la Lacrymosa pour la durée d'une mission de soutien. Après la mission sur Reach ils avaient démontré leur capacité à ''gérer'' les rouges et le commandement les avait envoyé relever un groupe en manque de permission. Ils portaient les uniformes noirs typiques de leur corps d'armée, la chaleur rendant obsolète l'idée de porter une armure de combat pour un briefing. Ils écoutaient d'une seule oreille, la majeure partie des informations leur ayant été transmise lors de leur voyage, les informations étaient simplement mise à jour. Djerin prit un biscuit dans un petit sachet plastique et le fit passer à ses collègues. Ils parlaient entre eux à voix basse pour ne déranger personne.

Encore une mission où on nous épargne le grand saut...

Et je vais pas m'en plaindre.

Djerin soupira avec un sourire au commentaire de sa partenaire, se demandant encore comment elle pouvait craindre le saut. C'était une des partie les plus jouissive de leurs missions, la chute à travers les couches de l'atmosphère, la chaleur montant dans les vibrations de l'appareil. Au début il le craignait aussi, lors de ses premiers sauts, mais il avait finit par tomber fou amoureux de cette adrénaline du combat. Il fit craquer son cou dans un mouvement rotatif tandis que le général se mettait à présenter les tronches des rouges qu'il fallait pas laisser filer. Il sourit à la vue de la Dayna Andonios et fit une petite blague graveleuse à laquelle Anaëlle répondit d'une bourrade de sa ranger. Ishi, toujours silencieux, avait simplement sourit en secouant la tête. La présence de compagnons si proche de lui avait quelque peu transformé Djerin au cours des dernières missions, le sortant de son ancien marasme.

Une fois le briefing terminé, les trois ODST rejoignirent les quartiers temporaires qu'on leur avait attribué. Les trois lits de camp avaient été séparées de celui de leur supérieur de terrain par un rideau. Bien que lui et Djerin aient théoriquement le même grade depuis peu, l’ancienneté primait ici dans la chaîne de commandement. Le sniper n'allait pas s'en plaindre, cette mission puant la magouille en sous-main. Il ne serait pas surpris si ça devait tourner vinaigre ou exécutions sommaires et ce malgré les informations contraires données par le général. Vérifiant par réflexe l'état de l'arme qu'il avait laissé dans sa cantine, Djerin s'assit sur le lit tandis que les deux autres se mettaient à l'aise à leur façon, Anaëlle en retirant sa veste d'uniforme, révélant un simple débardeur blanc, déjà trempé de sueur à cause du soleil brûlant et Ishi vérifiait les jumelles montées sur son casque.

Les trois soldats avaient reçu ces améliorations pour leur équipement personnel, permettant non seulement de voir loin (comme une paire de jumelle classique) sans les mains (moins classique) mais surtout, pour le cas d'Ishi et d'Anaëlle, pour leur donner des assistance à la visée. Ils avaient étés assignés à l'artillerie des deux mitrailleuses d'appuis montées sur les flanc du Falcon, les armes étaient montées en coaxial avec un lance grenade léger, équipé de munitions fumigènes et incapacitantes. En cas de coup dur, ils avaient aussi reçu une boite de munitions explosives, mais avaient aussi reçu l'instruction de n'en faire usage qu'en cas de dernier recours. Ils étaient en train de tester les appareils sous l’œil amusé du sniper lorsque leur caporal était venu chercher ce dernier pour un briefing d'équipe.

Le Caporal Evret était un inconnu pour Djerin, sniper comme lui, ils ne devaient leur affectation ensemble qu'à la particularité de cette opération. Il avait réussi à mettre la main sur un projecteur holographique et un plan détaillé de la zone d'opération. Les immeubles qui entouraient la place du Zanzibar Hotel pouvaient offrir un point statique correct avec vue sur les fenêtres. Le caporal avait fait venir deux experts de la zone et le pilote du Falcon, une brune avec un air renfrogné, se tenait à proximité, prêt à répondre à des questions d'ordre opérationnelles. Djerin situa trois points de tir corrects sur les immeubles les mieux placés et les entoura en rouge à l'aide d'un stylet. Il fit aussi une croix bleue au sommet d'un large bâtiment, le deuxième plus bas autour de l’hôtel.

Donc, selon les ordres, notre équipe doit appuyer le groupe Condor lors de son approche en restant en vol à basse altitude. Le truc c'est que si on gagne en mobilité, on perd en précision et en repères fixes. Je propose qu'on drope l'un de nous deux sur un des points marqués en rouges, quitte à le récupérer ou le déplacer ailleurs rapidement, l'appareil est assez mobile pour ça. Le second reste à bord de l'appareil pour effectuer le soutien et la surveillance mobile tandis que celui qui est sur un point fixe garde un œil sur les fenêtres, chose complexe depuis un appareil en mouvement.

Il indiqua la croix bleue.

Ce point est le meilleur pour un atterrissage d'urgence. Je doute que les rouges soient préparé avec de la DCA, mais si nous devions nous poser en catastrophe, il faudrait le faire ici. C'est le bâtiment le plus bas ou presque, ce qui nous permet d'en descendre en rappel au besoin et c'est celui qui possède le meilleur angle pour continuer la couverture. Qui plus est il est assez large pour y faire manœuvrer un pélican qui viendrait nous extraire.

Il écouta les opinions des hommes autour de lui, notamment celle de son supérieur. Le pilote était d'accord avec l'idée de la zone d’atterrissage d'urgence. Il simulèrent pendant quelques heures les diverses possibilités d'actions de la part des rouges et les plans de réaction. Ils se séparèrent dans le début de soirée, Djerin rejoignant ses hommes. Il s'était porté volontaire pour rester à bord du Falcon, appuyant de son expérience du tir en situation mobile et surtout du fait qu'il possédait une synergie d'équipe avec les deux autres rendant les interactions tactiques plus faciles. Les trois ODST partagèrent un frugal repas, allant charger le Falcon de l'équipement supplémentaire, travaillant de concert avec le co-pilote du véhicule, un type dégingandé au sourire affable.

Ils remplacèrent les mitrailleuses standard par les modèle avec lances-grenades coaxiaux. Djerin vérifia les système de fixation des sangles de sécurité, il allait devoir se pendre quasiment à l'horizontale, retenu uniquement par cette petite pièce de métal, aussi tenait-il à ce qu'elle soit à la hauteur. Il chargèrent aussi quatre rouleaux de cordes, bien arrimés à chaque angle de la baie arrière. Ils s'en serviraient pour descendre si jamais Condor réclamait un soutien tactique rapide. Djerin y installa aussi une paire de fusil S2, verrouillés dans la paroi arrière de la cabine, une mauvaise chute étant très vite arrivée, même avec une dragonne. Hors à 180 mètres d'altitude, on ne descend pas ramasser le fusil. On prie juste que personne ne se le prenne sur le crâne. Car si une douille en chute libre à cette hauteur était aussi dangereuse qu'une balle, la chute de l'arme pouvait occasionner bien plus de dommages. Lorsqu'ils eurent terminés, il était encore tôt. Aux alentours de 20H mais Djerin envoya tout le monde se coucher.

À trois heure du matin, Djerin ouvrit les yeux, réveillé par sa montre qu'il avait programmé avant d'aller dormir. Il éteignit l'alarme de l'appareil et secoua ses deux compagnons. Il s'équipèrent rapidement de leurs armures de combat avant de replier, dans le silence le plus absolu possible, leurs lits de camps et de les ranger, avec leurs affaires personnelles, dans leurs cantines verrouillées. L'espace dégagé ils quittèrent le bâtiment pour attaquer un footing d'échauffement suivit d'une série d'exercices supposé leur éviter des crampes durant les heures qu'ils passeraient assit. À quatre heure moins le quart, il effectuèrent un dernier check-up de leur équipement, assit sur le tarmac à coté de leur appareil que les pilotes mettaient en chauffe. À quatre heure moins cinq, les ODST, rejoint plus tôt par leur Caporal, s'installaient dans l'engin. À quatre heure pile, le Falcon quittait le sol lentement, paré pour un premier survol de reconnaissance visuelle.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 30 Mar 2016 - 19:00


Bidonville de Taris, Hangar, lieu de réunion rebelle, sud de la banlieue de Boog
4H02 Heure locale


Un homme, sur l'estrade, frappait sur la table avec son marteau de président.
À grand renfort de coups de marteau – et surtout grâce à un amplicateur de grande puissance - il est parvenu à se faire entendre.

-Fermez les portes ! » a-t-il crié. C'est est une réunion privée. Regardez celui devant vous, celui derrière vous, ceux qui sont à vos côtés, si vous ne les connaissez pas et si personne parmi ceux que vous connaissez ne peut se porter garant pour eux, jetez-les dehors !
-Jetez-les dehors, bordel ! A répondu quelqu'un. Mutiliez-les !
-Du calme, je vous prie ! L'heure de la vengeance viendra !

Il y a alors eu un peu de bousculade et des échanges de coups ; le bonnet d'un des assistants a volé en l'air et lui-même a fini dehors, en passant de bras en bras, flottant tel un navire au-dessus de la foule. L'homme n'a pas du s'en apercevoir, sans doute était-il inconscient. Une femme a poliment été expulsée elle aussi, en protestant à grand renfort de jurons.
Enfin, on a fermé les portes. La musique a démarré et sur l'estrade on a déployé des bannières rouges frappées de l'insigne dissident. Toute l'assistance s'est mise à siffler ; quelques personnes ont même chanté. Alors est venu le temps des discours.
Leur contenu sémantique approchait de zéro. Un homme a proposé de marcher immédiatement sur le siège de l'Administration, « au coude à coude », et de faire valoir les droits du peuple. C'est comme si toutes les têtes brûlées de Boog, ou même de Talitsa, s'étaient donné rendez-vous cette nuit. Une fois la discussion engagée, on s'est mis à parler d'une manière un peu plus censée. Un sénior s'est levé.
-Donc moi c'est Vincent, je bosse dans la zone de forage C, a-t-il dit. Comme la plupart d'entre vous, j'ai appris mon métier en faisant mon temps de travail forcé pour Alvarez. Je suis quand même à mon compte depuis douze ans.. Ma femme et moi, on a élevé huit gosses et ils ont tous fait leur chemin. Je peux dire que j'ai fait du bon boulot. Mais aujourd'hui, il faut aller toujours plus loin, ou plus profond, pour trouver ce foutu minerai. Il en reste encore sur ce roc, c'est sûr, et un mineur peut toujours espérer en trouver. Mais l'Administration n'a pas le même pouvoir d'achat qu'avant. On nous exploite, je ne sais plus quoi faire, mais ça devient insoutenable.
Il s'est rassis, l'air triste. Certains ont sifflé, et tout le monde a voulu prendre la parole. Plusieurs agriculteurs des fermes hydroponiques de l'est se sont mis à rouspéter, et un cultivateur de blé a exprimé le malaise général.


Hôtel Zanzibar, sud de la banlieue de Boog
4H11 Heure locale


-Ils ont envoyé un convoi, » déclara l'informateur.

À l'autre bout du fil, Joshua eut un léger sourire
-Précise. Combien ?
-Une vingtaine de véhicules, dont une dizaine de camions. Ils se dirigent plein sud.
-Ok, » dit-il en mettant fin à la liaison radio.

Pieds posés sur la table, Joshua se retourna légèrement pour toper la main de Brendan qui semblait partager le plaisir de la nouvelle.
-Ils ont mordu, haha. » s'amusa le gangster en portant son long fume-cigarette à ses lèvres.
-Honnêtement ? Je les pensais vraiment pas aussi con. Ça va tu ne peux même pas laisser les gens s'exprimer en privé ? T'as l'impression que les types font tout pour créer l'anarchie. » s'étonna le jeune Brendan en se resservant un verre de Macallan, treize ans d'âge.

Jeb avait fait irruption dans la pièce au même moment. Le quinquagénaire s'installa à côté de Joshua qui lui servait déjà un verre.
-C'est peut-être ce qu'ils veulent, un peu comme nous héhé. » dit Jeb en retirant son Colt Magnum de sa ceinture, avant de le poser sur la table.
Joshua tendit le verre de whisky à son ancien mentor.
-Comment elle va ?, »
-Oh, y'a pas un craindre, » rétorqua Jeb qui avait été infirmier par le passé. « Non y'a pas à craindre, elle est plutôt costaud pour une minette. »
-Une « minette », t'es gentil .., » s'étonna Thomas. « La fille doit maîtriser huit sport de combat. C'est une putain d'assassine professionnelle. »
Jeb vida son verre d'un trait et le reposa d'un coup sec.
-Faudrait pas la garder trop longtemps quoi. »
-Où est le soucis ?, » riposta Joshua
Brendan et Amaury se regardaient d'un air complice. Le deuxième déclara :
-Ben je sais pas, t'as quoi derrière la tête ?, » et de se risquer « T'as pas déjà une gonzesse ? »
-Tu sais bien que je ne suis plus avec ta mère. »
-Josh, c'est même pas drôle. On gagne rien à la garder. Ça peut nous attirer des ennuis.
-Tranquille, c'est juste une fille pommée.. super fragile, elle s'est laissée entraîner par la force des choses, c'est tout, » Le jeune-homme tira à nouveau sur son fume-cigarette avant de rajouter « Je vais la ramener du bon côté. »


À bord du convoi de Victor 1

Dans une pénombre qui avait coutume de s'estomper tôt en ce pôle sud de Talitsa, la colonne d'acier progressait dans les ruelles en suivant la trajectoire qui s'affichait sur les GPS-COM.
En quittant le Downtown de la ville, l'unité Victor 1 s'était vite retrouvée dans une banlieue délabrée qui débutait à seulement deux kilomètres du centre-ville.

Il était quatre heures passée, et pourtant tout le monde ne dormait pas à Boog. En témoignait les groupes de jeunes, mixtes de genre, flanqués ça et là par petits groupes dans les rues, tantôt agglutinés autour d'un baril de fioul enflammé qui faisait office de feu de camps, tantôt assis sur le toit d'un immeuble. Malgré le bruit des moteurs, on pouvait entendre des airs musicaux émis par des radios portatives apportées par les noctambule. En s'y attardant, Fabrice remarqua les bouteilles que tenaient certains d'entre eux, ou encore les longues pipes à kiff qu'ils se faisaient tourner. Les plus curieux se levaient et s'approchaient du bord de la route pour regarder le convoi circuler, étonnés.

Passé le premier checkpoint, la route en béton disparut progressivement au désavantage d'un sentier de terre battue. Le convoi accéléra pour écarter tout risque d'enlisement, et dès le second checkpoint, les ruelles se firent de plus en plus étroites tandis que l'aspect des quartiers s'appauvrissait davantage. Les bâtiments étaient plus petits, souvent délabrés, certains tombaient complètement en ruine.
Des voix chuchotaient derrière Fabrice :
-Trash putain .. ça me rappel une holo-fic post-apocalyptique », murmura un soldat.
-Tu m'étonnes qu'ils en aient marre. », compléta un deuxième.
-C'est clair, je les comprend carrément. », avoua enfin un troisième.
Fabrice se retourna vers les marines qu'ils percevaient à travers son appareil de vision nocturne, et adressa un regard approbatif, légèrement consternant. Ils n'étaient pas arrivé à Taris, le « village-bidonville », et pourtant la misère commençaient déjà.
La progression se fit plus lente à cause du réseau de ruelles désorganisé dans lequel venait d'entrer l'unité du Colonel Avenstal, et il était parfois difficile aux camions blindés de traverser certains passages étroits.

Les derniers kilomètres vers le checkpoint Sierra furent des plus navrant. À la vue du paysage urbain qui restait suffisamment discernable à travers la vision nocturne, Fabrice se dit que le seuil de pauvreté de ce nouveau monde perdu devait être plus proche du zéro que d'autre chose. Les immeubles étaient devenus rares, et les seuls encore debout étaient dans un état pathétique. La plupart des habitations, réparties de manière anarchiques, n'étaient plus que des cases de ferrailles complétées par des matériaux récupérés. La route tracée avait complètement disparu au détriment d'un terrain rocailleux parsemé de nid de poules, ce qui provoqua un certain vacarme lorsque la vingtaine de véhicules se mit à rouler dessus. Le boucan ne manqua pas de réveiller les habitants des cases les plus proches, et dont les sens avaient été aiguisé par des années de vie dans un univers hostile. Des têtes apparurent aux fenêtres avant de disparaître derrière le nuage de particules que soulevait la centaine de pneus des transports. Le convoi approchait de l'objectif.
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Ven 1 Avr 2016 - 17:22

- 5 minutes avant insertion sur zone.

Vérifiant une dernière fois le plan du Zanzibar Hotel, Akylides souffla longuement. Derrière lui, les différents marines embarqués vérifiaient leurs armes respectives et s'imaginaient déjà en train de lancer l'opération tactique.
Vérifiant à son tour son propre armement, le spectre soupira longuement lorsque les lumières à l'intérieur du pélican passèrent au rouge.

- 3 minutes avant insertion. Passage en mode furtif de l'appareil, ouverture du sas dans 3...2....1....

La bourrasque de vent qui pénétra dans l'appareil aurait put être agréable, si elle n'était pas glaciale et porteuse de particules de sables venant se ficher dans les Rangers des soldats.

- Putain de planète à la con.

Un signe de doigt sur la gorge de son supérieur fit taire automatiquement le marines qui venait de parler. Le spectre, maintenant complètement focalisé sur le paysage qui défilait devant lui, tenait à ce qu'il y ait un silence radio parfait, tout du moins jusqu'au lancement de l'assaut. Cependant, la remarque eu au moins le potentiel de le faire sourire. C'est vrai que c'était une planète à la con.
Le second pélican se détourna légèrement de sa trajectoire, convergeant vers le bâtiment 2 pour y déposer l'équipe Condor de soutien. A son bord, le sniper des Sanglots devait sûrement s'ennuyer comme un rat mort. Tant mieux, sa frustration le rendrait bien plus efficace lors de la mission. Le spectre commençait un peu à comprendre le fonctionnement de ces types, enfin, si tant est qu'on puisse comprendre pareils personnages. Il savait cependant qu'ils étaient efficaces, parfois un peu trop, et que s'ils commençaient à s'ennuyer, cela était signe de futures actions particulièrement violentes. Et c'est ce qu'il fallait ici, de la violence, et de la rapidité d'intervention, afin de permettre aux Sanglots à bord de la camionnette de traverser la cour et de prendre d'assaut l'Hotel depuis le rez-de-chaussée et d'évacuer l'otage.

Le pélican était presque en train de planer quand il arriva au niveau du bâtiment principal. D'un mouvement unique, les marines des forces spéciales et le spectre sautèrent du coucou pour se déployer sur le toit. Agitant les mains, Akylides donnait ses ordres. Très vite, les câbles de sécurité pour évacuation en cas de pépin furent fixés, et les petits explosifs qui permettraient d'ouvrir la trappe du toit mis en place. Sortant la grenade stroboscopique d'une de ses sacoches, le spectre attendit que ses hommes ne se mettent en position et ne se préparent à couper le courant et actionner les petits explosifs. L'otage ne se trouvait pas à l'étage que les FS s'apprêtaient à assiéger donc ils allaient pouvoir frapper vite et fort. Enfin, si les données GPS étaient bonnes, et si les rebelles n'avaient pas tranché le poignet de la demoiselle. Levant le poing, trois doigts se dressèrent, couverts par les gants noir de l'agent de l'ONI.

Trois.

Deux.

Un.


La déflagration étouffée illumina quelques secondes à peine le toit du Zanzibar Hotel, tandis qu'Akylides actionnait la grenade, donnant le feu vert aux sanglots. En quelques secondes, le spectre entra dans la bâtiment en passant par la trappe. Un bruit sourd résonnait dans le couloir où Alexandre se tenait. Devant lui, se trouvait le premier cadavre rebelle, un type d'une trentaine d'années qui avait reçu une rafale de balles dans la nuque. Le VISR du spectre était déjà en mode visée nocturne quand il avait pénétré le bâtiment, mais ce dernier s'ajusta tout de même pour offrir une meilleure visibilité à son possesseur. Dégoupillant une grenade flash, le sergent devant Alexandre laissa l'un de ses hommes ouvrir une porte avant de jeter cette dernière. L'instant d'après, le groupe entrait dans la pièce et le spectre pouvait tirer ses premiers coups de feu. Une rafale de balles quitta le fusil de combat de l'agent qui neutralisa ainsi une jeune rebelle qui n'eut même pas le temps de crier, perforée aux poumons par le calibre des projectiles. S'effondrant sur le sol dans un bruit étouffé par la moquette, elle fut exécutée l'instant d'après par un des marines qui tira avec son magnum.

