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 Opération Prevent Avalanche - Talista

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Alexandre Akilydes
Service de Renseignement de la Navy, Spectre
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 29 Aoû 2016 - 21:05

- Ok, on se casse les gars. Sorince, on se revoit tout à l'heure. Frostbite, Ricardo, Lopez et Serget, vous restez avec les sanglots, les autres, vous venez avec moi.

Saluant son collègue des Forces Speciales, Akylides se rendit ensuite auprès de l'agent secourue. La demoiselle n'allait pas super bien, mais au moins, elle pouvait marcher. Sortant une seringue d'adrénaline de sa poche, le spectre injecta son contenu rapidement dans le corps de sa collègue. Les pupilles de cette dernière se dilatèrent un temps, l'injection faisant effet et la réveillant. Par la suite, alors qu'ils commençaient à se mettre en route, Alexandre indiqua du doigt les deux otages les plus précieux ( et les plus bruyants ). Par la suite Lupo, et Fox injectaient de la morphine sur les deux cibles VIP, les shootant afin de les rendre plus dociles, mais toujours capables de bouger sous escorte. Lançant une oreillette COM à Solenn, le spectre tapota son casque, signe qu'elle pouvait ouvrir une COM privée avec lui, une fois fait, l'agent sprinta jusqu'à un couvert, suivi des hommes l'accompagnant.

- Au fait, agent. Si jamais votre séjour vous aurait retourné la tête. Sachez juste que j'ai vu ce contre quoi l'UNSC se bat vraiment et qui menace véritablement l'humanité, et que j'ai vu ce que la Cause pouvait offrir. Vous êtes de notre côté, mais je ne vous fait pas encore confiance ok? Un mauvais geste de votre part et votre mission s'achève ici. Les rouges ont des phrase enjolivées et charmeuses, je ne le sais que trop bien.

Rejoint par King-7, l'équipe d'Akylides entama sa marche, longeant les murs de l'hôtel pour se faufiler parmi les ruelles sinueuses des bâtiments proches. A chaque tournant, le spectre ordonnait une reconnaissance, il valait mieux être prudent, surtout si la ville comptait leur tomber dessus. Une voiture força le groupe à se fondre dans les ombres. Les miliciens semblaient déjà dominer cette partie de la ville.

- Akemi, on est à combien?
- Encore 1,8km, si on prend une route droite et direct. Si on compte en prenant les ruelles que j'avais sélectionné avant la coupure des drones, il nous reste encore l'équivalent de 3.2 km.
- 'Chié... La ruelle la plus safe que tu avais repéré?
- Nord-Nord-Est, la ruelle est une énorme voûte, elle nous mettra à couvert des pisteurs sur les toits, et l'infrastructure permet un repli immédiat en cas d'embuscade.
- Ca marche.

Faisant signe à King-7, le spectre indiqua la marche à suivre, s'enfonçant dans la ruelle voûtée après le groupe ayant rejoint ses hommes un peu plus tôt. Une fois dans cette dernière, l'escouade dut s'arrêter, plusieurs rebelles étant en train de discuter un peu plus en avant. Maudissant l'absence des drones et ainsi la vision d'Akemi, le spectre pesta intérieurement en se demandant pourquoi l'Etat-major ne balayait pas simplement les DCA avec des tirs depuis l'orbite. Les quartiers où ces dernières étaient posées n'abritaient de toutes façons pas beaucoup de civils. Faisant signe à Solenn, et aux membres de King-7 de se mettre en position, le spectre commença à viser les rebelles qui terminaient soit de parler, soit d'uriner contre l'un des murs de la ruelle. Plusieurs tirs étouffés fauchèrent la vie de ces types qui s'effondrèrent lourdement sur le sol. S'approchant des corps, le spectre ordonna de placer les cadavres dans les énormes bennes-poubelles qui se trouvaient là. Plus les rebelles mettront de temps à trouver les corps de leurs alliés, plus ils mettront de temps avant de deviner la potentielle position de l'escouade. Plaçant un détonateur sous le couvercle de la benne, le dernier explosif actionnable d'Akilydes fut actionné, attendant une pression de sa part sur le petit bouton de sa télécommande pour faire tout exploser. Arrachant par la même occasion une oreillette à l'un des rebelles, l'agent la lança à l'un des membres de king-7.

- Mettez cette oreillette. Lorsque les rouges trouveront les corps, j'actionne les explosifs. La détonation, mêlée à la confusion nous permettra d'avancer un peu plus dans ce nid de frelons. Notre objectif est le point de rendez-vous, et je compte bien tous nous y emmener. On repart.

Hrp: Désolé du petit post, mais faut se remettre dans le bain et c'pas évident!

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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mar 13 Sep 2016 - 10:35



Campus de l'Hôtel Zanzibar, sud de la banlieue de Boog
5H45 Heure locale


Sept silhouettes apparurent sur le rebord du toit d'un bâtiment périphérique. Aussitôt, une pluie de balle s'abattit sur les soldats du CNSU présents en contrebas dans le campus.
Une deuxième équipe de quatre hommes enfonça la porte d'entrée de l'immeuble dans lequel le caporal Evret était retranché.
Brice qui avait été le premier à être contacté par Bale était sur place et supervisait la force de libération. Il donna le signal.
Une grenade explosa à l'entrée du portail, effritant légèrement les rebords du muret, et soulevant un épais nuage de particules. Un pick-up en flamme le fendit à toute vitesse en fonçant vers l'hôtel. À mis-chemin, son unique occupant se jeta de la portière et effectua une série de roulé-boulé sur le côté. L'engin percuta le bâtiment dans une violente explosion qui arracha une partie de la façade frontale. Deux opérateurs du SpecWar furent tué sur le coup. L'engin avait probablement été chargé d'explosifs.
Une dizaine de miliciens profitèrent de la confusion pour traverser l'entrée du campus en ouvrant le feu, couverts par leurs camarades postés en amont. Ils vinrent se mettre à couvert derrière divers obstacles de fortune.
Les oreillettes de l'Adjudant Sorince se mire à grésiller.
-Contrôle pour Condor 1-2. Rapport de situation, rapport de situation !

Quelque part à Boog
5H57 Heure locale


Mathiew entra dans la pièce, une tasse de café fumante à la main. Alexander  Klein, l'informaticien recherché par l'ONI, pianotait toujours sur son clavier
-J'ai localisé Joshua.
-Comment ?
-Son portable. Et sa position s'affiche à un endroit différent de l'initiale.
Alexander effectua une série de manœuvres et la trajectoire du téléphone ces vingt-quatre dernières heures s'afficha à l'écran.
-Regarde, il a bougé sur trois-cent mètres depuis l'attaque du campus alors qu'il était assiégé dans la cave aux dernières nouvelles.
Mathiew avala une gorgée de café avant de reposer sa tasse.
-Ce qui veut dire que ..
-Sois il a réussi à ressortir de la cave tout en étant bloqué par des unités d'élite, sois ..
-Nom de dieu. Je préviens les autres, bien joué Alex. Il quitta la pièce en saisissant son propre holophone.

Dune Avenue, Boog
5H59 Heure locale


Une activité galopante animaient progressivement les rues de Boog. Les habitants étaient tirés de leurs lits ça et là par des hérauts équipés de mégaphones qui haranguaient les ruelles depuis des estrades de fortune. Des groupes de plus en plus garnis se formaient autour de ces agents de la rébellion plus ou moins improvisés. On expliquait entre autre que l'heure de l'indépendance était proche, et que le combat qui allait débuter aujourd'hui serait peut-être la dernière chance de salut.
Des pick-up arrivaient brusquement déposer des caisses d'armes devant les néo-militants galvanisés par les discours. Rapidement, une grande partie, entraînée par l'élan général et le sentiment d'aventure intense, s'était improvisée soldat de la Cause.
Sous les regards inquiets des opérateurs-radars du CSNU, ces nouveaux miliciens embarquaient dans des véhicules mis à disposition par l'URF, d'autres encore montaient dans leurs propres voitures avant de mettre le cap vers une pluralité de destinations.

Le long de la Dune Road, les miliciens étaient déjà en place sur les flancs de l'avenue, embusqués dans les ruelles, derrières les fenêtres des bâtiments, ou encore sur les toits. Des deux côtés de l'avenue, des pick-up surmontés de gatling étaient arrêtés dans les carrefours des rues périphériques.
Il ne fallut pas longtemps avant que le convoi ne fasse son apparition.
Postés sur le toit d'un immeuble d'un étage, Adrian et ses frères d'arme avaient le regard rivé  sur la proie.
-Ok les gars, tenez-vous prêt. Prévint Lionel, le chef de groupe.

Le convoi du CSNU était maintenant entièrement engagé dans l'avenue, et les premiers détails troublant vinrent perturber la vigilance des marines. En effet, ceux-ci apercevaient de temps à autre les picks-up suspects arrêtés aux fond des ruelles périphériques. La tension augmentait d'un cran.
Puis se fut au tour des masques de tomber.
À une centaine de mètres du premier véhicule militaire, deux imposants camions remorques surgirent synchroniquement de deux ruelles opposées qui débouchaient dans l'avenue derrière un bâtiment qui débordait plus que les autres sur la Dune Road. Les véhicules vinrent se placer à l'horizontal et éteignirent les moteurs. L'avenue était bloquée. Un rideau de fer au rez-de-chaussé du gros bâtiment se leva en claquant et deux pick-ups jaillirent et vinrent se placer devant les deux camions, braquant leurs lourdes mitrailleuses sur le convoi du CSNU. Un énième pick-up venaient d'apparaître à une trentaine de mètres derrière le dernier véhicule du convoi. Puis les miliciens se dévoilèrent. Des dizaines de silhouettes armées apparurent sur les toits des bâtiments périphériques, ainsi qu'aux fenêtres, d'autres sortaient des corridors qui se jetaient dans la Dune Road. Tous étaient armés et menaçant.
À l'aide d'un mégaphone, Lionnel interpella les militaires depuis le toit d'un immeuble.
-Immobilisez-vous immédiatement et sortez-tous les mains sur la tête. Allongez-vous au sol.
Vous êtes cernés et en sous-effectifs. Nous sommes lourdement armés et n'hésiteront pas  une seconde à faire usage de nos armes.

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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Ven 23 Sep 2016 - 17:57

"-Comment ça se présente?"
Fergusshon risqua un coup d'oeil entre deux barreaux du store de la fenêtre et soupira. Elena, assise sur une imprimante renversée, à sa droite, se passa la langue sur les dents en penchant la tête sur le coté.
"-Ca, ça veux dire que ça se présente mal, pas vrai?"
La première classe hocha la tête d'un air absent et l'intégralité de l'escouade se lança dans un concours de jurons de haut niveau. Incapable de se mouvoir aussi rapidement qu'à l'accoutumée, les Sanglots s'étaient réfugiés au premier étage du bâtiment où Teretchenko avait été amoché pour installer ce dernier au milieu de la salle principale, entre deux postes de travail couverts de poussières. La pièce, qui devait faire un peu plus de dix mètres de long pour six de largeur, offrait tout un tas de couvert parfaitement destructibles et frustrants. Les faux-murs séparant chaque bureaux pouvaient être facilement renversé par une bourrade un peu trop violente, les étagères, tables et chaises n'étaient pas assez solides pour arrêter ne serait-ce qu'une rafale de MA37...Alors les marines avaient aménagés la pièce comme il le fallait.  Les escaliers avaient été obstrués par une barricade composée de meubles de faibles factures, d'écran et de modèles d'ordinateurs dépassés depuis des lustres tandis que les instruments les plus lourd -imprimante en tête- avaient été renversés et placés stratégiquement à travers toute la pièce pour servir de couvert lorsque toute cette histoire commencerait à prendre une tournure un peu plus sauvage. En tout et pour tout, l'aménagement avait duré un peu moins d'une dizaine de fatigantes minutes, durant lesquelles les plus saints d'esprits des membres de la Sanglot avaient sursautés à chaque instants, persuadés qu'une attaque surprise allait avoir lieu avant la fin des préparatifs.
"-Evrett donne toujours des signes de vie?" Hasarda Teretchenko, les yeux fermés et les dents serrés.
Mendoza hocha la tête et rajusta son bob.
"-Ouai, il reste planqué pour l'instant. Les rouges s'intéressent un peu trop à lui, sur son toit."
Le sniper des sanglots lâcha un rire fatigué.
"-Je connais...Ahaha...Filez-moi un flingue."
Mila ronronna en lui caressant la joue, ce qui l'obligea à exécuter un vif, et douloureux, mouvement de recul.
"-Je ne suis pas sûr que dans ton état ce soit une bonne idée chéri. Tu pourrais délirer et nous tirer dessus.
-Les trois quart de notre escouade est en plein délire lorsque ça tire de tout les cotés, et on a jamais déploré de tir allié. Files-lui son flingue Mila."
L'infirmière obtempéra en fixant avec révérence l'auteur de ces paroles, Carl, qui ne cessait de triturer le mécanisme de pompe de son arme. De tous, le chevelu était celui qui faisait le plus peur au premier regard. Il avait personnellement trainés les cadavres rebelles du toit jusque dans les escaliers, où ils attendaient désormais l'arrivée de leur collègue, en baignant dans leur propre sang. L'adjudant-chef s'était même amusé à pendre l'un d'eux à divers fils électriques, au rez-de-chaussée. Une entreprise terriblement salissante, qui avait, au passage, séparé le corps au ventre ouvert de ses intestins. Aussi, même après s'être essuyé le visage dans un chiffon sale, trouvé dans un tiroir, Carl avait la face horriblement rougie par un sang qui, comme d'habitude, ne lui appartenait pas, en tout cas en grande partie. Dans un but de mimétisme évident, l'intégralité de l'escouade s'était partiellement couvert de raisiné. Ainsi Elena se retrouvait avec la trace d'une main ensanglantée en travers du visage, Joshua voyait l'intégralité de sa barbe mal rasée couverte de sang séchée, Fergusshon et Mendoza, plus discrets, s'étaient tracé quelques lignes écarlates le long du front et... Mila s'était tout simplement roulée dans la plus grosse flaque jusqu'à ce que l'entièreté de son être prenne une teinte plus rouge.
"-Ils ont l'air vachement nombreux, dehors, quand même." Frissonna le caporal porteur de bob, incapable de s'empêcher de gratter le sang séché ornant son front.
Joshua lui posa son énorme main sur l'épaule, le faisant sursauter.
"-Et alors?"
Mila éclata de rire, quitta le chevet de Teretchenko pour se glisser entre les deux hommes et poser son pouce sur le nez de Mendoza.
"-Et alors tu as peur. Pas vrai?" L'infirmière prit une mine compatissante. "Oh, mon pauvre chéri...Tu veux que je te chante une berceuse?
-C'est pas le moment.
-C'est toujours le moment !" S'exclama gaiement la tueuse en appuyant un peu plus son pouce sur les lèvres du caporal.
Ce fut Teretchenko qui les interrompit. De sa main valide, il attrapa la petite corbeille à papier renversée sur sa gauche et la jeta dans leur direction, attirant ainsi l'attention de chacun.
"-Vos gueules, ils arrivent. Je les entend."
Mila couina et parti en ricanant se placer à l'abri, très vite imité par l'intégralité de la Sanglot. Carl se plaça dans un coin de la pièce, juste à droite de l'entrée. Il avait poussé et renversé la seule étagère de métal présente ici-bas sur sa gauche, de sorte à ce qu'aucun rebelle ne puisse le prendre par surprise en traversant l'une des trop nombreuses fenêtres du bâtiment. Du coin de l'oeil, l'adjudant vérifia que Teretchenko était bien à l'abri entre ses deux bureaux puis entreprit de s'asseoir contre le mur, son fusil braqué sur l'entrée.
"-Je les entend aussi, j'crois." Souffla Fergusshon.
C'était le cas, évidemment. L'imagination ne leur jouait pas le moindre tour. Le martèlement de plus en plus proche des bottes de sécurités foulant le sol du rez-de-chaussée se répercutait dans la cage d'escalier, ce qui en disait long sur l'état d'esprit des assaillants : Plus besoin de la jouer fine. La discrétion n'avait plus sa place ici et maintenant. Les premiers assauts risquaient d'être terriblement brutaux. L'excitation gagna sa poitrine, puis son crâne, et Carl manqua d'éclater de rire.
"-Ils montent." Susurra Elena, allongée dans un tuyaux d'aération.
Joshua porta la main à sa ceinture.
"-J'active?"
Teretchenko cracha un glaviot de sang et secoua la tête, bien que le géant ne puisse pas le voir.
"-Nan. Attends encore un peu...Maintenant."
Alors que les six premiers rebelles arrivaient finalement au niveau du premier étage du bâtiment, les explosifs enfoncés à l'intérieur des cadavres se déclenchèrent. Les murs se mirent à vibrer et les sanglot perçurent un hurlement plus animal qu'humain provenant de l'autre coté de la barricade.
"-Je regrette de ne pas pouvoir voir à travers les murs." Dit Joshua dans un rire gras.
Carl se contenta de sourire un peu plus.
"-Ca, vous allez le payer bandes d'enfoirés !" Gueula une voix, en-dessous.
L'adjudant craqua, éclatant de rire à son tour, rejoignant le géant de l'escouade dans l'hilarité hystérique. Elena fit de même, quelques instants plus tard. Puis ce fut au tour de Mila, de Fergusshon, de Mendoza et, finalement, de Teretchenko. Pendant une longue et pesante minute, le bâtiment trembla sous les rires des Sanglots, qui adressèrent ainsi à leurs adversaires une réponse sans parole, mais au langage universel.
"-...Sorince rapport de situation !"
Carl tiqua en se rendant enfin compte que son COM gémissait le même message depuis dix bonnes minutes. A contrecoeur, il augmenta le son et tendit l'oreille.
"-Je répète, Adjudant-Chef Sorince, rapport de situation !"
Le concerné haussa les épaules en se retenant de pouffer à nouveau tandis que les rebelles, de l'autre coté, se faisaient de nouveau entendre. Sans doute placaient-ils une quelconque charge dans le but de dégager, et surtout, d'agrandir l'entrée.
"-Je répète, Adjudant-Chef So...
-J'ai compris la première fois." Coupa-t-il d'un ton excédé avant d'ajouter, après quelques secondes de flottement. "Monsieur.
-Attention à ce que vous dites soldat.
-Hm. Quelque chose d'important à me signaler à part ça?"
Nouveau silence. Il entendit l'autre, au bout du "fil" marmonner quelque chose à propos de "ces têtes de cons des forces spéciales" puis la conversation reprit.
"-Je souhaite un rapport de situation, je croyais que vous aviez compris la première fois?
-Je vous transfert sur la fréquence du Sergent Teretchenko, c'est le meilleur pour les résumés, terminé."
Ceci fait, Carl put se recentré sur la seule chose qui comptait vraiment : Les bruits de pas venant de l'extérieur des escaliers.
"-Au moins dix." Grogna Fergusshon. L'adjudant hocha la tête d'un air entendu. Au moins. Il aurait plus misé sur une bonne quinzaine, mais préciser cet état de fait n'aurait réussi qu'à augmenter la tension environnante. La Sanglot n'avait pas besoin de ça, pour l'instant du moins. A force de tendre l'oreille, le marines parvint à percevoir les chuchotements de Teretchenko, occupé à rendre son rapport de situation de son habituel ton monocorde. Foutu gradé. Ils les avaient balancés au milieu des serpents et maintenant, alors que ça commençait à chauffer vraiment, ils gênaient ses gars en demandant des rapports de situation. Son visage se déforma dans une affreuse grimace méprisante. Les planqués lui donnaient la nausée, presqu'autant que les rebelles.
Mais ce n'était pas important. Les bruits de pas avaient cessés. Ca s'immobilisait de l'autre coté, ou plutôt, ça s'était mit en position. Douze. Au moins douze. Ca n'avait pas de sens. C'était leur leader qu'ils étaient censés chercher, pas un boulet lambda. Douze, c'était pas assez. Les révolutionnaires avaient tendance à en faire trop, pas à rester mesuré en toute circonstance. Soudain, son sourire revint à sa place. Peut-être que les bombes en avaient tués un paquet, finalement? Dehors, quelques claquements provoqués par des tirs de fusils d'assauts se firent entendre et les plus sentimentaux des Sanglot eurent une pensée pour Evrett, qui accueillait lui-aussi des visiteurs.
L'explosion le fit sursauter, étrangement. Peut-être parce qu'elle se révéla moins violente que ce à quoi il s'attendait. La barricade vola en éclat dans une déflagration sourde et presqu'aussitôt, deux petites grenades cylindriques volèrent à travers la pièce. Carl ne se fatigua même pas à détourner ou fermer les yeux. Installé comme il l'était, derrière son armoire, les flash ne risquaient pas d'affecter sa vision. L'explosion eue lieux la seconde d'après, et Mila cracha un long chapelet de juron dans sa langue natale, indiquant ainsi à ses collègues qu'au moins un flash l'avait touchée. Puis le déluge commença.
Plus tard, les Sanglots riraient de la tactique bancale employée par les révolutionnaires ce jour-ci. Envoyer des grenades incapacitantes pour, au final, simplement vider des chargeurs de soixantes balles à travers les pièces et les murs? Ca n'avait pas de sens. Autant jeter des frag' ou des incendiaires. Mais durant l'instant présent, Carl et ses hommes ne riaient pas. Car, effectivement, une douzaine de canons crachaient leurs haines dans leurs directions, en déchirant approximativement tout ce qui se mettait devant leurs cibles. Les rebelles ne s'étaient même pas fatigués à entrer dans la pièce. Ils avaient tirés à travers les murs, jusqu'à ce que ces derniers cèdent, puis avaient persistés en passant le bout de leurs flingues à travers les trous. Une tactique bancale, certes, mais foutrement impressionnante lors des premières secondes. Aucun homme ne pouvait rester de marbres quand trois centaines de balles filaient tout autour de lui. A un moment, l'adjudant entendit Joshua se plaindre d'avoir  reçut une ball dans le casque mais le ton qu'il employait, plus las et énervé que vraiment paniqué, indiquait que la protection avait tout arrêtée. Encore une erreur. Cette balle venait de la bouche fumante d'un MA37. A cette distance, normalement, aucune protection de marines n'aurait put l'empêcher de se loger dans les chairs de sa cible. Mais son porteur, trop apeuré pour pointer le bout de son nez hors d'un couvert, s'était entêté à tirer à travers le mur. Ainsi chacune de ses balles arrivaient déjà cabossées dans la pièce, avec moitié moins de vélocité que prévue.
C'est ce qui les tua.
A un moment, lorsque les rebelles décidèrent qu'ils avaient assez gâchés de balles, les plus expérimentés d'entre-eux risquèrent un coup d'oeil à l'intérieur de la pièce. Personne n'ouvrit le feu. Alors, sur le qui-vive, deux des leurs entrèrent, avec deux mètres d'écarts, pour vérifier les corps. Les autres les couvraient de l'extérieur, via les trous dans les murs. Les Sanglots ouvrirent le feu lorsque Carl frappa du pied dans le canon le plus proche, celui qui dépassait d'un cadre photo couvert de moisissure. Les deux téméraires s'écroulèrent instantanément, fauchés par trois rafales affreusement précises. Puis l'adjudant posa son propre canon contre le mur, dans une direction approximative, pressa la gâchette et, la seconde d'après, jeta tout son poids contre cet obstacle massacré, qui le séparait de nouvelles proies. Les dix centimètres de plâtres troués lâchèrent instantanément, sans même résister, et les plus proches rebelles dans l'escalier reçurent une forme hilare, couverte de sang et de poussière, en plein visage. Le premier recula, surprit, puis tomba en arrière pour se rompre la nuque sur une marche. Le second, plus vif et plus épais, attrapa le marines avant que celui-ci n'atterrisse quelques marches plus bas et le plaqua contre le mur tandis que la baïonnette du fusil à pompe mordait profondément dans son bras droit. La douleur le fit lâcher prise durant une demi-seconde, ce qui permit à Carl de lui cracher dans l'oeil et de presser la détente de son arme. Le tir du juge déchira le bras, arracha la tête du rebelle et fit paniquer tout ses collègues, occupés à maintenir le reste des Sanglots à distance, en délivrant un énième barrage de feu dans la pièce occupée. L'un des plus proches, qui avait reçut les bris de cervelles de son collègue sur l'oreille, se tourna vers lui pour tirer. Le marines usa du corps décapité, toujours debout, comme d'un bouclier puis tira à travers ce dernier, sans pour autant toucher sa cible. Il allait enclencher un deuxième tir lorsqu'il perçut une présence, deux marches plus bas. Prenant conscience de sa mort prochaine, Carl perdit sa concentration et oublia de maintenir le corps-bouclier entre lui et sa cible, aussi ledit macchabée commença à tomber en arrière, emportant l'adjudant-chef avec lui. Cette erreur lui sauva probablement la vie, puisque le rebelle dans son dos, qui venait d'ajuster son tir à hauteur d'homme, tira bien au-dessus de sa cible, réduite à l'état de boule roulante et vociférante. Comble du bonheur, l'avalanche de corps lui faucha au passage les jambes et il perdit l'équilibre à son tour. En temps normal, la scène ridicule se serait stoppée quelques marches plus loin, mais ici les escaliers avaient été rendues glissants par le sang des corps trainés au rez-de-chaussée, aussi la descente se poursuivit jusqu'en bas, où les deux soldats endoloris restèrent immobiles durant plusieurs secondes avant de se jeter l'un sur l'autre en faisant fit de leur propre douleur. Tandis que son adversaire l'empêchait de récupérer son fusil à pompe, coincé sous le corps décapité de sa première victime, Carl l'attrapa par le col, lui expédia un coup de front qui projeta sa tête en arrière, mordit profondément dans la gorge ainsi offerte pour ne cesser que lorsque le sang commença à lui gicler dans l'oeil. Ceci fait, il entreprit de lever les yeux en direction de ses autres cibles. Et ricaner.
Il n'y avait plus un seul rebelle debout. Joshua et Fergusshon vérifiait les corps dans l'escalier tandis que Mila perçait les globes oculaire  d'un blessé gémissant avec la pointe de sa machette. Ils avaient finalement profités de sa diversion, bien.
"-J'ai cru que j'allais devoir tous me les faire moi-même.
-Tu nous as un peu pris de cours." Pouffa Elena sans cesser de fouiller un corps.
Carl ricana à son tour tout en prenant conscience qu'il se trouvait au beau milieu des restes d'un des cadavres piègés qu'ils avaient installés avant la bataille.
"-Y'en aura d'autres chef, remontez !"
L'intéressé hocha la tête, soupira, puis entreprit de se relever en prenant appuie sur son fusil.

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 25 Sep 2016 - 11:56

Djerin, allongé sur le toit du garage, profitant d'un creux dans le parapet pour se protéger, tira une énième balle pour la soirée, son bras le tiraillant douloureusement. Le métal chemisé vint percuter et éclater le béton du portail là ou un groupe se cachait. Le métis soupira en tirant la culasse de son arme. L'ennemi avait repris l'avantage et les huiles semblaient les avoir considérés comme pertes et profits vu qu'aucune unité de couverture aérienne n'était arrivé, malgré la destruction des DCA mobiles des rouges. Ishi sortit la tête de la trappe d'accès pour lui faire signe d'entrer. Tirant une dernière fois pour obliger les rebelles à baisser la tête, le sniper rampa jusqu'au trou pour s'y laisser tomber avec son arme.

On évacue. La Sanglot garde le secteur tandis qu'on escorte les VIP avec le reste des Spaceops. Sorince et sa troupe vont devoir gérer les rouges à eux seuls... Et leur sniper est aussi HS qu'Evret est coincé.

Bref ils vont devoir évacuer en vitesse au pire moment et avec un ou plus probablement plusieurs blessés graves sur les bras... Quelle merde... Nous on reste pas, c'est l'essentiel. Ramassez votre merdier.

Il réunirent les armes et munitions. Il restait à Djerin une dizaine de munitions pour son fusil, trois chargeurs pour le DMR qu'il avait récupéré et le double pour ses armes de poing. De leur coté, Ishi et Anaëlle raclaient aussi les fonds, la jeune femme avait encore une réserve correcte pour son propre DMR mais sa M7 n'était plus en état à cause d'une balle perdue, quand à Ishi, il avait réquisitionné le fusil à pompe pour compléter sur son MA5B en fin de vie. Voyant que tout le monde était prêt, Djerin lança le signal du départ.