Un bruit sourd résonna alors depuis les étages inférieurs. Bien, les Sanglots passaient à l'action. Accélérant le rythme de son escouade, Akylides pénétra de la même façon dans une nouvelle chambre qui servait cette fois de cache d'armes. Plusieurs balles tirées le forcèrent à se mettre à couvert derrière une caisse de munitions, avant d'attendre l'explosion d'une nouvelle flashbang pour tirer vers la source de l'agression. Un cri rauque lui permit d'être assuré d'avoir touché sa cible. Chaque fois, l'escouade entrait par groupe de trois, permettant de nettoyer trois chambres par trois chambres. L'escouade de l'agent était composée 9 soldats des Forces Spéciales, tandis que l'escouade de soutien était composée de 7 marines, le sniper des sanglots compris dedans. Restait ensuite les Sanglots qui attaquaient depuis les étages inférieurs, et King-7 et Golf-5 qui devaient couvrir leurs mouvements et les assister.
Quittant son couvert pour se rendre vers le rebelle qui gémissait, le spectre observa les deux marines l'accompagnant ( le sergent Barret et le première classe Marquez ) qui vérifiaient quand à eux qu'aucun rouge ne se cachait dans les coins. Posant sa botte sur le dos du cinquantenaire qui rampait lentement pour tenter de quitter la salle, Akylides visa doucement la nuque de l'homme en dessous de lui et pressa la gâchette de son arme. Achevant ainsi les derniers mouvements pitoyables de son adversaire. Se retrouvant dans le couloir avec ses hommes, le spectre désactiva sa com et parla à voix basse pour n'être entendu que par les personnes présentes près de lui.

- Etat de l'étage?
- L'insertion est réussie monsieur. Cet étage ne comporte plus que des fantômes.
- Parfait, on continue, faites attention, le raffut à dut réveiller les rouges présents, méfiez-vous des nids de feu que nos amis peuvent avoir préparés. On avance rapidement et efficacement, go.

Sur ces mots, les soldats se remirent en marche, un premier groupe ouvrant la cage d'ascenseur et plaçant des poulies pour descendre en rappel, tandis qu'un autre groupe ouvrait la porte de la cage d'escalier, commençant à se diriger vers l'étage inférieur. Vérifiant le nombre de balles dans son chargeur, le spectre actionna le mécanisme de son arme.

Il était temps de passer au second round.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Sam 2 Avr 2016 - 19:30

Teddy s'était révélé être un homme aussi louche que son pseudonyme. A première vue, avec sa casquette bleue vissée sur la tête peinant à cacher sa calvitie naissante et ses chicots lui servant de dent, il avait tout l'air de l'individu terriblement lambda d'une planète peu peuplée. Mais en regardant plus attentivement...Sa nuque avait été scarifiée, salement, au couteau ou au cutter -Mila penchait pour le cutter- dans le but de représenter un oiseau prenant son envol. Un oiseau de proie. Nocturne. Hm. Pas très subtil.
On lui avait littéralement taillé un grand duc dans la chair.
Apparemment, et d'après les dires du principal concerné, c'était une punition très connue par ici. Avec l'habituel marquage au fer rouge. Une façon de rappeler à l'ordre ceux qui "oubliaient d'où ils venaient" avait expliqué Teddy. Pas très efficace non plus, vu les circonstances. Des méthodes de petits mafieux sadiques pour un petit refuge de rebelles stupides. Rien de bien méchant, vraiment. Pourtant on déployait des ODST, des gars de l'ONI et des forces spéciales.
"-Regardez-moi ça." Cracha Fergusshon, plié en deux, le regard rivé sur la petite trappe donnant sur l'avant de la camionnette. En se tordant un peu le cou, on pouvait voir la route dévastée que le véhicule traversait. La limite entre le trottoir et la route elle-même n'était plus qu'un vaste souvenir ensevelis sous le sable s'étant accumulé ici-bas. Parfois, une roue se plantait dans un trou plus large que prévu, tournait dans le vide pendant quelques secondes et le moteur calait. Alors, Teddy grommelait quelques jurons et tentait de redémarrer la bête. En y réfléchissant, ils n'attendaient pas plus d'une ou deux minutes avant que la machine se remette en marche, mais...Avec l'ambiance en dehors. Avec ces espèces d'autochtones zombifiés, encapuchonnés, fixant le véhicule comme si chacune de ses pièces était un morceau de steak bien saignant, c'était bien suffisant. La tension montait trop rapidement dans le coin.
Carl et Mendoza s'était assit devant la double porte arrière de la camionnette, par mesure de sécurité, après qu'un imbécile d'autochtones, plus stupide et frustré que les autres, aient jetés une brique sur le toit de leurs taxis. Mila avait failli pourrir leurs couvertures en sortant pour lui arracher le visage à coups de machette. Une scène qui aurait été, certes, relativement amusante, mais tout de même légèrement contre-productive.
"-Essaie de te calmer." Avait dit Fergusshon à l'infirmière, pendant que Joshua continuait de la ceinturer. Tout le monde avait approuvé. Mais Carl n'avait pas pu s'empêcher de ricaner.
Parce que si il y avait bien une personne qui n'était pas calme, pour l'heure, dans la sanglot. C'était Fergusshon.
"-Ca ressemble à Mars." Avait-il répété, tout le long du premier quart d'heure de route. "Ca ressemble au quartier où j'ai atterris, à mes seize ans."
Cette ressemblance inopinée n'avait pas vraiment l'air de lui plaire. Il mâchouillait avec une attention toute particulière la paille de sa brique de jus d'orange, sans jamais quitter des yeux cette fichue trappe donnant sur l'avant du véhicule. Teddy échangeait parfois avec lui quelques souvenirs douloureux de sa propre jeunesse en ces lieux malfamés, ce qui donnait au plus jeune des sanglots l'occasion de se focaliser sur autre chose que son propre passé. Mais ce qu'ils disaient alors, Carl ne pouvait l'entendre. Ils parlaient à voix-basse, et les rugissements d'agonies du moteur couvrait le tout sans le moindre mal.
"-Vous êtes encore loin?"
Mendoza, sur la gauche de son chef, sursauta à l'entente de la voix de Teretchenko, dans la radio. Même avec cette qualité dégueulasse, avec le vrombissement du véhicule et le boucan des moteurs du pélican dans lequel le sniper se trouvait, on parvenait sans grand mal à percevoir le mécontentement de ce dernier.
Teddy répondit d'un ton blasé :
"-Dix minutes, peut-être douze si ce foutu moteur cale encore."
Carl hocha la tête et enchaina :
"-T'as entendu?
-Ouai ouai. Ca se passe bien?
-Bof, 'faut aimer l'ambiance safari dans la cour des miracles."
La radio émit un grincement grave et désagréable que Carl reconnut comme étant le rire de Teretchenko.
"-Même depuis là-haut, ça a l'air sacrément mort, ouai. Je déteste ce genre de planète. Si une tempête de sable se lève, je serais aussi utile qu'un flingue vide.
-Tu descendras au corps à corps avec nous alors, chéri." Miaula Mila en léchant la lame d'un des scalpels attachés à sa ceinture. "Ça fait tellement longtemps que je t'ai pas vu tuer quelqu'un de près."
L'intéressé coupa son micro après avoir grogné quelque chose d'inintelligible et l'infirmière de l'escouade éclata de rire.
"-Il déteste toujours autant ça.
-Je peux le comprendre." Soupira Elena, à moitié assoupie contre une couverture beige trainant au fond de la camionnette. Mendoza hocha la tête d'un air entendu et Joshua haussa les épaules, incapable d'avouer que lui, il aimait bien "ça".
La carcasse du véhicule fut secouée brutalement, une fois de plus. Teddy jura dans sa barbe, qui n'était que deux taches de poils asymétrique et mal-rasés posés sur des joues terriblement creuses.
"-J'espère qu'on te paie bien pour piloter ce tas de taule, au moins."
L'intéressé ricana en entendant la remarque de Fergusshon.
"-Ouai, et voilà la preuve !
-Hm?
-Ce tas de taule, c'est le plus cher et confortable que j'ai trouvé sur le marché.
-Tu te fous de moi?
-Héhé, non, mais j'aimerais bien."
Un "clic-clac" se fit entendre à l'arrière du véhicule et Joshua ramassa la grenade qu'il venait de faire tomber à ses pieds en tentant de ne pas trop déranger Mila, assise sur ses genoux. S'en suivit un court silence, un peu pesant, durant lequel l'expert en explosif de l'escouade vérifia l'intégrité de sa munition avant de la placer dans son M319 en faisant mine de ne pas faire attention aux regards atterrés qui le dévisageaient. Constatant qu'il était partit pour ignorer les airs de reproches que les plus censés de la sanglot lui envoyait, Mendoza s'éclaircit la gorge pour signifier son mécontentement :
"-Bah quoi? T'as vus comme ça bouge là-dedans?
-Fais gaffe avec ça.
-C'est bon, on est encore en vie nan? Et mon lance-grenade est paré."
A quelques lieux de là, dans le ciel, Teretchenko, assit au fin fond d'un pélican, éclata de rire et coupa sa radio.
...

"-On arrive." Dit simplement Teddy en refermant le petit clapet de la trappe derrière-lui.
Mila pouffa comme une gamine prête à faire une blague lorsque leur taxi s'arrêta pour discuter quelques secondes avec des types postés devant le bâtiment cible. Pendant ce temps, Mendoza rangeait son couteau de combat dans le fourreau prévu pour ce dernier, attaché au harnais de son torse, et Fergusshon jouait à pierre-feuille-ciseau avec Joshua pour savoir lequel d'entre-deux sortirait en dernier. Carl se contenta de pivoter pour se retrouver face à la double-porte de la camionnette. Elena en profita pour lui chuchoter en gloussant quelque chose à l'oreille qui eut le mérite de le faire sourire tout en faisant hausser un sourcil à Mendoza.
Après quelques nouvelles secousses, le véhicule s'arrêta, pour de bon, cette fois. Et le bruit de l'ouverture de la portière du conducteur se fit entendre. Alors l'adjudant-Chef enroula la bandoulière de son fusil autour de son bras droit et se passa la langue sur les dents. Puis la double porte s'ouvrit.
"-Putain." Cracha Teddy en fixant les occupants de son propre tacos. "Où est-ce que l'UNSC vous a trouvés, sérieusement?"
Carl cracha à ses pieds un mélange de sang -provenant de la langue qu'il s'était une énième fois volontairement mordu- et de salive, descendit d'un bond et frappa amicalement l'épaule de son interlocuteur.
"-Vaut mieux pas savoir."
L'adjudant-chef balaya la zone du regard. Leur conducteur les avait amenés dans une sorte de...Garage pour pauvre? Le grand mur à sa gauche et les deux véhicules garés aux cotés du leur offrait une couverture plus que bienvenue pour un tel "déploiement". Quel magnifique agencement.
Le tas de sac de sables empilés entre le muret (assez haut pour cacher le haut des véhicules garés ici-bas) et le bâtiment-cible offrait un très bon champ de vision sur la cour principale uniquement décorée par une fontaine asséchée et franchement ringarde. Il n'y avait pas un rat là dehors.
Enfin, pas un rat armé.
"-Ca va être plus simple que prévu finalement." Constata Fergusshon en regardant par-dessus l'épaule de son chef, qui s'était approché du tas de sac de sable.
"-Pour une fois."
Une fois sûr que tout le monde était bien sorti de sa camionnette, Teddy s'éclaircit la voix :
"-Bon, l'entrée est à l'avant du bâtiment.
-On a vu la carte coco.
-Donc vous avez plus besoin de moi?
-Nan, tu peux te barrer."
La radio grésilla.
"-Je suis en place chef. Quand vous voulez."
Mila retroussa ses lèvres dans un rictus sauvage.
"-C'était Alexey?
-Ouai, ils sont prêts là-haut."
C'est à ce moment là que Teddy démarra sa camionnette et engagea une marche arrière plutôt nerveuse. La Sanglot l'observa faire en ricanant, même Teretchenko, qui le voyait faire depuis le toit du bâtiment 2. Ensuite, tout s'enchaina.
"-Qu'est-ce que c'est que ce bordel?" C'était un jeune homme, d'à peu près vingt ans, aux pupilles parfaitement dilatées, qui revenait de l'arrière de l'hôtel, une bouteille de bière à la main. Il n'avait pas l'air très content de voir des hommes armés ici et, pendant un court instant, Carl crut que cet inconscient allait sortir un flingue de sa salopette tachée...Mais non. Lorsque Fergusshon et Mendoza braquèrent leurs armes respectives sur sa personne, le type lâcha sa bouteille pour lever les mains au ciel et s'accroupir en bredouillant quelques excuses pitoyables. Mila passa dans son dos, le releva en l'attrapant par la nuque et posa la lame de sa machette contre sa pomme d'Adam.
"-Qui t'es toi?
-Franckie !
-Moins fort ou je vais te donner des raisons d'hurler.
-Franckie, j'suis juste Franckie.
-Et qu'est-ce qu'il foutait à l'arrière du bâtiment tout seul, Franckie?
-Eh ben...Heu..."
Au même moment, Fergusshon, qui avait profité du petit interrogatoire pour remonter la piste du principal concerné, ricana en braquant son arme sur trois formes floues avachi contre le mur arrière du bâtiment.
"-Il boit un coup avec les copains, voilà ce qu'il fait. Messieurs dames, veuillez nous rejoindre pour une inspection générale !"

...

Lorsque le signal fut donné, l'insertion des sanglots prit un peu plus de temps qu'à l'accoutumée. Comme prévu, ces derniers ouvrirent la porte à grands coups d'explosifs. Comme prévu, Teretchenko assura les arrières du groupes en balayant les environs avec tout le professionnalisme dont il était capable...Mais... Après l'explosion, alors que les rebelles à l'intérieur se mettait en place pour défendre chèrement le rez-de-chaussée...Aucun marines ne se précipita à l'intérieur, tout flingue dehors.
Non, c'est Franckie et ses copains qui entrèrent en gémissant d'incompréhensibles borborygmes. Les rebelles en place hésitèrent à tirer en constatant que les nouveaux arrivants étaient contraint de sauter de manière parfaitement ridicule pour se déplacer, puisqu'on leur avait attaché les pieds et les mains. Alors le sergent en charge de la surveillance de cette partie du rez-de-chaussée ordonna à deux de ses hommes de sécuriser ces pauvres types et de les trainer jusqu'à eux, pour inspection.
En s'approchant, les rebelles chargés de cette tâche imprévue remarquèrent les yeux, ou plutôt, les orbites vides de Franckie et ses copains. Et le plus courageux des deux, qui en avait déjà attrapé un par le bras, remarqua le paquet attaché au dos de chacun. Trop tard.
Joshua activa ses explosifs et un torrent de flammes dévora une bonne partie de la salle. Puis les Sanglots entrèrent.
"-Premier sang !" Gueula le colosse de l'escouade en enjambant l'un des cadavres calcinés tandis que Mila et Carl brisait la fenêtre sur sa droite pour entrer par cette dernière. Trois inconscients, encore un peu sonné par l'explosion récente, sortirent d'une salle adjacente et retournèrent une table en bois en hurlant des insanités. Le crâne de l'un d'eux explosa presqu'aussitôt et le rire de Teretchenko se fit une nouvelle fois entendre dans la radio. Les deux autres gueulèrent un peu plus en tentant de changer de position, mais le plus lent se fit trancher la jugulaire par la lame que Mila venait de passer au travers de la table tandis que son collègue perdait sa voix en même temps qu'une grande partie de son torse, fauché par un tir du Juge. Satisfait, le duo échangea un regard amusé et continua sa progression.
Dans la salle principal, le chaos initial causé par les explosions avait laissé place à...Plus de chaos. Fergusshon et Elena était entré par l'arrière en faisant sauter un mur grâce à une petite charge gracieusement offerte par Joshua, pendant que ce dernier, suivit de Mendoza, passait par l'entrée principale et, maintenant... Le porteur de bob officiel des Sanglots écrasait la carotide d'un homme qu'il avait déjà poignardé deux fois au torse alors que la compagne du chef de l'escouade réduisait en bouillie le visage d'un blessé désarmé à coup de fusil à pompe.
Le fusil de sniper de Teretchenko cracha deux autres tirs, le premier arracha le bas-ventre d'une pauvre fille, à l'étage, et le deuxième découpa les deux mains d'un malchanceux ayant décidé de mettre en joue Carl pendant que ce dernier dévorait la gorge de son collègue.
"-Je me rend ! Je-me-rend-je-me-rend-s'il-vous-plait-non-pitié-s'il-vous-pla...aaaaaaaaaaaaaah." Mila, à cheval sur l'homme qui venait ainsi d'hurler, retira son scalpel de l'oeil de ce dernier en caressant son front de sa main libre. Les yeux brillants de larmes de joies, elle éclata de rire.
"-Ça valait le coup d'attendre !"
Carl cracha l'amas de chair sanguinolente qu'il mâchonnait depuis une bonne minute et s'essuya la bouche dans la veste d'un demi-cadavre cloué au mur par l'explosion précédemment mentionné.
"-Alexey?"
L'intéressé répondit aussitôt par radio :
"-Chef?
-T'oublieras pas d'effacer la vidéo hein.
-Déjà fait chef.
-Bon gars..." Les yeux de Carl s'étrécirent soudainement." ELENA, GAFFE."
L'adjudant-chef fit feu en même temps que sa cible, un rebelle, à moitié écrasé par le cadavre d'un de ses collègues. Son fusil, ses mains et sa tête étaient les seuls éléments de son corps qui dépassait de la couverture de chair. Alors le tir lui arracha la main droite et une bonne partie des doigts de la gauche. Mais sa propre arme avait déjà tiré. C'était un vieux modèle de MA5K, peu précis mais terriblement bruyant, qui avait craché une rafale de trois balles. Trois balles. L'exclamation soudaine avait fait reculer d'un pas Elena, donc, la quasi-intégralité des tirs manquèrent leurs buts. Mais l'ultime balle arracha à cette dernière un cri, de surprise plus que de douleur, alors qu'elle passait à travers sa combinaison, brûlait sa hanche en la frôlant et ressortait de l'autre coté pour finir dans le mur.
Mila écrasa la main restante du tireur sous son pied botté et Carl fit ce que personne n'attendait.
"-T'es touchée?
-Je crois pas...
-Mila, examines Elena. Teretchenko, préviens les gars d'Akilydes en haut qu'on a nettoyé la salle principale. Les autres, périmètres de sécurités, si je revois un tel relâchement un jour je vous descend et vous remplace tous."
Ils hochèrent tous la tête en affichant l'air contrarié d'enfant venant de se faire gronder. Et Joshua souleva le tireur par la nuque. Son poing lui brisa le nez du premier coup.
"-Espèce de salopard, je vais te passer l'envie de..."
Une main gantée et ensanglantée retint le bras du géant alors que ce dernier s'apprêtait à frapper une deuxième fois.
"-Non." Grinça Carl. "Ne le touches pas. Laisses-le moi et va aider les autres."
Joshua relâcha sa prise et le pauvre sans-main s'écroula à ses pieds. L'adjudant-chef le tira par le col pour l'asseoir contre un mur.
"-Elle n'a rien. Coup de chance, la balle l'a frôlée.
-Hm? Oh...C'est bien."
Le chef d'escouade n'écoutait pas vraiment, parce que son attention était centrée sur toute autre chose : La souffrance de son prochain. Avec détachement, il débarrassa sa victime des quelques doigts qui lui restait à l'aide de la baïonnette de son arme puis jeta ces derniers derrière-lui sans même se retourner.
"-Salut, moi c'est Carl. Mais là, tout de suite. Tu peux m'appeler dieu. Parce que j'ai tout les droits sur ta sale petite gueule de fouine rebelle."

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
Spoiler:
 




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Dastan Evret
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Sam 2 Avr 2016 - 22:53

Une fois embraquée à bord d'un UH-144 Falcon ayant eux pour d'indicatif King-7 le soldat membre de l'ODST attendit patiemment en vérifiant une dernière fois son équipement. Il plaça un holopad entre lui et le ODST, de 1ere Classe Djerin Rashkae afin de vérifier que tout étant en ordre dans leurs plans.  Dastan se confia en avoue qu'il n'était pas fan de plan tout fait et qu'il préférait se fier à son instinct dans certains situations. Il expliqua son point de vue, et que de ce qu'il avait vécu les plans ne se passent jamais comme prévue. Il fit référence au briefing de la veille en disant qu'il trouva ça étrange que les drones n'aient repéré personne dans la zone alors qu'il avait à faire visiblement au numéro 1 du groupe terroriste l'URF. Ce personnage n'était pas vraiment le genre de mec à laisser les choses au hasard surtout que l'agent infiltré avait été découvert … qui sait si elle avait parlé ou pas…  A peine partie le groupe reçut un message sur une fréquence crypté de haute sécurité. L'un des gunners avec eux posa la main sur son casque au niveau de son oreille avant de hocher de la tête comme s'il répondait par l'affirmatif à une personne en face de lui.
Il fit part aux autres d'un changement de plan

-Nous allons être déployés en même temps que Condor à nous de voir sur quel point, les supérieurs nous laisse le choix. Néanmoins, ils souhaitent qu'à moins deux éléments rester à bord, afin de conserver le plan initial concernant le vol de repérage autour de la zone. expliqua t - il

Après une discussion stratégique les deux ODST tombèrent rapidement d'accord. Le Caporal Dastan Evert se proposa comme allait au point de chute, en compagnie des deux Gunners qui le couvriraient dans son insertion et durant la durée de sa mission. Djerin Rashkae ainsi que son observateur resteraient avec les pilotes dans le UH-144 Falcon. Le transport silencieux se posa au-dessus de l'immeuble choisit par le caporal. C'était l'un des plus hauts de la zone, même s'il n'était pas le plus proche de l'hôtel dans laquelle le contacte était fait prisonnier. Une fois au-dessus les hommes descendirent rapidement à l'aide de massif cordage renforcer avant d'arriver sur le toit en question. Il installa en hâte son matériel sur le bord du toit. Il resta très silencieux et fit un trou dans le muret du toit afin d'y glisser le canon de son arme. Celle-ci ne sortait même pas au-delà de cette limite afin qu'on évite de le repérer même si de nuit c'est toujours plus délicat, ce n'était pas impossible. Le premier gunner lui servit d'observateur et alors qu'il ne quitta pas la zone des yeux il lui demanda de passer ses jumelles en vision infra-rouge. Pendant ce temps le deuxième resta sur le toit, faisant quelques rondes afin de s'assurer de la sécurité de la zone. Confiant dans ses collègues il se concentra uniquement sur une zone plus réduit autour de l'hôtel alors que les deux hommes avec lui ratisser plus largement la zone. Pour le moment il ne remarqua que deux formes armées, il s'empressa de mettre fin à leur jour afin une efficacité redoutable. Son sniper équiper d'un silencieux ne fit qu'un petit bruit à peine audible, qui disparut dans la nuit. L'un se trouvait sur le toit de l'hôtel New-Zanzibar et l'autre derrière un véhicule.

- Golf-5 Leader a Condor leader, cible armée sur le toit l'hôtel New-Zanzibar, et derrière véhicule au bas de l'immeuble, cibles éliminées, zone prête pour insertion tactique, Gold-5 terminé dit-il très calmement

L'homme à ses côté l'informe qu'il y avait plusieurs mouvements dans le dit bâtiment, il demanda alors à son assistant d'informer directement le groupe d'insertion qui était en train de faire débarque le groupe de soldat d'élite. Golf-5 One donna donc les informations au groupe Condor qui leur permit d'être renseigné sur les mouvements dans les bâtiments du moins ce qu'il pouvait voir aux fenêtres avec sa vision thermique et parfois Nocturne, car ils alternaient entre les deux. Dastan qui se trouvait allongé au sol et qui écoutait les informations détails de son observateur, utilisa ceux-ci pour mettre fin à la vie des hommes ou femmes armées de la zone dans laquelle condor allait intervenir. Ils ne seraient pas surpris de voir des corps sans vie au sol lors de leur assaut. Le sniper suivit avec attention la progression de Condor afin de lui faciliter l'avancement.
PS : autorisation de Fabrice Holz pour poster avant vu que demain je pars en vacance ^^
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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 3 Avr 2016 - 11:21

« - Colonel ?! »

Une voix hurlais dans le dos de Frédéric. Ce dernier étais confortablement installé à la place du mort, son casque fermement installé sur son visage, des lunettes d’aviateur presque vissées a ses tempes et un keffieh protégeant sa bouche du sable battu par les pneus des véhicules de tête. Un dispositif de vision nocturne et de vision thermique abaissé sur son œil valide, Frédéric se demandais ce que voulais bien lui vouloir l’artilleur.

Se retournant sur son siège, se tenant au pare-brise, Frédéric dut hurler pour couvrir le vacarme qu’occasionnais toujours un tel véhicule, ils venaient à peine de pénétrer le faubourg de la ville mais le sable semblait s’infiltrer partout, malgré les protections que les pilotes de M12 portaient en général dans ce genre d’opérations. Foutue planète, pensait-il, Mars me manque.

« - Je vous écoute soldat !

- Prométhée a réactivé le comlink le temps d’essayer de vous contacter, colonel ! Nouveaux rapports satellites de l’objectif, transmis sur votre holopad, colonel ! »

Levant la main pour remercier son subordonné, le colonel lui fit signe de faire un tour d’horizon a la thermique afin de s’assurer qu’il n’y’avais pas de contacts étranges dans les environs, puis se pencha un peu sur le côté, se tenant aux poignées du Warthog et fit une série de court flash lumineux en morse pour transmettre l’ordre au reste des Warthog, autant par désir de sécurité que par volonté de maintenir son peloton éveillé et vif.

De toute façon, les protocoles et le bon sens dictaient aux soldats la prudence, le combat urbain avait évolué depuis près de cinq siècles, il se rappelait une opération militaire désastreuse du vingtième siècle dont il avait eu le privilège d’étudier les rapports, pourtant vieux de plus de cinq-cent-ans. La bataille de Mogadiscio au début des années 1990, elle servait surtout d’exemple de la ténacité des insurgés et de dangerosité de ce genre de champ de bataille. Bien qu’habitué aux combats dans les grandes villes du C.S.N.U, les colonies sous-développées avaient plus l’air de taudis glorifiés que de villes a proprement parler.

Frédéric détestait ce genre de spectacle et s’étonnais du bien-être de cette ordure de commissaire tandis qu’ils traversaient désormais une partie si pauvre de la ville, les militaires étaient visiblement bien traités, probablement parce qu’ils maintenaient l’ordre en ville ?

« - Planète de merde, gouvernement de merde. Commenta Frédéric, son chauffeur l’observant un moment. Regardez la route, soldat, j’aimerais éviter de causer un effondrement en chaine causé par votre manque d’attention. Putain, on pourrait détruire ces maisons avec un Warthog équipé d’une lame de bulldozer. »

Regardant sa montre, Frédéric se tourna vers son chauffer et hurla pour couvrir le bruit des moteurs.

« - Soldat ? Quel est l’ETA ?

- Moins dix minutes colonel ! Répondait le chauffeur en hurlant. »

Parfait, assez de temps pour étudier les relevés satellites. Ouvrant son holopad et penchant la tête en avant, Frédéric commença a étudier rapidement le rapport et le passa sous plusieurs filtres, topographique, optique et finalement thermique. Fronçant les sourcils, il remarqua la présence de gardes sur les toits, visiblement ils avaient prévu un système pour éviter que les soldats puissent facilement surprendre les manifestants. Activant le comlink, coupant le silence radio il se mit a parler a l’ensemble du convoi en réseau fermé.

« - Ici Victor-Leader. Mise à jour tactique, présence d’hostile sur les toits. Les insurgés doivent s’attendre à notre visite surprise. Je veux une escouade de volontaires pour sécuriser les toits, le reste du convoi, vous encerclez les hangars et sécurisez la zone, riposte à balles réelles autorisées si les gardes s’avèrent être armés et hostiles, n’oubliez pas qu’on est pas là pour descendre des insurgés mais pour « encadrer » une manifestation, je veux des volontaires pour sécuriser les toits, neutralisez les gardes mais ne me les amochez pas trop. Escouade Victor-7, merci pour votre dévouement envers l’UNSCDF, transmission des relevés satellites, vous avez deux minutes pour les mémoriser, terminé. Il marqua une pause d’environs trois secondes et changea de canal. Commissaire Flores, vous attendez mon feu vert avant d’entrer dans le hangar, je ne veux pas de violence, on attrape ceux qu’on veut attraper. Jusqu’à preuve du contraire, la majorité des participants à la manifestation sont des citoyens mécontents mais pas des insurgés, Avenstal terminé. »

Peu de temps après, une dizaine de minutes en fait, ils arrivaient, tout s’enchaîna très rapidement, Victor-7 sauta de son Warthog de transport et s’engagea dans les bâtiments, armes au poing et dispositifs a impulsion électrique chargé, autrement dit, des tasers. Les soldats avaient été assez intelligent pour activer leurs lunettes de vision thermique dans les bâtiments et se déployèrent assez rapidement sur les toits, neutralisant parfois à coup de crosse et d’autres fois à coup d’impulsion électrique les quelques gars se trouvant sur les toits, puis prenant position, assurant la couverture du reste du dispositif Victor.

Pendant ce temps, les M12 du convois accélérèrent soudainement, brisant la formation pour venir se poser autour du hangar dans une tactique d’encerclement très efficace et que les soldats des M12 de transports ne surgissent du ventre de ces robustes véhicules et se déploient dans un mouvement de sécurisation. Le véhicule de Frédéric s’arrêta derrière le bâtiment où un des gardiens tenta de monter a bord du bus avant d’être arrêté par deux marines. Les hommes de Boog eux, se préparaient à intervenir dans le hangar, sous les ordres du commissaire Flores.

« - Calmez-vous citoyen. Commença Frédéric en s’approchant du garde, son M6D dans son holster de cuisse et abaissant son Keffieh. Colonel Frédéric Avenstal du corps des marines du commandant spatial des nations-unies. Dit-il, le ton calme. Un cigare ?

- Qu’est-ce que… Qu’est-ce que vous me voulez putain ?

- Vous ? Rien. Dit-il, prenant un cigare qu’il glissa entre ses lèvres et l’allumant avec un zippo marqué de l’emblème de son régiment. On a été informé de la présence d’un regroupement politique à l’intérieur du ce hangar, n’est-ce pas ? Dit-il, sa question rhétorique n’ayant pas échappé au gardien. Nos sources nous ont informés de la possibilité d’un attentat et de la présence de terroriste au sein de vos rangs, nous sommes venus les interpeller. Après quoi vous pourrez continuer votre meeting. »

Il désigna la porte blindée de l’index, le cigare entre ce dernier et son majeur replié.

« - C’est une sortie de secours ? Demanda-il encore une fois. Etrange, elle semble solide. Soldats, si jamais les terroristes tentent de sortir par ici, vous me les coffrez ! Ordonna-il a ses hommes. »

Contournant le hangar, il s’approcha d’une escouade de marines qu’il reconnut comme étant celle du sergent Holz dont il attira l’attention en lui tapant sur l’épaule.

« - Sergent Holz, suivez-moi avec vos hommes. »

Après quelques enjambées, suivi par l’escouade d’Holz. Le colonel activa sa Comlink une fois face a l’entrée principale du bâtiment.

« - Victor-7, ici Victor-Leader, statut ?

- Toits sécurisés Victor-Leader, Victor-7 terminé.

- Parfait. Victor-Leader terminé. »

Ravi, il remarqua qu’un M12LRV étais face a l’entrée principale du bâtiment et couvrais accessoirement les arrières du dispositif, sans attendre, il siffla le conducteur et lui ordonna d’attacher le câble de treuillage frontal a la porte principale et d’utiliser les puissants moteurs de son véhicule pour ouvrir la porte. Une fois tout attaché, Frédéric parti chercher un mégaphone et l’activa.

« - Attention citoyens. Commença-il. Je suis le colonel Frédéric Avenstal du corps des marines du commandement spatial des nations unies, nous avons été informés de la présence de terroristes au sein de votre regroupement, ouvrez les portes et sortez calmement les mains en l’air, vous avez trente secondes pour coopérer sinon nous serons habilités à faire usage de force nécessaire pour la bonne continuation de l’opération. Je sais que vous êtes presque tous des citoyens qui n’ont commis aucun crime, c’est pourquoi une fois les insurgés interpellés, vous serez autorisés à continuer votre rassemblement dans le calme et l’ordre. Le décompte commence maintenant. »

Le warthog étais préparé à défoncer les portes si nécessaire et les hommes du peloton du colonel étaient tous prêts a intervenir, répartis autour du hangar de manière à couvrir l’entièreté de la place. Les artilleurs de LRV eux, scannaient la zone pour contrer toute attaque d’insurgés, mais tandis que les seconde s’écoulaient, Frédéric pensa :

« - J’aime pas ça. »
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 4 Avr 2016 - 9:16

Après le premier vol de reconnaissance à haute altitude, l'équipe était retourné sur le tarmac de l'astroport. Les ordres ayant changés juste avant le début de l'opération, il récupéraient deux hommes de plus, d'autres ODST qui appuieraient le caporal Evret au sol. Ishi et Anaëlle leur laissèrent leurs places le temps du voyage, s'installant sur les sièges libres à l’intérieur. Lorsqu'ils décollèrent rapidement pour monter à mille pieds, hors de vue, ils étaient escortés par les deux pélicans des équipes Condor, qui continuèrent leur route lorsque le falcon entreprit une descente vers l'immeuble qui servirait de point de chute à Golf-5. L'engin était à peine posé au sol que les deux ODSTs supplémentaires avaient sauté pour sécuriser la ZA. Ils furent rejoins par leur Caporal qui s'installait alors que l'équipe de Djerin reprenait ses sièges. Le falcon reprit de l'altitude pour se placer sur son vecteur circulaire à six cents pieds.

Ok, Ishi, tu surveille la route et la cour, Anaëlle je veux que tu me passe les immeubles au crible, si un sniper s'installe dans le coin, on va se faire tirer comme les pigeon. Je m'occupe de l’hôtel. Il activa ensuite son comlink vers les officiers des équipes Condor, Sorince et Akilydes King-7 en position.

Djerin suivit du coin de l’œil l'équipe de Sorince pénétrer, dans son tacot branlant, le campus de l’hôtel. Il vérifia rapidement les fenêtre pour s'assurer que personne ne les avait pris pour cible ou simplement remarqué, mais le bâtiment semblait pour ainsi dire désert. Les hommes avaient sûrement pour ordre de se tenir loin des fenêtres. Il vit les Sanglots sortir du garage en traînant un groupe de prisonniers. Voyant ce qu'il leurs avaient fait, Djerin coupa l'enregistrement vidéo de son équipement. Il détestait les méthodes des hommes de Sorince, toutes les fois ou il les avait vu à l’œuvre ils lui avaient donné envie de vomir ou de tous les descendre, mais il ne pouvait renier leur efficacité. L'armée était bien trop à mal pour piquer ses chiens de guerre les plus féroces, quand bien même ces chiens étaient enragés. Il faudrait simplement voir à ne pas oublier qui avait la rage après la guerre.

Djerin était trop haut pour pouvoir couvrir les soldats à travers les fenêtres, que ce soit ceux qui venaient de se poser sur le toit ou ceux qui étaient en bas, il s'agissait là du travail des deux autres équipes de sniper. Il ordonna au pilote de descendre à trois cents trente pieds, ils seraient un peu plus vulnérables, mais ils gagneraient ainsi en champ de vision sur les fenêtres de l'hôtel comme celles des bâtiments alentours.

Négatif Caporal, nous avons reçu l'ordre de ne pas descendre en dessous des toits les plus haut. On ne peut pas aller plus bas.

Le sniper haussa les épaules. Ils ne participeraient pas à l'engagement direct. Bah, il préférait s'épargner la vue des exactions des hommes de Sorince sur les insurgés. Il reprit sa surveillance des fenêtres, privilégiant celles qui étaient hors de vue des deux autres équipes de tireurs d'élite. Quelques hommes couraient en passant rapidement devant, mais aucune cible réelle. Il gardait un plan des étages dans un coin de son ATH pour se faire une idée des directions empruntées par les rouges qui se déplaçaient dans son champ de vision. Il vit un groupe passer dans une coursive du premier étage. Il entreprit de prévenir la Sanglot.

King-7 à Condor-2. Groupe d'une dizaine d'insurgé au premier étage en déplacement rapide vers les escalier. King-7 terminé

Djerin, j'ai besoin d'une confirmation. J'ai un signal thermique sur la façade du bâtiment à tribord, mais j'arrive pas à déterminer s'il est hostile ou si c'est un curieux. Le signal est brouillé par un rideau occultant.

Tournant la tête pour voir Anaëlle qui lui faisait signe de l'autre coté de l'hélico, Djerin se redressa, décrochant sa sangle de sécurité pour aller la verrouiller à coté d'elle. Elle lui indiqua le bâtiment et il épaula son arme.

Étage?
Septième, sur la droite du bâtiment, la fenêtre ouverte.

Le viseur se déplaça sur la façade de la barre d'habitation en comptant les étages. Il s’arrêta sur une fenêtre de laquelle dépassait une barre longue. Le canon d'un fusil. Il posa son doigt sur la détente et chercha le tireur. L'hélico se décala et révéla un gamin. L'arme était un jouet factice. Il avait du être réveillé par l'entrée de Condor-2 et avait décidé de ''tirer sur les méchants''. Le doigt du sniper se détendit dans un soupir de soulagement.

Négatif. Rien à signaler. Un gosse insomniaque.

Le sniper se redressa, adressant un hochement de tête appréciateur à sa collègue avant de retourner sur bâbord pour continuer sa surveillance de l’hôtel. Les équipes Condor ne semblaient pas avoir de difficultés à progresser dans le bâtiment. Ishi donna un petit coup dans son épaule et lui indiqua la route. Un véhicule civil se déplaçait à toute vitesse en direction de l’hôtel en zigzaguant, difficile à cibler. Djerin aligna son viseur sur le pare-brise, prêt à ouvrir le feu. Il le détourna rapidement dans un grognement de dégoût face à l'action qui se déroulait à l’intérieur. Il avait des mœurs ouvertes, mais ce genre de chose le dépasserait toujours. Il secoua la tête à l'intention de son camarade.

Une bande de fêtard qui ont trop bu. Et qui savent pas se tenir.

Effectivement le véhicule passa son chemin à la même vitesse que celle à laquelle il était arrivée. Un bruit d'impact réverbéré leur apprit plus tard que lui ou un véhicule similaire avait fait connaissance avec un mur plus dur que lui. Djerin eut un sourire dur à ce son. Une leçon de faite.

On reste calme et attentifs, okay ? On a eut deux fausses alertes pour le moment, mais c'est pas une raison pour se relâcher. Anaëlle ?
RAS. Le gosse est repartit se coucher on dirait. Il a du se lasser.
Ishi ?

L’intéressé secoua la tête. Le sniper aquiesca en silence. La nuit promettait d'être animée, autant repousser au plus tard les animations déplaisantes.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Jeu 7 Avr 2016 - 22:37



À bord du convoi de Victor 1

Le convoi s'arrêta à l'angle de la rue. Une collection d'ordre fut distribuée dans les radios des sous-unités de Victor 1. Une escouade jaillit de son véhicule avant de se scinder et de disparaître dans d'étroites ruelles. Le convoi se mit alors à foncer en direction du hangar qui se fut hermétiquement encerclé en l'espace de vingt secondes. Le véhicule de Fabrice avait suivit celui du Colonel qui était venu se garer derrière la structure, interpellant un gardien par la même occasion.
Après avoir confié à une escouade la charge de surveiller l'entrée arrière, le Colonel Avenstal s'approcha du M831 de Fabrice et ordonna dernier de l'accompagner.
-Bien reçu mon Colonel. » rétorqua le sergent avant d'ouvrir la portière du véhicule.
-En avant Marines.
-Huah !, » Tonna l'ensemble en jaillissant du transport.
Et de Fabrice d'emboiter le pas de l'officier supérieur, suivit de ses éléments qui semblaient tous excités par l'adrénaline.
Le groupe longea la structure jusqu'à l'entrée devant laquelle se trouvait un warthog et une seconde escouade qui précédait la rangée de camion de l'Administration. Depuis l'extérieur, chacun pouvait entendre le brouhaha qui faisait rage dans l'intimité du bâtiment. Puis, tout alla très vite. On fixa un câble de treuillage, relié au warthog, à la porte principale. Après quoi, Avenstal s'empara d'un amplificateur qu'il braqua en direction de l'entrée close. Il somma les invités d'ouvrir et de sortir. Rien ne se passa. Sans doute la puissance du gadget ne parvenait pas à pénétrer le boucan qui avait lieu à l'intérieur. L'intensité restait la même à l'intérieur du hangar.
-J'ai bien peur qu'ils ne vous entendent pas mon Colon.., » mais Fabrice s'arrêta net en se retournant quand une porte claqua sur sa gauche. Un individu venait de sortir de chez lui. C'était un jeune-homme qui ne portait qu'un bermuda souple, et qui venait visiblement de se lever. Il hurla en direction des militaires qui braquèrent aussitôt un projecteur vers lui.
-CASSEZ-VOUS BANDE D'ENCULÉS. VOUS VENEZ FAIRE QUOI À PART NOUS CHERCHER LES EMBROUILLES, FILS DE PUTE. MOI J'VOUS PREND UN PAR UN LÀ TOUT D'SUITE.
Sa jeune compagne qui venait de le rejoindre tenta désespérément de le calmer, mais l'homme la repoussa et s'empara d'une caillasse qu'il projeta avec violence sur le par-choc du warthog.
-HÉO !! Hurla un sous-officier en le mettant en joue.
-BAH TIRE BATARD, VA-Y TIRE !
L'ambiance se dégrada, et plusieurs silhouettes apparurent aux fenêtres des bâtiments délabrés, d'autres sortirent dans la rue en poussant des jurons vers la force expéditionnaire de l'UNSC.