Les ODST quittèrent le garage par l'arrière pour ne pas être vu des rebelles près du portail et contournèrent le campus, passants d'ombres en ombres. Il effectuèrent la jonction avec l'équipe Condor, désormais réduite à sa plus simple expression. Prenant, sur l'ordre d'Akilydes, la position d'éclaireurs, ils partirent quelques mètres en avant du groupe, avançant en formation triangulaire. Ishi était en tête avec son fusil à pompe pointé sur chaque ruelle qu'il croisaient, Anaëlle sur sa droite, surveillait l'avant et Djerin, légèrement plus en arrière par rapport à la jeune femme, sur la gauche, gardait son arme pointé sur les toit et les fenêtres, prêt à descendre toute tête qui en dépasserait.

Alors qu'ils se cachaient dans l'ombre d'une ruelle pour échapper à ce qui semblait être une patrouille, et que leur supérieur semblait vérifier le trajet, Djerin en fit autant, pour observer les points de tirs les plus intéressants alentours et surtout les voies que l'ennemi pourrait emprunter pour les prendre à revers ou pire, en feu croisé. Il abandonna en grognant une imprécation. Il aurait mille fois préféré effectuer une opération de ce genre dans une forêt ou dans une région montagneuse. Le spectre leur fit signe de continuer, leur indiquant la marche à suivre. Un tunnel. Bon pour le crane, moins pour les embuscades et cauchemardesque pour les grenades.

Cette fois-ci, ce fut le tireur d'élite qui prit la tête, son DMR pointé droit devant, son compagnon ayant reprit son propre fusil d'assaut. Au bout d'une cinquantaine de mètres, Djerin leva son poing en l'air et posa un genou au sol. Ses compagnons se positionnèrent contre les murs, genoux au sol et armes pointés sur le groupe de rouge qui attendait dans la lumière au bout du tunnel. Ils sentit les Spaceops se positionner autour d'eux. Au signal du spectre, les silencieux toussèrent à l'unisson tandis que les corps sans vie des rebelles s'effondraient sans douceur sur le sol.

Les ODST avancèrent rapidement pour sécuriser les ruelles alentours et respecter la traditionnelle règle numéro dix-sept en collant un coup de botte sur la nuque de chaque cadavre avant de les balancer dans la benne à ordure. Anaëlle récupéra l'oreillette que lui tendait le spectre sans vraiment comprendre l'utilité de l'acte. Sans doute pour ne pas avoir à écouter les fréquence des rouges lui-même. Elle retira son casque quelques secondes histoire de s'enfoncer l'objet dans l'oreille. Elle calibra les fréquences et les codes de décryptage sur la radio de son casque avant de les transmettre à l'escouade et au spectre, gardant l'oreillette dans une de ses poches au cas ou.

Djerin se mit à scanner les fréquences des rouges pour écouter leurs conversations et leurs ordres de déploiement. Reprenant le chemin sous les directives du spectre, Ishi reprit la tête, le tireur d'élite surveillant à nouveau les toits et les fenêtres. Soudain, Ishi fit signe de s’arrêter et de se plaquer contre le mur, un groupe arrivait dans une rue perpendiculaire. Les soldats s'alignèrent le long du mur, leurs armures noires les masquants dans l'ombre. Ils ne bougeaient pas, et pourtant les rebelles tournèrent droit dans la ruelle, stoppant leur progression à moins d'un mètre du premier soldat, dans une seconde de surprise. Ce fut la seconde de trop. Les silencieux toussèrent et les ODST surgirent de la ruelle pour descendre ceux qui n'avaient pas encore dépassé le croisement.

Écoutant les radios en poussant les cadavres dans l'ombre Djerin fronça les sourcils. Les ordres devenaient ciblés, et les groupes convergeaient sur leur position de façon précise. Il se tourna vers le spectre qui remettait son équipe en ordre de marche.

Ils savent où on est. Ce groupe a du donner l'alerte.

Anaëlle coupa le tireur d'élite.

Impossible que ce soit eux. J'écoutais la radio, ils ont reçu l'ordre direct de tourner dans cette rue. Quelqu'un leur à dit qu'on est ici. On est tracés, soit par un mouchard, soit par un drone.

Ils ont peut-être de la DCA et de l'équipement mais le vois pas comment ils pourraient avoir des drones...

Les deux ODST tournèrent la tête vers les prisonniers et Anaëlle regarda le spectre.

Je ne doute pas de votre professionnalisme, mais ils ont étés fouillés?
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 2 Oct 2016 - 22:39

- Ah le fils de pute!

Lupo, agacé par le fait que sa fouille n'ait pas été fructueuse, se rua sur le rebelle et le souleva légèrement du sol, le plaquant au mur dans un grognement rauque. Furieux, le soldat des forces spéciales sorti passa sa main dans les poches du rebelles, avant de fouiller jusque dans ses sous-vêtements sans aucun scrupule. Sortant un petit appareil électronique de ces derniers, Lupo pesta et le lança à Akilydes, qui lâcha un petit rire las avant de le lancer à la femme ODST.

- On voulait laisser ça pour les dames. Tant pis. Tenez, placez les appareils électroniques dans la benne là bas. Lupo, t'as toujours des jouets?
- Bien sûr, mais j'pensais les conserver encore un peu...
- Nan, place les pour faire en sorte que l'ouverture de la benne face tout péter.
- Et s'ils sentent le piège?
- Place en une à détection de mouvement, en dessous.
- Ok, mais j'ai plus rien après.

S'approchant du bord de la ruelle, le spectre ricana dans son casque quelques secondes.

- Pas grave, on peut bien leur donner un petit feu d'artifice nan? Ils ont l'air d'être sortis en famille.

*
* *


Une violente explosion marqua la ruelle et emporta avec elle une bonne partie du bâtiment qui était collé à la benne. Dans un rictus amusé mais inquiet, le spectre ordonna à l'escouade de se remettre en route. Leur subterfuge avait fonctionné, mais ils avaient dut faire un détour. Le point d'évac n'était plus qu'à un kilomètre et demi, mais il valait mieux rester prudent dans les ruelles.

A la tête du groupe avec les ODSTs à ses côtés et les forces spéciales en arrière, le spectre remarqua l'arrivée de l'agent de l'ONI qui avait été libérée.

- D'après les plans avant la chute des drones, vous pouvez emprunter les égouts et ainsi vous retrouver à environ deux cents mètres de la ZE une fois sorti de ces derniers. Cependant, si d'autres drones du CSNU sont déployés, je ne pourrais m'y connecter et coordoner les mouvements ennemis.
- Pas grave, on plonge là dedans. C'est un couvert non négligeable.

Sautant en premier au travers de la plaque d'égout, le spectre pesta en sentant ses bottes s'enfoncer dans le liquide des souterrains... Une image de Washington traversa quelques instants son esprit avant qu'il ne reprenne sa route, le visage sombre. Derrière lui, les gars des forces spéciales avaient pris l’initiative et avançaient en formation. Les règles étaient simples, tout ce qu'ils croisaient méritait une balle dans la tête. Tournant à un énième recoin, le spectre indiqua des mains en silence radio absolu la direction nord-est. Trois rebelles, ou tout de moins des gars armés, se baladaient en patrouillant, cherchant visiblement les forces du CSNU. Montrant les lumières, le spectre n'eut même pas la peine de donner le moindre ordre que les ODSTs et quelques gars des FS tiraient sur les lumières, plongeant les égouts dans un noir absolu, puis sur les rebelles, laissant des corps sans vie sombrer dans les matières fécales du peuple de cette planète insupportable.

Reprenant ensuite la route, l'oreillette d'Akilydes grésilla quelques instants, Akemi reprenant la parole.

- Vous y êtes bientôt, la sortie se trouve dans dix mètres sur la gauche.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 16 Oct 2016 - 13:26



À bord du convoi de Victor-2, quartiers Sud de Boog
6H10 Heure locale


Le convoi déambulait dans les ruelles étroites. Cela ne faisait qu'une dizaine de minute que les quatre véhicules avait quitté le gros de la colonne. Victor-2 ainsi formé se dirigeait vers le point d'extraction des cibles VIP, marquer la jonction avec les unités d'escorte. La tension était palpable à mesure que la maigre colonne s'engouffrait dans les rues toujours plus garnies d'un monde levé en sursaut par le bruit des détonations et des explosions.
En tête de convoi, Harris qui supervisait l'unité était en contact constant avec le QG. Ses yeux oscillait entre la route et sa tablette numérique sur laquelle apparaissait la trajectoire qui n'arrêtait pas de se modifier. Fabrice, comme ses camarades marines, affichait une mine grave. Personne ou presque personne ne parlait. Chacun mesurait l'ampleur du danger. Le risque d'embuscade était élevé, ou pire, des engins explosifs improvisés pouvait sauter à tout moment ; et l'attitude menaçante des autochtones qui exhibaient des signes provocateurs une fois le convoi passé ne s'avérait pas plus rassurant.
-Ici le lieutenant Harris, écoutez-moi bien. On traverse encore deux checkpoint avant Gamma. Là, on surgit depuis une ruelles qui débouche sur une grande basse court, en face de laquelle Condor, aux dernières nouvelles, Condor est censé surgir depuis un réseau de ruelles qui serpente entre des barres d'immeubles. Une route passe devant et sur les côtés de cette cours qui est elle-même encadrée d'un muret en partie effondré, donc ça sera pas difficile pour eux de s'y extraire. Mémorisez-bien le schémas pour éviter toute surprise. Plan d'action : on arrive sur place, on se gare sur l'axe principal le long de la clôture, on sécurise le périmètre, on charge tout le monde et on se tire. Pigé ?
Une approbation générale sonna dans le canal de l'unité : OUI MON LIEUTENANT !
Fabrice se risqua.
-Mon lieutenant, est-ce qu'on ne devrait pas se dissimuler en attendant le colis ?
-Affirmatif, nous allons attendre sagement l'arrivée de Condor dans une ruelle qui je pense fera l'affaire.
Dans une traînée de poussière, Victor-2 continua sa longue route vers l'objectif, espérant arracher leurs camarades de l'enfer, et détaler le plus vite possible.

Dans les ruelles des quartiers sud de Boog
6h15 Heure locale


Les trois voitures se suivaient de prêt. Mathiew sentit une vibration dans une des multipoches de sa veste tactique. Il saisit l'appareil qui afficha aussitôt le visage d'un chef de groupe chargé de traquer les hommes du CSNU.
-Mat, on a retrouvé la première équipe. Ces salopards les ont eu.
-Helène était avec eux ?
-Je sais pas, les corps son in-identifiables, c'est vraiment sale .. Attends. Quelqu'un a trouvé l'holo de Joshua.
-Ces fumiers l'on découvert. Rien à branler, on va les choper quand même. Fouillez le secteur.
-Bien sûre frère.
Derrière, le pick-up de tête, deux camionnettes volées à la Corporation étaient chargée d'une dizaine de miliciens chacune. Les trois véhicules se mirent à patrouiller dans les ruelles autour de la dernière position connue de Joshua.
Le leader rebelle sentit à nouveau son holophone se mettre à vibrer.
-Ouais ? Fit-il.
-Mat, c'est Nadia. Une dame vient de nous appeler. Elle dit que quatre véhicules du CSNU sont garés en bas de chez elle. Sept-cent quarante mètre de ta position à vol d'oiseau. Tu fais le lien ?
-Géolocalise-les moi, on va aller les cueillir. Préviens le max de monde de disponible. On doit pas les laisser s'échapper, tu m'entends Nadia ? Personne doit s'échapper.
-Je vais voir ça, t'en fais pas.
Mathiew dont le véhicule s'était arrêté rembarqua à bord et fit signe à l'ensemble de retrouver la formation initiale. La colonne se dirigea vers son nouvel objectif.

Piste d’atterrissage 7, Astroport de Boog emprunté par l'UNSC, Downtown de la ville
6h15 Heure locale


Kyle sortit du bâtiment en combinaison de vol, s'avançant vers la piste, son casque coincé sous l’aisselle droite, et les directives de navigations dans sa main gauche. Hicham le suivait d'un pas déterminé, le regard braqué vers l'oiseau d'acier que les techniciens venait d'extraire du hangar 009.
Hicham stressait légèrement, c'était là son premier vol d'opération, et les responsabilités s'avéraient particulièrement élevées. Il retira les doigts de sa bouche en se surprenant entrain de se ronger les ongles, puis explora les alentours du regard sans s'arrêter dans sa marche derrière son supérieur. L'équipage co-équipier de Griffon 2-7 marchait à une vingtaine de mètre d'eux en parallèle, vers leur aéronef.
-Contrôle pour équipe Griffon, décollage dans cinq minute. Terminé.
Le tireur de Griffon 2-6 s'alluma une cigarette en observant Kyle escalader la cabine du Sparrowhawk pour se glisser sur le siège de pilotage. Les turbines se mirent aussitôt en marche et le sable se mit à fouetter tout autour du l'appareil.
Le capitaine de l'AirForce vérifia le tableau de bord et les outils de vol tandis que son tireur qui venait d'écraser son mégot grimpait à son tour vers la place surélevée, positionnée derrière le pilote. Kyle jeta un regard sur sa gauche. L'équipage de 2-7 était prêt au décollage. Puis, il se retourna à vers son coéquipier et leva un pouce. Le jeune copilote lui rendit le signe. Le capitaine tira le manche et exerça une pression sur la pédale des gaz. Griffon 2-6 s'éleva verticalement en dégageant aussitôt sur la gauche. Le second appareil l'imita, et le duo de soutiens s'éloigna progressivement à basse altitude vers la périphérie de la ville en direction des steppes de regs qui s'étendait en contrebas des montagnes septentrionales de Boog, légèrement éclairées par les premières lueurs de l'aube. Kyle saisit la radio et sa voix déformée par les ondes résonna dans les canaux de Condor.
-Griffon pour Condor 1-2, j'ai un deal pour vous les gars. Il y a des véhicules qui s'amassent pas loin de votre position à ce qu'il paraît. Voilà ce qu'on propose. Vous ciblez, on dégomme. Ça vous va ? On est en stationnaire en dehors de la ville. Notre vitesse de frappe à basse altitude rendra normalement la DCA caduc. Dans le cas inverse, on se retrouvera tous en bas.

Salle de commandement, Astroport de Boog emprunté par l'UNSC, Downtown de la ville.
6h18 Heure locale


-Ils viennent de faire sauter une partie de l'hôtel avec un brûlot mon Colonel. Déclara un opérateur. Des miliciens viennent de pénétrer sur le campus ! Je répète..
-Faites-moi un deuxième bilan des casualités. Ordonna Kampft.
McField rentra dans la pièce et écrasa ce qui lui restait de cigare sur le coin d'une table en acier. Il en ressortit aussitôt un énième de sa poche intérieure, l'exhiba un moment devant le lieutenant Sven.
-Cohiba, ancienne république dominicaine. Une marque de cinq-cent ans d'âge. J'en prend soin comme de mes enfants.
Le général coinça le cylindre brun entre ses dents légèrement jaunis et s'approcha du Colonel.
-Situation, Kampft.
-Un carnage a lieu en ce moment même dans le bâtiment D. Ils ont réussi à investir le campound, et Gold-5 nous signal l'arrivé de nouveaux renforts ennemis.
-J'ai entendu Kampft, mais qui est le taré qui n'arrêtait pas de rire dans la radio ?
-L'Adjudant Sorince mon Général, le commandant de Condor 1-2. Rien de grave, cet homme a été reconnu instable psychologiquement mais son absence de peur nous a poussé à le garder.
-Tant mieux, et concernant le ..
Une technicienne qui commençait à s'agiter sur son siège se retourna brusquement en retirant son casque. Sa voix couvrit alors l'ensemble du brouhaha qui flottait dans la pièce.
-Victor-1 vient de tomber dans une embuscade. Ils viennent de couper le contact !
McField retira le cigare de sa bouche et se pinça le front de l'autre main.
-Cette merde est entrain de se transformer en une chiasse carabinée. Dit-il en se massant le front.
Puis il sortit de ses gonds brusquement et faillit perdre la tête.
-MERDE ! Fit-il en abattant violemment un bras sur une table. Le silence total se fit dans la pièce.
-Messieurs, dames. Il est – il porta un regard à sa montre digitale – 6h22, je place la base en alerte guépard et guépard TAP (troupe aéroportées). Ordre à l'ensemble de s'équiper et de se tenir prêt au combat. Ces rats de rebelles sont entrain de se mettre l'ensemble de la ville dans la poche. Envoyez des éclaireurs sur la dernière position d'Avenstal voir ce qui se passe, et mettez-moi en lien avec la flotte, j'ai deux mots à leur dire sur leurs infos foireuses. Exécution.
L'ensemble se remit aussitôt au travail en redoublant d'effort et de concentration. Kampft se risqua.
-Sommes-nous assez nombreux pour cette nouvelle opération mon Général ?
-Quand le chaos domine, tous les coûts sont permis fiston. Je vais remettre de l'ordre à ma manière.
-Sauf votre respect mon Général, j'ai peur qu'en énervant une population en sureffectif nous ne soyons débordé assez vite.
McField tira une longue taffe sur son cigare et cracha un nuage de fumé qui frôla la joue de son subordonné.
-Avez-vous lu Machiavel, Kampft ?
-J'en ai entendu parlé mon Général, mais ces écrits sont anciens.
-Machiavel était un homme en avance sur son temps, mon cher Colonel. Plus que jamais de nos jours, la fin n'a justifié les moyens. N'oubliez pas ce que je vous ai dis. Contentez-vous de vous aligner sur moi. Je m'occupe de tout le reste. Est-ce bien clair mon cher Colonel ?
-Affirmatif mon Général.
Une suractivité gagnait l'astroport. Tous projecteurs allumés, des marines sortaient ça et là des baraquement en s'alignant devant les façades, tandis que des sergents les passaient en revue. Tous les hangars avaient été ouvert et des véhicules motorisés traversaient maintenant la base en tous sens, venant garnir les recoins du camps aux côtés de fantassins qui installaient des armes automatiques derrière des sacs de terre. Un mélange d'excitation et d'angoisse traversait la plupart des marines et plus largement, du personnel du CSNU présent sur place. Tous mesuraient l'ampleur du problème, et le danger que représentait le géant endormis qui menaçait de s’élever contre eux.

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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 26 Oct 2016 - 23:49

« - … Veillez… »

Ma tête est en feu, je ne vois plus très bien. Un énorme raz-de-marée me frappe en pleine joue, je secoue la tête et sens une forte douleur dans mes côtes.

« - Réveillez-vous Colonel ! »

Une tâche humide se répands sur ma poitrine, j’inspire bruyamment et la douleur vive disparaît. Grimaçant, j’insiste pour me relever et bien que le marine m’ordonne de rester couché, une gifle de ma part suffit à lui faire comprendre que c’est évidemment hors de question.

J’observe mes alentours et grimace. La situation a dégénéré. Nous sommes dans un bâtiment, j’entends les claquements sonores des armes de mes marines et les râles des blessés, du sang. Beaucoup de sang, surtout sur les murs. Une lueur me réchauffe la joue, je tourne le visage vers la source de lumière pour me rendre compte qu’il s’agit d’un de mes warthogs enflammés. Pourquoi l’est-il ? Je m’assieds une seconde et prends un cigare, le cale entre mes lèvres tuméfiées et avale une grande bouffée de fumée avant de me mettre à tousser.

Je fixe le mur devant moi pendant l’espace d’une seconde qui me semble durer une éternité. Je vois les lèvres de mon aide-de-camp bouger, il commence à hurler quelque chose que je ne perçois pas, je dois me ressaisir, me souvenir de ce qu’il s’est passé.

Je vois un trait jaune me passer devant les yeux et ricocher sur le casque de mon interlocuteur muet. Qui se mets à genou un instant en se tenant la tête, un coup chanceux, les insurgés aussi énervés soient-ils ne sont que rarement habitués à tirer sur quelqu’un, ça demande beaucoup d’entraînement de tirer pour tuer, a moins d’être un sociopathe complet. J’inspire longuement et tire l’arme de poing du holster de mon médecin et décoche quelques coups de feu vers mes ennemis. J’ignore si j’en touche un pour être franc, le son claquant de l’arme résonne si fort dans la pièce que j’ai l’impression que mon tympan explose, mais c’est surement l’un des contrecoups de l’énorme tornade qui a balayé mes sens il y’a quelques instants. Un de mes hommes, un jeune marine dont le faciès me fait penser qu’il n’a pas plus de vingt-trois ans, me regarde, il a le bras en sang et la blessure semble clairement indiquer qu’un éclat de shrapnel en est la cause. Il a les armes aux yeux, comment lui en vouloir à ce gamin probablement conscrit ? Temps de mettre fin à cette mascarade.

« - Rapport de situation caporal. »

Ma voix d’ordinaire si autoritaire est relativement douce comparée aux beuglements du commissaire qui ouvre un déluge de feu incessant sur les insurgés, vomissant injures haineuses et promesses de fornication.

« - On a perdu Varian, colonel. Henkel, Demonjoie et Ostren sont blessés mais capables de bouger. C’est les gars du commissaire qui ont pris le déluge, ces bâtards ont libérés les manifestant mais on a gardé les VIP. »

J’hoche la tête un instant tandis que les rafales se font moins récentes, une accalmie temporaire, tant mieux.

« - La radio est opérationnelle ?
- A peine mon colonel, Wilfried est entrain de la retaper, on n’arrive pas à joindre le QG mais…
- Du hurenson ! Colonel ! Je capte quelque chose !
- Passez-moi l’émetteur. Je l’arrache presque des mains de Wilfried. QG ici Victor-Leader, terminé. »

J’attends la réponse un instant, puis plus rien ne viens. J’émets une seconde fois mon message dans l’espoir que la base me reçoive, toujours rien, j’essaie une troisième fois et l’on daigne enfin me répondre.

« - Victor-Leader, ici QG. Un temps de pause est marqué par l’opérateur. Putain, mais qu’est-ce que vous foutiez ?

- QG ici Victor-Leader, le convoi est tombé dans une embuscade sur le chemin du bercail, nous… Je regarde un instant le Warthog en flamme, je n’ai pas de souvenir d’explosion d’arme antichar, soudain tout me reviens. Notre route a été barrée par deux camions lourdement armés tandis que des insurgés qui avaient pris place dans les bâtiments nous ont braqués de leurs armes. Ils nous ont ordonné de sortir des véhicules les mains sur la tête et de libérer les manifestants interpellés. J’ignore si tout passe, mais bon, la procédure étant ce qu’elle est. Nous avons répondu d’un barrage de fumigènes IR et de flash bangs avant de saborder nos véhicules de combat et d’emporter les VIP a couvert. Nous avons subi un KIA dans la manœuvre et trois de mes hommes sont blessé, le commissaire Flores a perdu plus d’hommes et les manifestants ont été libérés. Nous tenons une position défensive dans un bâtiment. Les insurgés n’osent pas avancer mais nous sommes coincés, demande transfert de scans topographiques de ma zone et une ZA, je répète, nous avons toujours les VIP sous notre garde. Terminé.

- Reçu Victor-Leader, transfert de carte topographique a votre datapad. La base est en état d’alerte, toute la ville semble bouger et prendre les armes. Vous ne pouvez pas rester où vous êtes mais le soutien aérien est actuellement sollicité par Condor, terminés, nous vous tiendrons informés par le biais de votre datapad. »

La liaison se coupe et je tourne mon poignet pour inspecter mon datapad. L’écran de ce dernier est méchamment fissuré mais il est fonctionnel, quelques secondes passent pour qu’une carte détaillée du quartier m’apparaissent et je détecte rapidement une porte de sortie qui peut nous être utile. Je me tourne vers Flores et lui fait un rapide rapport de situation.

« - Si vous aviez fait votre boulot, saloperie de kraut, on en serait pas là ! »

Je me retiens de lui tirer une balle en pleine tête pour son insolence, mais je doute sincèrement que ses gars apprécient de me voir dézinguer leur patron froidement. Je grimace un instant puis me tourne vers un de mes marines.

« - Combien de grenades HE et fumigènes nous restent-il ? »

Le compte est rapidement fait, à peine cinq HE et trois fumi’. A peine assez pour ce que j’ai en tête, je me tourne vers un de mes hommes et lui montre un mur en lui plaquant un lance grenade contre le torse.

« - On va partir par-là, il y’a une ruelle qui mène à un dédale. Wilfried ! Beugle-je.
- Ja Oberst ? Me réponds-il.
- Regarde ton datapad, tu nous guide jusqu’à la ZA dès qu'elle nous est indiquée ! Flores ! Préparez-vous a jeter vos fumigènes dans l’entrée et assurez-vous que les VIP ne nous quittent pas d’une semelle, s’ils le font, vous leurs pétez un bras, puis l’autre ! Exécution ! »

Mon plan se mets en marche dans les secondes qui suivent, l’explosion du mur m’assourdit pendant quelques instants tandis qu’a la fumée que vomissent les fumi’ se mêle une odeur de poussière de béton qui prends à la gorge. Je grimace, j’ai envie de tousser mais je me retiens. Ma main se pose instinctivement sur ma blessure, j’en jauge la gravité un dernier instant avant de récupérer ma carabine et d’ordonner a tout le monde de se mettre en route. Ils connaissent bien la ville, mais moi, j’ai Wilfried et une carte toute fraîchement mise à jour. Je leurs échapperais et les VIP eux, ne m’échapperont pas.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 6 Nov 2016 - 13:02



Dans les ruelles des quartiers sud de Boog
6h37 Heure locale


Cela faisait un quart d'heure que Victor-2 était arrêté dans une ruelle en contrebas d'une barre d'immeuble. Les militaires sous l'égide du capitaine Harris avaient coupé les moteurs des véhicules.
-Ils foutent quoi putain ? S'enquit la première classe Rakki qui avait l'accent Indou prononcé.
Le conducteur scruta les alentours à travers le part-brise.
-Aucune idée, mais j'ai hâte à ce qu'on se tire d'ici vite. Ça sent pas bon je te le dis.
-C'est pas toi qui voulait de l'adrénaline Tommy ? Taquina un troisième soldat du rang assis le plus à droite de la banquette de face.
-Je t'emmerde Sanchez.
Les six marines à l'arrière du véhicule gloussèrent un moment.
-Vous faites quoi après la guerre mon caporal ? Déclara Diana, l'allumeuse de l'unité, à l’intention de son supérieur qui gardait le silence jusque là.
O'Malley eut un sourire charmeur.
-De quoi parlez-vous soldat, cette guerre de finira jamais !
L'ensemble ricana à nouveau.
Assis à sa place passager, Fabrice avait quant à lui le regard vide. Ses yeux étaient fixés sur le deuxième Warthog M831 garé devant eux. Le jeune-homme pensait à autre chose. La conversation des marines lui passait à travers le crâne, sans y prêter attention. Fabrice songeait à son retour sur Terre, à la fin de cet enfer qui le traumatisait. Il était jeune, beaucoup trop jeune pour rester sur cette planète dont il mesurait le danger. Il pensa longtemps à son foyer, et la fatigue le gagna bientôt, sa tête pencha légèrement vers l'avant, et une voix sembla à ce moment résonner dans son crâne : « Sergent, sergent, sergent .. »
-SERGENT !
Fabrice sursauta sur sa droite. Harris était debout à l'extérieur du véhicule.
-Ça fait trois fois que je vous appelle. C'est quoi votre problème ?
-R.. rien mon capitaine. Veuillez m'excusez, j'ai eu un moment d'absence.
-Pas le moment docteur. Bon. On va se bouger d'ici. Condor 1-1 est bientôt sur l'objectif, on y va pour les cueillir.
-À vos ordres.
Harris lui pressa l'épaule en le fixant droit dans les yeux.
-Je sais que vous n'êtes pas habitué, mais je veux votre maximum d'attention jusqu'à ce qu'on soit de retour chez nous. Vous m'avez compris doc ?
-Affirmatif mon capitaine.
Harris s'éloigna en direction du véhicule de tête. Le premier warthog LRV quitta sa position et s'engagea dans la ruelle, bientôt suivit par le premier warthog M831 destiné à accueillir les effectifs de Condor, et qui n'était occupé que par un conducteur. Le second warthog de transport remplit de marines s'engagea à son tour, et le deuxième LRV ferma la route.