Bidonville de Taris, Hangar, lieu de réunion rebelle, sud de la banlieue de Boog
4H41 Heure locale


-Je suis installé depuis sept ans dans un tunnel de deux kilomètres loué à l'Administration. A dit l'agriculteur. Depuis deux ans je produis plus qu'avant, mais qu'est-ce que cela me rapporte ? Est-ce que je suis devenus plus riche ? Je suis plus endetté maintenant que lorsque j'avais décidé de me mettre à mon compte. Vincent, tu as dit que tu ne savais pas ce qu'il fallait faire. Moi, je vais te le dire : il faut juste se débarrasser de ce gros fumier d'Alvarez !
Tout le monde l'a applaudi. Mais la question qui se posait toujours était de savoir qui oserait mettre la tête dans la gueule loup ? Shan, sans doute : le président qui n'était autre que Nikolaï Voronov lui a fait place.
-Oui, nous pourrions lapider ce salopard. Mais la solution est tellement plus simple que vous la connaissez tous. Ici, sur Talitsa, nous avons trois cent mille âmes intelligentes, adroites, qui travaillent dur et qui ont tous les matériaux nécessaires, une énergie intarissable, toute la place voulue. Mais il y a quelque chose que nous n'avons pas, et qui nous manque : un marché libre, » Son holophone vibra soudain dans sa poche arrière. Quelqu'un tentait de la joindre. Mais Shan savait qu'elle ne pouvait répondre. « Il faut nous débarrasser d'Alvarez, mais aussi de l'Administration, ce pantin à la solde de l'UNSC. Ce qu'il nous faut, c'est un embargo. Comment ? Par la solidarité. Nous avons beaucoup appris à Washington, »
Shan l'avait enfin dit. Talitsa devait se suffire à elle-même. La salle s'est alors emplis d'applaudissement et de sifflements. Une douzaine d'assistants se sont mis à crier pour se faire entendre ; un plus grand nombre encore parlaient à voix haute, tandis que le président donnait de grands coups de maillet sur la table. L'ambiance couvrait largement la voix, pourtant portante, du Colonel Avenstal qui tonnait à l'extérieur. On ne s'est alors rendu compte  de l'interruption qu'au moment où une femme a crié. Alors tout le monde a regardé.
La porte principale venait d'être arrachée et trois silhouettes revêtues de l'uniforme gris des gardes de l'Administration venaient de franchir le seuil. Derrière eux, des véhicules militaires braquaient leurs phares et leurs projecteurs vers l'intérieur du hangar. L'un des gardes tenait un mégaphone qui couvrait le bruit de la foule et le système de sonorisation : « DU CALME, DU CALME ! » déclarait-il. « RESTEZ OÙ VOUS ÊTES. VOUS ÊTES EN ÉTAT D'ARRESTATION. NE BOUGEZ PAS, GARDEZ VOTRE CALME. SORTEZ UN PAR UN, LES MAINS VIDES TENDUES DEVANT VOUS. »
Un videur de deux mètres de haut a attrapé un homme près de lui et l'a envoyé par la voie des airs sur les gardes voisins ; deux sont tombés, le troisième à fait feu. Quelqu'un s'est écroulé. Un jeune-homme s'est jetée de lui-même dans les jambes du troisième garde et l'a fait rouler à terre. Shan, Voronov et Klein étaient déjà entrain d'ouvrir la porte arrière par laquelle ils espéraient s'enfuir, tandis que la panique gagnait rapidement la pièce. Certains perdirent complètement la tête et se jetèrent sur les soldats qui tentaient de les faire sortir de force. Le vacarme réveilla le reste quartier et bientôt le convoi fut encerclé par des habitants énervés et solidaires de leur concitoyens. Un déluge de caillasses s'abattit sur le convoi. L'une d'entre elle brisa la vitre d'un camion. Flores sortit de sa cabine et se rua vers le fautif qu'il matraqua comme un vulgaire animal. Frappé à la tête, le jeune-homme vacilla et s'écroula au pied du commissaire qui lui assenait une série de coup de pied dans les cotes. Cinq de ses hommes le rejoignirent en courant, matraques à la main. La situation dégénéra.

Hôtel Zanzibar, sud de la banlieue de Boog
4H36 Heure locale


Deux oiseaux noirs venaient de se mettre en vol stationnaire au-dessus du campus, soulevant de leurs retors ou de leurs réacteurs, d'épais nuage de particules. Un troisième réalisait la même manœuvre sur un des immeubles extérieurs qui surplombait l'entrée principale. Tandis que les équipes Condor procédaient à l'investigation du bâtiment cible, le caporal Evret prit l'initiative inattendu d'embarquer à ses côtés les deux mitrailleurs de l'appareil, équipés de leur unique arme de poing, au sol. Heureusement, il demeurait encore des hommes à bord de l'aéronef pour prendre leur place, dont la première classe Djerin Rashkae.
Le silence de la nuit venait d'être brisé par l'insupportable vacarme des véhicules de l'Air Force.

https://www.youtube.com/watch?v=-ukU6pqD6Ak

-C'est quoi ce putain de bordel ? » s'alarma Joshua en repoussant violemment la couette et en se levant d'un bon, réveillant Dayna par la même occasion.
-Quoi ?? rétorqua cette dernière en sursautant.
La porte s'ouvrit d'un violent coup de pied , Joshua saisit instantanément son magnum posé sur la table de chevet.
-CHEF, RÉVEILLEZ-VOUS, LES KEUFS PUTAIN !
-J'AI FAILLI T'ABATTRE ABRUT .. QUOI ? PUTAIN !!
Une explosion retentit à l'étage. Une décharge de peur traversa le dos de Joshuah.
-Merde, OH MERDE PUTAIN DE MERDE !
-Ça c'est ta faute, pauvre con. Dit Dayna en enfilant d'un geste rapide sa veste sur son buste dénudé.
-MAGNEZ-VOUS CHEF ! » Hurla Jim sur un ton catastrophiste .
Joshua qui avait eu le temps d'enfiler son jean détalla dans le couloir suivit de près par Dayna et Jim. Owen, Justin et Brendan étaient déjà là, d'autres sortaient tout juste de leur chambre, dont Tom qui avait réveillé Solenn d'une violente gifle.
-Où est Jeb ?? demanda Joshua en chargeant son arme, tandis que des détonations résonnaient à l'étage.
-Il était toujours avec les autres quand j'suis allé me coucher ! Rétorqua Brendan qui tenait un SMG au bout de son bras.
Joshua évacua le sentiment de colère et de tristesse qui naissait dans son coeur, puis se mit à tonner une panoplie d'ordre.
-Owen, tu restes ici avec les autres. Tom, Brend et Justin avec moi. Toi aussi tu viens. Dit-il en direction de Dayna.
-Dégage dans ton trou avec ta pétasse et laisse plutôt moi ici.
Il saisit violemment sa compagne par le bras.
-TA GUEULE. TU ME SUIS.
Le groupe se précipita au fond du couloir. Brendan venait d'ouvrir une porte, laissant les autres entrer. Justin se rua vers la trappe qu'il venait de soulever au fond de la salle, tandis que Tom se préparait déjà à faire descendre Solenn qui luttait pour ne pas s'évanouir. Avant d'entrer à son tour, Joshua hurla en direction des derniers défenseurs.
-TENEZ LE PLUS POSSIBLE. J'APPELLE LES AUTRES OK ? J'APPEL LES .., » l'explosion de la porte principale le coupa net dans sa phrase. Le rebelle se dépêcha d'entrer à son tour et de suivre le groupe dans le souterrain qui consistait en étroit couloir de vingt mètres, dont la courbure masquait la vision d'une extrémité à l'autre, et qui débouchait sur la réserve de vin.
Parvenu à mis-chemin,  Joshua ordonna à Brendan et Justin de se mettre en embuscade dans la pièce qui débordait sur la gauche. Il y avait effectivement une large ouverture d'une dizaine de mètres sur la gauche du couloir, profonde de cinq mètres. Les deux rebelles se dissimulèrent derrières deux des trois colonnes de bétons qui soutenaient le plafond. Sur le chemin restant, Joshua tenta de contacter plusieurs de ses hommes de mains.
-Ouais ? » répondit péniblement Brice, réveillé par l'alarme de son holo-phone.
-On est grillé bordel, les keufs sont dans l'hôtel, ramenez vos culs!! »
-Brice jaillit de son lit « Putain. On s 'équipe, on est là dans vingt minutes. T'inquiète fréro. »
-Je peux pas attendre vingt putain de minutes, tu m'entends ? Magnez-vous bordel. »
-Retenez-les, on arrive. »
-Et MAGNE ! » hurla Joshua dans l'holophone avant de mettre fin à la liaison.
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 10 Avr 2016 - 14:21

Très vite, la plupart des chambres de l’hôtel avaient été sécurisées. Akylides et ses hommes s'étaient chargés de l'étage supérieur tandis que les sanglots avaient entamé la sécurisation de l'étage inférieur. Lorsqu'il rejoignit finalement l'escouade de Sorince, le spectre analysa rapidement la salle et remarqua les traces de sang contre les murs, certaines n'étaient clairement pas dû aux impacts de balles. Les sanglots s'étaient un peu amusés.

Passant au dessus d'un énième corps rebelle, le spectre analysa rapidement l'état des lieux. Il ne restait qu'un couloir non sécurisé et il était plus qu'évident que la cible se trouvait là bas. Une voix familière résonna alors dans le casque de l'agent.

- Cible en mouvement. D'après les données, la cible se trouve maintenant au sous-sol du bâtiment, dans ce qui correspond à la réserve de vin de l'hôtel.
- Ils cherchent à faire un baroud d'honneur le temps que leurs renforts n'arrivent...

Soufflant de lassitude, Akylides observa ses hommes se mettre en place pour entamer l'assaut sur la dernière pièce. Ils trouveraient sûrement quelques rebelles tentant de les ralentir, puis une potentielle trappe, ou quelque chose du genre qui les mènerait à un goulet d'étranglement, c'était logique, jamais un rebelle ne se serait planqué dans une issue qui le désavantageait clairement. Jusqu'à lors, il n'y avait eu que deux blessés. Un chez les hommes de Sorince, enfin une, puis un autre soldat qui accompagnait Akylides, touché quand à lui à l'épaule. Rien de bien grave et qui n'handicaperait pas leurs actions à venir, mais ça prouvait qu'il valait mieux être prudent. Actionnant le réseau COM pour contacter King-7, Golf-5 et Carl, le spectre prit sa respiration.

- Messieurs, le temps joue contre nous. King-7, continuez de balayer les airs, il va y avoir du mouvement et je veux que vous me descendiez tout ce qui s'approche de l'hôtel, nos amis rouges ont sûrement fait appel à leurs amis. Golf-5, si possible, remontez avec vos gunners à bord d'un des aéronefs pour appuyer King-7, vos snipers sont utiles mais si c'est des véhicules qui débarquent, il nous vaut mieux avoir l'appui d'artilleurs. Condor-2 et Condor-1 continueront la chasse. Soyez vigilants et permission d'ouvrir le feu sur cibles jugées légitimes. Terminé.

S'approchant ensuite de Carl, le spectre ricana doucement avant de montrer du doigt la fameuse trappe que les troupes Condor venaient de découvrir.

- Ils nous tendent sûrement une embuscade là dessous. Carl, je te laisse te charger d'eux, quelques gars et moi allons nous positionner un peu plus haut, et faire sauter la cloison qui sert de "plafond". Rien de bien grand, une charge similaire à celles pour les portes. La cloison est assez fine pour ça, l'avantage du fait que les caves à vins ne doivent jamais être trop profondes pour maintenir la température. Les plans qui nous sont fournis coïncident également. D'après la position gps de l'otage, ce dernier ne devrait pas risquer de se prendre un cailloux sur la tête. Je vous laisse trois gars pour vous accompagner. Oh et, je veux que les premiers rouges rencontrés ici hurlent autant que possible, le preneur d'otage doit être complètement focalisé sur le couloir si nous voulons une efficacité maximale. Je sens qu'on va se prendre très vite des renforts désagréables, alors autant essayer de commencer l'extraction de la cible le plus vite possible. Si vous voyez un type se rendre, embarquons le également, je suis certain que l'ONI sera ravi de pouvoir interroger un cerveau de la rébellion.

Se détournant par la suite du chef des Sanglots, Akylides fit signe au reste de ses hommes de l'accompagner. Les soldats Lopez, Adams et la première classe Serget étaient donc restés avec les Sanglots. Le spectre ne se préoccupait même pas du jugement que ces gars là donneraient potentiellement aux Sanglots lors des prochaines actions. A vrai dire, il avait choisi ses hommes pour cette mission en vérifiant spécifiquement avec eux si, une fois face à l'horreur que pouvait infliger les Sanglots aux rebelles, les soldats allaient détourner le regard ou non. La réponse était claire, même si la plupart ne valideraient pas les actions menées, aucuns d'eux ne protesteraient. Ils offraient donc aux hommes de Carl un appui idéal lors de l'assaut du couloir. De plus, Lopez et Serget ouvriront la voie pour les Sanglots.
Arrivant finalement à la position indiquée comme idéale par son IA, le spectre fit signe à l'un de ses gars de s'approcher.

- Lupo, les charges sont prêtes?
- Affirmatif.
- Espérons que les charges thermiques suffiront, je veux une insertion rapide et efficace. On récupère le colis et on se casse.
- Elles seront suffisantes pour faire sauter la paroi qui nous sépare d'eux.
- Merveilleux. A mon signal vous activez l'explosif. Sergent, préparez les Flashbangs, le courant étant coupé, ils s'éclairent sûrement à la lampe torche ce qui augmentera l'effet des grenades. La salle est haute de deux mètres cinquante. Après l'explosion, utilisez les cordes pour atterrir en bas, ou sauter, pour les plus agiles. Notre position est indiquée à Condor-2, je vous envoie leur point d'arriver, gaffe aux tirs croisés.

Activant son chronomètre et attendant le signal de Carl pour lui indiquer que les rebelles étaient occupés sur Condor-2 et qu'ils pouvaient lancer l'assaut, le spectre respira longuement. Finalement, un voyant vert s'alluma sur son ATH. L'instant d'après, une explosion résonnait, le toit s'ouvrant pour laisser passer Condor-1.

- Go! Go! Go!
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Jeu 14 Avr 2016 - 9:17

Il n'avait pas hurlé longtemps, le bougre. Ses protestations avaient cessés dès que la lame s'était un peu trop enfoncée. Décevant. Carl relâcha la nuque du corps sans vie et ce dernier s'affaissa sur lui-même dans un affreux bruit humide. Entre deux coups de baïonnette, il avait vaguement entendu ce qu'Akilydes était venu dire. Poursuite, attaque surprise, hurlement, toit de cave à vin en morceau, tout ça tout ça. La routine. Un plan simple mais toujours efficace. C'était juste dommage que cette saleté de leader rebelle ait une otage. Ils allaient être obligés de limiter la casse.
"-On y va?" Finit par demander Mila, légèrement tendue par le silence et l'absence d'action de son chef.
"-Bien sûr, bien sûr." Répondit-il en retirant la ribambelle d'intestin enroulée autour de son poignet. C'est à ce moment là que Carl se rendit compte que ses genoux étaient toujours enfoncés dans le thorax ouvert de l'enfoiré qui avait tiré sur Elena. Oui, c'était temps d'y aller. Principalement parce que les hurlements de celui-ci n'avaient clairement pas suffit pour calmer la surprenante colère qui dévorait les tripes du roi des Sanglots. Mécaniquement, ce dernier se releva en usant de son fusil à pompe comme une canne.
"-Ca va chef?"
Carl sourit à la remarque de Fergusshon. Le petit s'inquiétait, évidemment. Et Joshua aussi, ça se voyait, même si il ne disait rien. Bien, très bien. Que ça les marque, c'était une bonne chose. C'était ce qu'il fallait. Un genre de message pour dire "ne vous relâchez plus jamais". Bien entendu, l'adjudant-chef savait que ce ressentiment, le fait d'en vouloir autant à son escouade, n'était pas vraiment légitime. Ils avaient rudement bien agit au final et, Carl le savait d'expérience, le coup de se planquer sous les cadavres restait aussi classique qu'efficace...Cependant...Le simple fait que le boucher sache que cette colère était illégitime ne faisait que rendre cette dernière plus désagréable et frustrante. Écœurant, pensa-t-il, depuis quand suis-je devenu aussi influençable?
A l'extérieur, un tir retentit et un curieux s'effondra. Carl activa le micro de sa radio.
"-Teretchenko?
-C'est rien. Juste un imbécile de trainard."
L'adjudant-chef hocha la tête, comme si le sniper était à coté de lui, puis coupa la liaison com. "Les premiers rouges doivent hurler autant que possible". C'est ce qu'Akilydes avait dit. Soit.
"-L'escouade du chef est prête." Gueula Lopez, l'un des trois malchanceux que l'agent de l'ONI précédemment mentionné avait laissé avec la sanglot. Carl les détailla avec amusement.
Ils se tenaient volontairement à l'écart de l'escouade de chien de guerre, dans un coin de la pièce où le sang et les tripes n'avaient pas trop giclés. L'intégralité du trio affichait une mine constamment énervée allant bien aux vétérans de guerre qu'ils devaient être... Mais cette apparence agressive n'arrivait pas totalement à cacher l'émotion plus profonde qui les troublait : Le dégoût. Ou peut-être même la peur? Pour des fous-furieux comme les membres de la sanglot, sentir le malaise se manifester sur le corps des autres n'avait rien de bien compliquer. Joshua le sentait, Mila le sentait, Fergusshon le sentait. Leur amusement croissait en même temps que le mal-être des trois pauvres bougres.
"-Alors on est prêt aussi. Les gars, vous avez entendu ce qu'à dit notre fils ?"
Fils. Fiston. Gamin. Depuis leurs premières rencontres, c'était comme ça qu'ils appelaient Akilydes. Leur manière à eux de se rappeler qu'ils avaient participés à la destruction de l'ancien rebelle et à la création du SPECTRE l'ayant remplacé. Ça satisfaisait l'égo des moins réalistes et, bien entendu, recouvrait d'une couche d'amusants mensonges les faits véritables :
L'ONI s'était servit de leurs sauvageries inhérentes pour finaliser un sinistre et couteux projet.
"-Tout entendu." Miaula Mila, en passant lentement devant le trio de non-sanglot. Carl ricana en voyant Lopez la fixer longuement. Le pauvre, sans doute était-il soulagé de la voir désormais affublée d'un masque à gaz. Les gens normaux avaient bien du mal à apprécier la beauté d'un visage fin recouvert d'une épaisse couche de sang et de chair.
"-En entrant, Josh', tu tires une grenade avec ton M319.
-Centre de la pièce?
-Non, sans viser. Alex dit qu'il n'a pas de visu, donc pas de fenêtre. L'impulsion IEM devrait suffire pour pourrir l'éclairage et leurs VNA de pauvres pour quelques minutes, ça suffira. Si le fiston veux qu'ils hurlent, un corps à corps s'impose. On tire pour faire peur et les obliger à se planquer, c'est tout.
-Ensuite, on leur apprend à chanter." Carl pouvait presque voir Mila sourire sous son masque. Sa voix enjouée en disait long sur son état d'esprit.
"-Ouai. Mila?
-Chef?
-Ta machette, s'il te plait."
Elle le lui tendit avec une réticence non-dissimulée et l'adjudant-chef la remercia d'un hochement de tête avant de mettre son propre masque à gaz, jusqu'alors attaché à sa ceinture.
Ce qu'il fit, par la suite, eut le mérite de faire sursauter l'intégralité de leurs trio d'accompagnement.
...