Les véhicules arrivèrent sur l'objectif en débouchant de la ruelle. Il s'engagèrent aussitôt sur la gauche et commencèrent à longer le muret de la basse court. Le véhicule de tête s'immobilisa. Harris regarda sur sa droite. Le muret lui arrivait au nez, et il dû se redresser légèrement sur son siège pour avoir un aperçu des immeubles d'où les éléments de Condor étaient censés surgir. de l'autre côté de la cours. il saisit sa radio.
-Victor 2 pour Condor 1-1, nous sommes en attente sur le point d'extraction.
Dans le troisième véhicule, Rakki se figea un moment en se concentrant.
-Vous entendez ?
-Ouais.. un véhicule ! Rétorqua Mike.
-Même deux.. Ajouta Sanchez en pressant la crosse de son MA2B.
Soudain, une jeep surgit dans l'angle de rue derrière le convoi. Le mitrailleur du warthog de queue pivota sur lui-même en braquant la voiture.
-Halte-là !
Le véhicule freina sec et les quatre portières s'ouvrirent brusquement. Des rafales se mirent à pleuvoir sur le véhicule de l'UNSC qui fit aussitôt feu. Deux assaillants furent tués sur le coup. Le reste se replia derrière la jeep et disparut dans l'angle du muret. De nouveaux tirs retentirent soudain depuis le toit d'un immeuble sur la gauche de la colonne de l'UNSC.
-DÉPLOIEMENT ! Tonna Harris dans le canal de l'unité.
Fabrice ouvrit brusquement sa portière qui racla contre le muret de la basse-court. Tommy le suivit en effectuant un saut-de-mouton depuis sa place conducteur afin d'avoir à éviter de contourner le warthog. Les marines étaient déjà dehors, alignés contre le muret, protégés par le véhicule sur leur gauche. Un deuxième véhicule de type pick-up surgit soudainement dans l'angle opposé de la ruelle. Le Warthog de tête ouvrit le feu à son tour sur l'élément hostile qui lui faisait face. L'ensemble des marines, mis à part les servant des glatling, étaient à présent recroquevillés entre le muret de la basse-court et la colonne de warthogs. Des tirs de ripostent furent engagés.
Pressée contre la roue arrière du Warthog, Sanchez hurla pour se faire entendre par-delà les détonations.
-Blake ! Tu le vois ?
-Fenêtre de gauche ! Fenêtre de gauche ! Rétorqua à répétition l'interlocuteur qui occupait la même position contre la roue avant.
-On fait quoi sergent ?? Sergent ?!
Fabrice voyaitsa vie défiler à une vitesse vertigineuse. Embusqué le plus en avant du véhicule, il était pris d'un profond vertige.
-Je.. euh..
Son pistolet lui glissa des mains, il le ramassa aussitôt. Le caporal O'Malley avait déjà pris les choses en mains.
-Mike, Rakki, déployez-vous sur le dernier véhicule. Blake, Chan et Sanchez rejoignez le deuxième devant-nous. Tommy, avec moi, on reste ici avec le sergent. Huah marines ?
-HUAH ! Tonna l'ensemble.

Campus de l'Hôtel Zanzibar, sud de la banlieue de Boog
6H41 Heure locale


Deux véhicules traversèrent le portail à toute vitesse. Un premier buta contre la fontaine. Ses occupant furent secoués et il s'arrêta sec. Une gatling était artisanalement installée sur le pick-up. Le servant la braqua contre la bâtiment dans lequel les militaires du CSNU venaient de repousser un premier assaut. Le milicien cribla de balle les fenêtres sans s'arrêter dans son engagement.
Le deuxième véhicule, de type fourgon, venait de s'arrêter à côté de la carcasse en flamme du brûlot qui avait explosé plus tôt contre l'hôtel Zanzibar. Sept miliciens jaillirent du transport et s'engouffrèrent par la brèche encore fumante.
L'opérateur du Specwar sortit à l'arrière du bâtiment par une fenêtre du rez-de-chaussé, en traînant son collègue sévèrement blessé. Deux de ses compagnons avait été tué plus tôt dans l'explosion. Il tira son frère d'arme sur une trentaine de mètres en direction des cases implantées sur la droite de l'hôtel. Alors qu'il ne lui restait que cinq mètres à parcourir, des balles se mirent à siffler dans son secteur. Le conducteur du fourgon ouvrit sa portière en continuant à canarder le militaire. Le soldat d'élite entendit l'homme rappeler ses collègues, et se pressa de s'abriter derrière la façade de la case la plus proche. Des maisons de domestique, probablement. Il tenta un appel radio sans succès. L'appareil était endommagé. Prêt à défendre chèrement sa vie, bien que lui-même blessé à l'épaule gauche, il arma son DMR d'un énième chargeur et risqua un regard dans l'angle contre lequel il était assis. Une rafale claqua, des éclats du mur furent projetés contre son visage qu'il détourna aussitôt en se crispant.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 16 Nov 2016 - 14:31

"-Munitions!"
Chris rouvrit des yeux qu'il ne se souvenait pas avoir fermé à l'entente de la désagréable voix nasillarde. Qu'est-ce que...Où est-ce qu'il était? Le monde autour de lui semblait renversé, désordonné...Eparpillé, pour employer un terme plus exact. Il lui fallut un certain temps pour comprendre que son corps était allongé, incapable de bouger, de quelque manière que ce soit. Le jeune homme ne sentait plus ses jambes...Et son bras droit, écrasé sous son propre poids, le picotait alors que son sang parvenait avec difficulté à le traverser. L'odeur alentour était insupportable. Ca sentait le cochon brûlé. L'hémoglobine à moitié coagulée aussi...Comment...
Une ombre passa devant lui. Ses yeux mirent un certains temps à la distinguer mais lorsque ce fût chose faite, tout lui revint avec une clarté horrible. Les escaliers. Le taré dans le mur. Les cris...Le géant qui l'avait attrapé par la nuque pour lui écraser le crâne au sol.
On avait massacré tout ses coéquipiers. Et ses potes. Julian. Euphrati. Nikolaï.
Chris tenta à nouveau de bouger. Après plusieurs douloureux contorsionnements inutiles, le révolté comprit le fin mot de l'histoire. Il comprit pourquoi personne ne lui avait tranché la gorge. Ca semblait logique, surtout maintenant qu'il sentait les liens qui entouraient tout son corps. Un froid terrible le traversa.
L'ombre au-dessus de lui était celle du géant à qui il devait sa condition actuelle. Il était accroupi en-dessous d'une fenêtre cassée, criblée de balles. Les bords en métal fumaient légèrement mais ça n'avait pas l'air de le géner outre-mesure.
"-Josh', on a pas toute la journée." Reprit la voix désagréable, passablement agacée à en juger le ton.
Le géant, Josh, risqua un coup d'oeil en dehors de son abri. Presqu'aussitôt, un flot de balles traçantes traversa la quasi-intégralité de la salle, à grand renfort de claquement et de sifflements. Chris ferma les yeux jusqu'à ce que la tempête se calme, ce qui arriva quelques secondes plus tard. "Josh'" n'avait pas l'air mort, il semblait même plutôt en forme. Ce qui n'avait aucun sens. C'est là qu'il remarqua le bouclier improvisé attaché au poignet du marines. Une espèce de plaque de métal cabossée et carbonisée. Un morceau de porte sans doute...Ou une table entière.
"-Vieux modèle, rien à voir avec nos Vulcan." Grinça le géant avec mépris.
Une voix plus grave, monocorde et dangereusement proche, prit à son tour la parole.
"-C'est bien ce que je disais. C'est pas par choix qu'ils font de si petites rafales, c'est par obligation. De la camelote. Les canons chauffent trop vite et ils sont obligés d'attendre au moins trente secondes après chaque coup de nerfs.
-'va quand même falloir se magner, on va finir par se prendre la baraque sur la tronche si ils continuent à tirer comme ça.
-Ca marche. Fergusshon?"
Le sol d'acier et de plâtre ne parvint pas à totalement étouffer le bruit des tirs provenant de l'étage inférieur...Et encore moins à masquer la cacophonie produite par la riposte de la gatling à l'extérieur.
Chris ferma de nouveau les yeux en entendant la foule de pas se rapprocher de sa position. Après une nouvelle tempête de flamme et un flot de jurons, le rebelle entreprit de recouvrir la vue.
Mauvaise idée.

Carl, salua d'un clignement d'œil leur prisonnier.
"-C'est quoi ton petit nom?"
Le regard du concerné se perdit derrière son bourreau accroupi, là où, allongé au milieu des débris de la salle, Mendoza attendait en serrant les dents que Mila ait finit d'inspecter son visage couvert de suie et de morceaux de verres. Carl recentra l'attention de son invité à l'aide d'une petite claque sur la joue :
"-Regardes-moi quand je te parle. Et réponds."
Chris le fit. En lui crachant au visage. L'insulté ne cligna même pas des yeux face à l'injure pourtant claire. Derrière, l'infirmière des Sanglots se relevaient en soupirant, excédée.
"-C'est que dalle, ça va même pas te laisser une petite cicatrice, à part peut-être au niveau de l'arcade.
-Je vais pas devenir aveugle alors?!" S'enquit de demander le porteur de bob, toujours allongé.
Mila leva les yeux au ciel.
"-T'as juste du sang dans les yeux. Relèves toi déjà, ça lui évitera de sécher dans tes cils.
-Je vais finir par me mettre en colère si tu ne cesses d'éviter ma compagnie." Gronda Carl.
L'avertissement suffit à Chris. Bien malgré lui, le jeune révolté souffla sur une de ses foutues mèches de cheveux qui ne cessaient de se mettre devant son champ de vision et plongea son regard dans celui de son vis-à-vis.
Et c'est à ce moment, alors que le prisonnier prenait conscience de toute la folie dissimulée derrière les yeux venimeux du geôlier, qu'il comprit qu'il allait mourir. Comme les autres.
Qu'importe. Sa résolution était trop grande pour que son menton tremble lors des dernières secondes de sa chienne de vie.
"-J'ai pas peur de toi."
Carl le crut en penchant la tête sur le coté, sans en paraître réellement troublé. En réalité, il saluait la performance du jeune coq, c'était de loin sa plus courageuse victime. En excluant peut-être le petit rebelle/chien au nom ridicule du Spectre Akylides. Lui aussi, il avait vraiment réussi à paraître indémontable.
Les trente premières minutes.
"-Je m'en cogne coco. Et je ne compte pas te poser de question, ni te torturer, alors gardes tes récriminations pour le monsieur là-haut, veux-tu? M'est avis que tu vas le croiser d'ici peu.
-Qui, le père Noël?" Ricana Joshua, assit par terre à quelques mètres de là.
"-Peut-être bien." Siffla Carl. "Je me demande lequel des deux est le plus grotesque, franchement. Tu es toujours avec nous mon garçon?"
Chris avala sa salive en tentant de ne pas faire attention au nouveau flot glacial qui venait de traverser son corps. De quoi parlaient-ils? Toute cette histoire commençait à sérieusement l'énerver.
"-De quoi vous parlez putain?!"
Elena prit appuie sur l'épaule de Joshua et pointa son magnum au-dessus de la fenêtre avant de presser trois fois la détente. Quelques timides rafales lui répondirent sans toucher grand chose. La seconde d'après, elle activait sa liaison com.
"-Les deux autres sont encore en vie. Et aucun n'a prit la place du tireur, ça devrait être facile maintenant. Préviens si tu veux un tir de couverture.
-De quoi..." Répéta Chris. Un haut-le-cœur le prit et la fin de sa phrase mourut dans sa gorge.
Carl haussa les épaules.
"-Ah oui, du coup tu ne peux pas voir, ficelé comme tu es. Attends."
L'adjudant-chef attrapa son couteau et s'approcha du prisonnier pour défaire quelques-uns de ses liens avec flegme.
"-J'avoue qu'au départ je pensais t'utiliser à des fins plus propre, mais ces abrutis ont tirés partout avant qu'on ait eut le temps de te changer de place. Milles excuses."
Chris eut finalement assez de mobilité pour se redresser. Pour tenter de s'asseoir.
Et pour comprendre pourquoi il ne sentait plus ses jambes. Sur le corps d'un homme normalement constitué, un tir de mitrailleuse lourde occasionne beaucoup de dommages. Alors une rafale...Tout ce qui se trouvait en-dessous de ses hanches n'existait tout simplement plus. Seule subsistait une espèce d'amas de chair tantôt blanchâtre tantôt rouge cramoisie. Étrangement, le fait de contempler ainsi les ruines de son propre corps ne le terrifia pas outre mesure. Bien sûr, Chris n'accueillait pas en souriant la nouvelle, mais l'envie de crier d'horreur ne lui venait même pas à l'esprit. Il se vidait de son sang, allait mourir mais ne tremblait qu'à cause du froid. Et ça le rendait assez fier, bizarrement.
"-Ils y sont pas allés de mains-mortes." Reprit Carl, le sourire aux lèvres." Mila a utilisée la réserve de bio-mousse que tu trimballais dans ta sacoche sur...Hé bien ce qui reste. Et aussi quelques cachets de morphines. T'es sans doute pas loin de la surdose mais, bon...
-Ouai. Merci...Pourquoi vous...
-T'es mignon." Ronronna ladite Mila en s'approchant pour s'accroupir à son tour à ses cotés."Et je m'ennuyais. Tu me fais penser à Nick'." Finit-elle en lui caressant la joue.
Carl leva les yeux au ciel.
"-Ouai, c'est mignon tout ça. Dis-voir, tu voudrais pas nous rendre un petit service et me dire si tes copains comptent envoyer, encore, des renforts après ça. Ou même nous dire combien de gars il y avait dans l'autre fourgon. Ou même nous dir...
-J'suis pas une balance."
Le marines haussa les épaules en entreprenant de se relever.
"-Ouai, je m'attendais un peu à une réponse du genre." Décréta-t-il en s'éloignant du corps malmené. Chris l'observa partir avec un petit pincement au cœur. Ce type était peut-être un salopard de tueur de l'UNSC, mais ça restait, justement un type. Quelqu'un avec qui parler. Quelqu'un avec qui échanger. Quelqu'un qui pouvait lui permettre de ne pas penser à son futur proche. A cette foutue mort qui approchait vraiment trop rapidement, pour tout dire.
Ses tremblements gagnèrent en intensité.
"-Chhhht..."Ronronna Mila en s'approchant un peu plus. Après s'être assise à ses cotés et l'avoir forcé à poser sa tête sur ses genoux, la tueuse reprit, et lui caressa les cheveux de ses mains gantées. "Accueille cette douce mort avec joie. Tu vas t'endormir et toute la douleur va disparaître."
Quelque chose de profondément malsain se cachait dans le ton de mère affectueuse qu'employait la femme, mais Chris sourit tout de même en entendant ses paroles. Capturé par un géant, massacré par ses alliés, bercé par une ennemie. Quelle drôle façon de finir sa vie. Son sourire devint béat lorsqu'elle l'embrassa à pleine bouche, non sans laper avidement le sang qu'il recommençait à cracher.
"-Tu es belle." Finit-il par dire, incapable de vocaliser une déclaration plus intelligente alors que son regard se perdait dans celui de sa veilleuse. Elle rit, et ce son lui sembla merveilleux.
"-C'est vrai. Et toi tu es mignon. Quel gâchis ils ont fait... On aurait pu bien s'amuser toi et moi."
Dans son état de presque-mort, Chris ne remarqua qu'un fait : L'infirmière des Sanglots se mordait les lèvres. Sa conscience de mourant ne prêta pas la moindre attention à la main qu'elle égarait au niveau de sa Machette. Ce qui était sans le moindre doute mieux pour lui.
L'instant d'après, sa propre gorge tranchée projetait un torrent de sang au visage d'une Mila aux anges. Sa machette toujours dans la plaie, l'infirmière entreprit de scier avec passion le reste du cou. Chris mourut heureusement avant que la lame dentelée ne commence à grignoter sa colonne vertébrale. Sa dernière vision fut celle de sa bienveillante tueuse riant aux éclats en se gorgeant de son propre sang.

"-Nom de dieu mais qu'est-ce qu'elle fout?!" Mendoza dardait d'un oeil peu amène l'infirmière hilare scier la tête du rebelle malchanceux. Sa vision était encore trouble, ce qui ne rendait pas la scène plus facile à regarder. Joshua haussa les épaules.
"-Elle fait sa Mila. Qu'est-ce qui te surprends là-dedans?"
L'intéressé secoua la tête, incapable de formuler une réponse à peu près correcte. Le plus surprenant restait le fait qu'il n'arrivait tout simplement pas à détacher son regard de la brutale scène de décapitation. Ce n'était pas difficile de comprendre pourquoi  et c'était, d'ailleurs, bien ça qui le chagrinait : A son dégoût, purement humain, se mêlait désormais le voyeurisme malsain symptomatique de la folie des Sanglots. Durant un court instant, Mendoza se remémora les débuts de Sorince. La première fois où sa propre personne avait vu son sergent se pencher sur un corps agonisant, le visage souriant et la main posée sur son couteau de combat. A cette époque, le jeune marines qu'était la première classe Jenkins ne soutenait jamais du regard ces scènes de cruauté gratuite...Maintenant...Alors qu'il possédait une place de privilégié, de second, parmi les cinglés suivant son éternel supérieur, Mendoza prenait conscience que la folie de ses congénères se révélait contagieuse. Quelque chose...Quelque chose de profondément mauvais, tout au fond de lui, commençait à changer son dégoût en...Il ne savait pas trop quoi. Est-ce que c'était comme ça que ça commençait? Etait-ce ainsi que Mila avait commencée à prendre goût à la douleur d'autrui? Etait-ce simplement une espèce d'évolution logique?
Il frissonna, pesta...Puis chassa les images sanglantes qui défilaient dans son crâne en les remplaçant par les souvenirs de sa dernière permission. Un sourire fugace prit place sur son visage tandis qu'il repensait à cette nuit-là, où toute sa petite famille s'était endormie devant des dessins animés rétro...Britza, contre son épaule, s'était endormie en caressant la tête de leur enfant. Mendoza n'avait pas osé les réveiller alors...Il s'était endormi aussi. Ca avait été une bonne nuit.
"-Mendoz', je sais que c'est marrant, mais il va falloir bouger." Pouffa Joshua.
L'intéressé cligna des yeux et avala sa salive en constatant que son champ de vision était toujours dirigé sur Mila alors qu'elle embrassait désormais l'intérieur du cou ouvert de sa victime. Joshua s'avança jusqu'au niveau du monticule de déchet sous lequel était enterré Teretchenko et entreprit d'en tirer ce dernier, qui gronda lorsque le géant le souleva avec son habituel manque de ménagement.
"-Mila.
-Ouai ouai." Siffla l'autre avant de jeter la tête du rebelle dans une corbeille à papier pour se diriger vers l'escalier menant au rez-de-chaussée.
Mendoza la suivit, non sans maintenir une distance de sécurité de trois pas.

En bas, tout n'était que cadavre et calcinations. Les charges posés par les occupants avaient noircis murs, plafonds et sols. De petits feux, incapables de grandir, s'épuisaient à droite et à gauche sur des restants de tissus et de papiers déjà proche de l'état de cendres. Pour ajouter au chaos ambiant, Fergusshon avait traversé le mur avant du bâtiment avec le pick-up dérobé au rebelles pour le "garer" sur les restes d'un secrètariat.
Carl se trouvait assit sur le siège passager du véhicule, l'air profondément amusé par la scène se déroulant dans son dos. Fergusshon, équipé d'un chiffon et de la lame de son couteau, grattait en effet l'intérieur des gachettes de la gatling pour retirer les morceaux de chairs fondus de son précédent propriétaire. L'opération nécessitait un certain doigté, les risques de décrocher lesdites gachettes, déjà mises à mal par la dernière escarmouches, n'étant pas négligeables.
La neutralisation des rebelles qui l'occupaient s'était révélée relativement aisée. Les hôtes de l'autre véhicule s'étant visiblement intéresser à une autre cible, la gatling n'avait pu bénéficier que du soutien des passagers de son propre Pick-up, en plus du conducteur. La sanglot avait simplement attendu que ses canons surchauffent pour sortir de leurs couverts et délivrer un torrent de balles sur leurs agresseurs. La plupart étaient morts sur le coup, sauf deux, recroquevillés derrière le véhicule criblés de trous. Fergusshon, posté en bas du bâtiment, s'était précipité sur l'occasion pour récupérer le Pick-up et achever les deux pauvrets, cloués par l'appuie-feu des collègues de la tête brûlée.
Pendant ce temps, les occupants du fourgon rebelle s'étaient entêtés à tirer sur une cible inconnue mais ô combien bienvenue des Sanglots. Et à en juger la cadence des tirs du coté de l'hôtel, ils n'avaient toujours pas réussi à le descendre, quoique ce fût.
"-Ce tacot pourra pas nous emmener très loin." Siffla Elena. "Même si on vire la mitrailleuse de l'arrière, elle pourra pas tous nous transporter.
-Très bien, qui veux rester ici et mourir héroïquement?"
La proposition de Carl fut accueillie par quelques rires fatigués. Satisfait de cette réponse, l'adjudant-chef se leva de son siège et alla rejoindre sa compagne, qui farfouillait dans les entrailles du véhicule en s'escrimant à maintenir le capot maltraité en surélèvation.
"-T'y comprends quelque chose?
-Non. De un je suis pas mécano, de deux je déteste les bagnoles, de trois ça fume trop." Répondit l'intéressée, rageusement, avant de s'éloigner vivement pour laisser le capot retomber dans un grand fracas. Définitivement en fin de vie, ce dernier ne supporta pas le choc et se décrocha pour glisser au sol.
"-Pas besoin d'être mécano pour savoir que quand ça fume noir, c'est pas bon." Observa Fergusshon.
Assit sur une table retournée, Alexey ricana.
"-On pourrait éventuellement s'en servir de bombe."
A cette proposition, le visage de Joshua s'éclaircit. Mais son comparse occupé à nettoyer la mitrailleuse le stoppa dans son élan.
"-Nan, c'est encore une de ces bagnoles "ultra-sécurisée". C'est d'la merde en boite mais ça fera jamais rien de plus qu'une petite secousse avant de crever pour de bon. Et y'a plus assez de munitions dans ce flingue pour pallier à ça."
Dans un magnifique à-propos, une détonation provenant de l'hotel fit sursauter tout le groupe.
"-Y'a quelque chose?"
Mila et Mendoza, tout deux postés près du mur défoncé par le Pick-up, hochèrent la tête.
"-Les rebelles y vont à l'incendiaire. Ils ont pas l'air d'apprécier notre copain anonyme.
-Plutôt une bonne nouvelle.
-C'est peut-être Evrett?" Hasarda Fergusshon.
"-Sa planque se porte bien mieux que la nôtre, qu'est-ce qu'il serait parti foutre à l'extérieur?" Teretchenko haussa les épaules en essuyant la sueur qui coulait de son front d'un revers de manche. "Nan ça colle pas. D'autres malchanceux de notre genre sans doute."
Carl hocha la tête d'un air songeur. S'ensuivit un court silence, durant lequel Elena contempla le visage du dirigeant de l'escouade avec inquiétude.
"-Je n'aime pas cette lueur dans tes yeux."
L'adjudant-chef pouffa et sourit.
"-Allons les aider."

Les rebelles du fourgon s'étaient séparés en deux équipes. La première, définie comme "active", composée des cinq soldats les plus énervés et expérimentés, se voyait chargée de la traque et de l'élimination de l'opérateur et de son collègue blessé. Au moment où la Sanglot discutait, les traqueurs avaient réussi à encercler leur proie, qui s'était alors réfugiée tout au fond d'une case branlante. L'équipe de chasseurs progressait lentement mais méthodiquement, refermant petit à petit leurs serres sur la gorge déjà serrée de deux pauvres marines blessés. Ce qui avait tout l'air d'être une mise à mort particulièrement lâche et peu glorieuse pour le commun des mortels se voyait catapulter au rang d'épreuve du feu, de consécration, pour les chasseurs, qui criaient, chantaient leurs excitations dans le com. Au grand dam de la deuxième équipe.
Cette dernière, plus passive, s'occupait de surveiller et de protéger le fourgon. Elle était composée de trois soldats, pilotes inclus. Plus tôt, ils avaient observés, impuissants, le massacre des occupants de la gatling/pick-up près du premier bâtiment. Un comportement facilement compréhensible une fois analysé : Tiraillés entre leur obligation –qui était de protéger le fourgon- et le lien de fraternité qui les rattachait à ceux qui se faisaient massacrés, ils n'avaient tout bonnement pas su prendre de décision –ce qui, en soi, en était une-. Aussi contemplaient-ils désormais le champ de ruine qu'était la place de l'hotel avec un abattement certain. Abattement qui avait atteint son comble lorsque le pick-up s'était fait apparemment détourné. Totalement dépassé par les évènements récents et par l'excitation de l'autre équipe dans le canal global, les deux surveillants passaient donc le temps en faisant les cents pas et en se disputant vivement avec le pilote du fourgon, visiblement plus expérimentés qu'eux : un exploit facile, puisque le plus âgé des surveillants avait soufflé ses dix-huit bougie le mois d'avant.
Pour une équipe de spécialiste, le fait de passer au travers de leur vigilance aurait été un jeu d'enfant. Leurs rondes, si c'en étaient biens, n'avaient aucunes coordinations, leurs regards étaient plus orientés du coté des cases qu'autrepart et lorsqu'ils se décidaient finalement à se tourner dans le bon sens, ils ne vérifiaient ni les angles morts, ni les anomalies causées par le vent. Comme dit, l'infiltration aurait été un vrai jeu d'enfant. Mais la Sanglot détestait l'infiltration.
Leur sortie fut dépourvue de la moindre grâce.
L'instant d'avant, tout était calme. La seconde suivante, le pick-up sortait du bâtiment dans lequel on l'avait fourré pour se jeter dans leurs directions aussi vite que lui permettait son moteur mis à mal. Le premier réflexe des deux jeunots et du pilote furent de courir se mettre en position de combat derrière le fourgon, puis d'aligner leurs tirs sur le véhicule. L'entreprise prit un peu moins de douze secondes, ce qui était bougrement long en situation de combat. Fort heureusement, le pick-up avait exactement quatre cent dix-huit mètres à traverser, en ligne droite certes, mais en terrain accidenté surtout, d'autant que sa vélocité se voyait diminuée par son état de délabrement avancé. Aussi purent-ils ouvrir le feu avant même qu'il n'arrive à mi-chemin. Les dix premiers coups de feu manquèrent leurs cibles. Puis une balle chanceuse de MA5K fit mouche au niveau du capot. Quelques dixièmes de secondes plus tard, une rafale arrachait l'unique phare avant encore fonctionnel. Puis une autre traversa le pare-brise déjà en parti brisé pour lacérer les sièges avant.
Finalement, alors que le pick-up entamait la dernière centaine de mètre, sa roue avant droite buta contre quelque chose de suffisamment solide pour la détourner de son objectif initial. Il partit sur le coté sur une vingtaine de mètre sans que personne ne tente apparemment de le rediriger, pour finalement taper dans les restes d'un arrêt de bus qui eut le mérite de le ralentir convenablement et, surtout, de le retourner. Le pick-up termina donc sa course en glissant sur son propre toit, bien écrasé pour l'occasion, sous les yeux dubitatifs de trois rebelles qui n'arrivaient pas à croire que, pour le coup, tout s'était passé comme prévu.
Le pilote du fourgon ordonna au plus âgé de vérifier "l'état" de l'équipage du véhicule accidenté, ironiquement échoué devant l'hotel, à une trentaine de mètre à peine de leurs positions. Le concerné s'exécuta, rassuré par le fait de se savoir couvert par ses collègues. Il mit tout de même six longues minutes avant de se décider à contourner la carcasse du pick-up pour braquer son arme sur ce qui devait être les restes fondus du siège du pilote.
Des restes fondus et vides.
A quatre cent vingt-quatre mètres de là. Allongé sur une table au rez-de-chaussé du bâtiment qui lui avait couté tant de souffrance, Teretchenko vérifia que son épaule encore valide était bien posée contre la crosse de son SRS 99 AM avant de presser la détente. Ce mouvement de dernière minute baissa involontairement le canon d'un demi-millimètre, ce détail entama malheureusement nettement la trajectoire de tir. La balle atteignit l'inspecteur du Pick-up au niveau de la cuisse droite au lieu de le toucher en plein torse, ce qui eut pour effet de lui arracher la jambe et une partie de la hanche droite. Le choc le projeta en arrière et libéra par la même occasion une longue boucle d'intestins qui prit la place –presque la forme- de la jambe arrachée quelques instants auparavant. Les deux rebelles restants crièrent leurs désarrois et se mirent aussitôt à chercher le tireur du regard, puis la baïonnette d'un fusil à pompe se planta dans la tempe du pilote, qui émit quelques claquements de dents avant que son assassin ne tire à travers son crâne pour atteindre son collègue à bout portant. Ce dernier fut le seul à mourir sur le coup, sans douleur.