"-Joli lancé Josh'." Murmura Carl, juste dans le dos de ce dernier.
"-Merci boss."
Dans le couloir face à eux, un silence pesant régnait. On s'interrogeait sans doute sur ce qui venait ainsi de ricocher contre le mur dans un infâme bruit humide pour atterrir sur le sol froid en roulant longuement. Il ne faudrait pas longtemps pour qu'un rebelle curieux aligne la lunette poisseuse de son flingue sur cet étrange objet ovale et se rende compte de sa nature. Une tête, humaine, celle d'un de leurs potes. Sinistre et classique présage. L'élévation de voix qui allait inévitablement suivre déclencherait le début du massacre. Joshua braquait déjà son M319 sur le mur face à lui, pile sur la tache de sang qu'avait laissé la tête précédemment jetée en s'écrasant contre le béton.
Sur sa droite, Mendoza se grattait frénétiquement le bras droit. Chose inhabituelle. Carl lui posa la main sur l'épaule.
"-Tout va bien?"
L'intéressé demeura silencieux quelques secondes, désarçonnés par cette attention pas franchement habituelle.
"-Oui boss, désolé."
Le "boss" en question le dévisagea à travers les lentilles rouges de son masque à gaz, puis reprit sa position initiale après lui avoir tapoté amicalement l'épaule deux fois. Mendoza fronça les sourcils et constata que sa main avait cessée de trembler.
Dans le couloir où les rebelles se terraient, quelqu'un pesta, longuement. Alors Joshua pressa la détente, sa grenade ricocha, explosa...Et les lumières disparurent.

Les sanglots enjambèrent les restes de la porte précédemment défoncée puis se jetèrent en hurlant sur leurs cibles quasi-aveugle. Lopez suivit Fergusshon, qui lui-même suivait Klern. Le pauvre vétéran cligna des yeux plusieurs fois lorsqu'il comprit que le géant avait encaissé deux tirs sans ralentir l'allure. Quelque chose de chaud gicla sur son oreille droite et Sanders se mit à hurler de rire sans penser à couper son micro. Ses crachotements hystériques semblaient raisonner à l'intérieur même de son crâne. Il ne tenta même pas de tourner la tête pour comprendre pourquoi cette folle riait si fort. Fergusshon quitta leur formation et plongea littéralement sur un type en train de recharger son DMR, planqué derrière un vieux fauteuil. Lopez vérifia rapidement que le soldat des forces spéciales n'avaient pas besoin d'aide dans la mêlée et constata très vite que ce n'était pas le cas, puisqu'il utilisait la crosse de l'arme de sa cible pour briser les mains de cette dernière.
"-Oh toi espèce de fils de chienne." Gronda le grand Klern, toujours devant Lopez, en désarmant sans le moindre mal un rebelle qui tentait de s'enfuir, sans faire attention au nouveau tir qui venait de faire éclater sa genouillère. Le géant entreprit par la suite de briser, sur son genoux, le bras droit de sa victime. Alors Lopez ne s'attarda pas et continua a avancer, en cherchant une cible du regard. Il remarqua un duo de femmes, terrée tout au fond du couloir, l'une des deux essayait d'ouvrir la trappe menant au sous-sol. Le vétéran les mit en joue mais l'infirmière des sanglots lui passa devant pour se jeter sur elles en crachant quelque chose qui ressemblait à "Guten Tag, Fräulein !". La surprise occasionnée par cette apparition soudaine le laissa pantois suffisamment longtemps pour qu'un salopard, dans son dos, ne l'attrape par la gorge dans le but de l'étrangler...Sans en avoir véritablement le temps. Alors qu'ils glissaient tout deux au sol, Jenkins repoussa l'agresseur de Lopez du pied et lui expédia une rafale de MA37 dans le ventre avant d'aider le vétéran à se relever. Ils échangèrent un regard entendu, puis le caporal des sanglots courut rejoindre son chef, quelques mètres en arrière, qui avait abandonné son arme -dont la baïonnette était restée coincée dans la mâchoire inférieure d'un malchanceux encore en vie-  et qui fouillait dans le dos d'un autre avec son couteau de combat pendant qu'un dernier le tirait par le pied avec sa main restante. Lopez se redressa en s'interdisant de tirer sur les marines qui l'entouraient. L'objectif. C'était l'objectif qui importait. Les rebelles méritaient ce qui leur arrivait. Un mal pour un bien, voilà tout.
Constatant que l'infirmière rencontrait des difficultés avec ses deux victimes, Lopez la rejoignit et expédia sa crosse sur l'arrière du crâne de la rebelle la moins amochée avant de braquer son arme sur son visage de gamine.
Juste avant de presser la détente, il jura voir la pauvrette le remercier du regard pour cette mort rapide.

Les rebelles hurlaient encore lorsque Carl et ses hommes se désintéressèrent de leurs corps brisés. Tandis que sa dernière victime finissait de s'étrangler avec la chair de ses propres joues, l'adjudant-chef se redressa pour avancer jusqu'à la trappe où Mila et sa victime finissait de faire connaissance. L'infirmière imitait de manière perverse les plaintes de la femme en-dessous d'elle en gloussant, sans prêter attention aux regards de Lopez, assit contre le mur du fond.
"-Tu vas bien coco?"
Mila cessa de frotter son masque contre le visage ruiné de sa victime pour cracher :
"-Ouai, il m'a bien aidé. Merci au passage, chéri."
L'intéressé ne répondit même pas.
"-Josh'?"
Le géant, quelques mètres en arrière, retira son pied botté de la masse visqueuse qui avait un jour été un bras.
"-Ouai?
-Tu t'es pris une sacrée rafale.
-Ca va boss, y'a rien qu'à percé les combinaisons. Par contre ma genouillère est foutue."
Carl tiqua en baissant les yeux sur la genouillère en question. Quelques-uns des morceaux éclatés de la protection étaient entrés dans la chair de son porteur, pas assez profondément pour causer de véritables dommages, mais assez pour une sacrée dose de souffrance. L'adjudant-chef connaissait bien ce genre de blessure et les souvenirs que ces dernières lui avaient laissés étaient tout sauf agréables.
Pourtant ce grand couillon n'avait même pas l'air de sentir le sang couler le long de sa jambe. Hm. Pourquoi pas après tout.
"-Tant mieux, il va nous falloir un autre tir de M319 pour le sous-sol.
-Compris."
Ceci étant dit, Carl activa son COM et le régla sur la fréquence d'Akilydes. A ce moment-là, ses deux dernières victimes plus celle de Mila se mirent à hurler de concert.
"-On arrive en bas. Ils font assez de bruit à ton goût?"

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 18 Avr 2016 - 19:02

C’était plus que prévisible, les bidonvilles, les ghettos. Les parias de toute civilisation avaient leurs taudis où ils se croyaient maîtres de leurs destinées. Avenstal fulminait, son cigare bougeant de haut en bas entre ses lèvres. L’insurrection lui étais intolérable, qu’est-ce qu’ils en savaient, cette bande de planqués, de la situation réelle du C.S.N.U ? De la situation actuelle de l’humanité. Face à l’apocalypse, ils cherchaient des compromis, au lieu de faire front ensemble.

Passant sa main sur la radio attachée à son épaule, tandis que les civils s’approchaient se regroupaient. Il allait pour contacter le QG, mais se ravisa après un court instant de réflexion, marqué par la destruction des portes et s’approcha du forcené qui venais d’écailler la peinture d’un des LRV. Flores allait entrer en action, se tournant vers la situation il fronça les sourcils en entendant le claquement caractéristique d’une arme à feu.

« - Putain de merde. Conclut-il, activant sa radio en voyant la situation dégénérer. A toute les escouade Victor, ici Victor-Leader. Riposte d’auto-défense autorisée, mais ne tirez pas pour tuer. Caporal Henckel, faites gronder la mitrailleuse pour calmer la foule, sergent Holz, vous et votre escouade prenez les lance-fumigènes et n’hésitez pas à tirer dans le tas. Victor-5, vous me braquez tout ce qui peux sortir par derrière, Victor-4 en soutiens de Victor-5. Victor-7, couvrez-nous et n’hésitez pas a faire usage de grenades lacrymogènes si jamais la foule s’approche des camions. Victor-2 et Victor-3, formez un périmètre défensif autour de l’entrée principale du hangar, on fera le tri a la base. Victor-Lea… Une caillasse ricocha contre son casque, une douleur lança dans sa nuque. Leader, terminé.  »

Se tournant vers le caporal Henckel, toujours attaché fermement à sa mitrailleuse lourde, Avenstal fit un large mouvement pour le presser a faire feu tandis qu’il allait procéder une dernière fois à une tentative de diplomatie un poil plus musclée. La mitrailleuse se mit à vrombir tandis que quelques-uns des civils reconnurent le grondement sinistre de l’arme. L’instant d’après, le LRV crachait sa fureur presque animale en guise d’avertissement sonore pour la population.

Il allait leurs faire comprendre que le C.S.N.U ne se limitais pas aux gouvernements bouffis qui s’étaient grassement installés depuis le début de la guerre contre les covenants et que lorsqu’on le menaçait, il répondait avec la vigueur d’un Gùta enragé. L’oreille gauche de Frederic se mit a siffler, l’arme étais presque chauffée a rouge et une légère petite lueur s’en échappais, la foule, tétanisée par la révélation que leurs vie n’avais tenue qu’au bon vouloir de l’artilleur et de son officier de commandement, se tût quelques instants qui permirent a Frederic d’utiliser son mégaphone, ses hommes finissant de former le périmètre défensif. Les lueurs étaient braquées, sur la foule et une, sur Avenstal qui, avec son mégaphone, se dirigeais. A la vue de tous, vers le commissaire Flores qui fut agréablement surpris de se prendre un coup de mégaphone en travers du visage. L’homme tomba au sol tandis que les officiers de police reculèrent, se penchant un peu, il aida l'émeutier a se relever et le laissa repartir dans la foule, magnanime. Puis, se tournant vers la foule et s’éloignant des hommes d’Alvarez autant surpris qu’étonner de la réaction du colonel, il activa le mégaphone un peu tordu par l’impact.

« - Avis à la population, je vous demande une dernière fois de vous disperser et de nous laisser faire notre travail. Nous ne sommes pas là pour vous « Chercher des embrouilles », comme l’a annoncé plus tôt le courageux, mais téméraire, jeune homme. Nous ne sommes pas là pour arrêter toute personne participant à ces réunions mais nous avons été informés de la présence de terroristes responsable de beaucoup morts innocentes, nous interpellerons qui nous estimerons nécessaire, mais la justice sera réservée. Population de Talista, nous ne sommes pas ici pour vous faire la guerre ou pour soutenir le régime d’Alvarez mais pour assurer la survie de l’humanité. Ceci était votre dernier et unique avertissement. »

Il activa sa liaison radio en baissant son mégaphone, se repliant un peu vers ses hommes, de peur de se faire caillasser pour ce qu’il venait de dire.

« - Commissaire ? Excusez-moi ce coup en traître, c’était pour tenter de calmer la situation, profitez-en pour embarquer tout ce beau monde dans les camions. Puis il changea sa fréquence vers le reste du groupe Victor. Préparez-vous pour extraction, E.T.A deux minutes, maintenez la foule a distance et n’hésitez pas a riposter si ils deviennent de plus en plus hostile, on aura tout essayé. »
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Dastan Evret
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 18 Avr 2016 - 19:08

Tout se passa pour le mieux, l'insertion de Condor s'était faite sans accroc et les rebelles semblaient prit au dépourvu. La mission aller sans doute être couronné de succès assez rapidement si les choses allaient continuer ainsi, mais cela aurait été trop facile ... Alors que le Caporal descendait les cibles « armées » dans l'immeuble d'en face pour faciliter la progression de l'équipe condor, il reçut un message de la part de l'un des pilotes de falcon.

- King-7 pilote à Golf-5 leader Trois véhicules de type 4x4 convergent en direction de l'hôtel,

- Golf-5 leader à King-7 quelle direction ? demanda t-il par réflexe en retirant son arme du toit

- La route direction nord-ouest, ils seront bientôt dans le campus répondit t-il simplement

- Golf-5 Leader leader bien reçut, attendait les instructions Gold-5 Leader terminé dit-il en se dirigeant rapidement vers le nord-ouest.

Il jura intérieurement en repositionnant son arme en direction du groupe de 4x4 qui fonçait à toute allure dans la nuit. Tout en faisant cela il contacta l'escouade condor.

- Golf-5 Leader- à Condor Leader, renfort ennemis en approches, 4 véhicules rapides type 4x4 se dirige vers le campus par la route du nord-ouest interception en cours Golf-5 Leader terminé dit-il en finissant de positionner son sniper.

- Golf-5 Leader a King 7 leader, 1ere Classe Djerin Rashkae des véhicules rapides approche par le nord-ouest, ils seront sur l'escouade condor rapidement, ordre d'interception avec les falcons immédiat commanda t-il d'une voix calme et posé.

Alors qu'il parlait sa lunette s'ajuste doucement sur le premier véhicule qui avait pris la tête du groupe de 4x4 en approche. Il voulait se débarrasser du pilote, mais au vu des circonstances il changea rapidement de décision et ne perdit pas un instant et fit feu sur l'avant du véhicule en prenant quelques secondes entre chaque tirs enfin que ceux si arriver à toucher leurs cibles. Le pilote du véhicule réagit rapidement et changea de direction essayant de faire des vagues pour éviter les tirs de sniper. Cela gêna légèrement le sniper du fait de ses mouvements saccadé qui néanmoins, était prévisible au vu du véhicule. De plus le pilote perdait en vitesse ce qui permit au sniper membre de l'ODST d'expédier un deuxième tirs, finalement ils se succédèrent et l'avant dernière balle de son chargeur toucha finalement le moteur … une explosion retentit dans la nuit silencieuse, une vif lueur se dessina au loin alors que le 4x4 en tête du groupe se leva sur ses deux routes avant,  avant de retomber lourdement sur le dos, et dans une autre explosion interne il se consuma … les véhicules derrières ne semblaient pas perturber et arrivèrent à manœuvrer malgré l'obscurité pour éviter cette boule de feu qui consuma le 4x4.

Tout en rechargeant son arme avec un autre chargeur Dastan mit au courant le chef de l'escouade condor et le 1ère classe qui dirigeait le groupe king 7 de la destruction d'une des cibles en approche rapide.
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 18 Avr 2016 - 23:39

Chef, les curieux commencent à s’agglutiner... Difficile de tous les vérifier
Cherche tout ce qui ressemble à une arme, le reste survole le.

Djerin avait abandonné la surveillance des fenêtres de l’hôtel. L'équipe Condor avait déjà fait le ménage et les deux autres snipers veillaient la proximité. L'ODST avait rejoint sa partenaire dans la surveillance des immeubles alentours à la recherche d'un tireur rouge. Ils n'avaient repéré aucune menace supérieure à quelques pierres jetées. Le copilote du falcon les contacta sur la COM.

Le PC à reçu du nouveau. Les surveillances téléphonique affirment que les rouges ont appelé du renfort. Temps d'arrivée estimée, dix minutes.
Estimation des forces ennemies?
Inconnue
Reçu. Descendez à vingt-cinq mètres. Et ce n'est pas négociable. Je veux pouvoir en choper au moins un vivant...

Le copilote grogna mais prévint son supérieur qui entama à faire descendre l'engin. Les regards des curieux quittèrent l’hôtel pour se fixer sur l'hélico qui chutait à vitesse contrôlée entre les bâtiments. Anaëlle et Ishi équipèrent les grenades incapacitantes sur leurs lanceurs tandis que Djerin vérifiait les sangles de fixation une nouvelle fois. Ishi lui montra trois véhicules tout terrains qui fonçaient à toute allure à travers l'avenue en direction de l’hôtel.

Bon, je veux du rapide et du sérieux. Une seule sommation, tirez à vue tout ce qui fait mine d'ouvrir le feu ou qui n'obéit pas à la fin de la sommation. Gardez en tête qu'on veut au moins un survivant. Inutile de le rappeler, mais ne tirez pas sur ceux qui se rendent. Ou alors dans les genoux s'ils courent. Pilote...

Golf-5 Leader à King 7 leader, 1ere Classe Rashkae des véhicules rapides approchent par le nord-ouest, ils seront rapidement sur l'escouade condor, ordre d'interception avec le falcon.

Djerin se figea, coupant sa COM avant de marmonner.
Non, on allait se tourner les pouces parce qu'on ne les avait pas vu...
Il ralluma sa COM
Reçu. On s'en occupe.
Il passa sur le canal d'équipe
Vous avez entendu les gars ? On oublie la subtilité. Feu à volonté... Gardez m'en quand même un en vie si vous pouvez.

Le falcon se plaça au milieu de la rue, deux projecteurs puissant illuminant les véhicules. Leur Caporal commença à allumer le pare-choc du véhicule de tête, le poussant à louvoyer. Djerin désigna les deux suivant comme cible, laissant le Caporal Evret gérer l'engin. Le falcon se rapprochait pour se mettre à portée de mitrailleuse. Les ODST tentaient de percer les ombres à travers les fenêtres fumée et les toit ouverts. Anaëlle se pencha sur sa mitrailleuse pour se concentrer sur un mouvement dans un des véhicules. Djerin suivit son regard.

C'est quoi ce truc?
Djerin fronça les sourcils pour mieux voir avant de les écarquiller.
Jackhammer!

Le pilote réagit par réflexe au cri et décala son appareil d'un coup sec avant que la roquette passe en sifflant juste en dessous de son hélice droite. La voiture d'où venait le tir s’embrasa, le tireur n'ayant sans doute pas pensé au retour de flamme de son engin et l'autre tenta un passage en force sous l'hélico. Anaëlle, du coté du véhicules, ouvrit le feu instantanément, rayant verticalement le toit de l'engin d'une rangée d'impacts de calibre trente sur le coté conducteur. La voiture, privée de pilote, fit une embardée brutale et partit en tonneau. Sur l'autre flanc du falcon, Ishi achevait miséricordieusement les rebelles en train de brûler vifs dans leur véhicule en feu.

Changeant rapidement de chargeur, Djerin équipait des munitions paralysantes, se tenant d'une main pour éviter de basculer du falcon en train de recouvrer son assiette. Les rafales courtes de sa partenaire firent éclater les pneus du véhicule encore en lice que le Caporal arrosait, criblant au passage son flanc droit, à hauteur de tibias. Djerin ordonna un cessez le feu, en demandant aux autres snipers d'attendre avant de tirer. Personne ne bougeant dans les véhicules, celui en flammes illuminant la scène d'une aura rougeâtre, le sniper ordonna au pilote d'effectuer un tour au dessus des carcasses. Il y avait sans aucun doute des survivants.

Golf-5, Teretchenko, je vais descendre pour sécuriser les survivants et les constituer prisonniers, je ne dirais pas non à une couverture. Anaëlle, tu viens avec moi, Ishi, tu reste à bord en surveillance. On remonte au moindre signe de renforts supplémentaires.

Les ODSTs opinèrent et Anaëlle se décrocha de sa ligne de vie pour se préparer à descendre en rappel. Djerin lança les deux cordes dans le vide et se laissa glisser le long de la sienne, sa partenaire légèrement plus haut. Il touchèrent le sol, M7 et DMR pointées sur le véhicule encore sur ses roues. Il se trouvaient derrière l'engin et ne pouvaient voir à travers le pare-brise arrière. Anaëlle montra les flanc percé de trous du véhicule. Blindé, contre le petit calibre, certes, mais blindé tout de même. Il le contournèrent par le coté opposé, celui-ci étant couvert par le Caporal Evret. À l'instant ou ils dépassèrent l'arrière, un canon de M45 sortit d'une fenêtre brisée et avant que les ODST aient pu lever leurs armes, une balle de S2 était passée entre eux et avait fait sauter la boite crânienne du rouge derrière le fusil. Teretchenko. Djerin leva un pouce à l'intention du sniper et approcha de la voiture qu'Anaëlle pointait de son DMR.