Carl retira sa baïonnette de la ruine ensanglantée qui avait un jour été un être humain pour l'observer s'écrouler sans cesser d'être secoué de spasmes en tout genre. Plus loin, Elena finissait d'arracher le visage du semi-cul-de-jatte avec son couteau de combat. Vu les cris de ce dernier, ça n'avait pas vraiment l'air de lui plaire.
"-Bon, on tient peut-être notre taxi par contre, là." Ricana Fergusshon, déjà confortablement installé à la place pilote du fourgon.
Carl resta songeur un certain temps, sans cesser de contempler avec une certaine satisfaction les spasmes du corps à ses pieds. Joshua mit fin à ses rêveries en se penchant près du corps pour le fouiller, avant d'être surprit par une nouvelle manifestation nerveuse. Le géant y mit fin l'instant d'après en brisant la colonne vertébrale du cadavre. Il pilla convenablement les trois corps, puis fit part de ses trouvailles d'un ton particulièrement blasé.
"-Deux frag', six chargeurs de MA5K et trois magnums avec deux chargeurs chacuns. C'est pas la joie."
Fergusshon lui fit signe de mettre tout ça à l'arrière de leur nouveau véhicule et Carl lui donna son assentiment. Au loin, Mendoza et Mila arrivaient au pas de course, en portant tant bien que mal un Teretchenko perclut de douleur et de très mauvaise humeur.
"-Bon, la suite du plan?
-On massacre les autres, on sauve nos amis inconnus et on se casse."
Ce qu'ils firent.
Les cinq restants moururent relativement rapidement, sauf les deux derniers. Le trio principal, composé du "chef" de l'escouade" s'étaient retrouvés à l'avant de la case où s'était réfugié ce qu'ils considéraient encore comme étant "leur proie". Ils allaient enfoncer la porte lorsqu'une grenade à fragmentation passa au-dessus de l'épaule du plus grand, pour rebondir contre ladite porte et tomber à leurs pieds. La déflagration les tua sur le coup, tout les trois. Un lancer parfait, salué par l'entièreté de l'escouade au point que Joshua finit par en rougir.
Les deux derniers, postés à l'arrière de la case, qui avaient entendus la mort de leurs collègues, abandonnèrent l'idée de passer par la fenêtre du bâtiment pour finir ce type qui, en fin de compte, ne leur avaient rien fait et tentèrent de s'enfuir, complètement paniqués. Les ricanements, les sifflements et les cris des sanglots les perdirent un moment dans le labyrinthe de taudis...Puis Mila sauta du toit d'une baraque sur leur gauche et vida son chargeur dans le bas-ventre du plus grand des deux. L'autre s'enfuit sans demander son reste, courut un certain temps puis s'écroula aux pieds de celui qui venait de lui faucher les deux jambes à coup de MA37. Sous le choc, il ne pensa même pas à se débattre lorsque Fergusshon s'accroupit en dégainant son couteau.
Pendant ce temps, Carl entrait dans la case pour se présenter à ceux que son escouade venait de sauver, non sans manquer de récolter une rafale de semonce destinée à dissuader tout intrus de se risquer ici-bas.
"-Wowowow. On est ensemble. Adjudant-Chef Sorince, H-78, Condor 1-2, escouade Sanglot, blabla..." Hasarda-t-il, l'air légèrement ennuyé, en passant la tête à travers l'un des trous du mur causé par les précédents tirs.
Une voix légèrement énervée finit par lui répondre :
"-Bordel... Où ils sont les..."
Carl se montra pour saluer ce qui avait l'air d'être une épave humaine à moitié calcinée. Visiblement, la grenade incendiaire qu'ils avaient entendu exploser plus tôt avait occasionnée quelques dommages au visage de leur nouvel ami. Toute la partie droite de sa face ressemblait étonnamment à la garniture du dernier plat que l'adjudant avait mangé, avant de partir en mission : Fromage fondu et sauce tomate. Il fit la moue à cette pensée.
L'odeur était presqu'aussi écoeurante, en plus.
"-Les méchants sont morts. Enfin presque."
Un hurlement se fit entendre, puis un unique tir le fit taire.
"-Maintenant ils sont tous morts." Ricana Carl. "A qui ai-je l'honneur?"
L'autre toussa, vérifia le poul du corps gémissant qu'il avait trainé avec lui, puis plissa la partie non-calcinée de son visage, non sans quelques difficultés.
"-Darius Jackson monsieur. Vous avez de la morphine?"

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
Spoiler:
 




Dernière édition par Carl Sorince le Ven 16 Déc 2016 - 20:43, édité 1 fois
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 16 Nov 2016 - 22:43

Sourd aux jurons d'Anaëlle, Djerin prit la tête du groupe dans les égouts avec ses hommes, talonnés de près par le spectre et le reste de l'équipe derrière lui. Au détour d'un croisement, ils aperçurent un trio de rouges en patrouille. Au signal de leur supérieur, les ODST ouvrirent le feu, suivit de très près par leurs homologues des forces spéciales. Trois toussotements, les lumière s'éteignirent, trois de plus, les sacs de viande dénué d'essence vitale s’effondraient dans une tourbe puante. Toujours d'après les indications du spectre, il arrivèrent au pied d'une échelle d'acier menant à une plaque de fonte. Le métis prit place sur les barreau, soulevant la plaque de quelques centimètres pour la caler avec un chargeur vide de sniper. Dans l'interstice ainsi ouvert, il fit passer une sonde en fibre optique. Laissant le soin à Anaëlle de transmettre l'image en filaire au spectre, il se mit à parcourir les alentours avec la petite caméra.

La place s'ouvrait sur une avenue, protégée par un muret sur trois cotés et accolé à une barre d’immeuble sur le quatrième. Une jeep passa dans l'avenue devant la cour. Tournant la caméra lentement, le tireur d'élite vit dans une ruelle sombre une ligne de véhicule, au moins deux. Il enrichit l'image quelques seconde, perdant en qualité ce qu'il gagnait en luminosité. Malgré la pixellisation, le logo du CSNU était parfaitement identifiable. Victor-2, leur extraction. Faisant un dernier tour d'horizon, le métis tiqua sur un groupe de rouge qui s'avançait dans la cour, longeant le mur comme pour ne pas être vu de Victor-2, allant jusqu'à ramper là ou le mur était le plus bas. Au vu des dernières actions des rebelles, cela ne collait pas, le groupe aurait pu demander un peu de renfort et détruire rapidement les véhicules des marines. Il suivit le groupe alors qu'il se plaçait dans la barre d'immeuble proche de la cour. Il les entraperçut à nouveau au troisième étage alors qu'ils prenaient position le long des fenêtres.

Pris d'un doute intense, le sniper passa au crible tout les bâtiments alentours pour vérifier que ce groupe était seul. Hélas non, au moins deux autres observateurs surveillaient Victor-2 et les alentours, chacun d'entre eux étant probablement membre d'une escouade. Maudissant en silence les rouges et leurs mainmise sur le lieu, l'ODST retira la caméra sans bruit et remit la plaque de fonte en place. Il rejoignit le sol spongieux et puant que piétinaient ses collègues pour demander son avis à son supérieur. Ne voulant pas rompre le silence radio il lança un regard interrogatif au susnommé Akilydes pour connaître ses conclusions et décisions.

Il y eut un bruit de moteur léger et le déplacement lent de pneus sur le sol sale de la rue. Faisant signe à Anaëlle de monter voir, elle transmit à son tour l'image des marines qui s'installaient contre le muret, à quelques mètres à peine de leur position. Avant que le spectre puisse ordonner de sortir, les marines ouvraient le feu sur un véhicule qui se vit très rapidement rejoint par d'autres. Les groupes de feu ennemis se mirent à tirer depuis les toits. Djerin regarda son supérieur avant de montrer le couloir qui s'ouvrait devant eux. Il leva trois doigts et fit signe à ses hommes de le rejoindre et il partirent rejoindre la sortie suivante des égouts, qui se trouvait plus calme. Trois minutes. Ils avaient trois minutes pour effectuer une diversion. Ils sortirent rapidement, leurs armures noires les cachant aux regards des rouges qui canardaient les marines.

Dans le coin de son ATH, le compte a rebours descendait a toute vitesse lorsqu'ils furent en position au nord de la position de Victor-2. Ishi se trouvait au coin de la rue, dans la partie la plus sombre mais la plus exposée tandis qu'Anaëlle était sur un rebord, derrière une rambarde en béton. Djerin, du coté opposé à Ishi attendit que le chiffre indique quinze seconde et émit ouvertement sur les fréquence rebelles.

Colibri-7 à Vilain-1, nous avons le colis, nous arrivons par le nord ! Tenez vous prêt à démarrer ! Le colis est en route! Terminé.

Priant les dieux pour que ces quelques secondes suffisent à Condor 1-1 pour sortir, le tireur d'élite ouvrit le feu, suivit de près par ses compagnons. Tous avaient retirés leurs silencieux, allant jusqu'à tirer leurs dernières grenades dans le vide histoire de faire un maximum de bruit et de lumière. Il ne fallut pas longtemps pour que des tirs convergent vers eux. Djerin sourit lorsqu'il vit le bruit qu'il avait fait. Il reprit sa radio alors qu'un groupe de rouge se déplaçait vers eux, l'oeil sur la carte pour chercher le piège le plus adapté.

Colibri-7 à Vilain-1. Subissons un feu nourrit. Nous nous replions vers la rue Lobiara, au croisement avec l'avenue Fujikawa.

L'avenue était presque directe vers la base aérienne et le croisement ne se trouvait pas loin. Le piège était énorme, mais étrangement ce sont généralement les bonbons les plus volumineux qui s'avèrent les plus tentants. Les ODST fuirent ostensiblement jusqu'à être hors de vue et disparurent dans un ruelle sombre les éloignant du point désigné. Repassant en fréquence cryptée sur TeamCOM, Djerin fit remettre les silencieux et ils revinrent vers Victor-2 que normalement l'escouade de Condor 1-2 avait déjà rejoins en profitant de la confusion. Ils retournèrent vers la place, éliminant au passage un groupe de rouge qui passait par leur ruelle pour se déplacer vers le faux point de rendez-vous.
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Sam 26 Nov 2016 - 18:44

- Hmpf!

Frappant le sac de sable qui se trouvait devant lui, Akilydes grognait. Un nouveau coup, un nouveau mouvement du sac. Reculant légèrement, le spectre attaqua de nouveau sa cible d'un violent crochet.

" La Cause "

Un nouveau coup vint frapper le sac, plus fort que le précédent.

" Washington. "

Grognant de plus belle, le spectre prit un peu de recul avant de s'élancer sur ce qui lui faisait face.

" Miller. "

Le poing du spectre traversa la cible d'entraînement, la laissant se vider doucement de son sable sur le sol parfait de la salle de musculation de l'ONI. Haletant alors qu'il retirait sa main, le spectre reprît rapidement sa respiration, un peu surpris par l'efficacité et la rapidité de réactions qu'avaient les implants dans son dos, et les effets des "cadeaux" qui lui avaient fait les services de renseignement. Batrowski entra alors dans la pièce lançant une pique sarcastique sur le coût du spectre en matière de matériel et le rapport entre ce qu'il avait réellement coûté à l'ONI lors des multiples opérations effectuées. Après un rire las, Akilydes s'essuya le visage avec sa serviette puis après avoir un peu bu, alla saluer son "supérieur".

- L'ONI lâche ses chiens?
- Exactement. On a une nouvelle mission pour vous agent. Talista, on doit recouvrer l'un de nos agents, présumé capturé par l'ennemi.
- On m’envoie pour une simple récup'?
- S'il s'agissait d'une simple mission de sauvetage, on n'aurait pas mandaté quelqu'un du programme SPECTRE. Vous partirez dans deux heures en pélican pour rejoindre une base du CSNU, là bas, vous serez acheminé jusqu'au vaisseau en partance pour Talista. Vous recevrez pendant le voyage diverses informations qui auront été recueillies pour vous. Bonne chance agent.
- Woof.


*
*  *

- Dès qu'on a le feu vert, on y va.

Le souffle du spectre se faisait lent, son sang-froid était impressionnant, même pour un agent de l'ONI. La diversion du groupe ODST semblait avoir fonctionné, à tel point qu'une tripotée de rouges étaient maintenant en déplacement vers le "faux" point de rendez-vous qu'avait signalé Djerin. Attendant quelques petites secondes de plus, le spectre ordonna finalement le déplacement de Condor 1, laissant les marines et leurs "invités" sortir des égouts et foncer vers Victor 2 pour pouvoir, enfin, s'éloigner un peu de ce traquenard. Sprintant vers le véhicule du CSNU et y balançant assez violemment le VIP et ses petits camarades, Akilydes salua les marines présent puis, lorsque le groupe de Djerin retourna à leur position, lâcha un magnifique " tirons -nous ".

Une sorte de brume semblait se lever sur la ville, ce qui rendait la danse des véhicules un peu plus hasardeuse, mais permettait au moins au groupe nouvellement formé d'avancer sans trop d'encombres et d'éviter d'être trop remarqué par les rebelles aux vues du chaos ambiant dans la cité. Les vips se trouvaient sur la "banquette" du véhicule, maintenus et surveillés par les ODSTs et quelques gars des forces spéciales. Bien qu'il n'aimait pas l'option "fuite en poney motorisé", le spectre devait au moins reconnaître la rapidité avec laquelle ils avalaient les mètres, et ainsi, la possibilité de plus en plus prochaine de pouvoir livrer les colis à la base et repartir au combat retrouver Sorince, ou prêter main forte à Victor 1.. D'une pensée, le spectre activa une communication avec son IA.


- AKemi?
- Oui?
- Je veux que tu récupères et analyses les vidéos sur les différentes caméras de sécurité des chemins que nous allons emprunter. Je veux également que dans ton analyse, tu te focalises sur tout ce qui peut te sembler soudain: travaux, manifestations, accidents de la route. Pour chaque anomalie que tu trouveras sur les axes que nous sommes censés emprunter, recalcule nous un nouvel itinéraire, il est hors de question qu'un explosif improvisé ne nous saute à la tronche. Une fois ton itinéraire recalculé, envoie le aux deux chauffeurs. Ah et aussi, signale moi toute anomalie dans les systèmes d'enregistrements audios ou vidéos concernant les bâtiments nous entourant dans ce quartier. Même si la planète est relativement pauvre, j'ai pu voir plus tôt dans les plans que la plupart des quartiers étaient sous vidéo surveillance. Si tu remarques des groupes sur les toits ou autres ces derniers jours, indique les moi directement sur l'ATH, cela pourrait être des nids de snipers ou de rockets.
- Entendu.

Activant les micros de son casque, le Spectre attira l'attention des dirigeants autour de lui. Djerin, le capitaine marines et son sergent.

- Messieurs, les coordonnées que vous allez recevoir et qui changeront assez souvent seront vitales pour nous. Rashkae, je vais rediriger sur votre ATH différentes cibles potentiels, il est impératif que ces derniers soient criblés de balles au moindre signe suspect compris? Passez en visée thermique si le brouillard vous gêne. Nous avons au moins l'avantage de la surprise dans tout ce chaos et cette brume, tâchons d'en profiter un maximum et d'escorter ces prisonniers jusqu'à la base, et même jusqu'à chez Hood s'il le faut!

Plusieurs voyants verts confirmèrent les différentes consignes reçus. Avec les snipers et tireurs ODSTs et des forces spéciales balayant les potentielles niches, les marines assurant quand à eux la sécurité rapprochée du convoi avec un repérage efficace de ce qui se trouvait devant et derrière le véhicule, ils avaient peut-être moyen de partir sans trop d'encombres.

Enfin, pour Akilydes, c'était surtout le moyen de pouvoir se débarrasser du fardeau que représentait le baby sitting des VIPs, avant de pouvoir débuter sa propre mission. Réarmant son arme, le spectre ferma les yeux quelques secondes respirant lentement, avant de rouvrir les paupières et de laisser ses sens le guider.


HRP : désolé pour ce post assez moyen, I'm ded.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Sam 3 Déc 2016 - 12:06



Salle de commandement, Astroport de Boog emprunté par l'UNSC, Downtown de la ville
7h08 Heure locale


La double porte de la salle claqua. Alvarez surgit, suivis de plusieurs individus. McField pivota dans leur direction. C'était un individu de petite taille, rond et trapu, la cinquantaine passée. Le teint basané et le crâne dégarni.
-On est venu se mettre au chaud ?
-M'en parlez pas. En une vie, j'ai jamais vu ça. Rétorqua le chef de la Corporation, abasourdi.
On lui amena une chaise sur laquelle il s'effondra presque. McField fit un signe discret à son aide de camps.
-Colonel prenez le relai, j'en ai pour deux minutes.
-Bien mon Général.
Alvarez était pâle. Son regard, vide, traduisait le choc émotionnel qu'il venait de vivre.
-Vous vous sentez comment ?
-J.. J'en sais rien. Je ne sais pas quoi faire. Tout s'est cassé la figure en quelques heures. Quand on m'a réveillé, le siège avait déjà été investi. J'ai été exfiltré à la dernière minute de chez moi grâce à vos hommes – Il s'arrêta pour reprendre sa respiration – avec ma famille. Je suis perdu. Je ..
-Écoutez moi bien. Personne ne vous en voudra de ne pas avoir résolu cette crise, ce n'est plus de l'ordre de vos compétences. Faites moi confiance, je vais ramener l'ordre, mais je vais avoir besoin d'une chose.
Le sénior sembla sortir momentanément de sa perdition et leva lentement la tête vers le visage dur et impassible du Général, flanqué d'officiers.
-La loi martiale .. ? Vous voulez faire appliquer la loi martiale … ?
McField pressa l'épaule du bonhomme toujours assis sur sa chaise.
-Mes hommes font en ce moment un sacré boulot sur place. D'autres vont être déployés dans les heures qui viennent. Je ne ramènerais pas l'ordre sans vous Alvarez. Faites-moi confiance, je m'occupe de tout le reste. McField utilisait régulièrement cette expression qui avait quelque chose de persuasif.
L'homme d'affaire afficha une mine encore plus vulnérable. La bouche ouverte, les yeux toujours aussi égarés. Son regard se déplaça vers chacun des individus qui l'accompagnait. Tous approuvèrent d'un discret hochement de tête.
-Bien .. Stanley, réunissez la presse pour 8h00, je vais faire une annonce.
-J'ai besoin de votre réponse tout de suite. Mes hommes ne peuvent pas attendre.
-Vous l'avez. Sortez-nous de ce merdier.
-Il va se passer des choses graves dans votre ville. Il va sans doute y avoir des dégâts matériels, et aussi humains. Ça va vous surprendre comme un dépucelage. J'ai besoin de votre totale confiance pour ne pas céder avant que les carottes soient cuites. Vous m'avez compris mon ami ?
-C'est la guerre Général, bien sûr que je comprends, et les citoyens loyaux le comprendront aussi.
-Cigare ? Demanda McField en tirant sa boîte de la poche de sa veste.
-J'en ai, merci mon vieux.
-Vous resterez ici le temps que les choses rentrent dans l'ordre. Je vais faire aménager une case pour que vous puissiez vous y installer avec votre famille. Ne vous occupez plus de rien, nous prenons le relai.
McField prit congé des leaders de la Corporation qui furent aussitôt pris en charge par des militaires, puis retourna à son poste.
-Contactez la flotte, feu vert pour bombardement orbital. Dégommez moi cette foutue DCA. Dit-il en réajustant sa casquette. Situation des unités déployées ?
-Mon Général, Condor 1-2 est au contact d'hostiles qui investissent le campound, le contact a été perdu avec le caporal Evret, et Condor 1-1 a marqué la jonction avec Victor-2 qui vient de tomber dans une embuscade.
Un opérateur coupa brusquement son collègue.
-Message radio de Victor-1. Il effectua une manœuvre informatique et le message fut diffusé à haute sonorité dans la pièce :

« QG ici Victor-Leader, le convoi est tombé dans une embuscade sur le chemin du bercail, nous…  Notre route a été barrée par deux camions lourdement armés tandis que des insurgés qui avaient pris place dans les bâtiments nous ont braqués de leurs armes. Ils nous ont ordonné de sortir des véhicules les mains sur la tête et de libérer les manifestants interpellés.  Nous avons répondu d’un barrage de fumigènes IR et de flash bangs avant de saborder nos véhicules de combat et d’emporter les VIP a couvert. Nous avons subi un KIA dans la manœuvre et trois de mes hommes sont blessé, le commissaire Flores a perdu plus d’hommes et les manifestants ont été libérés. Nous tenons une position défensive dans un bâtiment. Les insurgés n’osent pas avancer mais nous sommes coincés, demande transfert de scans topographiques de ma zone et une ZA, je répète, nous avons toujours les VIP sous notre garde. Terminé. »

McField se passa la main sous le menton. Kampft prit la parole.
-On devrait tenter un regroupement.
-Je pensais justement à ça. Il se tourna vers l'opérateur-général. Bien, transmettez ces ordres.

Dune Road, Quartier centraux de Boog
7h16 Heure locale


Des larmes firent briller les yeux de Cyprien lorsqu'il aperçu sa cousine Carla qui descendait d'un des cargos. Il cria. Elle pivota de la tête et se précipita vers lui.
-Cousin ! Oh cousin si tu savais quel bonheur ça me fait de te voir .. Oh quel cauchemar Cyprien. Qu'est-ce qu'on va devenir maintenant ?
Le trentenaire blond l'enlaçait de ses bras protecteurs et lui pressait sa tête contre son épaule. Carla pouvait sentir l'émotion réciproque de son proche de part sa ventilation excessive.
-Ne t'inquiète pas cousine, nous allons tous nous en sortir. Toute la ville est entrain de s'y mettre, et tu sais quoi ? D'autres villes aussi. C'est la révolution. La délivrance approche cousine, tout va bientôt redevenir comme avant.
-Ils nous tueront Cypri .. l'USNC ne tolèrera jamais. Ils n'hésiteront pas à détruire la planète .. Oh j'ai tellement peur. Elle commença à trembler, des larmes coulèrent le long de ses joues.
-Non Carla, ils n'oseront jamais, ce serait une aubaine bien trop grande pour l'URF. Une gigantesque révolte éclaterait alors et mettrait fin à la tyrannie dans chaque colonie. Crois-moi, ils en sont conscient.. Tout comme ils sont conscient de l'intérêt économique de notre Talitsa.
-Tu crois vraiment qu'on peut gagner ..?
-Je le pense sincèrement Carla. Nous avons un plan solide, nos camarades de l'URF essayent d'entrer en contact avec les Covenants pour trouver un compris et parvenir à un accord de paix et de cohabitation entre nos deux races, une fois que la grande révolution sera passée. L'UNSC n'a jamais cherché la paix, tout ça c'est de leur faute tu sais. Avec les militaires ça se termine toujours mal. Nous ne sommes pas une cellule isolée cousine. On est une un parti qui compte des millions d'adhérents, de nombreuses grandes familles nous soutiennent, nous financent, on est un peuple. On est le vrai peuple.
Carla serra davantage Cyprien dans ses bras.
Des voix s'élevèrent au même moment parmi les miliciens et les miliciennes.
-Holà camarades ! Allons maintenant débusquer ces enfants de putains ! C'était David, le vétéran du NavSpecWar. Une approbation générale éclata. Certains individus se mirent à chanter.
-Ne me laisse plus jamais seule cousin ..
-Plus jamais cousine, j'en fait serrement.

Position de Victor-2, quartiers Sud de Boog
7H22 Heure locale


Fabrice toussa à huit reprises en crachant la poussière que venait de soulever une explosion, puis, releva le dispositif de vision nocturne fixé à son casque, qui lui était tombé devant les yeux. Ses sens étaient en éveil optimal. Sa vue restait cependant désorientée par le choc émotionnel. Il lui sembla ne plus rien entendre après l'explosion, puis enfin de vagues échos sourds qui devenaient de plus en plus précis. Il sursauta quand une main lui empoigna l'épaule. La voix maintenant très claire du caporal O'Malley manqua de lui percer les tympans.
-SERGENT PUTAIN ! Le lieutenant a besoin de vous !
-QUOI?
-LE LIEUTENANT VEUT QUE VOUS LE REJOIGNIEZ.
Fabrice porta instantanément sa main vers sa tablette numérique. Sa radio était réglée sur off. Il jura puis se mis à courir derrière le caporal qui s'élançait entre le warthog et le véhicule avant. Un bruit épouvantable lui passa au dessus du crâne lorsqu'il franchit à son tour l'espace vide. L'impact du projectile décrocha un épais bloc au muret sur sa gauche. Un éclair d'adrénaline lui traversa le dos en évacuant la peur sur son passage. Il plongea pour terminer les derniers mètres, traversa presque à quatre pattes le second warthog de transport, puis se jeta jusqu'au second warthog où tout un comité était regroupé, genoux à terre.
Harris était là, mais aussi d'autres gus sortis de nul part. Le choc émotionnel que Fabrice venait de vivre l'avait fait presque oublier que son unité était là pour assurer la jonction avec Condor 1-1. La jonction était donc faite. Harris qui semblait écouter un message à travers ses oreillettes lui signe de la main. Fabrice approcha. Il y avait des éléments du SpecWarCommand et aussi trois ASCO du NavSpecWar. Le sol fut soudainement frappé de secousses régulières, tantôt faibles, tantôt plus intenses. Les personnels vibraient légèrement de façon synchronique sous l'effet de chacune d'entre elle. Le docteur leva la tête et aperçu aussitôt les projectile chauffé à blanc qui traversaient l'atmosphère en direction de la ville.
Lorsqu'Harris lâcha ses oreillettes, l'individu qui semblait diriger l'unité des forces spéciales s'adressa à l'ensemble par-dessus le bruit de quelques détonations. Harris rétorqua aussitôt.

-Ecoutez-moi, ce que vous me dites est fort enrichissant mais j'ai reçu d'autres ordres. Alignez-vous sur moi mon vieux, je prends le commandement de cette unité. Bien, nouveau changement de programme. Le commandement veut que nous sécurisions le périmètre, la flotte vient d'entamer le bombardement orbital sur les pièces de DCA dispersées dans la ville. L'espace aérien est entrain de se dégager et un pélican va venir extraire les éléments VIP. Messieurs .. une balle siffla soudain à côté du lieutenant qui se baissa brusquement .. Putain !
-Sur le toit à trois heures ! Hurla un ASCO.
-Flank, descendez cet oiseau de malheur ! Cria Harris dans la direction du gunner du premier warthog. Puis l'officier reprit par-dessus le bruit des tirs de la mitrailleuse. Messieurs, nous avons peu de temps, voilà le topo. Nos forces sont dispersées dans la ville, qui est elle-même entrain de nous tomber dessus. C'est du sérieux. Le gouvernement local vient de décréter la loi martiale, tous les pouvoirs sont transmis à notre commandant en chef. L'Opération Prevent Avalanche est maintenue, mais les règles d'engagements sont à présent plus souples. Ordre de tirer sur tout élément armé ne portant pas un uniforme significatif de l'UNSC ou de la Corporation. Ecoutez-moi bien. Vous tirez sur tout élément étranger s'approchant de notre position, armé ou pas armé.
L'ancien otage, allias « Solenn » qui se tenait à côté du chef de Condor 1-1, et qui sembla avoir légèrement récupéré, s'interposa aussitôt.
-C'est une folie. Le commandement est entrain de précipiter cette « avalanche » que nous essayons d'empêcher depuis des mois. Le bombardement orbital va déjà tuer beaucoup de civils, et les gens vont trouver un prétexte pour tous nous combattre.. C'est inutile de brusquer encore plus la situation. Je sais de quoi je parle, j'ai vécu plusieurs mois sous couverture dans cette ville, avec ces gens.
Assis contre la roue arrière du warthog, Josuah Bale, semi-paralysé par le tranquillisant administré par les forces spéciale, extirpa sa fatigue et redressa péniblement la tête.
-Je te l'avais dit Solenn, ils feront pas de distinctions entre les soldats et les civils. Tout ce qu'ils veulents .. Un opérateur qui était appuyé contre le véhicule se retourna et lui administra un violent crochet droit.
-Fais moi une faveur. Ouvre encore ta grande gueule. Se moqua le soldat d'élite.
-Ces individus sont des criminels et tout ceux qui entreprendront de les suivre savent sur quelle voie ils s'engagent, madame. Déclara Harris. Celle de la trahison. Cela saura les faire réfléchir ne vous en fait pas. Puis il se mis à chercher la plaque d'identification du chef de Condor 1-1, sans succès.  Il ne trouva pas non plus l'écusson du grade. Je ne sais pas comment vous vous appelez, mais j'ai besoin de vous pour sécuriser ce foutu périmètre. J'ai un KIA sur la voiture de queue. Regagnez-la et que quelqu'un remplace ce pauvre Wigus à la mitrailleuse. Vous sécurisez l'arrière de la ruelle et couvrez vos potes que j'envoie sur cette position là-bas. Vous en êtes ? Puis il se tourna vers le groupe d'individus en armure noire.
Vous-là ! Dit-il en désignant du menton le chef du trio ASCO qui tenait un fusil de précision dans ses mains. Il arrêta son regard sur la plaque d'identification de l'homme. « Rash.. Razak .. enfin bref, rejoignez le toit de ce bâtiment avec votre escouade et dégommez tous les salopards qui nous canardent depuis les immeubles. L'espace aérien doit être clair dans cette zone avant l'extraction des VIP.
Sergent, dit-il en se tournant vers Fabrice, suivez notre ami anonyme et occupez-vous de la dépouille de ce pauvre Wigus. On ne laisse personne derrière.
Huah Messieurs .. dame ? Alors au boulot !

Cabine du capitaine, frégate classe Stalwart, « Hermès », orbite de Talitsa.
7H25 Heure Locale


Le capitaine Delayer rabattit ses cheveux blonds en arrière et les plaqua au maximum avant de les attacher. La façade la plus large de sa cabine était entièrement vitrée et donnait directement sur le vide sidéral. La seconde frégate Stalwart masquait partiellement la corvette Charon qui procédait à elle seule au bombardement orbital. Les rebords du grand hublot de la pièce s'illuminaient sous les slaves régulières des auto-canons M870 Rempart. Delayer détourna le regard vers le sas d'entrée de la pièce en entendant son IA lui annoncer la venue du lieutenant Zunder.
-Madame, le lieutenant Zunder désirerait vous voir.
-Entrevue acceptée. Déclara Delayer en regagnant son bureau blanc immaculé.
Le jeune trentenaire baignant dans son uniforme implacable de la Navy franchit le sas et salua sa supérieur.
-Au rapport, Madame. Dit-il avec un petit sourire charmeur.
-Tu voulais me voir Tom ?
Zunder mit de côtés les formalités hiérarchiques et déclara plus simplement au capitaine.
-Tu devrais venir voir ça Nathaly.
La jeune femme fixa le lieutenant et quitta son fauteuil de cuir. Elle s'engagea sur les talons de son subordonné qui l'emmena jusqu'à la salle des cartes. Une légion d'opérateurs était au travail.
Zunder s'approcha d'un groupe de quatre techniciens.
-On vient de capter un message crypté en utilisant une des fréquences rebelle. Apparemment ça a été codé par une IA. Voilà la version décodée.
Le lieutenant fit signe à un opérateur de passer l'onde.
-« Ici Mamouth. Le train arrivera à 8h30. On passe à l'action à 7h30 sur Ramma, Amijo et Ceyten. La presse sera rapidement sur place. Pour la Cause, camarades. »
Zunder jeta un regard à sa supérieure.
-La localisation est imprécise, mais ça ne vient pas de ce système. Déclara t-il, légèrement inquiet.
Le jeune homme hésita à donner son opinion, puis se résigna.
-C'est probablement plus grave que prévu Nathaly. Ça ressemble à une opération d'envergure. Il faut qu'on mette le Général au courant de ce qui s'annonce sur trois autres villes.
-Occupe toi de cette histoire de train. Je vais entrer en contact avec le Général. Vous autres, dit t-elle en s'adressant aux opérateurs, redoublez d'effort, aucun message ne doit nous échapper. Il y en a maintenant de notre propre vie.

Position stationnaire de l'équipe Griffon, zones de steppes arides, Est de Boog
7h30 Heure locale


https://www.youtube.com/watch?v=_g5CGP-iWwg#t=0m16s (Attention pub avant vidéo, l'ignorer)

Kyle vit un trajet de weapons s'afficher sur sa carte numérique de navigation. Une lignée de points verts traversant la ville en diagonale. L'altitude fixée à 984 pieds pour une vitesse d'approche constante de 1235 KM/H lui fit comprendre qu'il s'agissait du grand jeu. Un regroupements de points rouges à l'autre extrémité du trajet numérique ne tarda pas à apparaître en même temps qu'un message radio.
-Contrôle pour Griffon 2-6 et 2-7. Veuillez pratiquer bombardement air-sol. Coordonnées 32 08’59.96″ N, 110 50’09.03″W.
-Griffon 2-6 pour Contrôle, bien reçu. Répondit Hicham qui se trouvait sur le siège surélevé derrière lui.
Kyle lança un regard aux occupants de 2-7 qui se tenait en stationnaire à une vingtaine de mètres sur sa droite. Il leva un pouce. Le pilote de l'aéronef coéquipier leva la main en réponse et fit une boucle avec son pouce et son index. Le message avait bien été reçu. Les deux Sparrowhawk réglèrent leur altitude tandis que le copilote de 2-6 entrait en contact avec Victor-2. Sa voix métallique, déformée par la radio, retentit sur la longueur d'onde des marines.
-Mon Colonel, ici Griffon 2-6, nous allons vous débarrasser des hostiles qui campent autour de votre position. Abritez-vous, il jeta un œil à son tableau de bord, frappe aérienne dans cinquante sept-secondes.
Un bruit de tonnerre retentit au-dessus de la ville, signe du franchissement du mur du son par l'équipe Griffon.
-2-6 pour 2-7, Perk one. Déclara Hicham.
-2-7 pour 2-6, Perk one. Rétorqua le tireur du second Sparrowhawk dans la radio.
-2-6 pour Victor-2, en approche pour frappe air-sol. Baissez la tête maintenant les enfants.


Un nouveau bruit de tonnerre précéda le bruit sourd des auto-canons qui entraient en action à deux-milles mètres de l'objectif. Des explosions soulevèrent la matière tout autour de la position des marines que les aéronefs dépassèrent à une vitesse fulgurante, laissant tomber des traînées blanchâtres autour du bâtiment. L'explosion des missiles sol-air pulvérisa cinq immeubles limitrophes et manqua d'effondrer celui où les marines étaient retranchés. Une forte odeur de viande carbonisée se répandit dans un rayon de plusieurs centaines de mètres autour des points d'impacts. Une nuée de particule mêlant poussières et fumée s'assemblait en un gigantesque nuage orangeâtre qui recouvrait à présent une large partie du quartier. L'air était devenu irrespirable et la visibilité ne dépassait pas les deux mètres. Des râles se firent entendre ça et là parmi les dégâts des immeubles détruits, et des premiers cris de panique apparurent dans le quartier.

Carte tactique:
 

/!\ Informations supplémentaires:
 


Dernière édition par Fabrice Holz le Mar 6 Déc 2016 - 9:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 4 Déc 2016 - 18:10

Djerin était adossé à un pneu de warthog, enfonçant en sifflotant des balles de sniper dans des chargeurs, bien content d'avoir de nouveau des munitions. De chacun de ses cotés, Anaëlle et Ishi se rééquipaient eux aussi, remplissant leurs poches des balles dont ils étaient presque à court et des grenades qu'ils n'avaient plus. Ishi sortit la tête du couvert du véhicule une seconde pour lâcher une rafale sur une position rouge. Le Lieutenant de Victor-1 donnait des ordres lorsque l'ODST se tourna vers les bâtiments au dessus d'eux.

Sur le toit à trois heures !

Il descendit littéralement un des rouges qui se trouvaient sur le toit en question, lui faisant toucher le sol plus vite que son sang. Quelques marines accompagnèrent rapidement son feu pour faire baisser la tête aux collègues de la tache rouge sur le bitume. Continuant de se remplir les poches de balles, Djerin écoutait les officiers parler de l'application de la loi martiale et de l'ordre de tirer à vue. Comme s'ils s'étaient retenus jusque là... Il échangea un regard avec Anaëlle et elle haussa les épaules à son encontre. Ça allait empirer et virer au carnage ouaip. Le Lieutenant pointa le tireur d'élite du doigt.

Vous-là ! Rash.. Razak .. enfin bref, rejoignez le toit de ce bâtiment avec votre escouade et dégommez tous les salopards qui nous canardent depuis les immeubles. L'espace aérien doit être clair dans cette zone avant l'extraction des VIP.

Habitué à ce que personne ne sache lire son nom correctement il hocha la tête et siffla ses deux collègues. Anaëlle prit un nouveau chargeur pour la SAW qu'elle avait récupéré et l'engagea alors qu'il les brieffait.

Bon, on va longer le mur sur l'intérieur pour rester à couvert. Au coin on balancera deux fumigènes pour traverser la rue. Ishi, profite de la fumée pour lâcher du C12 sous ce buggy. Garde en un peu pour les escalier de l'immeuble. J'ai pas envie qu'une poignée de rouge ramène son cul sur notre dos. Anaëlle reprend ton DMR, je sais que t'aime remplir l'air de balles, mais c'est pas le moment. Prenez aussi des rations... Je sais pas pourquoi mais je sens qu'on est pas partit de cette ville de merde...

Il engagea avec satisfaction un chargeur plein dans son fusil avant de tirer la culasse d'un geste vif. Anaëlle passa sa mitrailleuse dans son dos pour reprendre son fusil de combat et Ishi compléta son équipement d'une poignée d'explosifs et de grenades supplémentaires. Le tireur d'élite se glissa contre le muret, les marines collés à leurs warthogs sur la droite. Les trois ombres en armures noires mirent un genou à terre en arrivant au niveau du dernier hog. Ishi pointa du doigt l'immeuble sur leur droite en levant l'index et le majeur de l'autre main. Après un compte à rebours, Djerin et Anaëlle sortirent de leur couvert, M7 et DMR épaulés. Deux rafales plus tard, Ishi balançait les grenades fumigènes dans la rue perpendiculaire.

Les trois ODST s’élancèrent dans la fumée, droit sur la porte de leur objectif. Anaëlle, qui se trouvait décalée sur la gauche, heurta de plein fouet un rebelle qui se tentait de se rapprocher à travers la fumée. Plutôt que de s'écarter, la jeune femme profita de l'élan de l'impact pour tourner autour du rebelle, collée à lui comme pour danser, et l'éjecta vers Djerin qui l’accueillit sur la lame d'un couteau, droit dans l'estomac. Il remonta le tranchant jusqu'en dessous des cotes pour faire tourner l'acier avant de sortir le couteau d'un geste sec. Le rebelle agonisait encore dans ses propres tripes que les soldats d'élite étaient déjà repartis.

Djerin heurta le mur de son épaule le premier, se postant dans l'encadrement en observant à travers la porte en verre épais pour s'assurer de la clarté de l'endroit. Anaëlle se mit de l'autre coté et Ishi enfonça simplement la porte d'un coup d'épaule dans un grand bris de verre, à peine couvert par le staccato des mitrailleuses. Djerin lança une paire de grenades frag à Anaëlle pour qu'elle piège la porte avec un fil de détente et suivit Ishi qui avançait vers l'escalier, fusil à pompe en avant. Le métis se cala deux mètres en arrière pour surveiller les portes devant lesquelles passait son compagnon. Anaëlle les rejoignit alors qu'ils mettaient le pied dans la cage d'escalier.

Reprenant son fusil de précision, Djerin vérifia qu'aucune activité rebelle ne troublait la quiétude de la cage d'escalier. Il fit un signe de la main et Ishi commença à monter les degrés, Anaëlle le suivant d'une vingtaine de marche en arrière. Le Caporal monta derrière eux une fois que l'asiatique eu atteint le premier étage. Au second, Ishi s’arrêta en faisant signe à son supérieur de venir. Il était adossé au mur, à coté d'une porte ouverte. Le rugissement d'armes automatiques se faisait entendre à l’intérieur de l'appartement, et pas à cause de fenêtres ouvertes. A l'aide d'un petit miroir Djerin compta le nombre de rebelles aux fenêtres. Quatre dans cette pièce, impossible de voir dans les autres.

Djerin attrapa une grenade à sa ceinture et commençait à l'armer lorsqu'Ishi posa sa main sur l'arme en secouant la tête. Au regard interrogatif de son supérieur, le soldat tourna légèrement le miroir pour révéler un petit garçon, roulé en boule sous un meuble bas, les yeux dégoulinants de larmes et les mains plaquées sur les oreilles. Sans doute l'enfant d'un des tireurs, voire de deux puisqu'un d'entre eux était une femme. Djerin soupira, son éthique tiraillant a l'inverse de ses ordres. Il rangea la grenade frag pour prendre une version flashbang, la posa au sol le temps d'engager des munitions paralysantes dans sa M7 et la dégoupilla avec un regard noir pour Ishi.

L'engin explosif sauta dans la pièce. Une demi-seconde après la détonation, les ODST entrèrent. Ishi sécha un des rouges qui titubait d'un coup de crosse derrière la tête tandis que la rafale de Djerin cueillait les autres. Moins d'une minute plus tard, les quatre rouges et l'enfant étaient pieds et poings liés sur le sol. Ils ne s'enfuiraient pas et quelqu'un les trouverait là après la fin des hostilités. Déchargé de cette responsabilité, le métis fit signe à son équipe de continuer de monter. Il purent ainsi rejoindre le troisième étage où ils durent défoncer la porte de l'escalier de service accédant au toit.

Ishi posait une grenade en équilibre sur la poignée de la porte tandis que, cachés dans l’ersatz d'abri que constituait le cache-escalier du toit, Djerin et Anaëlle marquaient leurs cibles prioritaires, le toit n'offrant aucune protection contre les tireurs situés plus haut.

Putain je tuerais pour que le falcon revienne avec de nouvelles mitrailleuses...

C'est justement le programme. Tuer pour obtenir un appui aérien, et si dieu le veut le retour du falcon.

Elle eut un petit rire et secoua la tête. S'allongeant dans le sommet de l'escalier, Djerin épaula son fusil et se mit à allumer les cibles les plus hautes, celles menaçant le plus les renforts aériens qu'ils attendaient. En deux chargeurs, les toits alentours étaient temporairement vidés de toute présence rebelle, la majorité des rouges se tenant plutôt derrière des fenêtres. Ils avancèrent tout les trois, se posant derrière l'abri relatif qu'offrait le rebord du mur. Ishi marquait les cibles à l'aide de ses jumelles tandis que Djerin et Anaëlle s'occupaient de les éteindre, lui prenant les plus éloignées et elle prenant les plus proches, visant en priorité les cibles les plus hautes.

Il fallut à peine dix minutes pour que les rebelles comprennent que le tireur qui nettoyait les fenêtres ne se trouvait pas près des véhicules. Les tirs commencèrent à effriter le muret, mais Djerin et son équipe avaient suffisamment nettoyés les hauteurs pour être à l'abri de la majorité de ces tirs. Malheureusement ce mitraillage forçait les ODST à baisser la tête. Faisant un signe à Anaëlle, Djerin partit vers la gauche, sa camarade partant vers la droite. Lorsqu'ils furent suffisamment écartés, ils ressortirent du couvert pour exploser quelques têtes. Rapidement il leur fallut se recoucher, mais la stratégie était en place. Il variaient les position pour tirer quelques coups avant de se planquer pour changer à nouveau.

Les rebelles durent finir par s'énerver et envoyer une escouade puisque l'entrée de l'immeuble explosa, signe que le piège d'Anaëlle avait envoyé quelques rouges dans la tombe. Ishi se déplaça vers l'accès au toit, où un second piège attendait les survivants. Ils les attendrait aussi. Allongé sur les graviers du toit, Djerin activa sa radio.

Ana, cesse le feu et recule. Je veux que tu garde l’œil ouvert sur tout ce qui pourrait nous surplomber pour nous plomber. Il changea de canal. King-7 à Victor-1, le ciel est dégagé, je répète, le ciel est dégagé. Marquez les cibles prioritaires que je les plombes. King-7 terminé.
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 5 Déc 2016 - 19:20

- Vient-il, réellement de, vouloir prendre le commandement?
- Peu importe Akemi, on va sécuriser cette zone, si le commandement lance le bombardement, autant sécuriser cet endroit pour permettre l'évac' de ce foutu vip. N'oublions pas que ce qui compte vraiment maintenant, c'est notre principale mission.

Fixant le lieutenant Harris quelques instants, Akilydes acquiesça d'un signe de tête en reprenant son fusil dans un geste rapide. Seulement, juste avant de se diriger vers la hog, le spectre tapota rapidement l'épaule du lieutenant en lui demandant de checker son ath et l'épaule de l'agent de l'ONI. Sur cette dernière était cousue le symbole des services de renseignements, et l'ATH de l'officier indiqua une série d'instructions propres aux hommes de l'ombre.

- Que ce soit clair entre nous, okay?

L'officier, baissant la tête suite à un tir frappant la façade au dessus de lui grommela quelques mots d'affirmation avant qu'Alexandre ne s'élance finalement sans plus prêter attention à lui. Se dirigeant avec ses hommes et le sergent marines vers le soldat abattu, le spectre ordonna au doc' et à ses collègues de s'occuper du macchabée. Quand à lui, il se plaça contre une des roues du véhicules et ouvrit le feu rapidement sur une position rebelle.

- Akemi, où en est le piratage des communications ennemies?
- La tâche sera effectuée dans moins de trente secondes.
- Parfait, une fois sur le réseau, sature les d'infos diverses et variées, afin de les brouiller. Indique les positions rebelles afin que ces types se tirent dessus! Je veux que le chaos règne dans leur rang!
- Reçu.

Une explosion força l'agent à rouler sur le côté. Grommelant, ce dernier indiqua la mitrailleuse du hog de la main.

- Lupo, tu montes là dessus et tu me dézingues tout ce qui n'est pas dans notre camp!
- Ca marche! Les toits sont cleans?
- Les ASCOs s'en chargent normalement, mais fais quand même gaffe.
- Comme d'habitude allons.

L'instant d'après une véritable pluie de feu s'abattait sur l'un des véhicules rebelles qui venait de pénétrer dans l'arrière de la ruelle, l'explosion qui suivit déclencha un incendie sur l'immeuble proche, gênant la progression des rouges dans cette partie de ruelle. La voix d'Akemi grinça alors soudainement dans le crâne du spectre.

- Frappe aérienne en approche, 57 secondes avant impact, les positions rebelles semblent être marquées. Communications piratées également. Leur réseau est actuellement saturé d'ordres et de contre-ordres rémanents, j'ai également fait en sorte de générer des balises GPS depuis leurs différents communicateurs, cela facilitera le travail des chasseurs.
- Bonne idée.

Sprintant vers l'immeuble contre lequel étaient parqués les hogs, le spectre intima au sergent Holz et à ses hommes de se retrancher, indiquant plusieurs trous de feu dans lesquels ils pourraient ouvrir le feu sur les possibles positions ennemies. Quand à Lupo, le membre des forces spéciales continuait de fournir un tir nourri sur l'arrière de la ruelle, jusqu'à ce qu'un compteur sur son ATH ne le fasse se retrancher avec le reste des troupes de l'UNSC. L'instant d'après, un tonnerre de feu s'abattit sur le quartier, pulvérisant le béton et les os. La visibilité chuta drastiquement alors que les nuages de poussières se soulevaient de ci de là, et qu'au loin des râles de paniques se faisaient entendre.

- Statut!

Plusieurs voyants verts clignotèrent sur l'ATH du spectre, lui indiquant l'état de santé de ses hommes, avant que deux autres voyants n'indiquent le statut des vips et de l'ancien otage rebelle. Sortant de son couvert, le spectre s'élança avec deux membres des forces spéciales vers les tas de ruines face au convoi, neutralisant dans la course trois rebelles qui se remettaient à peine de la précédente déflagration, s'enfouissant dans les gravas, l'agent activa sa COM à l'intention d'Harris.

- L'arrière de la ruelle est pour le moment sécurisé, nos gars sur le toit semble avoir fait de même! On va rester dans ce tas de cailloux et buter tout ce qui bouge à l'arrière de cette putain de rue, notre position offrira un effet de surprise aux rouges, ils ne s'attendront pas à ce que des ruines cachent des hostiles, après tout, on bombarde rarement ses alliés.

Un minuteur fit alors son apparition sur l'ATH du spectre alors que la COM s'activait.

- Ici Charlie-223, en approche pour extraction. Arrivée prévue dans deux minutes.

Une rafale ponctua la fin de la transmission, Svarnakovak ouvrant le feu de son DMR et éliminant un tireur embusqué. La membre des forces spéciales ricana quelques instants avant de pointer une autre cible indiquée par l'IA de l'agent et d'ouvrir le feu. Les drones avaient été précédemment abattus par la DCA rebelle, mais Akemi avait de suite raccordé ses infos sur les données satellitaires, afin de fournir des images en temps réel aux forces spéciales. Maintenant que la DCA avait été détruite, cela allait permettre d'avoir des infos encore plus précises. Un bruit de moteur caractéristique résonna alors dans la rue, suivi par l'arrivée de la silhouette majestueuse des véhicules de transport aérien de l'UNSC. L'évacuation allait pouvoir avoir lieu. Une fois le pélican en stationnaire, le vip et Solenn furent rapidement mis à bord du véhicule, accompagnés par les marines de Victor 2 et, quelques instants plus tard, par les ODSTs. Quand aux forces spéciales d'Akilydes, ces dernières couvrirent la montée dans l'avion et, alors que ce dernier commençait à s'élever, montèrent dans deux des hogs restants, alors que Lupo terminait de placer différentes charges explosives. Activant sa COM vers le lieutenant Harris, Akilydes pointa du doigt l'opposé de la ville et le campus où se trouvait Condor 1-2.

- Voila votre taxi lieutenant. Escortez les vip jusqu'à l'aéroport avec nos chers amis ASCOs, je compte sur vous pour qu'ils arrivent à bon port. Nous allons rejoindre la position de Condor 1-2 afin d'aider leur extraction, bonne chance lieutenant.

Activant une liaison COM privée avec Djerin, l'agent pris un ton un peu plus autoritaire.

- Si jamais l'extraction du VIP n'est plus possible, abattez-le, ordre de l'ONI. Les services de renseignements préfèrent le voir mort que de retour chez les rouges, compris soldat? L'agent Solenn est également comprise dans le lot, si elle montre le moindre signe d'opposition dans cette possible situation extrême. Surveillez bien les toits pendant votre trajet, Akemi a envoyé sur votre ATH les potentielles positions ennemies sur votre trajet.

L'instant d'après, les explosifs des hogs étaient activés et faisaient sombrer les véhicules dans des gerbes de flammes tandis que le pélican s'élevait de nouveau dans le ciel, avant d'entamer sa route. Montant à la place conducteur aux côtés de Svarnakovak, l'agent indiqua la position du campus à ses hommes sur leurs ATH.

- Akemi, même chose que tout à l'heure, envoie aux rebs un faux itinéraire pour notre route en leur signalant de surveiller ces coins, et file à Lupo et Montesqieu les positions potentielles des trous à feu ennemis. On rejoint les sanglots, et on entame l'opération Silent Serpentis.

Plusieurs voyants verts clignotèrent, puis les véhicules se mirent en route.


Dernière édition par Alexandre Akilydes le Ven 16 Déc 2016 - 23:20, édité 1 fois
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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Ven 16 Déc 2016 - 1:01

« - Attendez une petite minute. »

Flores voulait objecter, levant le doigt comme un foutu gosse qui se rends compte qu’il a le droit de demander la parole en classe. Ses yeux écarquillés, la sueur qui perlait sur sa nuque et se condensait sur sa chemise kaki trop serrée, cet imbécile allait enfin se rendre compte de la joie d’un bombardement.

Attendez une petite minute, quoi ?

« - Attendez une petite minute, quoi ? »

J’écarquillais les yeux aussi, les bombardements, c’est joyeux quand on n’est pas sous les bombes. Je me redresse d’un bond avant de manquer de vomir sous la douleur, j’oublie un instant que mon analgésie ne va pas jusque dans les entrailles. J’ai une méchante grimace qui trahis à la fois ma surprise et mon mal-être si intense. Je secoue la tête, serre le dents Frédéric. Je tourne mon attention vers mes hommes et me mets à beugler.

« - Frappe aérienne en approche ! E.T.A quarante secondes ! Mettez-vous a couvert ! »

Le trou dans le mur que mes gars avaient fait semblait soudainement bien déçu de n’être pas emprunté par mon peloton, qu’importe. Un des gars de Boog hausse les sourcils, deviens blanc comme le cul d’un albinos et se jette à terre en mettant ses mains sur le crâne. Moi, je me mets sous l’escalier, les doigts dans les oreilles et fermant les yeux. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un.

La colère de l’UNSC et la fureur de l’humanité se mets à pleuvoir sur les insurgés, je sens le sol trembler et une vague de chaleur s’approcher de moi. Je n’entends pas même de cris, pas de bruits humides, juste le grondement de la terre qui proteste sa maltraitance. De la poussière tombe du plafond sur la casquette d’un de mes gars qui ne trouve rien de mieux à faire que de passer sa main dessus. Je me redresse et secoue la tête une fois la frappe passée, pas de temps a perde. Je glisse ma main à mon épaule en espérant y trouver la bandoulière de ma carabine, qui évidemment n’y est plus. Je grimace, je vais devoir utiliser mon pistolet, j’arme une balle dans le canon et secoue un peu la tête avant d’hausser la voix.

« - On se rends au Checkpoint Uniform et on se regroupe avec le convoi de secours, j’ai toujours le commandement de l’opération. Flores, vous et vos hommes vous couvrez nos arrières, on vous ouvre la voie. Je maintiens l’autorisation de tirer pour tuer. Je marque une pause avant de sourire en coin. On va leurs montrer ce qu’il en coûte de nous chier dans les bottes. »

Nous commençons notre route, je relève mon foulard sur mon visage, la poussière de bêton ça fait assez mal aux voies respiratoires. Visiblement mes gars suivent mon exemple, nous profitons de la panique qui s’installe pour nous échapper le plus rapidement possible. J’entends un des V.I.P gueuler un truc du genre « Bande d’enculés ! Vous massacrez des femmes et des enfants qui veulent être li- », il n’a même pas le temps de finir qu’une crosse viens lui casser le nez et le faire taire. Un de mes gars arrive et viens le bâillonner et lui en mettre une aussi, mais dans les reins ce coup-ci. Je devrais les reprendre, mes gars. Mais bon, je les comprends. Je fais signe d’avancer, il y’a de l’effervescence dans le quartier, mais la diversion du bombardement nous offre assez de temps pour arriver au Checkpoint Uniform sans réellement rencontrer de résistance.

Je regarde ma montre… Et merde, on est en avance, le convoi est en ETA -3 min. J’ai à peine le temps de me tourner vers Flores pour lui intimer de prendre une position défensive qu’une balle siffle et ricoche sur le casque d’un de mes hommes, dont les jambes flanchent et l’étalent sur le sol. Un de ses potes s’approche de lui et pose directement ses doigts sur son cou, il me fait signe qu’il est en vie, juste sonné par la balle.