Le métis jeta un œil par la fenêtre. Quatre cadavres. Le pilote avait la poitrine défoncée de balle de fusil à lunette et les deux autres s'étaient vidés de leur sang par leurs jambe déchiquetées. Il se tourna vers sa partenaire en secouant la tête. Elle haussa les épaules d'un air indifférent et montra le véhicule couché. Les passagers devaient encore être vivants. Ils se dirigèrent vers cette voiture là. Le ventre de l'engin était dirigé vers l’hôtel ce qui rendait leur couverture inopérante sur se coup. Cependant, aucun tir n'avait traversé la vitre arrière lorsqu'ils avaient fouillé le véhicule de tête. Djerin pointa la vitre en question à sa partenaire qui opina du chef et vint se placer à coté, du coté toit, prête à la défoncer. Le sniper passa devant et sur un compte à rebours visuel, il pointèrent leurs armes à l’intérieur par les deux extrémités.

Le véhicule contenait trois cadavres et deux hommes inconscients. Djerin dégaina un M6C et rampa à l’intérieur. Anaëlle pointait son arme sur le rouge le plus proche d'elle tandis qu'il visait celui vers lequel il se dirigeait. L'homme portait une armure ODST presque complète. Manquait le casque et les bras. Tout les autres rouges portaient des armures nettement plus disparates. Il devait s'agir du chef ou d'un officier. Posant le canon de son arme contre son front, il vérifia son pouls et son souffle. Vivant, inconscient. Il hocha la tête et le tira à l’extérieur en le tirant par le col de son armure. Il l’étala contre le sol et reprit sa mitraillette en pointant l'autre survivant. Anaëlle remit son fusil à la bandoulière et se rapprocha de son propre prisonnier. L'homme grogna quand elle le saisit et Djerin faillit le descendre, mais elle finit par hocher la tête. Inconscient aussi. Ils le sortirent,  attachèrent les deux prisonniers et Djerin contacta les pilotes.

Descendez, on a deux gars à charger.
On risque d'être en surcharge quand on devra récupérer Golf-5.
On les balancera par dessus bord si c'est le cas. Ou bien on les refilera à l'équipe de soutien Condor.

Le falcon était au sol à peine la conversation terminée. Les deux rouges furent balancé sur le sol et les ODST n'avaient pas finit de monter que l'engin remontait rapidement. La position statique au sol le rendant vulnérable. Djerin assit les deux rouges ligotés sur les sièges à l'avant de l'appareil tandis qu'Anaëlle retrouvait son siège et sa mitrailleuse. Ils étaient parés pour les suivants si d'autres devaient se montrer.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 27 Avr 2016 - 1:41

HRP:
 



Bidonville de Taris, position de Victor-1, sud de la banlieue de Boog
4h56 Heure locale


Une panoplie d'ordre résonnaient dans les oreillettes des chefs d'escouades, dont celles de Fabrice. Il s'agissait de contenir la foule en utilisant la violence en dernier recours. Les tirs de sommations étaient recommandés et la lourde gatling du warthog derrière lui commençait déjà à gronder. Le mitrailleur tirait plusieurs salves, canon pointé vers le ciel. Les détonations impressionnèrent les émeutiers, dont certains firent quelques pas en arrière, tandis que le reste sursauta sur place.
Et alors qu'un étau de marines se forma devant l'entrée de la structure cible, Avenstal alla au contact des hommes de l'Administration qui maltraitaient violemment les habitants les plus énervés. Fabrice qui s'apprêtait à exécuter l'ordre que venait de lui donner son supérieur fut surpris de voir ce dernier abattre un mégaphone sur le terrible commissaire Flores. Il n'en revenait pas de l'audace du Colonel.
Mais il n'eut cependant pas le temps de s'attarder sur l'altercation sui n'en demeurait pas moins passionnante, et se rua vers l'arrière d'un Warthog TT dans lequel se trouvait du matériel anti-émeute. Il se passait exactement ce qu'il n'avait pas souhaité. Devoir se servir d'une arme, non-létal ou pas, contre ces pauvres habitants dont il avait mesuré le degré de misère. En sa qualité de médecin, il n'était pas lourdement armé et ne disposait que d'un M6C rangé dans son holster depuis le départ.
-Attrapez ça Doc ! Lança Rico en lui passant un masque respiratoire.
Fabrice mesura alors l'excellent réflexe qu'avait eu Avenstal de se servir du gaz. Il eut l'idée de la compléter, et après avoir équipé son masque, il s'approcha du Lieutenant qui se trouvait devant le véhicule, tandis que ses hommes finissaient de s'équiper et que le Colonell procédait à une déclaration de dernière chance.
-Mon Lieutenant !
-Affirmatif soldat. Qui est-ce ? Rétorqua l'officier à son interlocuteur méconnaissable.
-Sergent Holz, médecin d'unité. Mon Lieutenant, pensez-vous que nous pouvons équiper la plupart des hommes d'un masque ? Mon unité a reçu l'ordre de disperser la foule au lacrymogène. Ça va piquer sérieusement.
Harris parut réfléchir un demi-moment, puis pivota vers un soldat.
-Stanley ? Désigner trois hommes pour aller chercher les masques dans les Warthogs et les distribuer à ceux qui n'en ont pas. Bombardement au lacrymogène dans deux minutes.
-Affirmatif mon Lieutenant !
Et de Fabrice de filer vers son escouade et de déclarer d'une voix légèrement déformée par la couche qui lui recouvrait le visage :
-Préparez-vous, autorisation de tirer dans ..une minute cinquante-et-une seconde. Attendez mon signal, on va commencer par cibler les ruelles depuis lesquels sortent de nouveaux arrivants, Huah ?
-Huah ! Tonna l'ensemble.
Fabrice apporta lui-même un masque au Colonel Avenstal qui venait de terminer son discours, puis, lorsque le compte à rebours de sa montre afficha un 00:00, le médecin qui s'était approché d'un mur de marines tentant de contenir la plèbe déclara à ses hommes :
-Go !
Cinq détonations successives résonnèrent et un écran de fumé s'éleva dans les ruelles derrières les émeutiers, provoquant de violentes toux et des plaintes dispersées ça et là. Tous les marines n'avaient pas eu le temps de s'équiper, et certains se retrouvèrent en difficulté sous l'effet du gaz, mais l'action avait permis d'arrêter la progression des émeutiers vers l'entrée du hangar. Car il ne faisait aucun doute qu'une partie d'entre eux était soucieuse de venir en aide aux prisonniers.
Un groupe  de jeune jaillit depuis le toit d'un bâtiment qui n'avait pas été sécurisé, caillasses à la main. Ils les projetèrent en direction d'un groupe de soldat. Un caporal riposta avec une grenade dispersante qui éclata devant les fautifs. L'un d'entre eux tituba jusqu'au bord du toit et chuta de six mètres. Un énorme écran de fumé recouvrait maintenant l'ensemble de la zone, multipliant les toussotement et les caprices.

Bidonville de Taris, position de Victor-1, sud de la banlieue de Boog
5H10 Heure locale


Derrière le hangar, Shan Wyuu, Alexander Klein et Nikolaï Voronov venaient d'être pris par les Marines positionnés en embuscade. Ces derniers braquèrent leurs armes vers les cibles dès qu'elles tentèrent de sortir, avant de les empoigner un par un. Shan administra un violent revers au soldat qui tentait de la maîtriser, lui cassant le nez sur place. Voronov fut le dernier à être arrêté. Il tonna en agitant les poings :
« TYRANS, BARBARES, CANAILLES IGNORANTES, VOUS PAREILS SE SONT TOUJOURS OPPOSÉS À LA VOLONTÉ DU PEUPLE ! » Il s'interrompit pour reprendre sa respiration et deux hommes le saisirent pour l'entraîner derechef vers un camion.

Le discours du Colonel et son intervention contre Flores avait fait de l'effet. Certains manifestants avaient réagi et commençaient à se calmer. Les regards étaient surtout portés vers les hommes de d'Alvarez. Flores qui semblait bouillir de rage avait mis en garde le Colonel, le « déconseillant » de recommencer. Il se retira vers les prisonniers avec ses hommes, abandonnant les marines à la foule.
Un individu autour duquel semblait se dégager une aura d'autorité s'approcha de l'officier au mégaphone, flanqués d'autres individus. Bien que toussotant et plissant des yeux sous l'effet du gaz, il parvint à se faire entendre par dessus le brouhaha et le bruit des détonations :
-Si vous ne soutenez pas Alvarez, pourquoi venir arrêter des gens qui cherchent simplement à s'exprimer ? C'est la misère ici, on chercher juste à se rassurer. On est prisonnier sur cette planète depuis des décennies, le régime nous affame, personne ne nous écoute, personne ne nous entend.
Les gens que vous arrêtez, ce sont des femmes et des hommes libres, les seuls qui aient assez de courage pour oser se réunir. Il n'y a aucun terroriste parmi eux, tu as ma parole d'homme. Ce sont des mensonges proférés par Alvarez. On a l'habitude.
Il hésita un instant, puis reprit : Libérez-les. Si vous êtes vraiment venus nous aider sur Talista, l'Administration n'a pas à redouter une révolte. Mais les choses doivent changer. Nous on en peut plus.
La situation semblait s'être stabilisée, les marines avaient cessé de tirer des grenades lacrymogènes. Un silence gagnait peu à peu les lieux. Les militants attendaient la réponse des représentants de l'UNSC.

Campus du Zanzibar Hostel, sud de la banlieue de Boog
4H49 Heure locale


Tandis que les derniers rebelles s'apprêtaient à recevoir leurs assaillants, un groupe de cinq individus armés jaillit de l'entrée principale du bâtiment sur lequel le soldat Terentcheko avait été déployé, et qui n'avait pas été nettoyé. Le caporal Evret posté sur un toit de l'autre côté de la rue ouvrit le feu sur l'homme de tête qui fut catapulté à cinq mètres des autres. Le groupe se rua précipitamment à l'intérieure de la structure de laquelle ils venaient de sortir. Tous se mirent en embuscade en retournant tous les meubles qu'ils pouvaient.

Salle de commandement, Astroport de Boog emprunté par l'UNSC, Downtown de la ville.
4H51 Heure locale


Du côté de la base de l'UNSC, les choses se compliquaient. Des appels holophoniques venaient de se généraliser dans la ville. Derrière leurs écrans, les opérateurs s'agitaient en constatant ce qui était en train de se passer.
-Mon général, on a un problème.
-Quoi fiston ?
-On capte des dizaine d'appels entre les hommes de Bale. Ils avaient mis en place un réseau à l'avance, et ça se multiplie, mon Général.
-Damned.
Kampft s'avança vers l'opérateur.
-D'où viennent les appels ?
-De partout mon Colonel ! S'exclama le jeune-homme en se retournant vers l'officier.

À l'autre bout de la pièce, un autre individu s'écria sans lâcher son écran des yeux.
-Véhicules en provenance du sud-ouest, et du nord-est ! Deux convois, un de cinq et un autre de onze véhicules.
Kampft et McField et d'autres officiers s'approchèrent de l'écran qui retranscrivait les images vidéos des drones de reconnaissance.
La caméra d'un des appareils effectua un zoom pour passer en revue la chaîne de véhicule la plus nombreuse. L'image s'immobilisa sur un pick-up derrière lequel avait été fixé artisanalement un dispositif sol-air, probablement issu d'un warthog LAAV-R. McField et sa suite sursautèrent lorsque le servant de l'arme l'orienta dans la direction même de la caméra.
-Faites dégagez les drones immédiatement. Ordonna le Général.
Sur l'écran qui affichait une vision thermique, on pu voir des rets blanchâtre jaillirent des tubes de l'arme en se dirigeant vers la caméra. Les images laissèrent place à un océan d'interférences, puis le deuxième et le troisième drone subirent le même sort dans la quinzaine de secondes qui suivit ; ce qui dévoila la présence d'autres pièces anti-aérienne mobiles.
McField fut perturbé par une impression de déjà vu. Refoulant d'un trait le mauvais souvenir qui refaisait surface, il déclara sur un ton légèrement plus alarmiste, mais sans perdre une once de sang-froid.
-Dites leurs de se magner le cul. Sinon nous allons devoir réveiller du monde.
Un officier à l'uniforme noir prit la parole.
-La priorité est de ramener notre agent.
McField esquissa un petit sourire traître en s'avançant vers le Lieutenant Sven.
-Tu sais fiston. Moi ma priorité, c'est de ramener tous mes ho..
Un opérateur coupa net le général dans sa phrase :
-Des personnels prennent position sur des toits autour de la position de Condor !
Puis, tout le monde fut stupéfait d'entendre le copilote de King-7 se mettre à hurler dans sa radio :
-Lance-roquette à trois heure !! .. lance-roquette à onze heure !! Je dégage !!!
Pétrifiés devant l'écran vidéo, les officiers scrutèrent l'appareil esquiver les deux projectiles avec justesse, avant de glisser diamétralement sur la droite et de s'éloigner de la zone à très basse altitude. Les mitrailleurs qui avaient été récupérés actionnèrent les lances-grenades coaxiaux, et un déluge d'explosion s'abattit sur les bâtiments périphériques d'où partaient encore des tirs.
McField annonça :
-C'est le moment de réfléchir à la meilleure solution, et d'y réfléchir vite.
Tout le monde voulu brusquement prendre la parole, les voix montèrent en intensité et un brouhaha se généralisa dans la salle de contrôle. Un officier proposa d'annuler la mission au risque de manquer de temps pour l'extraction.
-L'espace aérien est déjà compromis. Les pélicans ont une chance sur deux d'être descendus s'ils récupèrent nos hommes dans l'immédiat.
Le Lieutenant Sven réprouva aussitôt.
-Je me contre-fou de nos hommes, Lieutenant, nous avons besoin des informations des cibles VIP, et vous le savez aussi bien que moi.
-Alors il va falloir rester sur place jusqu'à ce que la zone soit sécurisée, cher ami.
Kampft tenta de ramener le calme, puis le Général s'imposa :
-Le sang chaud, c'est une histoire de dame. Messieurs, on garde la tête froide jusqu'à la fin de cette opération. Bien, annulez l'extraction.
-Mon Général ? S'inquiéta l'homme qui avait proposé d'annuler la mission.
-Le Lieutenant ne mâche pas ses mots, mais il n'a pas tord, il nous faut ces types. Se retournant vers les opérateurs, il ordonna : Déployez King-7 à cet endroit, et faites rentrer le Falcon. Oui c'est risqué fiston, alors qu'ils ne foirent pas leur manœuvre. Ces rats de rebelles ne peuvent normalement affluer que de deux endroits, nos tireurs d'élite devraient les contenir jusqu'à l'arrivée de l'équipe Griffon. A priori les snipers adverses ne sont pas directement présents autour du campus, ce qui laisse à Golf-5 la possibilité de rester sur le toit. Quand à Avenstal, qu'il se grouille de rentrer avec sa prise, ça nous libèrera une partie du travail.

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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mar 3 Mai 2016 - 21:40

Au moment de l'explosion, les choses s'étaient déroulées très rapidement, et avec efficacité. Les troupes avaient lancé un assaut parfait, et les rebelles, perturbés par les attaques simultanés et coupés de lumière, furent rapidement neutralisés.

Passant au dessus d'un cadavre rebelle en marchant, le spectre observa Lupo passer des menottes de sécurité autour d'un rebelle aux cheveux mi-longs. Pour plus de tranquillité, les troupes des Forces Spéciales avaient muselés les rebelles. Leur cible VIP, par mesure de sécurité, avait elle aussi été menotté. Les renseignements n'étaient pas complètements clairs sur la durée de sa captivité, et Akilydes était au fait des agents pouvant passer de l'autre côté s'ils restaient trop longtemps enfermés. A vrai dire, il le savait très bien puisqu'il en avait connu quelques uns, et avait lui même rejoint les rangs de l'ONI après avoir été un rouge. Saluant Sorince d'un signe de tête approbateur, le spectre ne prêta même pas attention aux potentiels cibles se faisant "achever". Se tournant vers le sergent, Alexandre indiqua du doigt  les cibles menottées, avant d'abattre un des rebelles "non importants" d'une balle dans le crâne.

- Chopez les, on sort d'ici.

Activant par la suite sa liaison COM avec le QG, le spectre soupira doucement.

- Cibles VIP prêtes pour extraction. Condor attend votre feu vert et coordonnées de ZA.

Sortant du couloir pour rejoindre la cour intérieur de l'hotel avec ses hommes, le spectre attendit quelques secondes, avant d'entendre des coups de feu à l'extérieur, et de voir un statut " Extraction annulée " apparaître sur son ATH. Furieux, il demanda à Akemi de lui envoyer les derniers ordres, et les potentielles positions ennemis. L'instant qui suivait voyait l'arrivée de ces informations. Rejoignant la formation des Forces Spéciales et des Sanglots, le spectre activa sa COM.

- Carl, on va pas avoir le droit de se tirer d'ici avant un moment je pense. Comme je m'y attendais, on vient de foutre un violent coup dans le cul d'une ruche. Et curieusement, elle aime pas notre pointure... Les infos d'Akemi signalent des troupes ennemis dans le bâtiment où se trouve Teretchenko. On va aller les neutraliser. Dans le pire des cas, ça nous fera une position forte si Kig-7 et Golf-5 ne peuvent pas retenir les convois, où jusqu'à ce que l'on ait de nouveaux ordres... D'après l'étude des plans, il y avait plusieurs rues où se barrer pour pouvoir contre-attaquer si les choses tournent mal. Oh et...

Se tournant pour observer les personnes captives, un sourires las s'étira sur les lèvres de l'agent.

- Si on est vraiment au pied du mur... On laisse pas les rouges reprendre ces gus. Leurs infos sont importantes, mais pas aussi importantes que nos vies.

Le groupe se mit alors en route, s'apprêtant à attaquer le bâtiment. Avant cela, Akilydes ordonna à deux types des forces spéciales l'accompagnant de rejoindre les positions de King-7 pour les assister. Collé contre le mur proche de la porte d'entrée du bâtiment cible, le spectre ouvrit une liaison avec le QG.

- Monsieur, mon IA m'indique une zone potentielle d'extraction à 3km au sud du campus. Il y a là bas  quelques bidonvilles puis un terrain omnisport, permettant aux pélicas de descendre nous rejoindre pour une extraction potentielle. L'absence de bâtiments alentours permettra également à King-7 et Golf-5 de couvrir l'extraction depuis les airs, les cibles anti-aériennes pouvant être repérés rapidement. De plus les bidonvilles permettent un survol rapide de la zone. Les derniers relevés satellite ne montrent pas une forte activité dans la zone. Si on reste ici mon général, les rouges finiront par nous tomber dessus, et vous perdrez vos hommes, et les cibles. En attente de votre retour, nous allons sécuriser le bâtiment le plus proche de l'hotel, afin de préparer un trou de feu nous permettant de nous protéger en attendant des renforts ou de nouveaux ordres. Condor leader terminé.

Replaçant son attention sur l'escouade l'entourant et sur les Sanglots, Akylides déclara avec une froideur et un calme absolus.