« - Position défensive ! Hammer arrive dans une minute ! »

Mes hommes sont bien rôdés et vachement énervés, ils se mettent en position, se couchent à terre et créent des zones de tir comme à l’entrainement. Si ce n’était pour cette putain de poussière, les balles se mettent à fuser, le bêton éclate. D’après les détonations, pour l’instant on est encore face à de l’infanterie. Les véhicules ont dû méchamment déguster avec le bombardement. Mes tireurs répliquent, un peu maladroitement, mais la poussière tombe rapidement et nous reprenons le dessus sur nos adversaires. Je sors de mon couvert avec mon magnum et décoche trois tirs vers le nord de l’avenue où Hammer dois nous rejoindre. J’entends un cri, j’en ai moins eu un. J’attends un instant en visant, un homme pointe le bout de sa tronche avec un fusil d’assaut antique, j’appuie sur la gâchette. Clac, merde.

J’ai à peine le temps de m’abaisser qu’un déluge de tirs me siffle au-dessus du crâne. Change de chargeur, sécurise la culasse, arme le chien, attends qu’il ait finit de vider son chargeur. Trois secondes passent et je me redresse, aligne mon viseur sur la masse centrale de l’insurgé et appuie deux fois. Je fais mouche les deux fois, une balle en pleine poitrine et l’autre en pleine épaule. Il est mort sur le coup. J’ai un sourire satisfait, les balles continuent de siffler puis il y’a une accalmie.

Une accalmie et le vrombissement d’un camion. Merde.

L’instant d’après, un de ces dits camions blindés avec une mitrailleuse lourde surgit en trombe et en flammes du coin de la rue, visiblement ces imbéciles n’ont pas fait un coup direct. La poussière prend une couleur orangée autour de ce chariot de l’enfer tandis que s’élève soudainement dans l’air le bourdonnement d’une mitrailleuse qui s’arme.

« - A cou- »

L’imbécile qui vient de se lever pour hurler ça a ses camarades, c’est le première classe Kurzkopf, il n’est pas mort non, mais je pense qu’il va devoir changer de pantalon quand on sera rentrés à la base. La mitrailleuse nous vomit du plomb dessus et on ne peut pas sortir sans risquer notre intégrité physique. Ils vont commencer à nous contourner maintenant qu’on est cloués au sol, merde. Merde, merde.

Soudainement, un sifflement transperce l’air suivit d’une explosion. Un autre sifflement suivi d’une explosion et le bruit du métal qui s’ancre dans le bitume. Des bruits de moteurs rugissent, suivis des litanies de haine des mitrailleuses lourdes.

« - Victor Leader, ici Hammer Leader, en position pour extraction. »

Je me redresse et me mets à vociférer mes ordres à mes hommes et a Flores, le retrait s’organise en bonne et due forme, j’aide un de mes gars a porter le W.I.A de tantôt, il doit avoir une commotion cérébrale avec le choc de la balle. En l’espace de quelques secondes, on a tous pris place dans les véhicules du convoi et Hammer Leader me tends une carabine.

« - Pour vous Colonel. »

Je lui rends un sourire et épaule mon arme en ouvrant la fenêtre, je passe mon arme par l’ouverture et ouvre le feu sur ce que je perçois être des insurgés qui pensent qu’il est sage de sortir des couverts, je tire pour leurs faire peur, j’aurais eu du mal à les tuer de là.

« - Colonel, vous saignez. »

Je fronce un sourcil et baisse les yeux, en courant, le biofoam a du se désagréger un peu, je grimace et m’installe un peu mieux, une main sur ma blessure. Etant assis comme ça, je me permets une petite chute de tension avant d’être ramené à la réalité par une injection d’épinéphrine et la morsure du biofoam qu’on remplace. Je tiendrais avec ça jusqu’au QG.

« - On a les VIP, c'est ce qui compte. J’active mon commlink. Tout le monde a bord ? J’attends quelques secondes et reçoit la confirmation. Ok, go, go, go ! »

_________________________________________________________

Une heure, une putain d’heure passée à devoir forcer des barrages au Cobra et à devoir changer de passage à cause de la concentration de rebelles dans cette putain de ville malgré les trompettes de l’apocalypse de notre flotte en orbite. A un moment, nous avons du bifurquer pour récupérer des gars de l’administration de Boog et j’ai eu deux blessés en plus sur les bras, mais cinq paire de flingues et de burnes en plus pour nous tirer de la ville. Mais finalement, après un feu d’artifice digne d’un nouvel an chinois, nous avons fini par quitter la ville.

Je me retourne alors que nous sommes en approche de la base, la zone n’est pas sûre, ça certainement pas, mais je m’autorise un regard sur le spectacle de la ville maintenant que l’adrénaline est retombée. Putain de merde, regardez-moi ça. La ville en flamme, la macabre mélodie des combats contrastant avec l’apparente accalmie dont nous profitions pour l’instant. Je secoue la nuque et active le commlink.

« - Flores, ici Avenstal. Combien de pertes ? »

Un silence s’installe dans la liaison, puis finalement, la voix fatiguée du commissaire me répond.

« - Avenstal, ici Flores. J’ai perdu cinq gars et j’ai trois blessés, quand on sera à la base ils leurs faudra une assisstance médicale le plus rapidement. Il marque une pause et inspire. Colonel, s’étaient des bons gars, des pères de famille. Flores, terminé. »

J’ai un sourire.

« - T’en fais pas, mon gailard. Dis-je avec un sourire. On va leurs faire manger du plomb et on va les pacifier. Avenstal, terminé. »

Un de mes gars me tends un datapad, avec les biométries de mes hommes. Un mort, quatre blessés, un en état critique. Je grimace, c’est moche, mais bon, on à qui on est venus chercher. Je tourne le regard vers l’intéressé et lui sourit.

« - Toi, t’as intérêt à valoir ton poids en or, parce-que sinon je pense que mes gars vont commettre une bavure. »

Il aurait aimé me faire un doigt ou me cracher dessus, mais ses mains sont solidement attachées dans son dos et un bâillon l’empêche de faire autre chose que de gémir comme une gamine à qui on prends le premier sang. Je décide de fermer les yeux après m’être assuré d’avoir rangé mon arme dans mon holster, je repose ma nuque contre le repose-tête du véhicule et m’offre un repos, de courte durée certes, mais un repos néanmoins.



« - Mon colonel ? »

J’ouvre un œil et secoue la tête avant d’appréhender la situation, on est à la base, quelle putain d’effervescence.

« - Mon colonel, on vous attend pour un briefing. »

Un briefing ? J’vais devoir y retourner. Je me redresse, sors de mon véhicule et suis les indications de mon interlocuteur…
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 18 Déc 2016 - 10:31



Position de Victor-2, quartiers Sud de Boog
7H40 Heure locale

Des voix s'élevèrent soudain parmi les militaires disposés ça et là. On annonçait la frape aérienne pour maintenant. Fabrice se jeta au sol et se recroquevilla le plus fermement contre la paroi, tandis que la terre était frappée de terribles secousses. Deux aéronefs passèrent au-dessus de la zone à une vitesse impressionnante en émettant un puissant souffle, puis un vaste nuage de particules commença à s'élever au-dessus des décombres. La situation se stabilisa, les détonations faiblirent pour l'ensemble, sauf du côté des forces spéciales et des troupes de chocs qui semblaient discerner quelque chose à travers cet épais brouillard. Puis la force d'extraction arriva sur place.

Par delà la brume, Fabrice put distinguer les contours de deux pélicans qui atterrissaient dans la cours. Ses oreillettes se mirent à grésiller au même moment tandis que des « hurrah » proliféraient parmi les hommes et femmes de Victor-2.
-Tout le monde aux transports, on rentre au bercail ! Déclara Harris à l'intention de ses propres hommes.
La joie et la stupeur se dessinèrent sur le visage de Fabrice, de Mike et de Rakki. Ils ne s'attendaient pas à ce que les choses ne se terminent si vite. Les plans avaient apparemment changés.
-C'est fini .. souffla Mike en pressant le casque de Rakki contre le sien. Les trois marines soulevèrent le sac étanche, puis Fabrice se tourna dans la direction du chef du SpecWarCom.
-Je n'oublierai pas ce que vous avez fait pour nous, sir. Le sergent tenait effectivement à le dire, sachant bien que ces hommes avaient enduré bien pire qu'eux et que la partie était loin d'être terminée pour leur unité.
Les trois marines passèrent par une brèche du muret en courant vers les transports. A travers la brume, le « doc » distingua d'autres silhouettes qui couraient en parallèle dans la même direction. Le corps de Wigus fut disposé le long de la banquette gauche du pélican de droite. Ils sanglèrent la dépouille, puis s'assirent sur la banquette de face. Un quatrième marines vint s'asseoir à côté d'eux.

Soudain, une lourde détonation retentit à l'extérieur. Des voix s'échangèrent dans le canal, puis Harris se mit à crier en annonçant la mort d'un des trois VIP. Un opérateur ASCO confirma avoir abattu la dénommée « Diana » qui venait d'essayer de s'enfuir en frappant son geôlier d'un coup de tête. Des hurlements se firent entendre à travers la radio d'Harris qui avait rejoint le deuxième pélican avec les huit autres marines et les deux VIP restants. C'était la voix du leader rebelle. L'homme hurlait de toutes ses forces en jurant sur le sort de sa collègue.
Deux minutes plus tard, les trois ASCO vinrent s'asseoir sur les places restantes du pélican de droite. Les transports s'élevèrent automatiquement dans les airs en refermant leurs trappes. Aucun des marines n'eut l'idée de retirer son casque pour s'aérer, l'instinct de survie étant effectivement toujours trop présent parmi les soldats.
-J'aimerai pas être à la place de ces types, putain. Jura Mike à l'attention des hommes du SpecWarCom.
Rakki ne prêta même pas attention à la déclaration de son frère d'arme. Son regard, perdu, était braqué vers la dépouille de Wigus cachée sous son sarcophage de latex. Fabrice remarqua la scène et fit une bise sur la joue du private en tentant de la rassurer. Il ne la connaissait que depuis quelques heures mais le choc émotionnel les avaient tous considérablement rapproché.
-T'as été formidable, je tenais à te le dire. Je n'ai pas réussi à garder autant mon calme que toi. Puis le sergent se tourna sur sa gauche et tomba sur le visage méconnaissable de son homologue des troupes de choc.
-Charmante journée, pas vrai .. ?

Partie II: L'Informatien

Trois heures avaient passé depuis le retour des unités Victor et Condor. Plus aucun soldat de l'UNSC n'était officiellement présent en ville, si ce n'était le corps du malheureux private resté à bord de son convoi sur la Dune Road, ainsi que celui de l'opérateur du SpecWarCom qui n'avaient pas pu être récupérés, dans les Quartiers Sud.
Heure après heure, Boog s'était enfoncée dans un chaos de plus en plus sombre. Les quartiers avaient été déclaré hors de contrôle les uns après les autres, et de nombreuses attaques furent recensées à l'égard des cadres supérieurs vivants hors du Downtown. Le plan de Joshua Bale avait fonctionné, une partie conséquente des habitants avaient choisi de se soulever. Seul le Downtown, en périphérie duquel s'étendait l'aéroport, demeurait sous contrôle de l'UNSC et de la Corporation. Le corps des gardes de Boog, qui s'élevait à cinq mille effectifs, était largement déployé dans toute cette zone, tandis que les militaires de l'UNSC se chargeaient de la sécurité de l'aéroport.

Une conférence de presse tenue à 8h30 du matin par Alvarez en personne, avait officialisé la transmission du pouvoir au Général McField, selon l'application de la loi martiale. Les habitants étaient sommés de rester chez eux et de ne pas sortir jusqu'à nouvel ordre. La ville faisait effectivement l'objet de bombardements réguliers par la flotte et une équipe de chasseurs bombardiers qui venait se ravitailler sur l'aéroport.

Isolés et soumis à l'interrogatoire forcée par des agents de l'ONI, Joshua Bale et ses complices avaient fini par révéler des informations capitales. Notamment, l'holonuméro d'Alexander Klein, l'informaticien-pirate absent sur les lieux de la perquisition de Victor-1. L'homme avait été aussitôt localisé dans un village côtier de l'ancien port de la ville, une dizaine de kilomètres plus au sud. Sa capture, jugée extrêmement importante pour la saisie de son matériel informatique, avait été confiée au Colonel Avenstal. McField mettait une trentaine de marines issus d'une compagnie vétérane à sa disposition, ainsi qu'une unité du NavSpacWar. Bien qu'aucune autre objectif à traiter ne soit officiellement signalé, aucun élément du SpecWarCom n'était disponible.

L'ensemble de la Task Force d'Avenstal pouvait être répartie sur trois pélicans et deux falcons, également mis à disposition pendant l'intégralité de la mission. Cette dernière devait être bouclée en une heure. Le retour rapide des forces de projections étant vital à la défense de l'aéroport assiégé et des manœuvres de contre-guérilla destinées à reprendre le contrôle de la ville.
A 11h05, l'ensemble des unités furent conviés au briefing par le Colonel Avenstal.

/!\ Informations supplémentaires:
 

Cartes tactiques (Task Force Dagger):
 
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Jeu 5 Jan 2017 - 23:04

Silencieux, Akilydes restait stoïque face aux passages répétés de plusieurs escouades de marines. Soupirant doucement, l'agent s'adossa par la suite contre le mur poussiéreux de ce qui servait de "local" pour les gars de l'ONI. Ces dernières heures avaient été assez, rythmées, mais ce n'était pas lui qui avait mené l'interrogatoire sur les cibles capturées. Non, c'était les autres agents présents, sauf pour une cible, qui avait été recueilli par Alexandre et les Sanglots. Comme si elle devinait ses pensées, la voix d'Akemi résonna dans son esprit, commençant le descriptif du bougre alors que le spectre ne se décidait finalement à quitter le bâtiment pour se diriger vers le vaisseau qui leur servirait de taxi pour l'opération Serpentis.

- Johan Baralov, ancien ingénieur de sécurité nucléaire. Diplômé de différentes institutions prestigieuses, n'a jamais servi dans l'armée de Talista ou dans un quelconque service de sécurité. L'homme est âgé de 35 ans et devait prendre des congés payés dans trois semaines. Sa sœur, Noémie Baralov, nom d'épouse Kiang, est morte lors de l'opération TREBUCHET. D'après les différents services de renseignements, c'est suite à une apparente instabilité mentale lors des tests routiniers médicaux que Baralov a été mis à pied par l'entreprise gérant la centrale nucléaire de Boog. Sa reprise de service aurait dut être faite après ses dits congés payés.
- Tu peux accéder à ses dossiers d'identité et compagnie?
- Bien sûr, la purge a déjà commencé, Baralov est mort il y a trois heures d'une insuffisance cardiaque, malgré la tentative de sauvetage des membres de l'UNSC présents sur place et ayant tenté de le sauver.
- Parfait. Envoie le signal aux Sanglots, je les veux tous dans le pélican dans vingt minutes. Inutile qu'ils passent par l'armurerie pour prendre des munitions, qu'ils se contentent de récupérer leurs armes de service.
- Entendu.

Arrivant quelques minutes plus tard au véhicule de transport, le spectre aperçu rapidement Montesquieu qui, assit contre le pélican, lisait silencieusement sa tablette. Une fois à son niveau le spectre observa Svarnakovak bidouiller l'un des réacteurs du coucou, grognant légèrement. Entrant à l'intérieur, le spectre fut accueilli par Lopez et Lupo qui achevaient de remplacer les sièges habituels par diverses caisses de munitions. Dans le fond de la soute enfin, Frostbite vérifiait une dernière fois son équipement médical, se grattant le menton de temps à autres. Si certaines escouades étaient affectées par la mort de l'un des leurs, il n'en était rien pour cette dernière. Ils avaient subit une perte et un blessé grave, mais au final et en comparant avec le nombre de rebelles ayant trouvé la mort, c'était dérisoire. Les membres de cette unité continuait donc leur oeuvre comme une machine parfaitement huilée, attendant son déploiement prochain avec une impatience exprimée par un travail d'une minutie impressionnante. Entrant dans le cockpit, Akilydes appuya sur différents boutons du tableau de bord et activa la carte de la ville et ses environs, observant les différentes zones d'intérêts de la mission à venir. Ce fut finalement Svarnakovak qui vint chercher le spectre pour lui signifier l'arrivée des Sanglots et de Sorince. Sortant du véhicule, le spectre salua d'un signe de tête l'adjudant-chef avant d'inviter l'ensemble de ce personnel particulier à l'intérieur du véhicule. Une fois tout le monde dans la soute, le spectre referma le sas et s'assura avec les caméras embarquées qu'il n'y avait personne à l'extérieur. S'approchant près d'une des caisses qui avaient remplacé les nombreux sièges latéraux des pélicans standards, l'agent ouvrit délicatement le conteneur avant de le refermer, visiblement satisfait.

- Bien. Akemi?

En réponse presque immédiate, l'IA du spectre utilisa le réseau interne du pélican pour activer une carte holographique de la ville et des différents points d'intérêts.

- "L’interrogation" de monsieur Baralov a été très fructueuse. Grâce à ce dernier nous savons exactement comment est constitué le réseau de distribution d'énergie, comment fonctionne la centrale nucléaire alimentant la ville, et surtout, où se trouvent diverses caches rebelles. J'en profite pour saluer Mila et Frostbite pour leur capacité à l'avoir gardé éveillé aussi longtemps. Bref. L'une d'entre elles, il pointa du doigt une zone en surbrillance, nous intéresse pour la mission à venir car elle se situe presque au plein centre de la ville, dans une zone particulièrement habitée par les familles. Même si le chaos règne sur la région, il n'y a pas eu d'évacuation organisée à proprement parlé, car les rebelles sont trop occupés à vouloir nous chasser pour s'occuper de ceux qu'ils cherchent à "défendre". Actuellement, le réseau de données de la planète est saturée volontairement par les services de renseignements. Tout ce qui sort de la planète, c'est ce qu'on veut bien laisser filtrer. De ce fait, l'ONI a volontairement laissé fuité diverses images d'affrontements avec l'URF et les différents appels au soulèvement des rebelles dans les autres villes. Cela est la pierre angulaire de notre opération, et c'est l'excuse parfaite qu'attendaient les huiles.

Marchant doucement autour de l'hologramme, le spectre observa son équipe et les Sanglots s'installer plus ou moins agréablement dans le vaisseau.

- Comme vous le savez déjà, notre mission n'est officiellement connue de personne. Nous allons œuvrer dans une illégalité certaine et si l'un de vous se fait capturer, ou tuer, ordre est de le laisser sur place, moi y compris. Nous allons avoir plusieurs zones d'activités et chacune d'entre elles aura un impact important sur notre réussite. Tout d'abord, commençons par notre prochaine destination: la centrale nucléaire de Boog. Cette dernière est sous la sécurité des hommes de la milice et de l'UNSC. Ce doit être la seule destination où nous avons officiellement le droit de nous rendre, d'ailleurs. Une fois sur place, nous irons directement vers notre objectif sans trop nous attarder sur place. La mission se déroulera exactement comme lorsque je vous ai briefé avant interrogatoire de notre ami rouge, les munitions utilisées seront celles présentes dans ces caisses et aucune autre munitions ne devra être dans vos armes. Pour ceux souhaitant jouer du couteau, sait-on jamais, vous en avez parfaitement le droit tant que rien ne trace votre art jusqu'à vous. Nous devons, en tout cas, rester de vraies fantômes. Oh et ce coucou nous suivra tout le long de la mission, étant donné qu'il porte avec lui l'un de nos objectifs.

Observant son pad de poignet, Akilydes fit ensuite un signe de tête à Svarnakovak qui entra dans le cockpit et actionna les moteurs du pélican. Sa voix grésilla quelques secondes plus tard dans les hauts-parleurs pour signifier l'accord de la tour de contrôle pour leur départ, et qu'ils allaient se mettre en route. Ne réagissant presque pas à la perturbation de gravité due à la prise de hauteur du véhicule aérien, le spectre continua de briefer les Sanglots et le reste de son escouade, donnant au fur et à mesure les diverses munitions correspondant aux armes de chacun. Il acheva sa distribution en même temps que son brief, apportant des cartouches de fusils à pompe particulières à Carl, un sourire moqueur sur le visage.

- Les mêmes munitions qu'on a récupéré à Boston il y a un an, amusant pas vrai comme l'ONI sait recycler ses vieux jouets.

Ricanant doucement avant de se rediriger vers le milieu de la soute, tandis que les moteurs du pélican grondaient, Akilydes enfila son casque et déclara sur la COM privée du groupe Serpentis.

- Et n'oubliez pas, mis à part nous, il n'y a pas d'alliés. Pas de marines, pas de rebelles... Que des cibles potentielles. On arrive au centre nucléaire dans dix minutes, si quelqu'un a des questions ou si vous voulez finir de vous préparer.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mer 18 Jan 2017 - 17:32

"-Mais c'est ridicule chef !
-Si tu le dis."
Passer au travers d'un petit champ de corps recouvert n'avait jamais été chose aisée ou agréable. Carl le savait bien. C'était même pour cela qu'il avait décider d'emprunter spécifiquement ce chemin. Mais Mendoza était trop remonté pour relever l'odeur ou se plaindre de l'ambiance globale. Le fieffé caporal avait donc relevé le défi et suivi son chef dans sa douteuse traversée. Chose que ce dernier n'appréciait pas particulièrement, en réalité.
"-C'est comme ça, des fois les ordres sont ridicules, ce n'est pas à toi que je vais apprendre ça." Maugréa l'Adjudant en dérapant à moitié sur une main inerte dépassant d'une couverture.
Ainsi aligné sur le sol froid de l'aéroport se trouvait une trentaine de cadavres appartenant aux forces régulières, parfois encadré par quelques membres de leur détachement venu rendre au macchabée un dernier hommage. L'image n'avait rien d'héroïque ou de glorieux. Certains corps n'avaient besoin que d'une très petite couverture pour être entièrement recouvert. D'autres étaient en plusieurs parties. Et aucun des soldats effondrés aux alentours ne pleuraient autrement que comme de petites filles orphelines. Planaît dans les environs le délicat fumet des larmes, de l'urine, des intestins à l'air libre mêlé à celui, tout simple du sang séché. L'odeur en était assez forte pour devenir un goût, qu'aucun être humain ne pouvait décamment apprécier, Carl comprit.
Ce genre de mort n'avait rien d'agréable.
"-Vos ordres ne sont jamais ridicules, d'habitude !
-Serait-ce un compliment mon jeune ami?" Ricana l'intéressé, sans cesser d'avancer.
"-Pourquoi je ne viens pas avec vous ?!" Explosa finalement Mendoza, sa main droite retenant fermement l'épaule de son chef.
Carl pouffa. Se retourna. Plongea son regard dans celui du porteur de bob. Inspira grandement. Puis fit, sur le ton de la conversation.
"-Enlèves ta main."
Le caporal s'exécuta.
"-T'es un drôle de type Mendoza. Tu détestes ton job mais tu veux absolument le faire, même quand on te donne l'ordre de rester tranquille. Pourquoi?"
Court silence. Le concerné haussa les épaules, soudainement penaud.
"-Parce que..."
L'adjudant grinça un peu des dents, faisant sursauter son vis à vis. Un autre duo de marines passa près d'eux, sans leur adresser un regard, ils portaient avec difficultés le corps d'un grand gaillard au visage figé dans un éternel cri. Le marines de tête pleurait en marchant.
"-Parce que c'est mon travail.
-Bien sûr." Répondit aussitôt le tueur, un grand sourire étirant ses lèvres gercées. "Le sang n'a pas si mauvais goût, pas vrai?
-Ca n'a rien à voir.
-Oh, tant mieux alors. Tu vas rester ici, parce que je te le demande, et parce que c'est ton travail de m’obéir. Fais profil bas. Fais gaffe aux alentours. J'ai besoin de quelqu'un de confiance pour surveiller ce coin.
-Mais il...
-Tu n'as ni le grade, ni l'inconscience nécessaire pour défier l'un de mes ordres, sois sage maintenant, veux-tu?"
Nouveau silence. Mendoza baissa finalement les yeux, vaincus.
"-A vos ordres."
Carl hocha la tête, satisfait. Puis ils reprirent leur traversée, silencieusement. Un infirmier au treillis rougie par le sang de ses différentes interventions passa sur leur gauche, surement dans le but de vérifier la qualité de l'alignement des corps, et fusilla au passage du regard l'adjudant qui s'entêtait ainsi à enjamber les corps au lieu de bêtement emprunter le petit couloir fait entre les rangées de corps.
Six cadavres plus loin, ils arrivaient devant la tente d'infirmerie, posée en plein milieu du plat terrain de l'aéroport. Carl poussa la toile du pied puis entra, suivit de près par son nerveux sous-fifre.
Trouver Teretchenko se révéla relativement aisé, la plupart des brancards et lit étant vide.
"-Salut Alexey.
-Chef. Mendoza."
Le caporal susmentionné le salua d'un hochement de tête en tentant de réprimer le sentiment de malaise inhérent à la vue d'un collègue/presqu'ami sous perfusion. L'adjudant se contenta d'esquisser son sourire habituel, sans avoir l'air de relever les bandages usagés sur la droite du lit du sniper, aussi rouge que jaune.
"-Y'a pas tant d'infections que ça d'après le doc et Mila." Gronda le blessé."Et j'ai quasiment plus mal. Je pourrais presque repartir avec vous, en fait."
Carl ricana.
"-Tu pourrais même pas nous servir de bouée, t'es plus étanche mon vieux. Mendoza va rester dans le coin aussi. Tu le surveilleras, hein?
-J'essaierais."
Le principal concerné haussa un sourcil, sans savoir si il se sentait vexé ou blasé par le fait qu'on chargeait un blessé sociopathe de le surveiller, lui. Dans les escouades normales, c'était l'inverse qui se passait...Enfin, dans ses souvenirs. Dans ses lointains souvenirs.
"-Bon, Mila sait finalement bien maintenir les gens en vie.
-Il faut croire." Alexey tenta un mouvement d'épaule, ce qui causa un spasme de douleur relativement peu agréable à l'entièreté de son corps."C'est quand même pas génial, le traitement contre la douleur.
-Ca reste Mila."
Le trio laissa échapper un petit rire fatigué à l'entente de cette blague éternellement recyclée.
"-Content de te savoir réparable en tout cas."
Le blessé prit une profonde inspiration, pencha la tête sur le coté, puis usa de son oeil valide –celui qui n'était pas fermé par un enflement à la limite du grotesque- pour dévisager son supérieur.
"-Tout va bien boss?"
Carl répondit de la seule et unique manière possible. En ricanant. Avant de faire volte-face pour quitter la tente, non sans ignorer royalement les regards des deux marines laissés sur place.


Le silence à bord du pélican avait quelque chose de plus pesant qu'à l'accoutumée. Sans doute parce qu'il n'était pas, de temps à autres, ponctué par les ricanements de Mila. Personne ne parlait, que ce soit dans l'escouade d'Akilydes ou celle de Sorince. Seul subsistait le vrombissement pénible signature des réacteurs du pélican. Mike, assis en face de Carl, fixait ses bottes avec l'air contrit d'un gosse surprit en plein vol de sucrerie. Joshua, sur la droite de ce dernier, fixait le plafond d'un regard presque triste. Elena, installée bien entendu aux cotés de l'adjudant-chef, tapotait nerveusement sur ses genoux. Mila se perdait pour sa part dans la contemplation d'une balles incendiaires sortie de sa cartouche. Elle l'avait déjà léchée deux fois.
"-C'est bizarre comme mission, quand même." Souffla finalement Joshua, pour le plus grand soulagement des occupants du pélican pouvant encore ressentir un minimum d'oppression.
Carl enclencha le mécanisme de pompe de son arme, ejectant à son tour une cartouche non-usagée du Juge. Presque révérencieusement, il la prit dans sa main et l'amena à hauteur de son visage.
"-J'aurais jamais cru revoir ces petites beautés." Un léger ricanement souleva sa carcasse courbaturée par les précédents combats. "Quelle perte ç'aurait été, de les abandonner simplement."
Joshua, en fin amateur de flammes et d'explosion, acquiesça presqu'à contrecoeur. Le géant ressentait toujours quelques brûlures en bougeant la tête, au niveau de l'épaule gauche. Cette dernière s'était démise lors d'un freinage un peu brusque, lorsque la sanglot avait quitté la zone de guerre où le reste des troupes les avaient lâchement abandonnés. Le voyage jusqu'aux forces régulières s'était révélé moins dangereux que le moment de leur rencontre, puisque, sans les nerfs à vifs du pilote qu'était Fergusshon, le véhicule tout entier aurait disparut sous une rafale de gatling. La salve de tir était passée juste devant le nez du fourgon, et la globalité de l'escouade s'en était sortie avec quelques ecchimoses.
Sauf Joshua, assit à l'arrière, qui avait reçu Fergusshon et Mila dans le dos. Sa grande masse avait au moins eu le mérite d'amortir la chute des deux autres.
"-Bon du coup ça se passe comment pour la suite?
-Ca se passera comme le fiston le voudra. Au moment où il le voudra."
Nouveau silence.
"-Comment allait Alexey au fait chéri?"
Carl fit semblant de ne pas relever le changement d'expression d'Elena à l'entente des paroles de Mila.
"-Il avait l'air conscient, même pas shooté par la morphine."
Mike éclata de rire.
"-C'est pas de la Morphine qu'il faut pour le calmer, lui. C'est de la lave en fusion.
-Vrai qu'il est solide, j'aurais tourné de l'oeil depuis un moment personnellement."
Carl doutait sérieusement de cette affirmation, vu la carrure de Joshua, son (h)auteur. Calmement, il chargea de nouveau la cartouche éjectée dans son arme, puis plaqua le juge contre sa nuque, dans une parodie de coussin.
"-Bon, sinon essayez de vous reposer les filles. M'est avis que cette opération va nous sembler relativement longue."
Ses yeux se fermèrent. Et les visions vinrent presqu'instantanément.
Des silhouettes qui se contorsionnent. Des visages hurlant. Les vêtements fondant sur une peau noircie, elle-même en train de frire. Macabres souvenirs. Inconsciemment, Carl se passa la langue sur les dents. Délicieux présages.

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Frederic Avenstal
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Mar 24 Jan 2017 - 15:08

« - Colonel Avenstal ? »

J’étais encore allongé dans l’infirmerie, on venait de m’enlever la balle et de me tartiner les entrailles d’antiseptiques que Kampft vienne me chercher pour ce que je devine être une nouvelle opération.

« - Colonel Kampft, vous vous souciez de mon état de santé ? Je suis touché. »

J’eu un petit rire, rien de bien méchant, des boutades entre gradés ça dégèle toujours l’ambiance, mais pas cette fois. Kampft me regardais avec un certain dégout et une moue trahissait sa colère intérieure, tiens donc. Il secoue la tête l’espace d’une seconde et s’autorise un sourire amusé, comme pour détendre l’ambiance. Cet imbécile doit être persuadé que c’est de ma faute si on les insurgés sont aussi bien équipés et organisés. J’aurais plutôt penché pour le S.R.N, personnellement, c’serait bien un truc qu’ils feraient ça, d’armer des rebelles pour pas qu’on perde la main.

« - Le docteur Al-Rahem m’a assuré de votre état opérationnel, donc non. Il a un sourire que j’ai du mal à déchiffrer. Le général McField vous convoque pour un briefing d’urgence, vous décollez à un-un-zéro-cinq. »

J’hoche la tête puis secoue des épaules et me redresse, un infirmer tente de m’arrêter mais je l’assure de mon bon état et me dirige vers mes quartiers, j’ai vingt minutes devant moi, de quoi prendre une douche et de mettre un uniforme plus propre. Le trajet jusqu’à mes quartiers est marqué des bruits de combat qu’on entends au loin, des soldats en état de choc qui chialent pour un rien et les gémissement des blessés. Je m’arrête devant une fenêtre et vois les flammes au loin. J’ai un petit sourire sur le coin des lèvres, je vais devoir y retourner. Putain.


_____________________________________________


Je refais mon bandage, ferme mon uniforme. Secoue un peu la tête et grimace, mon ventre me fais toujours mal, ce n’est pas étonnant, je vais devoir redemander une dose de morphine, heureusement que je souffre d’analgésie, sinon… Je serais alité entrain d’hurler, allez savoir.

Avant de me rendre à la salle de briefing avec le général et mon homologue de Kampft, je passe par l’armurerie et demande BDU et mes armes. On me tends ma casquette à la place de mon CH252. J’hausse un sourcil.

« - Où est mon casque ? »

L’armurier me regarde, une moue gênée déforme sa sale gueule pendant une microseconde.

« - Il est trop endommagé, voici vos lunettes balistiques avec un HUD. »

Je prends les lunettes et grimace, je ne vais pas être difficile à repérer avec une casquette entourée de mes casqués de marines, je soupire un instant et mets mes lunettes, activant l’affichage tête-haute et demandant à une insigne de m’aider à m’équiper de mon armure, cela me prends cinq minutes, le temps que je m’assure en plus d’avoir reçu mes chargeurs et ma carabine. Tout est en ordre, j’accroche mon fusil à l’attache magnétique de mon plastron et mon pistolet dans son holster, je prends un cigare et remercie l’insigne et l’armurier avant de me rendre au briefing. Je regarde ma montre, H-01. Parfaitement dans les temps, j’ouvre la porte et viens me placer à ma chaise.

« - Colonel Avenstal, ravi de vous savoir opérationnel. Me dit McField, je lui réponds d’un hochement de tête en levant ma casquette. Bon, nous allons pouvoir commencer, Kampft ? »

L’intéressé réponds d’un hochement de tête et appuie sur son commlink.

« - Prométhée, transmets la carte du secteur 755-879 a l’holochamp désignation QG-01. »

J’hausse un sourcil, ils utilisent l’I.A de mon régiment ? Aïe, ce n’est jamais bon signe. Mais j’ai un sourire en voyant un « Désolé » rouge apparaître sur mon ATH, la directive viens de plus haut que moi, normal. Mais bon, on ne peut pas me l’enlever sans un contrordre de l’ONI, du moins c’est ce qu’on m’a dit quand on l’a transmise à mon régiment. Je me redresse et m’approche de la table où une carte topographique recouverte d’indication holographique m’attend.

« - Passez la carte en affichage tridimensionnel. Ai-je à peine le temps de dire avant que Kampft n’entre les instructions dans l’holochamp. Merci, Kampft. »

Un réseau d’habitations, des bâtiments importants, dont certains étaient colorés en rouge, les autres restaient dans ce bleu pâle caractéristique de l’holoprojection.

« - Colonel Avenstal, vous prenez le commandement de la Task Force Dagger, vous avez trente marines ainsi que six éléments du NavSpecWar. »

Je regarde McField un instant.

« - En insertion orbitale ? »

Il hoche la tête négativement.

« - Ils sont déjà déployés dans la base, aucune insertion orbitale n’est envisageable pour l’instant. »

Je croise les bras en regardant la carte et levant ma main à mon menton.

« - Mon objectif, général ?

- Alexander Klein, un hacker black-hat. Dit-il en affichant l’holonuméro de l’intéressé. C’est le gros poisson qui nous a manqué pendant votre petite perquisition, ses complices nous ont révélé sa présence dans ce quartier, d’après les analyses, son numéro a été identifié dans ce secteur du quartier. Votre mission ? Vous rentrez là-bas, vous me trouvez Klein et vous saisissez l’ensemble de son matériel informatique. Vous décollez à un-un-zéro-cinq, je vous laisse les détails de l’opération, votre identifiant sur le commlink sera Dagger-Command, la communication interne est à votre bon vouloir. Rompez, je transmets les données à votre holopad.

- Bien compris. »


______________________________________


« - Messieurs, merci d’être présents, on a encore besoin de nous dans ce foutu merdier. »

J’ai un léger sourire, mes gars semblent disposés. J’ordonne l’affichage de la carte holographique.

« - Voici la situation, nous avons été chargés de capturer Alexander Klein, le gros bonnet qui, semble-il, n’apprécie pas trop les foules. Il s’agit d’un hacker black-hat assez doué pour inquiéter McField, l’objectif est simple, localiser Klein, l’arrêter et saisir son matériel informatique. Nous avons son holonuméro et Prométhée scanne le secteur pour toute communication partant de ce dernier, la triangulation nous mène ici. Secteur 755-879, les bâtiments que vous voyez en rouge là, là et là sont les localisations de Klein les plus probables, avec la poussière soulevée par le bombardement orbital, nous manquons de précisions dans nos estimations. C’est pour ça qu’on y va avec les grands moyens. »

Je marque un temps d’arrêt.

« - Les effectifs de l’UNSCMC seront divisés en trois escouades de dix hommes, désignation Alpha à Charlie. Holz, vous et votre escouade avez la désignation Alpha, Kenway, vous avez la désignation Bêta et Konrad, vous avez la désignation Charlie. L’escouade de nos amis les helljumpers aura la désignation Delta et sera sous le commandement du caporal Miller, l’escouade sera divisée en deux sections, la première section sous le commandement du caporal Miller aura la désignation Delta-1 et la seconde section, sous le commandement du première classe Rashkae aura la désignation Delta-2. Je serais en compagnie de Charlie et j’aurais la désignation Dagger-1. »

Sur l’affichage, trois Pélicans et deux Falcons apparaissent, je transmets des images holographiques de ces engins sur la carte.

« - Alpha, Bêta et Charlie vous embarquerez dans les pélicans, désignations respectives étant Echo-1, Echo-2 et Echo-3. Delta-1 et Delta-2 embarqueront dans les Falcons ayant pour désignations respectives Foxtrot-1 et Foxtrot-2. »

Je réduis l’échelle de la carte jusqu’à ce qu’on puisse voir la flotte en orbite basse et désigne l’UNSC Morgenstern.

« - Messieurs, voici l’UNSC Morgenstern, un destroyer faisant office d’escorte dans la flotte d’interdiction. Ils vont bombarder la zone de manière à ce qu’un épais nuage de poussière se lève pour couvrir notre avance et ce de manière assez aléatoire pour éviter de lever les soupçons, la ville est encore bombardée sporadiquement, ça devrait pouvoir couvrir notre avancée. Delta-2, j’ai ouï dire que vous vous défendiez plutôt bien avec un SRSD, vous serez déployé avec votre section, en insertion rapide, sur le toit du bâtiment administratif de Boog, avant de partir vous demanderez une visée thermique pour votre arme, avec la poussière que va soulever le bombardement, il vaudrait mieux que vous soyez capable de nous voir, demandez aussi un silencieux, a cette portée la perte de vélocité sera minime. »

Une fois m’étant assuré de la clarté de mes ordres, je tourne le regard vers Delta-1.

« - Delta-1, vous, vous serez déployés sur la station radio de la corporation par saut HALO, afin d’éviter d’être repérés, vous attendrez le signal "Light is Green" pour passer à l'action. Alpha, Beta et Charlie seront déployés par Pélican, Alpha par le nord et Charlie par le sud et Beta par l’ouest, quand nous passerons près des habitations signalées, vous aurez chaque fois quinze secondes pour faire un balayage et abattre les insurgés qui s’y trouvent s’ils sont armés et hostiles, si vous pouvez les mettre hors d’état de combat sans les tuer, faites-le, mais ne prenez pas de risques inutiles. Si un insurgé vous remarque, vous ouvrez le feu et le mettez hors d’état de nuire. En plus des lunettes de vision nocturne, j’ai obtenu de la part de McField l’utilisation de visions thermiques qui devraient nous aider si la poussière rend la visibilité trop mauvaise. Nous convergerons vers les bâtiments de la corporation entourant la station de radio. »  

J’agrandis l'image jusqu'aux véhicules.

« - Des véhicules sont présents, nous ignorons actuellement s’ils sont armés et de quel type, chaque escouade disposera donc d’un lanceur M41 SRR équipé de roquettes MAV. Une fois le complexe encerclé, chaque escouade s’occupera du bâtiment le plus proche de son point d’entrée. Alpha s’occupera des deux bâtiments du nord en séparant l'escouade en deux sections respectives, Beta viendra en soutiens de Delta-1 pour la station de radio et Charlie s’occupera du bâtiment juxtaposé a la station de radio. Dès que nous avons Klein, nous lançons l'extraction et rentrons à la base le plus rapidement possible, nous disposons d'une heure au grand maximum pour l'opération, au delà de ce délai, la disparition de nos forces de projection seront visible et pourront offrir aux insurgés l'opportunité d'attaquer la base. Des questions soldats ? Sinon préparez-vous, nous démarrons à un-un-zéro-cinq. »
Citation :
Désignations :
- Dagger Command : Nom de code d'Avenstal pour le HighCom
- Dagger 1 : Nom de code d'Avenstal pour la Task Force Dagger
- Alpha : Escouade d'Holz, dix effectifs - Divisions en sections autorisée pour le balayage des bâtiments au nord de la station de radio. Insertion au nord.
- Beta : Escouade de Kenway, dix effectifs. Viens en soutiens a Delta-1 une fois la station radio atteinte. Insertion à l'ouest.
- Charlie : Escouade de Konrad, dix effectifs, s'occupe du bâtiment juxtaposant la station radio, présence de Dagger-1.
- Delta : Escouade d'ODST divisée en deux sections, sous le commandement du caporal Miller.
- Delta-1 : Section de trois hommes de Miller, insertion en saut HALO sur le toit du bâtiment pour éviter la détection par falcon. Attends le signal "Light is Green" pour entamer son balayage de la station de radio.
- Delta-2 : Section de trois hommes sous le commandement de Rashkae, déployés sur le centre administratifs en surveillance avec un SRSD équipé d'une visée thermique.
- Echo : 1,2 et 3, pélicans d'insertion des Marines
- Foxtrot : 1 et 2, falcon d'insertion des ODST, Foxtrot 1 procédera à un Halo Jump avant de se retirer et de rester en attente. Foxtrot peut offrir du soutiens si la demande en est faite.
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 30 Jan 2017 - 0:01

Djerin pressa la détente et la crosse de son fusil s'enfonça dans son épaule. Sa cible fit un bond en arrière, s’affalant sur le dos dans un bruit sourd que la distance ne l’empêchait pas d'imaginer. Son ancien geôlier frottait son nez cassé d'un air enragé, frappant le cadavre de sa botte. Djerin annonça la nouvelle d'une voix froide sur la COM avant de reprendre sa surveillance. Pour la première fois de sa vie, la blague sur ce que ressentent les sniper ne le fit pas sourire. Il attendit quelques minutes couché jusqu'à ce que le pélican amorce sa descente et monta à bord avec ses collègues. Ils s’assirent cotes à cotes malgré la trop grande place présente dans l'engin. Le marine à coté de lui tenta d'engager la conversation.

-Charmante journée, pas vrai .. ?

Djerin se tourna vers lui, dépolarisant sa visière pour le regarder dans les yeux.

Je n'en revient pas de combien l'UNSC devient bon quand il s'agit de transformer une simple mission d'extraction de VIP en charnier...

Il re-polarisa son casque, faisant ainsi comprendre que ce n'était pas le moment pour une conversation sur la météo.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Djerin était assit contre un muret, en tailleur. Sur le creux de ses jambes, en tas dans un linge à la propreté douteuse, des balles de S2 attendaient d'être insérée dans les chargeurs qui attendaient à coté de lui, vides, juste accolés à son casque. Tranquillement, il prenait une balle, l'enfonçait dans la petite boite de métal avec un petit bruit métallique, puis il en reprenait une dans le tas avec un bruit de clochette. Clanck, ting. Clanck, ting. Clanck, ting. Clanck, poc. Un chargeur de fait. Suivant. Malgré le coté calme de sa situation, le sniper était tendu comme une corde d'arc, sachant très bien qu'ils retourneraient très vite au feu car jamais l'UNSC ne laisserait passer un tel affront.

Il jeta un regard a Ishi qui ronflait légèrement le long d'un mur, sous une table, les bras enroulé autour de son fusil à pompe comme s'il s'était agit d'une femme des plus tendre. Au dessus du soldat se trouvait Anaëlle. Elle comptait des rations et des chargeur sur la table. Semblant insatisfaite, elle rajouta une poignée de grenade et des balles. Tomber à court ne devait pas se trouver être une option. Il vit le regard de sa partenaire glisser sur des explosifs avec un léger sourire mais elle se ravisa et prit simplement un rouleau de corde supplémentaire.

Djerin posa le dernier chargeur plein avec les autres avant de se redresser pour les poser sur la table, son casque avec, histoire de le garder sous le coude. Il commença à stocker les chargeur sur son armure et dans les poches de son manteau. Si ce manteau lui attirait souvent des regard désapprobateur de la part des officiers un peu tatillons, il n'avait jamais eu à s'en plaindre. Anaëlle déposa sa part des réserves de nourriture et d'équipement qui compléterait les chargeurs de S2, lui donnant au passage de quoi nourrir sa M7 et ses magnums. Il enfonça chaque élément à sa place, rajoutant sur son armure des pochettes pour les munitions qu'il avait pris en plus, comme tout les membres de son équipe.

D'un air joueur, Anaëlle lança une grenade sur le casque d'Ishi pour le réveiller. L'ODST se redressa d'un coup, surpris et croyant à une agression réelle. L'impact de son casque contre la table résonna dans la pièce avec son juron presque plus longtemps que l'éclat de rire d'Anaëlle. L'asiatique sortit de sous la table avec un air grincheux et fit mine d'enfoncer la crosse de son arme dans le ventre de sa collègue qui esquiva d'un bond. Djerin secoua la tête et lui lança un barre protéinée.

Mange un morceau et équipe toi. La pause à assez durée. Si je m'en tiens à la rumeur qui roule sur les COM, on devrait pas tarder à avoir de la vis...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un Caporal entrait dans la pièce et leur ordonnait de rejoindre le point de ralliement de la Task Force Dagger dans les dix minutes. Anaëlle et Djerin échangèrent un coup d’œil entendu tandis qu'Ishi finissait sa barre d'une bouchée avant d'enfourner dans ses poches son équipement. Les trois ODST joignirent leur poings d'un air décidés avant d'enfiler leurs casque et de partir vers le point de ralliement en trottinant entre les blessés qui attendaient des soins et ceux qui attendaient la mort.

Arrivé au bon endroit, Djerin chercha par automatisme un endroit surélevé sur lequel monter. Réflexe de sniper d'abord, mais aussi élément indispensable pour un soldat de petite taille en comparaison des colosses que pouvait contenir le corps des marines. Il trouva une pile de caisse sur laquelle s’asseoir, les membres de son équipe prenant place autour, comme d'habitude. D'autres ODST était présent, sans doutes arrivés plus tard qu'eux. Djerin fronça les sourcil en voyant que le Caporal Evret n'en faisait pas partie. Sans doute un mort de plus dans cette boucherie. Hochant les épaules par habitude, il se tourna vers le Colonel qui montait sur l'estrade pour l'écouter.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Djerin et son équipe se tenaient autour d'une petite table comme la majorité des chefs d'unités. Les pilotes de Foxtrot-2 se trouvaient avec eux. Le sniper avait déroulé sur la table l'impression de la carte locale qu'il avait reçu. Il entourra leur point de feu au feutre noir avant de rayer les zones d'angle mort qu'ils auraient.

Ana, vu que le ciel est dégagé, ils doivent avoir remit en place des drones de surveillance. Essaye de récupérer un accès, je veux avoir l'oeil sur ce que je ne pourrais pas voir directement. Ishi, tu te charge de l'équipement anti-matériel. Il y aura déjà un couple d'artilleur à bord alors prenez votre équipement complet. N'oubliez rien cette fois. L'opération est sensée être rapide et sans bavure, mais la précédente aussi. Philist, ce stade est sensé être inoccupé aux dernières nouvelles. Vous pensez pouvoir y rester en stand-by au cas ou on aurait besoin de bouger rapidement?

Si l'endroit est vraiment vide oui. Sinon on risque de devoir se dégager en vitesse.

Tentez, dans le pire des cas on se débrouillera

Les pilotes s'éclipsèrent pour aller finir de préparer leur appareil tandis que Djerin pliait la carte.

Bon. Primo on quadrille le secteur verticalement et horizontalement, secondo on dégage le toit du bâtiment de la radio. Ishi tu verrouille l'accès au toit et Ana tu t'occupe de garder l’œil ouvert.

Un officier fit retentir son sifflet pour ordonner aux soldats de rejoindre leurs transports. Les ODST montèrent à bord de leur Falcon et équipèrent leurs sangles de sécurité. L'engin s'éleva lentement vers le ciel, les menant vers leur mission, ou tout ce qui tenterait de correspondre à ce titre.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Sam 4 Fév 2017 - 9:58



Station radio de la Corporation, village de Kaosq, 10 kilomètres au sud de Boog
11h45 Heure locale


-Allô? Oui c'est Alex .. quoi ? Ils ont eu Diana ? Vous avez retrouvé son corps tu dis ..? Putain .. ! Josh ne va pas s'en remettre. Les salopards oui. Non, écoute, moi je suis déjà occupé à gérer les liaisons avec les cellules des autres villes, les sièges administratifs de deux communes ont déjà été investis ..
La porte de la salle radio s'ouvrit brusquement, et un très jeune homme tenant un vieux modèle de fusil d'assaut apparut.
-Alex ! Prépares tes affaires ! Les loyalistes sont là ! Dit-il d'une voix qui n'avait presque pas muée.
-QUOI ? Qu'est ce ..
-ALEX, ILS SONT LA, DES AERONEFS !
L'informaticien se leva d'un bond en coupant la liaison avec son interlocuteur holophonique. Il jeta des regards dépités autour de lui.
-Comment .. Mais comment je vais embarquer tout le matos bordel !
-On a pas le temps Alex ! Prends le strict néces.. non attends ! Y'en a un qui est tout prêt ! Putain on se casse magnes-toi:
Le pirate ouvrit une série de tiroirs et en retira des pochettes translucides qui contenaient des petits disques, puis il gagna la sortie de la salle attentivement en ayant juste le temps d'attraper sa veste de cuir blanc.
-Fais tout péter ! Lança t-il à son collègue en disparaissant de la salle. Une série de détonations s'en suivirent, accompagnées de l'explosion du matériel informatique qui fit éclata toutes les fenêtres du bâtiment, tandis que le pirate dévalait les escaliers jusqu'au première étage en sautant les marches par quatre. Une multitude de personnels sorti en hâte de la porte du palier du premier étage qui donnait vers d'autres studios, et se précipita avec lui vers le rez-de-chaussé où se trouvait l'entrée du souterrain. L'ensemble se rua dans une petite pièce unique dissimulée derrière une porte ouverte, dans laquelle un trou avait été creusé dans le sol. Des tuiles et d'autres matériaux étaient disposés sur les parois du tunnel de fortune, il y avait parfois des colonnes faites de parpins.
-Foncez ! On les retiens ! Déclara Emilye, une milicienne, en se positionnant à l'entrée du tunnel avec un de ses collègues. Le reste des rebelles, soit quatre individus, se répartirent à divers endroits du rez-de-chaussé afin de ralentir la progression des assaillants. Sept éléments armés avaient suivis le groupe de civils à l'intérieur du souterrain.

-     -     -     -

-On y retourne .. Putain de merde on y retourne.
L'air hypnotisé, Fabrice tituba presque en entrant dans le petit cube de permabéton qui faisait office d'armurerie. Le sergent en ressorti avec un fusil d'assaut MA5B qui lui serait bien plus utile que l'arme de poing standard qu'il avait jusque là utilisée. Il se dirigea aussitôt vers le tarmac en trottinant, se remémorant les points clés du discours du Colonel, bien que ne comprenant toujours pas ce qu'il faisait à la tête d'une escouade d'assaut en partance pour une mission de choc. Le manque de sous-officiers ? La confiance que lui faisait dorénavant Avenstal ? Fabrice n'avait pourtant pas eu l'impression d'avoir rempli sa mission d'une manière exceptionnelle.

L'excès d'adrénaline avait largement gelé sa peur, sans pour autant la faire disparaître. Son cerveau et ses sens primitifs étaient en éveil maximaux depuis le cœur de la nuit dernière. De retour, il avait avalé une dose d'amphétamine lorsqu'Harris lui avait dit de rester éveillé en vue d'une suite prévisible.
Il franchit la trappe du pélican en courant et prit place aux côtés de son « escouade », déjà à l'intérieur, et dont il avait fait la connaissance pendant le briefing. Deux rangées de marmules bien plus endurantes que les bleus dont il avait eu précédemment la charge.
-T'es drôlement jeune sergent! Cria son voisin par-dessus le lourd bruit des turbines.
-Affirmatif, j'ai récolté ce grade par équivalence avec mes études..
-Si on t'as mis pour nous commander, c'est que t'en vaut vraiment le coup mon gars.
La voix métallique des chefs d'équipage se mit soudain à tonner dans la radio du cockpit réglée sur haute fréquence, mettant fin au début dialogue entre les deux militaires.
-Perks Ones, équipages à bords et au complet, systèmes internes fonctionnels, GO GO GO GO !
Le vertige que Fabrice ressentit dans son ventre lui fit remarquer que l'appareil avait quitté le sol. La trappe arrière était toujours ouverte, et un mitrailleur pointait le museau de sa gatling vers l'aval qui semblait étonnement proche. Le véhicule volait bas en rasant les steppes arides à l'extérieure de la ville. Le paysage que l'on pouvait entrevoir par-delà l'ouverture avait un certain charme. Des plaines désertiques dominées par des monts qui s'élevaient plus au loin, éclairés par un soleil de plomb. Lorsque le pélican vira significativement à tribord, Fabrice aperçut certains des autres appareils de l'armada. Ils volaient probablement en ligne.