- Allez, on bute ces types et on se casse.
[HRP] Désolé du retard, désolé du post assez court.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 8 Mai 2016 - 19:43

retard:
 
Teretchenko ne jurait pas lorsqu'il était prit pas surprise. Pas plus qu'il ne paniquait. Ce genre de perte de temps était contreproductive sur le terrain. Evidemment, la situation était critique. Les rebelles avaient court-circuités la charge anti-personnelle qu'il avait fixé en haut des escaliers et étaient arrivés dans son dos alors qu'il rechargeait son fusil de sniper. Mais on le couvrait, après tout. Et on le couvrait plutôt bien même. L'un de ses collègues, postés sur les toits en face, avait fait un carton sur le premier arrivé et c'était probablement pour ça qu'il vivait encore. Une bonne chose, mais les quatre autre rebelles n'accueillaient visiblement pas la mort de leur ami avec joie, hélas.
Une première rafale fusa dans sa direction tandis que ses agresseurs se dispersaient sur le toit pour se mettre à l'abri, tant bien que mal, des snipers sur le toit d'en face. Teretchenko fit de même en agrippant solidement son DMR. Il sauta derrière la vieille parabole tordue de l'immeuble en priant pour que cette dernière serait suffisamment épaisse pour arrêter deux ou trois tirs à sa place. Au moins un rebelle était parti se réfugier derrière l'entrée du toit. Deux autres avaient filés du cotés des tuyaux de ventilations et devaient rampés sous ces derniers comme de vieux rats. C'est ce que lui aurait fait. Ces salopards lui fusilleraient les jambes dès qu'il entrerait dans leur champ de tir.
Un claquement, puis une brûlure, dans le flanc droit. On l'a touché. Quelqu'un a tiré à travers son abri, à bout portant. L'adrénaline le pousse à agir. Il plonge sur cette ruine de parabole, qui plie sous son poids et tombe en écrasant le pied du rebelle planqué de l'autre coté. Ils tombent tout deux à la renverse, au milieu des tuyaux de ventilations et des détritus. Du coin de l'oeil, Teretchenko aperçoit les deux autres salopards qui le mettent en joue, à quelques mètres de là, alors il se jette le plus rapidement possible sur celui qui est tombé avec lui. Il est plus grand et plus gros. Un bon abri. Les autres ne tirent pas, ils ne veulent pas toucher leur copain. Mais leur copain est rapidement condamné, une balle de DMR dans la gorge. Teretchenko se planque derrière son corps parcouru de soubresaut. Un nouveau tir. Ses collègues ont peut-être descendu le type près de l'entrée, peut-être pas. C'est pas lui le plus préoccupant pour l'instant. Le duo rampant ouvre le feu en comprenant la mort de leur pote. C'est du gros calibre. Quelques balles passent à travers le macchabée. Trois d'entres-elles s'écrasent contre la protection de son torse en lui coupant le souffle. Une autre lui traverse le poing gauche. Une dernière ricoche contre le métal de sa botte et lui plie la jambe.
Teretchenko, toujours allongé, passe outre la douleur lui déchirant la main gauche et planta son DMR dans le dos du cadavre avant de tirer en automatique à travers celui-ci. Ce sont des tirs approximatifs, mais l'un d'eux fait mouche. Ca s'entend au cri. Il risque un coup d'oeil rapide en dehors de son couvert. Tout est rouge, c'est normal, le cadavre lui a projeté du sang dans les yeux. Un des rebelles se tient le visage. L'une de ses balles à fait exploser la conduite au-dessus de lui. L'autre est gêné par ses gesticulations. C'est le moment. Teretchenko se redresse, saute par-dessus une conduite brûlante. Sa jambe gauche le fait souffrir, son flanc aussi. Et sa main. Arrivé devant l'abri de ses cibles, il se laisse tomber, glisse sur le sol, pied en avant, et écrase le nez du rebelle encore valide pendant que ce dernier presse une dernière fois la gâchette. Nouvelle brûlure, à l'épaule cette fois. Encore le coté gauche. Il ne pourra plus tirer. Foutue planète.
Celui qui se tenait le visage fait quelques gestes censés l'impressionner, dans une direction approximative. Pas dangereux, Teretchenko se concentre sur l'autre, qui vient de dégainer son couteau. Le sniper ne cherche même pas à arrêter la lame. Au sol, face à son dernier agresseur, il replie sa jambe au niveau de son torse pour laisser la lame mordre dans sa chair, loin du coeur et des poumons. Ceci fait, l'index de sa main valide se plante dans l'oeil gauche de son adversaire. Ce dernier à un mouvement de recul et hurle. Alors Teretchenko retire le couteau planté dans sa jambe en commençant à rire.

***

Le nettoyage du bâtiment servant de perchoir au sniper des sanglots n'avait pas été très long. Principalement parce qu'il n'y avait quasiment personne à l'intérieur, à part une escouade de clampins à moitié terrifiés par le chaos ambiant, au rez-de-chaussée, et trois "gardiens" dans les escaliers. Ouai, ça n'avait vraiment pas été long. Ils n'avaient même pas prit le temps de les faire hurler.
"-Teretchenko? Tu me reçois?"
Carl, Elena, Mendoza et Mila grimpaient les marches quatre-à-quatre. VNA activée, le quatuor pressé passait le dernier étage en dérapant à moitié sur les détritus et les flaques de liquides collants semés ici et là dans la cage d'escalier. Ce coin était vraiment en ruine, même la lumière ne fonctionnait plus.
"-Il ne pouvait pas en choisir un avec ascenseur, ce con?" Pesta l'infirmière de l'escouade, chargée de fermer la marche. Mendoza approuva en opinant du chef. Ils étaient tous essoufflés. Par les escarmouches successives, courtes et intenses, la capture ayant suivi ces dernières et, finalement, par la traversée de la place, ventre à terre, pour rejoindre ce foutu bâtiment. Les autres étaient restés en bas, principalement pour s'assurer qu'aucun autre trouble-fête ne vienne s'inviter là-haut. Chanceux. Au moins avaient-ils l'occasion de se poser cinq minutes, eux.
"-Stop."
Ils s'exécutèrent. Carl pointa du doigt la charge désactivée que Teretchenko avait fixé au mur.
"-On est arrivé."
Les snipers sur le toit d'en face avaient donnés pas mal d'indications aux sanglots, depuis leurs propres perchoirs. Mais Teretchenko était parti se battre au milieu des tuyaux de ventilations, hors de portée des flingues de Djerin et compagnie. Le sniper des Sanglots avait prit le temps de remercier personnellement Evrett, pour avoir descendu son premier agresseur, avant de cesser tout contact. Chose d'autant plus inquiétante puisque chacun savait que Teretchenko n'appréciait que rarement le fait d'échanger avec quelqu'un de vive-voix, surtout lorsque ce quelqu'un ne faisait pas partie de sa propre escouade.
Avant qu'ils ne montent, Joshua avait évoqué une possibilité qui n'avait plu à personne. Même Carl n'avait pas sourit en l'entendant.
"Peut-être que monter pour aller voir est une perte de temps."
Mike avait hoché la tête, l'air grave. Et Carl avait enfoncé d'un coup de pied la porte menant aux escaliers pour commencer cette foutue ascension.
Une fois sur le toit, la première chose que la sanglot eut l'occasion de voir se révéla être une moitié de corps baignant dans une longue et épaisse marre de sang. Un rebelle. Les jambes et les intestins d'un rebelle, en fait. Proprement sectionné par un tir de sniper. Surement la victime du Caporal Evrett. Cette vision et l'odeur qui l'accompagnait avait fait sourire l'adjudant-chef.
"-Alexey?!" Gueula Mendoza, en enjambant le corps.
Court silence. Mila et Elena échangèrent un regard entendu.
"-Allez on cherche." Cracha amèrement Carl en haussant les épaules.

La recherche prit fin relativement rapidement. Alexey Teretchenko était assit contre les ruines organiques de deux hommes, en plein milieu d'un enchevêtrement chaotique de tuyaux troués et de piliers de soutiens réduits en charpie par des balles plus épaisses qu'eux. Les deux types derrière-lui étaient morts, ça ne faisait aucun doute. Ils s'étaient assez salement vidés de leurs propres sangs en aspergeant à peu près tout ce qui se trouvait autour d'eux. Celui qui faisait douter sur son état, par contre, c'était leur meurtrier. La première chose qu'on pouvait conclure à son sujet, c'était qu'il avait souffert, beaucoup. Ses traits couverts de raisiné étaient tirés par la souffrance. Sa bouche restait entrouverte dans un rictus figé et son corps s'était bizarrement replié sur son coté gauche, chose aisément compréhensible : Son flanc droit avait prit un tir. Tout comme son épaule gauche d'ailleurs.
"-Scheisse." Siffla Mila en s'approchant du corps.
Teretchenko ouvrit son oeil droit et braqua sur l'infirmière un M6C doré qu'il avait dû dérobé à sa dernière victime en date. Elena ricana aussitôt.
"-Je savais bien qu'il était impossible à tuer.
-Baisses ton arme chéri, ce n'est que nous."
Le sniper s'exécuta sans ajouter un mot. Carl reprit son sourire habituel et baissa sa propre arme.
"-Organes vitaux touchés?
-Pas à première vue." Mila retira son masque et planta son index et son majeur à l'intérieur de la plaie à l'épaule du sniper, qui grinça des dents."L'os à été brisé par le tir ici. Pour la balle au flanc, soit elle est passée entre le poumon et le foie, soit elle a pas creusé assez profond, je sais pas.
-T'es obligé de le charcuter comme ça?" Fit Mendoza, la mine renfrognée.
L'intéressée ressorti ses doigts de la plaie et lança, au porteur de bob, la balle qui s'y trouvait.
"-On a pas vraiment le temps, là..." La main du sniper se posa sur la tête de l'infirmière."Quoi, qu'est-ce qu'il y a? Owh."
Mendoza s'en rendit compte en même temps qu'elle. La jambe gauche de Teretchenko avait été salement trouée aussi. Ca se voyait même à travers le treillis. L'infirmière se dépêcha d'appliquer de la biomousse sur cette plaie-ci, sans cesser de jurer.
"-On a l'impression que tu t'es battu avec une pelleteuse et que tu as perdu chéri. Ca va faire mal dans les prochains jours."
Le chef des sanglots s'éclaircit la gorge.
"-Il va s'en sortir?
-Ouai. Mais c'est même pas la peine de me demander si il peux marcher."
Carl secoua la tête et s'éloigna du groupe pour activer sa radio.
"-Hm. Fiston, y'a un petit soucis là. Teretchenko est au sol. Il s'en sortira hein, mais quelqu'un s'est taillé un steak bien saignant avec sa jambe. Impossible pour lui de se déplacer tout seul et impossible de tirer aussi, vu son épaule en miette. Qu'est-ce qu'ils en disent, les cocos de l'état-major?"

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"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mar 10 Mai 2016 - 14:21

« - Merci, Sergent Holz. »

Bien que Frédéric fut au long de sa carrière militaire habitué a porter ce genre de masques, il détestait toujours autant en mettre un. La technologie du C.S.N.U étais parmi les plus avancées de l’humanité, mais difficile d’empêcher la peau du visage de suer et de donner au masque une bonne odeur de renfermé. Mais bon, c’est toujours préférable aux lacrymogènes et fumigènes.

Son intercom se mit a vibrer contre son oreille interne, grimaçant, il posa son index et son majeur contre tandis que l’escouade de Holz commençait a disperser la foule pacifiquement.

« - Victor-Leader ? Ici Victor-5, on a interpellé des fuyards qui tentaient de prendre la poudre d’escampette par l’arrière, neutralisés et saucissonnés, parés pour extraction. »

Un léger sourire se dessina sur le visage d’Avenstal qui leva la tête en voyant une explosion aérienne, tiens, des jeunes avaient commencé à balancer de la caillasse depuis les toits ? Ça expliquait beaucoup de chose. Victor-7 allais devoir s’expliquer en débriefing, enfin, le colonel se mit a grimacer en voyant un des manifestant tomber du toit. Mais tout allait de mieux en mieux, les manifestant interpellés étaient chargés dans les camions et tout ce beau monde, les manifestants, les marines et les forces de l’ordre d’Alvarez étaient parées a reprendre la route d’extraction.

Avenstal fut surpris de voir une figure sortir de l’écran de fumée et être pris en joue instantanément par l’aide-de-camp du Colonel. Frederic posa sa main aussitôt sur le canon de l’arme et lui intima l’ordre de baisser son arme. Voyant son aide-de-camp suivre son ordre, le colonel le remercia néanmoins d’une tape amicale sur l’épaule avant de se tourner vers le mystérieux homme masqué. Tandis qu’il commençait a parler, Fred fut étonné de voir un calme s’installer dans la foule, tant mieux, les gars du corps allaient pouvoir se préparer au pire comme ça. Croisant les bras en écoutant d’une oreille attentive ce que le colonel considérait comme le porte-parole des manifestant, il hocha la tête longuement après l’avoir écouté.

« - Vous vous doutez bien que je ne suis pas sympathisant de la manière dont le gouvernement de cette planète vous traite. Dans ma carrière, j’ai visité pas mal de planètes sous la protection de la C.A.A*. Commença-il, calmement. Certaines ont tentés de nous attaquer en estimant que moi et mon corps nous étions venus pour vous imposer la pax Imperialis et écraser toute forme de démocratie sous nos chenilles et nos bottes. C’n’est pas ça que nous sommes venu faire. Vous avez ma parole que si j’avais le temps pour identifier tout le monde ici, je n’aurais interpellé que ceux qui sont avérés être des criminels et des terroristes. Je sais que vos demandes sont raisonnables et justes. Si j’avais le pouvoir de forcer le gouvernement, je leurs forcerais a appliquer des politiques plus humaines. »

Il inspira un long moment et retira son masque, ses yeux commençaient à lui piquer presque instantanément. Passant son pouce sous ses orbites pour essuyer les larmes qui avaient surgis instinctivement pour protéger sa cornée. Puis il grimaça a nouveau en sentant son oreille interne vibrer, posant son majeur et son index sur son oreille, levant l’index de sa main libre pour marquer une pause face au porte-parole, il écouta. Une grimace vint se dessiner sur son visage, faisant face au porte-parole, il reprit la parole.

« - Ecoutez, je n’ai pas le temps de faire le tri. Je sais que la majorité des gens que j’ai interpellé sont innocent et je vous assure qu’ils ne seront pas transférés aux forces du gouvernement et de notre ami Flores, je les emmène a la base d’opérations du C.S.N.U pour identification. Tous ceux qui n’auront pour, entre guillemets crimes, que le fait d’être allé a une manifestation seront libérés et reconduits ici sous ma garde. Nous savons que dans la foule il y’a des insurgés responsables d’attaques et de terrorisme, il y’a des mouvements visiblement hostiles en ville et ils convergent vers notre position. Je n’ai pas le temps de rester pour faire les vérifications. Je vous assure que je ramènerais tout le monde en un seul morceau après les vérifications, vous avez ma parole d’honneur. Si vous voulez vous en assurer, vous pouvez vous présenter a la base ce midi et les informer que le colonel Avenstal vous a invité pour récupérer les civils. »

Il lui tendit la main pour la serrer, puis tourna le visage vers le caporal Henckel et hurla.

« - Caporal Henckel ! Rassemblez le convoi et démarrez les moteurs ! On évacue la zone, il y’a du mouvement en ville. Il tourna la tête vers Holz et hurla a plein poumons. Sergent ! Venez ! »

Faisant signe au sergent de venir, l’autre main toujours tendue vers le porte-parole. Il transmit au sergent en se penchant a son oreille.

« - Sergent Holz ! Mise a jour tactique, transférez a toute les escouades les dernières informations et les derniers relevés thermiques du sud de la ville, on a touché le gros lot, y’a des mouvements assez importants pour inquiéter les huiles. »

Alors que le sergent allait partir a ses occupations, il sentit la main de Fréderic le retenir par l’épaule puis lui parla plus fort.

« - Transmettez cet ordre discrètement, je veux deux de nos hommes dans chacun des camions pour assurer la sécurité des manifestant interpellés, je fais pas confiance a Flores et ses hommes.. »

Se séparant du manifestant, lui tournant le dos, Fréderic s’approcha de son Warthog et s’agrippa au pare-brise pour monter à la place du mort et activer sa radio.

« - A tous, remontez dans vos véhicule, départ dans trente seconde, armes chargées, le sergent Holz va vous transférer les derniers relevés des drones, y’a du mouvement. Commença-il. On suit la procédure standard, vous surveillez la ligne d’horizon, les angles morts, les bâtiments et vous m’informer du premier mouvement hostile que vous voyez, si vous vous faites tirer dessus ou voyez des armes anti-véhicule, vous avez autorisation de riposter. Flores, je dispatche deux hommes par camion pour vous aider a maintenir le calme dans le convoi, je vous transmets les derniers relevés de drones, y’a du mouvement en ville. Dites a vos hommes que ça risque de chauffer. »

Se tournant vers le porte-parole tandis que les moteurs commençaient a rugir. Il cria pour couvrir le bruit de la mécanique qui se mets en branle.

« - Faites-moi confiance, ils sont tous sous ma protection, je ne laisserais pas les hommes de Flores leurs arracher le moindre cheveu ! »

Le convoi se mit en marche, les marines occupés a surveiller la foule au cas où et une fois hors de portée, les véhicules du C.S.N.U commencèrent leurs long chemin de retour.






* C.A.A = Colonial Administration Authority. Une organisation sous l'autorité du gouvernement terrien unie dont le devoir est d'administrer les colonies.
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 5 Juin 2016 - 18:55

Lance-roquette à trois heure !! .. lance-roquette à onze heure !! Je dégage !!!

Le falcon fit une brusque embardée et Djerin fut plaqué contre la paroi tandis qu'Ishi et Anaëlle se cramponnaient à leurs mitrailleuses. Le sniper jura et tenta d’apercevoir les tireurs sur les toits. Ils étaient sortit quand ils s'étaient posés pour récupérer les deux idiots. L'hélico passa à basse altitude entre les bâtiments pour se mettre à couvert avant de remonter en flèche pour se placer au dessus des toits. Les deux artilleurs commencèrent immédiatement à arroser à la mitrailleuse et à la grenade incapacitante. Ils avaient trop peu de munitions explosives pour les gaspiller sur des tireurs isolés. Ils allaient trop vite pour que le sniper puisse caler un tir précis aussi gardait-il les yeux dans ses jumelles à la recherche d'un danger plus important.

Bordel, je vois pas comment on pourrait se retrouver dans une situation plus merdique, ils sont partout...

Caporal, je viens de recevoir l'ordre de vous déposer au sol et de quitter la zone. L'espace aérien n'est pas sur et deux convois AA arrivent. Ils faut qu'on file.

Djerin lança un regard à sa collègue l'air de dire ''La prochaine fois, ferme là'' et celle ci rentra la tête dans les épaules d'un air gêné. Ils firent un rapide tour d'horizon, vérifiant qu'aucun tireur ne s'était ajouté sur les toits et commencèrent à redescendre. Le falcon se posa sur le toit du garage et Djerin en sauta, passant vers l'avant du Falcon pour voir les pilotes alors qu'ils lui transmettaient les détails des ordres. Il grimaça en apprenant la taille des forces ennemies. Ça ne serait pas une mince affaire. Il jeta un coup d’œil aux deux gars ligotés dans la soute et sourit. Ce serait toujours ça. Ses deux partenaires décrochaient les armes de coques en attrapant des trépieds dans les soutes latérales. Le sniper les aida à récupérer les munitions stockées dans ces endroit, déchargeant tout ce dont ils pourraient avoir besoin avant que le falcon décolle avec trois passager de moins.

Bonne chance les gars...

Djerin hocha la tête en direction des pilotes tandis que l'engin s'élevait de plus en plus vite. Ishi installa sa mitrailleuse dans l'angle du toit qui couvrait la route tandis qu'Anaëlle se plaçait dans le garage grand ouvert, à couvert derrière des sacs de sable contre le mur coté route Elle serait invisible jusqu'à l'entrée des véhicules et elle aurait la position parfaite pour les arroser au niveau des fenêtres. Djerin s'installa à coté d'Ishi, vérifiant ses munition en maudissant l'absence d'explosif dans leur équipement, il aurait volontiers miné le terrain.

Bon, je vous brief, il va falloir être très rapide... Ils ont un arsenal explosif foutrement puissant et ils vont nous allumer avec dès qu'on sera repérés. Verdict, ce sont les cibles prioritaires. On tire pour tuer. Les prisonniers sont en transit, on en veut pas plus de notre part. J'aime pas dire ça, mais abattez tout ce qui porte une arme et qui n'est pas de l'UNSC. Ishi, dès que ta position est compromise, tu saute dans le trou et tu nous rejoint dans le garage. Ta vie passe avant ta mitrailleuse, donc si besoin tu l'abandonne.

Le soldat haussa les épaules d'un air indifférent et Djerin secoua la tête. Il ne serait jamais bavard, mais encore moins sur le terrain. Le sniper vérifia un énième fois sa lunette, nerveux à l'idée de devoir arrêter une colonne de véhicule avec trois hommes. Ils étaient certes des ODST, mais ce qui devait être originellement une mission rapide et discrète se transformait en un foutu champ de bataille. Dire qu'ils étaient sensés prendre d'assaut les rebelles enfermé dans le bâtiment et qu'ils se retrouvaient désormais à devoir s'y barricader. Cette mission risquait de se finir sur un fiasco en matière d'extraction, le genre ou on se barre dans des véhicules prit à l'ennemi faute de mieux.

Voyant Ishi déballer une vingtaine de grenades explosives Djerin grogna en se disant que s'ils avaient su ils en auraient pris dix fois plus. Enfin... S'ils avaient su, des foutus pélicans se seraient chargés de leur extraction ou leur auraient amené du renfort pour se charger de l'assaut en règle qu'ils s’apprêtaient à subir. C'était près d'une centaine d'hommes qui se dirigeait vers eux et ils étaient une dizaine pour les arrêter. Ça n'aurait posé aucun problème dans des conditions plus favorables, mais ils n'étaient pas vraiment équipés pour ça. Djerin se morigéna et cessa de tergiverser mentalement en entendant la voix d'Anaëlle par le trou vers le garage.

Deux types des forces spéciales m'ont rejoins, ils ont étés envoyés pour nous assister.
Envoie en un garder la porte arrière et garde l'autre en soutien avec toi.
Roger!

Djerin vit du coin de l’œil les Sanglots pénétrer dans le bâtiment ou se trouvait Teretchenko, ce dernier était pris dans une fusillade mais ils étaient trop haut pour que le sniper et son équipe puissent l'aider. Djerin avait un respect pour ce type qui le poussa à espérer qu'il s'en sortirait sans trop de casse. Ce serait dommage de perdre un concurrent potentiel au concours des meilleurs tireurs de l'opération, surtout avec les événements et véhicules approchants. D'ailleurs, à propos de véhicules, ces derniers commençaient à apparaître dans le champ de vision du sniper et de son collègue.

Ennemis en approche. Préparez vous. Anaëlle, tu tire à vue, hauteur de poitrine et un second passage aux chevilles. Ishi, on attend les AA et on les allumes avant toute chose.

Le sniper et son compagnon se cachèrent derrière le rebord qui leur servait de couverture alors que les premiers véhicules approchaient à portée de tir. La colonne était menée par deux pick-ups couverts puis venaient trois camion, un pick-up antiaérien avant quatre autres camion et un second 4x4 AA qui fermait la colonne, sa tourelle pointée vers l'arrière à la recherche de drones de combat ou de transports de troupes. Djerin regarda Ishi et lui pointa le véhicule au milieu de la colonne. Celui-ci hocha la tête en posant son doigt sur la détente du lance-grenade et en levant trois doigts sur l'autre main. Le premier véhicule approchait de l'entrée du campus. Lorsqu'il passa le portail, les deux ODST se levèrent et ouvrirent le feu.

Deux grenades s'envolèrent et heurtèrent le flanc du pick-up central, le retournant avec le souffle de l'explosion. Une troisième vint percuter le dessous du véhicule, provoquant la détonation de son réservoir dans une gerbe de flammes. Dans le même temps, les balles perforantes du fusil du métis avaient transformées le pilote du second véhicule antiaérien en cadavre. L'engin fit une embardée et, à cause de la vitesse à laquelle il roulait, partit dans une série de tonneaux qui l'amenèrent à s'écraser contre la paroi d'un bâtiment proche. L'explosion du premier pick-up avait fait ralentir les camions de queue, mais les chauffeurs, sans doute préparés à cette possibilité ne ralentirent pas longtemps et foncèrent droit à travers les flammes.

Sans même s'accorder de temps de réflexion, Ishi ouvrit le feu avec sa mitrailleuse sur le flanc des camion, remontant la colonne, lâchant au passage une grenade sur l'avant dernier. La toile s'embrasa et une poignée d'homme furent soufflés par l'explosion, mais la cabine, blindée, résista au choc. Sur leur flanc, comme un écho, le staccato de la mitrailleuse d'Anaëlle se mit à faucher les voyageurs arrivés à destination, accompagnés par une volée de détonation plus sourdes. Obsolète sur la position en hauteur, Djerin sauta par la trappe pour rejoindre sa partenaire. Dans le garage il s'installa derrière les sacs de sable pour allumer tout les traînards qui auraient survécus à la mitrailleuse qui continuait de rugir à coté de lui.

Sacré mission de merde, hein?!

Djerin aligna son viseur sur la tête d'un rebelle qui galopait vers la porte de l’hôtel et pressa la détende, le recul lui enfonçant la crosse du fusil dans l'épaule. Il sourit au souvenir d'une blague sur les snipers à propos de cette sensation.

Bah, on a connu pire, non ? À gauche, ce camion est intact !

La jeune femme tourna sa mitrailleuse et un couple de grenade s'éleva pour aller exploser dans l'habitacle arrière, rapidement suivit de quelques rafales de balles de calibre .50 pour finir les survivants. La cours devant l’hôtel était parsemée de véhicules en flammes et de petits cratères entre lesquels se trouvaient des cadavres. Les rebelles avaient foncé tête baissée pour s'occuper d'un groupe d'intervention rapide mais ils n'avaient visiblement pas prévu de se faire accueillir de cette manière. De l'autre coté du champs de bataille, l'équipe Gold-5 s'occupait du second convoi, potentiellement assistée des Sanglots qui étaient juste à coté. Il y eut soudain une série de cliquètements à coté de l'oreille du sniper.

Bon, plus de grenades. Restent les bonnes vieilles méthodes...

Le staccato de la mitrailleuse augmenta et Djerin posa son fusil pour prendre la M7 qu'il avait dans le dos. Les survivants rebelles s'étaient regroupés dans l'angle mort du garage, un vingtaine d'hommes, à couvert derrière des carcasses de camion et canardant de façon sporadique la position d'Ishi pour l'obliger à baisser la tête. C'était un statu quo qui n'allait pas durer longtemps, les rouges étaient pressés et plus nombreux. Le sniper tourna la tête vers le gars des forces spéciales à coté de lui et lui fit signe de rejoindre son collègue sur la porte arrière. Ils auraient l'air fin si ces imbéciles de rouges les contournaient. Anaëlle se mit à murmurer pour éviter d'utiliser la COM.

On fait quoi ?

Ishi à l'air d'avoir autant de grenades que toi aussi il va falloir y aller de la façon traditionnelle. Je demanderais bien du soutien de Gold-5 mais je pense qu'ils ont suffisamment de crétins à abattre sans devoir se faire les nôtres...

Il y eut une détonation sèche et un cri derrière eux. Djerin se retourna juste assez vite pour voir les soldats gardant la port exploser alors que l'un d'entre eux tentait de rétro-lancer une grenade. Le sniper jura et sauta en effectuant une roulade qui l'amena contre le mur. Il écarta un des cadavre de ses alliés en récupérant au passage son fusil à pompe. Il n'en aurait malheureusement plus l'usage. Un premier rebelle passa la porte, pointa son arme sur Anaëlle qui gardait l’œil ouvert sur la cours, totalement confiante en son supérieur. La décharge de chevrotine attrapa le rebelle sous l’aisselle et le fit décoller du sol. Le second à entrer se tourna directement, son arme pointée vers Djerin mais partit brutalement en arrière, le sniper ayant eut le temps de tirer la pompe avant que son ennemi ne passe la porte.

Voila pour vous bande de trouducs... ISHI ! Ramène ton cul et laisse ta brateuse !

Moins d'une seconde plus tard, l'ODST tombait du trou dans le plafond son MA5B au poing. Profitant de la couverture de la porte par son collègue, Djerin récupéra une poignée de cartouche pour bourrer son fusil jusqu'à la gueule. Collé chacun d'un coté de la porte il se regardaient, réfléchissant à toute allure sur le moyen de se débarrasser de cette menace.

Méfie toi des grenades. C'est connards savent compter jusqu'à trois... Hey... En parlant de grenades, tu as toujours des lacrymos et des fumigènes sur toi ? Oui ? Envoie. Ana ! Ton LG !

L'ODST lui lança une paire de pochettes et sa collègue décrocha l'arme coaxiale de sa mitrailleuse. Trois de chaque, les autres avaient du rester près de la mitrailleuse sur le toit. Ils n'en avaient pas donné à Anaëlle parce que la cours se devait de rester parfaitement claire de toute fumée pour éviter les fuyards. Djerin réfléchit une seconde et lança l'arme à Ishi en lui indiquant le DMR des forces spéciales sur le sol. L'homme transféra le fusil au tireur d'élite qui le vérifia en même temps qu'il réceptionnait les chargeurs. Lunette thermique opérationnelle, l'explosion n'avait visiblement pas endommagé l'arme. Il hocha la tête à l'attention de son partenaire et celui-ci tira les grenades fumigènes autour de l'entrée arrière du bâtiment avant d'y mêler les lacrymogènes.

Il s’élancèrent dans la fumée, leurs capteurs thermiques réglés avec une amplitude de précision allant de 30°C à 55°C, pour différencier les flammes des rebelles. Il avançaient de couverture en couverture, la fumée et l'ombre de la nuit jouant en leur faveur malgré la lueur des flammes. Ishi et Djerin abattaient toute cible qui apparaissait dans leurs champs de visions respectifs, progressant rapidement en se couvrant mutuellement dans chaos ambiant. En quelques minutes, plus rien ne bougeait entre les carcasses. Djerin s'était pris une balle dans le bras gauche à cause d'un rebelle tirant au hasard mais continuait d'avancer en serrant les dents, son M6C pointé devant lui. Le convoi avait été arrêté. Alors qu'il retournaient se mettre à couvert dans le garage, Djerin se planta une seringue de mousse de combat dans le bras.

J’espère que c'était les derniers, parce que s'ils nous en renvoient, on pourra pas refaire le même putain de miracle.


A propos du retard...:
 
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 21 Aoû 2016 - 20:54



Quelque part à Boog
5H39 Heure locale


La sonnerie de l'holopart réveilla le jeune couple.
-C'est pas vrai, qui t'appelle à cette heure... ? Se plaignit péniblement Carmen.
-C'est important mon cœur. Rétorqua Adrian en se levant puis en s'éloignant au fond de la pièce avec le gadget.
-Ouais ?
-Adri ? Désolé de t'appeler si tôt man. T'entend le grabuge ? Demanda Cyprien à l'autre bout du fil.
-Euh .. non.
-Tu dois être trop loin. Écoute vieux, c'est pour aujourd'hui. L'Administration fait une descente à la réunion de Voronov. Ils s'en sont aussi pris à Bale. Tout le monde est réveillé chez nous, ça tire dans le quartier, ils ont même réveillé les enfants ..
-T'es sérieux là ?
-Tu crois que je te ferais une blague à cette heure ?
-T'es chez toi là ?
-Je reste pas. Je vais conduire Anna et les enfants en sécurité. Je rejoins les autres à la planque. Tu peux venir ?
-Ouais. Les autres sont déjà sur place ?
-La plupart, le reste est en route.
-J'arrive.
-Faut qu'on les arrête Adri. Seb dit qu'ils sont venus pour les pendre. Ma cousine est là-bas.
-T'inquiète man, on va les arrêter.

Comme beaucoup de membre du « réseau », Adrian avait été contacté par un proche qui avait lui-même été contacté par autre. Bale avait été le premier à lancer l'appel, et ses hommes de main avaient vite pris le relai. Les appels s'étaient généralisés par la suite à travers tous les membres de la « Famille », l'organisme que Bale avait travaillé sur Boog, après avoir gagné la confiance de la plupart des habitants en finançant des projets humanitaires, et dépannant des individus intelligemment choisis. Des leaders notamment, qui avait contribué à dorer l'image du rebelle.

Une réunion se tint à 5H04 à la « Planque » avec plus de deux-cent sympathisants. Tous s'étaient contactés les uns les autres via holophone ou réseau de communications divers. La rébellion jouait sa meilleure carte.
La Planque était un grand bâtiment de deux étages, plutôt accueillant, localisé à quelques kilomètres au sud du Downtown aménagé au frais de Bale et de l'URF.
Adrian arriva sur place et remarqua Cyprien, affligé, et entouré de personnes sur le parvis qui s'étalait devant l'entrée principale. Ce dernier le remarqua aussi Adrian le pressa contre lui.
-On va la ramener. Je te jure.

https://www.youtube.com/watch?v=ZiSTywA6fHY

On fit réunir l'ensemble dans le hall principal. Tout le monde était debout, il n'y avait plus le temps d'installer des chaises. La situation pressait.
En faisant venir des caisses, on forma un estrade sur lequel quatre individus montèrent de façon à dominer l'ensemble de la foule. David, trentenaire et ancien des forces spéciales du NavSpaceWar, prit la parole.
-Merci à toutes et à tous d'être là. Je serai bref comme on manque de temps.
L'Administration, mais aussi l'UNSC, sont en pleine descente sur Taris pour coffrer Voronov et toute sa réunion. C'est une nouvelle limite de franchie, camarades, cette fois c'est la fin de la liberté d'expression.
La salle s'emplit à la fois de hulument et d'applaudissement. Il fallut bien une quinzaine de secondes afin que le calme ne revienne complètement.
-En parallèle, l'UNSC s'en prend en ce moment à notre frère de lutte, Joshua Bale, et à ses proches.
Un brouhaha faillit s'installer de nouveau dans la pièce et David leva aussitôt une main pour ramener le calme.
-On va les faire payer, ça je vous le jure. Des années de guerres leur ont fait oublier ce qu'est la dignité humaine. On va non seulement leur faire un rappel, mais aussi METTRE DEHORS LA DOXA DE L'ADMINISTRATION ! BOOG EST NOTRE, BOOG NOUS APPARTIENT, NOUS PRENONS LE RELAI CAMARADES !
La salle s'emplit de nouveau d'applaudissements et de cris de rage.
-L'Enclave Est se charge de sauver Bale. Nous, on s'occupe du reste. L'UNSC vient de quitter Taris avec les otages, et se dirige vers la Dune Road. Les Lions de Kayne sont déjà sur place et bloquent les ruelles périphériques. On va tous s'y rendre dans l'immédiat, et former un barrage au dernier moment sur le voie principale au niveau de la 201e. On tire nos camarades de là, mais pour ces chiens à la solde d'Alvarez, PAS DE QUARTIER CAMARADES.
Charlotte qui se tenait à sa droite tonna en levant un poing.
-C'est l'Heure de la revanche, allons reprendre notre héritage, allons délivrer nos compatriotes du DESPOTISME ET DE L'OMNIPOTENCE DE L'ADMINISTRATION !
L'ensemble se mit à siffler, rugir et à applaudir. Certains se mirent même à chanter.

La salle se vida en moins d'une minute et l'ensemble rassembla devant le bâtiment.

Campus du Zanzibar Hostel, sud de la banlieue de Boog
4H49 Heure locale


Dans l'hôtel, l'intervention conjointe des deux équipes Condor, respectivement commandées par l'agent Akylide et adjudant Sorince, s'était soldée par un succès. Joshua Bale et Dayna Andonios avaient été pris en vie grâce à l'usage de grenades flashbang ; et l'otage libérée grâce à la neutralisation rapide de ses geôliers. Tandis que Joshua restait étrangement calme, Dayna qui ne supportait pas d'être malmenée par une égale féminine se débattit inlassablement à grands coups de jurons :
-Tu as quoi à me fixer ? T'attends que je vienne te mettre un doigt, salope ?
Solenn qui était dans un état critique fut tout de suite prise en charge par les medics qui lui firent une injection de morphine et pansèrent ses plaies. Le lieutenant remercia les infirmiers qui prenaient soin d'elle, mais craqua, et fondit rapidement en larme en prenant conscience que cette longue épreuve de plusieurs mois était enfin terminée. Elle se reprit rapidement. Grâce à a morphine, elle pu même se lever.
-Donnez  moi un flingue, il n'est pas question que je sois un poids dans cette extraction.

Dans la Salle de Contrôle, Kampft et McField réfléchirent à la proposition d'Akylide.
-Je crois qu'il a vu juste. Le problème n'est pas d'empêcher l'ennemi de s'approcher, mais de s'assurer que l'espace aérien soit libre. Déclara le Colonel.
-Comment faire migrer une vingtaine d'éléments sur plus de trois mille yards ? La zone dont il parle est à plus d'un mille. Rétorqua un officier.
Diverses idées fusèrent de toutes parts, mais un nouvel élément mit brutalement fin au débat. Un opérateur relaya la communication d'un commando au sol déclarant un premier blessé touché à la jambe.
Une opératrice-radar s'interposa et plaça définitivement la discussion au point mort.
-Une cinquantaine de personnels viennent de sortir d'un bâtiment à l'est de la ZA.
Un second opérateur intervint à son tour.
-Véhicules en mouvement vers la ZA. Provenance : nord-est, est et sud-est ! Mouvement mécanisé suspect au nord.
McField frappa violemment la table, faisant sursauter les deux opérateurs à côté de lui. Il lacha une nouvelle panoplie de directive et confia à Kampft la charge de briefez les équipes au sol.
-Condor leader, c'est OK pour une extraction pédestre. Mais c'est de votre ressort de trouver le chemin. Les drones n'étant plus disponibles, on ne va pas pouvoir vous tracer un itinéraire et il va falloir improviser par vous-mêmes. Rejoignez le checkpoint Juliet. Nous allons dévier une partie de la colonne d'Avenstal sur votre point d'extraction. Le reste de votre unité reste sur place sous la charge de l'Adjudant Sorince. Dans moins d'une heure la totalité des membres du réseau rebelle seront sur pied et viendront se joindre à la fête. Faites preuves de discrétion et ramenez ce monde au point d'extraction. Vous prenez l'équipe King-7 avec vous.
McField tira une longue barre de son cigare en scrutant une carte holographique de la ville sur laquelle apparaissait toujours plus de points rouges.
-Je vais détruire ce nid de rats.

L'agent double s'approcha d'Alexandre Akylide :
-Ces types sont plus organisés qu'on ne l'imagine. Je n'ai pas pu transmettre toutes mes infos à l'État-Major comme j'étais en silence radio la plupart du temps.
Solenn s'arrêta, prise d'un vertige, elle vacilla, s'excusa et se reprit.
-... il ..il  doit y avoir prêt d'un millier de miliciens rattachés au réseau de Joshua. La rébellion les a équipé pendant deux ans, via un trafic d'arme qui s'effectuait par des vaisseaux marchands. Ils sont lourdement armés. Leur plan final c'est l'indépendance. Les masses prolétaires qui représentent prêt des trois tiers de la population sont avec eux. Cette intervention était la dernière des mauvaises idées.
À nouveau, l'agent de l'ONI fut prise d'un vertige.
-... mettez-moi en liaison avec l'État-Major, il faut que je les mettent au courant. Et .. donnez moi un truc qui réveille. Vite.

À l'extérieur, plusieurs toits du quartiers avaient maintenant été envahis par des miliciens. Certains étaient armés de lance-missiles artisanaux. Le réseau mit en place par la rébellion avait payé. L'espace aérien étaient  maintenant totalement compromis, et les drones avaient été abattu par trois pièces de DCA mobiles qui s'étaient répartis autour du quartier. Leurs servants étaient en contact avec des indics postés sur les toits, qui scrutaient attentivement le ciel à la recherche du moindre aéronef en approche. La situation allait mal.

Un premier convoi convergeant par l'est avait été arrêté par une escouade d'OSDT postée sur le toit du garage à véhicule. Après de violents combats la plupart des opposants avaient été cloué au sol par leurs adversaires fantômes. Mais à l'opposé, la deuxième force expéditionnaire n'avait été que très peu engagée par Gold-5, soit le caporal Evret qui assurait seul la couverture de la zone. Le tireur d'élite maintenait sa furtivité jusqu'à ce qu'un individu pointe un doigt dans sa direction. Ses camarades levèrent aussitôt leurs armes et mitraillèrent la position du caporal qui se trouva bientôt sous un feu continu et régulier avec la quasi-impossibilité de lever la tête. La quinzaine de rebelles commença à progresser à ce moment là, en frôlant les murs. Les miliciens avaient jailli de leurs portières et s'étaient embusqués sur les flancs de la ruelles, sous des seuils d'entrées d'immeubles ou derrières des véhicules garés. Les servants des gatling étaient restés en place.
Couvert par leurs camarades et armes braquées devant eux, quatre hommes longèrent la palissade en fil indienne dans une démarche professionnelle. Parvenu au portail grand ouvert, l'homme de tête risqua un regard dans l'angle et surprit aussitôt une silhouette sur un bâtiment. Il évita de peu la balle de calibre 50 tirée par l'un des snipers postés sur le garage. L'impact arracha un bloc de granit dans le muret. Daniel abaissa sa main gauche sa main gauche en arrière, signe à ses camarades de poser un genoux à terre. Une deuxième équipe de trois hommes vint se placer derrière eux tandis que d'autres enfonçaient la porte d'un immeuble espérant gagner le toit.

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