Le paysage urbain de Boog se faisait de plus en plus petit à mesure que les transports progressaient vers leur destination. Puis, tout le monde s'est retrouvé en bas.
Echo-1 a ralenti l'allure en désinclinant l'arrière de l'appareil, tandis que les autres transports continuaient vers leurs objectifs respectifs. Le pélican s'est progressivement stabilisé, les membres d'Alpha se sont mis à charger leur arme, puis les patins de l'appareil on touché le sable. Fabrice qui avait révisé la carte tactique pendant le trajet s'est élancé en braquant son fusil d'assaut devant lui, rapidement suivis par les éléments de son unité qui sortait du véhicule en file indienne.
Puis, le transport s'est élevé dans les airs en faisant fouetter le sable autour de lui. L'escouade s'est mise à courir en ligne serrée en direction des structures urbaines qui s'élevaient devant elle cent mètres plus loin. Les environs étaient arides, parfois collineux, et une large zone de marais davantage plus fertile s'étendait juste derrière les soldats. Du côté du village, le sergent vit des têtes sortir des fenêtres de certaines cases, et même des silhouettes entières faire irruption entre plusieurs bâtiments.
-UNSC, circulez ! Tonna t-il à l'intention des  individus qu'il dépassait, le canon de son fusil toujours braqué devant lui. Les éléments d'Alpha qui le suivaient balayaient les flancs de leurs armes en scrutant méticuleusement les espaces vides entres les quelques cases de fortunes qu'ils dépassaient, ainsi que les fenêtres. L'ensemble se retrouva bientôt devant la première des cinq maison à inspecter avant de passer aux bâtiments cibles. Fabrice effectua une série de signes distinctifs de son bras, et l'escouade se scinda en deux parties. Cinq élément s'en allèrent bloquer les issus des bâtiments cibles tandis que le reste se regroupait en file indienne derrière le muret de la première maison. Une marmule de deux mètres-dix enfonça la porte d'un violent coup de pied, et l'escouade investit l'intérieur. Vide. Seulement quelques meubles de fortunes en métal, et des casseroles éparpillées autour d'un résidu de feu qui brûlait apparemment jadis au milieu de l'unique pièce de la case. La même précarité se révéla dans les quatre autres cases désertes qui furent fouillées par les militaires.
-Alpha pour Dagger-1, R.A.S dans les cases du périmètre, on passe aux bâtiments cibles, terminé.
Le sergent et sa troupe rejoignirent aussitôt la seconde moitié de l'escouade répartie sur les quatre issus des deux bâtiments. Ils se précipitèrent vers celui devant lequel quatre véhicules étaient garés. Quatre hommes se plaquèrent sur le flanc gauche de l'entrée principale. Le soldat de tête dégoupilla une grenade, son collègue derrière lui le dépassa et enfonça la porte. Le projectile vola à travers la pièce et éclata. Une femme cria. Les militaires se ruèrent à l'intérieur et en ressortir avec quatre individus ébouriffés qui avançaient les mains posées sur leur crâne. Les mains pressées sur son fusil d'assaut, Fabrice qui se tenait en retrait prêt d'un véhicule observa la scène avant d'ordonner au reste de l'escouade d'investir le second bâtiment.
-Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! Hurla un jeune-homme depuis l'intérieur de la structure, le son de sa voix se propageant largement sous la porte principale. Ce sont des offices de fonction ! Nous n'avons rien fait !
-Opération militaire, sortez par cette porte les mains sur la tête. Rétorqua le sergent en pointant le canon de son arme vers le seuil d'entrée. Six individus en jaillirent sans demander leur reste, visiblement apeurés. Ils n'avaient rien de rebelles à première vue, mais il fallait rester méfiant.
Les militaires commencèrent à rassembler l'ensemble dans la cours, il y avait quatre hommes et six femmes, tous visiblement âgés de trente à quarante ans.
-Un homme devant chaque entrée, trois autres en patrouille. Puis il activa sa liaison com.
-Alpha pour Dagger-1, dix suspects non armés arrêtés, je les interroge rapidement mon Colonel, terminé.
Fabrice pointa ensuite un doigt menaçant vers le groupe de civils présumés. Où est Alexander Klein ?
Certains parurent étonnés, quelques uns baissèrent le regard vers le sol.
-Alexander qui ?? Déclara un binoclard en rompant le silence.
Le sergent s'approcha du groupe en introduisant un nouveau chargeur dans son arme, qui n'en avait cela dit pas besoin.
-Vous allez parler rapidement, ou je vais être contraint de vous tuer. Fabrice s'étonnait lui-même. Ce genre de bluff n'avait jamais fait parti de ses principes. Les propos étaient sortis naturellement, instinctivement. Sans doute le sergent en avait-il trop vu au cours des dernières heures. Trop de violence, trop de malheurs. Son cerveau reptilien était toujours en vigilance maximale. Plus de cela, il était conscient de l'enjeu de cette mission. Des centaines d'êtres humains mourraient chaque jour contre les Covenants. Une révolution sur les bras était la dernière des choses dont l'Humanité pouvait s'embarrasser. Le jeune médecin semblait véritablement avoir troqué une partie de son altruisme, de son empathie même, pour le sens du devoir et pour la survie de l'espèce.
Il arma bruyamment son fusil et posa le canon sur la tempe de l'homme qui avait pris la parole, sous le regard amusé des soldats de l'escouade.
-Si à dix l'un d'entre vous n'a pas répondu, je lui fais sauter la tête. Puis je passerais aux autres, mais en comptant cette fois jusqu'à trois. 1, 2 ..
-Mais on en sait rien monsieur ! Je vous le jure ! Cria l'une des femmes.
Le sous-officier s'interrompit brusquement en entendant une série de détonations lourdes. Les soldats adoptèrent aussitôt une posture de défense. Fabrice s'éloigna du groupe en reculant, balayant les environs du regard. De violents combats venaient d'éclater dans le village.
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Alexandre Akilydes
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Jeu 9 Mar 2017 - 23:05

Le pélican grondait lourdement alors qu'il amorçait sa décente vers la centrale nucléaire. Observant sur les écrans cette dernière se rapprocher doucement, Akylides souffla longuement avant de se retourner et se diriger vers l'écoutille arrière de l'appareil. Un petit claquement métallique suivi par un impact léger confirma que l'appareil s'était posé de manière plus ou moins sécurisée. Observant les Sanglots et son escouade, le spectre activa sa COM.

- Et n'oubliez pas. Une fois l'opération lancée, pas de témoins.

L'écoutille s'ouvrit alors, laissant les membres des forces spéciales et de l'ONI quitter l'appareil. Seul Svarnakovak resta dans le pélican et referma l'écoutille une fois les troupes sorties. Du cockpit, on pouvait voir la jeune femme poser les bottes sur le tableau de bord d'un air nonchalant et faire le signe du "pouce" à quiconque passant devant elle. Avec ses insignes des forces spéciales et son visage entièrement masquée, personne n'aurait le cran de venir la voir pour lui demander ce qu'elle faisait là, surtout lorsque toute tentative de communication avec cette dernière résulterait d'un avertissement audio sur la "tentative d'une entrave sur une opération militaire", qui découlerait en ce cas précis par une mis à mort ou un procès militaire.

Observant les deux escouades qui l'entouraient, le spectre s'assura qu'aucun nom n'était visible sur les ATH ou bien sur les tenues des membres de l'opération serpentis. Une fois satisfait, ce dernier s'avança avec Carl vers les deux gardes de la centrale qui les observaient d'un air méfiant. Levant la main pour les saluer tandis que ces derniers levaient leurs armes, le spectre attendit qu'ils ne prennent la parole.


- Halte! Cette centrale possède un accès restreint! Annoncez-vous!
- Du calme l'ami, si nous n'étions pas autorisés à entrer, ce pélican n'aurait même pas pu s'approcher sans se faire abattre par la DCA. Colonel Arimar sinon, je suis ici pour assurer avec mes amis l'extraction d'un document sensible, et observer l'arrêt de la centrale le temps de la fin de l'opération prevent avalanche.

Observant avec un sourire narquois le garde de la police militaire se raidir en entendant le grade de son interlocuteur, Akilydes pointa Carl du doigt.

- Et voici le capitaine Crudelis, si jamais vous vous posiez la question, dois-je énoncer les grades de tous les hommes sous mon commandement, caporal?
- Je... Pardonnez moi monsieur, c'est le protocole, puis-je voir vos hem... Accréditations?
- Bien sûr, j'aimerais pouvoir avancer par la suite, notre timing est limité.

Vérifiant le PDA et la véracité des informations fournies, le caporal cachait à peine son inquiétude lorsqu'il rendit l'objet au spectre.

- Vous pouvez passer monsieur.
- Merveilleux.

N'attendant pas une minute de plus, le membre de l'ONI commença à se diriger vers la centrale, suivit par les membres de son escouade et les Sanglots. Akylides crut même entendre Carl ou l'un de ses hommes faire une remarque au pauvre garde. Un nouveau sourire s'étira sur son visage. Même au milieu de ce merdier, et même si ils se lançaient sur les pavés de l'enfer, il y avait toujours un peu de place pour l'humour. En tout cas, l'ONI avait bien fait son boulot, étant donné qu'ils avaient pu garder leurs armes. Une fois dans le bâtiment, le spectre observa les lieux, et principalement les nombreuses caméras d'un regard attentif.

- Akemi?
- Les images ont déjà été remplacées. Officiellement, vous n'avez jamais pénétré le bâtiment. Vous êtes cependant attendus par l'ingénieur nucléaire Iva, elle se trouve dans la chambre du réacteur principal, un membre de la sécurité devrait venir vous chercher dans trente secondes.
- Parfait.

A la seconde près, le garde arriva devant les serpentis. D'abord confus face aux tenues qui lui faisaient face et leur manque d'écusson, ce dernier s’exécuta rapidement et mena Alexandre et le reste des troupes dans la chambre du réacteur principal. Une fois arrivé, ce dernier salua Akilydes avant de reprendre sa roue. De manière générale, la centrale n'était pas vraiment sécurisée à l'intérieur même de la structure mis à part quelques gardes patrouillant entre les différents secteurs. La majorité du personnel mis à part cela était civil. La quasi totalité de la sécurité se trouvait en dehors du bâtiment, composée de canons anti-aériens, d'un gros contingent des membres de sécurité de Talista, et de troupes de l'UNSC envoyées en renforts. C'était une véritable grille de protection qui empêchait quiconque de pénétrer ici, sans accréditation. Surtout sachant que celle-ci ne durait que deux heures au mieux avant d'être remplacée par une nouvelle suite à une demande au chef de sécurité en personne et à l'IA de l'installation. En parlant de cette dernière, la figure holographique d'un homme en blouse et aux cheveux en broussailles fit son apparition sur le tableau holographique devant les militaires.

- Bienvenue dans la station de Talista colonel. Je me présente, Edward Teller, physicien illustre et IA de cette installation. Dîtes mois messieurs, qu'est-ce qui pousse des militaires à venir jusqu'ici?
- Les joies de la physique nucléaire.
- Ils viennent car ils sont en mission, laisse les tranquille. Bienvenue colonel, Anaelle Iva, enchantée.
- Tout le plaisir est pour nous. Vous avez le dossier?
- Bien sûr, laissez moi le temps de vous le sortir de mon bureau, suivez moi.
- Parfait. Crudelis, restez ici avec les autres, je n'en ai pas pour longtemps.

Suivant ainsi l'ingénieur, le spectre n'écoutait que vaguement les explications de la demoiselle sur le fonctionnement du réacteur. Il en était toujours ainsi avec ces passionnés de sciences, ils semblaient aimer s'entendre parler. Une fois dans le bureau, Akilydes ferma la porte et les volets, procédure standard en cas de transmission de dossiers risqués. La voix d'Akemi résonna alors dans l'oreille du spectre.

- C'est bon, j'ai accès aux portes de sécurité du réacteur principal. J'ai déjà informé les Sanglots et vos hommes qu'ils pouvaient passer à l'action. L'IA local a été des plus coopératives, la reprogrammation que cette dernière a subit il y a quelques jours nous a été très utile, vous pensez à remercier nos agents pour moi.

Anaelle termina alors de rassembler les données sur la clé qu'elle devait remettre à Alexandre. Ce faisant, cette dernière inspecta la clé quelques instants, souriante.

- Vous ne pouvez pas imaginer comme je fus surprise que l'armée s'intéresse à ce point aux fonctionnements de la fission nucléaire. A vrai dire je...

Un bruit sourd résonna dans la salle lorsque son corps s'effondra sur le bureau en question, rongé au niveau du front par un trou béant déversant son sang sur l'office en bois sur lequel elle reposait à présent, tandis qu'une odeur de brûlé se faisait sentir derrière la porte. Récupérant la clé, le spectre la plaça dans une des poches avant de ranger "Vendetta" dans son holster. S'approchant de la porte, le spectre s'arrêta quelques instants.

- Teller?
- Oui monsieur?
- Lancement de l'opération serpentis, vous savez ce qu'il reste à faire.
- Entendu monsieur, vous aurez un accès assuré jusqu'à votre pélican en attendant, je ferme la salle après votre départ.

Actionnant la poignée de la porte, le spectre soupira doucement en ferment les yeux, avant de les rouvrir et d'observer une salle de réacteur pleine de cadavres civils brûlés. Le savoir intellectuel qui venait d'être perdu ici était impressionnant, mais nécessaire.

- Personne ne s'est brûlé en faisant joujou j'espère? Venez, on retourne au pélican, ces ingénieurs, c'était l'entraînement.

Le retour jusqu'au pélican fut relativement facile. A vrai dire, aucune des forces de sécurité présentes n'avaient l'intention de les arrêter ni n'avaient été alertés. Une fois dans le vaisseau, le groupe observa la centrale nucléaire s'éloigner d'eux, le véhicule aérien se dirigeant à présent vers le plein centre de la ville de Talista, un bâtiment particulier marqué sur les ATH de tous les membres de l'opération Serpentis. Rechargeant son BR, le spectre activa la COM d'escouade.

- Bien, une fois posés sur le toit, Lupo et Joshua, vous prenez la caisse et vous la portez dans la salle indiquée sur vos ATHs respectifs, on l'aura nettoyée quelques minutes avant votre arrivée. Frostbite, Ferghusson, vous assurerez la sécurité de nos deux amis. Le reste vient avec Carl et moi, on a tout un étage à nettoyer, des ascenseurs à sceller, et des escaliers à rendre impraticables.
- Et si on trouve des civils?
- Il n'y a plus de "civils" à partir du moment où ils ferment les yeux sur les rebelles qui vivent chez eux ou dans le bâtiment. Abattez tout ce qui bouge à l'intérieur de cette structure et qui n'était pas dans ce pélican. Cet ordre vaut aussi si on tombe par pur hasard sur des forces du CSNU ou de la milice privée. Comme dit précédemment, à part nous, aucun allié. On arrive dans cinq minutes, préparez-vous à débarquer.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 2 Avr 2017 - 22:14

"- Vous pouvez passer monsieur.
-Merveilleux."
Carl laissa échapper un ricanement moqueur, ce qui fit sursauter le plus émotif des deux gardes. Constatant que ses gesticulations avaient attirés le regard de l'intégralité des hommes du "capitaine Crudelis", le nerveux gardien haussa un sourcil en serrant un peu plus son arme.
Le chef des sanglots se planta devant lui pour taper sur son épaule.
"-Détends-toi fiston. Et arrange moi cette tenue, on dirait un milicien des bas-quartiers."
L'intéressé entreprit aussitôt de s'exécuter, non sans manquer de faire tomber son fusil. Lorsque l'escouade le dépassa finalement pour rejoindre Akilydes, ils riaient tous, ouvertement, du pauvre type. Tant et si bien que Carl en aurait presque eut pitié.
Presque.
L'avancée du groupe dura un certain temps. Temps qui semblait d'ailleurs passer au ralenti pour l'équipe. Car si personne, au sein de cette dernière, ne s'inquiétait vraiment pour sa survie, la suite prévue des évènements donnait tout de même, clairement, un goût étrange et inédit à la mission. A tel point que le frottement des bottes des forces spéciales sur le sol sec et froid de l'installation se révéla être le seul son troublant la fausse quiétude de la traversée.
Le "capitaine Crudelis" risqua un coup d'oeil dans son dos pour constater l'impressionnant calme de ses hommes. Tous avançaient, l'air profondément professionnel, en ligne droite, au pas, comme l'aurait fait n'importe quelle autre troupe naturellement. Ils étaient concentrés. Attentifs. Et impatients. Ce dernier point, il le vit en croisant le regard enflammé d'Elena.
L'adjudant-chef s'interdit de pouffer en se mordant cruellement l'intérieur des joues. Le sang et la salive se mélangèrent aussitôt, le goût métallique contribuant à renforcer sa propre concentration. Que l'ONI pouvait se montrer impitoyable parfois. Cela lui rappelait ses jeunes années. Les opérations noires. Les ordres par radio, avec codes et mots de passes toutes les deux phrases échangées.
Il était à deux doigts de regretter les chiens de Miller lorsqu'Akilydes s'arrêta finalement pour donner l'ordre.
"-...Restez avec les autres."
Carl hocha la tête de manière quasi-imperceptible. Son sourire était clairement visible alors que son regard parcourait la salle où ils se trouvaient, remplie d'écrans de mesures tactiles sur lesquels pianotaient des dizaines de...Civils. En blouses blanche.
Akilydes disparut derrière la porte, précédé par le stéréotype féminin de l'ingénieur nucléaire. Court silence. Fergusshon s'éclaircit la gorge. Un duo de tête d'ampoules attira l'attention de Mila, qui s'approcha calmement d'eux.
"-Messieurs?"
Le plus vieux, aux sourcils broussailleux et à la moustache rutilente, prit un air interloqué.
"-Vous désirez?"
La marines caressa de l'un de ses doigts gantés la surface métallique d'une rambarde se tenant entre elle et le bassin de refroidissement du réacteur principal.
"-J'ai toujours voulu savoir, ce réacteur est totalement sécurisé, n'est-ce pas?"
Le concerné hocha la tête, peu sûr de savoir quoi répondre.
"-Vous changez l'eau souvent?" Manda Fergusshon, les yeux rivés sur l'eau du bassin."Parce qu'elle est vachement claire, quand même.
-Ce n'est pas un aquarium." Répondit l'autre en haussant les épaules, légèrement pédant.
"-Une petite déflagration causée par...Disons une grenade, dans cette salle suffirait-elle à déclencher une réaction en chaine ici-bas?"
Cette dernière question créa un petit silence. Les têtes d'ampoules environnantes cessèrent de travailler pour se tourner vers Mila.
"-Bien sûr que non voyons, il faudrait plusieurs dizaines de kilos d'explosifs pour espérer déstabiliser le réacteur, pourquoi cette question ?"
Les yeux de l'homme aux broussailleux sourcils s'écarquillèrent lorsque son interlocutrice le prit par la taille pour la serrer contre elle.
"-Pour rien." Lui chuchota-t-elle dans l'oreille avant de mettre fin à l'étreinte. De manière un peu brutale, il est vrai.
Le coup de pied projeta l'intellectuel sur deux bons mètres. Il termina son impromptue glissade dans les bras d'une de ses collègues qui, au passage, remarqua qu'un objet sphérique et solide se trouvait dans la poche arrière de la blouse du pauvret.
Au même instant, un trio de tête d'ampoules paniquées tenta de s'échapper de la salle avant de constater que les doubles portes d'accès de cette dernière refusaient tout bonnement de s'ouvrir.
Carl retira la sécurité du Juge. Elena fit de même avec ses deux M6C. Fergusshon et Joshua échangèrent un regard entendu.
Et la grenade que Mila avait planquée dans la blouse du vieux type explosa.
La déflagration projeta un homme sur le canon de l'adjudant-chef. Il n'eut pas le temps de bredouiller des implorations avant que sa cervelle ne sorte par l'arrière de son crâne, qui n'existait d'ailleurs plus vraiment. Des bris enflammés de chair et d'os giclèrent dans toutes les directions, aspergeant la blouse d'une femme dans la quarantaine, occupée à hurler tout son saoul d'horreur. Elena vida la moitié de son chargeur sur un couple de fuyards à moitié accroupi. Le premier mourut lorsque ses poumons prirent feu de l'intérieur et le deuxième ne parvint pas à éteindre suffisamment rapidement le feu s'étant déclenché dans les muscles de sa cuisse. Joshua écrasa le crâne d'un gamin contre la crosse de son pistolet puis l'acheva d'une balle dans le torse. Le corps enflammé servit de bucher improvisé à Mila, qui plongea le visage d'une nouvelle victime dans ces entrailles brûlantes. Fergusshon abattit trois courageuses cibles alors qu'elles tentaient de se jeter sur lui pour le désarmer. Leurs silhouettes incandescentes se tortillèrent un temps sur le sol puis cessèrent finalement de bouger, sans grande surprise. L'adjudant-chef éclata de rire en sectionnant le torse d'un frêle jeune homme en deux tirs de fusil à pompe. Il s'accroupit même face à lui, l'encourageant à continuer de ramper pour fuir le feu qui dévorait le bas de ce qui restait de son corps. Les encouragements ne suffirent pas. Et son visage disparut dans les flammes ayant déjà dévorées ses entrailles.
Lorsqu'Akilydes sortit, les corps de 26 civils en blouses parsemaient le sol noirci. Et la Sanglot souriait.

†††

Carl n'était pas sûr de savoir ce qu'il ressentait concernant la vue qu'offrait le toit du bâtiment sur lequel ils se trouvaient tous. Debout, au bord de ce dernier, M45 en main et le visage dissimulé derrière son inhumain masque à gaz, le leader de la sanglot fixait la ville qu'il dominait avec un air dubitatif qui ne lui convenait que trop peu.  Des bâtiments aux murs extérieurs rongés par les tempêtes de sables, des baraques aux volets éternellement fermés, des antennes tordues, des rues désertes ou mises à sacs...Un château de sable. Cette planète était un énorme château de sable, déjà effondré bien avant son arrivée ici. Ce qu'ils allaient apporter, ce serait simplement la touche finale, ce qui permettrait de parfaire le décor d'un si misérable tableau. Les rats de cet endroit, ses "habitants" devraient remercier l'UNSC pour ce qu'il s'apprêtait à faire.
Au lieu de ça, ils l'attaquaient et l'injuriaient.
Quatre voyants verts clignotèrent en haut de son HUD, lui signifiant ainsi que le reste de l'escouade était en place. Silencieusement, Carl hocha la tête et fit volte-face pour rejoindre ses collègues, abandonnant là ses inintéressantes réflexions. Joshua, occupé à vérifier l'intégrité du "paquet" lui adressa un rapide signe de la main sans obtenir la moindre réponse. Le géant avait l'air d'être autant en apesanteur que son chef, à vrai dire, chose qui ne surprenait absolument pas ce dernier. Qu'importe ses dires, l'expert en explosif de la Sanglot n'avait jamais été aussi à l'aise qu'Elena ou Carl, lorsqu'il s'agissait de massacres purs et durs.
L'équipe d'intervention l'attendait devant l'entrée de la cage d'escalier. Fergusshon était accroupi face à la porte, son MA37 braqué sur la poignée. Mila, postée debout, juste derrière-lui, gloussait sans discontinuer dans le canal radio de l'escouade. Pour finir, Elena se tenait contre le mur, à droite de l'entrée. Ils avaient presque l'air de marines normaux, comme ça. Enfin, sauf Mila.
Akylides et ses gars restaient légèrement en retrait, occupés à échanger quelques infos de dernières minutes dans le langage habituel des tueurs du SRN. Professionnel jusqu'au bout des ongles, ils adoptaient une formation défensive autour de leur chef, même maintenant.
"-Ils sont mignons." Susurra Mila. "Je crois que je fais peur à au moins deux d'entre-eux."
L'adjudant-chef ricana sans grande conviction, puis la radio siffla.
"-Le colis est en place chefs, on attend plus que vous."
Les deux escouades se mélangèrent aussitôt, au pas de course. Quelques secondes plus tard, ils étaient tous parés et prêts à descendre...Dans les deux sens du terme.
"-Fiston, c'est lequel ton meilleur tireur?"
Un dénommé "Montesquieu" fut aussitôt désigné.
"-Tu restes sur le toit, coco. Mon sniper est pas là et on a besoin d'une surveillance aérienne. Descend tout ce qui sort ou qui rentre de ce bâtiment, compris?"
L'intéressé fit signe que oui en ajoutant tout de même un "bien monsieur" terriblement formel. Carl le remercia d'un hochement de tête. Silencieusement, le tireur désigné s'éloigna du reste du groupe en grattant la balafre qui parcourait les restes brûlés de la partie droite de son visage. Finalement, l'adjudant-chef vint se placer contre le mur, à gauche de l'entrée, avant d'adresser un dernier conseil à son collègue Spectre.
"-Laisse mes gars passer en premier fils. Je ne doute pas de l'efficacité de tes hommes, mais nous...On est spécialisés dans ce genre de boulots."
L'un desdits hommes d'Akilydes émit quelque chose qui ressemblait à un rire, ce qui eut le mérite de redonner son sourire au leader des Sanglots.
"-Prêts?" Souffla-t-il, la main sur la poignée.
"-Parée." Répondit Elena.
"-Je brûle de l'intérieur chéri, j'en peux plus d'attendre !" Ronronna Mila.
"-A peu près pareil que Mila, boss." Termina Fergusshon, tandis que Joshua soupirait volontairement dans le COM pour signifier sa présence.
La langue de Carl s'écorcha d'elle-même sur ses propres dents, puis son possesseur tourna la poignée de la porte pour entrer.

†††

Tanie n'avait jamais aimé la violence. Pour elle, le simple fait qu'un homme puisse en blesser un autre relevait de la folie pure. C'était pour ça qu'elle avait suivit des études pour devenir médecin. Et c'était pour ça qu'elle travaillait aujourd'hui, ici, dans un refuge de fortune, sans avoir même l'espoir d'être payée pour son boulot. Il fallait que quelqu'un répare la folie des autres. Et elle semblait tout indiquée. Surtout depuis que ses collègues de l'hopital avait reçut l'ordre de fermer leurs portes à tout ce qui pouvait ressembler, de près ou de loin, à un contestataire. Les autres trouvaient cela rassurant...Ils pensaient que cette décision limitaient le risque d'attentat en milieu hospitalier. Conneries. Evidemment, en refusant l'entrée à tout être humain, on annulait les risques. Mais on annulait aussi tout les soins. Un raisonnement de peureux, indignes d'être dans le milieu soignant. N'était-ce pas, bon sang, le principe des médecins, de privilégier la vie? Cette vague de paranoïa n'avait pas lieu d'être, les gens en avaient après l'UNSC, pas après le personnel soignant...
C'était pour ça qu'elle et quelques-uns de ses collègues avaient créés ce refuge de fortune, pour tout ceux qui ne pouvaient reçevoir de véritables soins en milieu hospitalier. Un si grand immeuble, en plein centre-ville, c'était l'endroit rêvé. On entreposait les blessés sur des civières de fortunes, dans des canapés ou sur des tapis, dans les appartements que les habitants, sans orgueil ni préjugés, prétaient volontiers à ceux qui étaient dans le besoin. Sans tout ce sang, le tableau aurait été merveilleux. L'être humain s'entraidait, qu'importe son origine ou son idéologie. Le milicien aidait un jeune rebelle à installer son collègue blessé au frais. L'escouade perdue de l'UNSC montait la garde à l'entrée, pour préserver la quiétude de ce QG dédié à la paix, et aidaient parfois les gamins touchés par des balles perdues à monter à l'étage supérieur. On parlait de tout, dans les couloirs. De désertion comme de patriotisme. Et personne ne s'insultait.
Parce que la folie de la violence ambiante terrifiait tout le monde. Qu'était-ce donc que cette situation? Une guerre civile? L'escouade perdue parlait de "supérieurs incompétents et caractériels". Sans doute était-ce cela. Tanie était assez d'accord avec eux. Quel genre de dirigeant pouvait laisser la situation dégénérer à ce point? Pour le coup, la cause des rebelles aurait pu être juste si elle n'avait pas été aussi dramatiquement axée sur le déchainement de haine. Cela désservait tellement le message qu'ils tentaient de faire passer...
"-Je vais voir comment vont nos deux aveugles." Adressa la médecin à Johny, son collègue infirmier, actuellement occupé à éponger les taches de sang ornant le sol du couloir. Il hocha la tête sans vraiment faire attention à ses paroles, ce qu'elle pouvait comprendre. Johny se retenait de vomir depuis environ une heure, déjà. Il l'avait aidée à soigner un tir dans la carotide, et depuis, son estomac ne cessait de le torturer. Le fait qu'il réussisse à se retenir depuis si longtemps relevait déjà de l'exploit. Mais qu'il le fasse tout en continuant de travailler...Ca, c'était tout simplement admirable.
Frank et Clarisa avaient mit "nos deux aveugles" dans le seul endroit où ils pourraient se reposer dans le noir complet : La cage d'escalier menant au toit. Puisque personne ne l'employait jamais, la salle était constamment plongée dans le noir, ce qui permettrait aux pauvrets de reposer ce qui restait de leur globes oculaires calcinés. Le plus touché n'avait eu de cesse de se plaindre de la lumière, il ne voyait que,du blanc lumineux, ça lui causait des migraines épouvantables, qui paralysaient la partie gauche de son visage. Seul le noir complet permettait à ses sens mis à mal de se reposer. Mais il paniquait souvent. Aussi venait-elle, toutes les heures, pour vérifier qu'ils ne s'étaient pas lever de sa couche pour errer sans raison, à la recherche de compagnie. En réalité, Tanie avait surtout peur qu'il tombe dans les escaliers. Ce pauvre gars avait assez souffert comme ça.
Sur le chemin, elle s'arrêta pour vérifier les stocks de Morphine. Il y en avait encore assez pour...Environ deux heures, si ils gardaient ce rythme. Satisfaite, la médecin subtilisa une seringue, pour son usage personnel. Dans des situations de stress aussi poussées, ses vieilles habitudes avaient tendance à refaire surface...Et elle avait besoin de sa dose pour garder les idées claires et la main précise.
C'est en refermant le stock que l'odeur de brûlé la frappa. Quelques pas plus tard, ses doutes disparurent. Non, elle n'hallucinait pas, cela venait très clairement de la cage d'escalier...Mais qui? Pourquoi?
Tanie ouvrit la porte à la volée, seringue toujours en main...
Pour découvrir deux corps percés de plusieurs impacts fumants. Au-dessus desquels se trouvait un être sans visage mais aux yeux incandescents. Sans un mot ni un regard pour elle, il s'accroupit et planta son couteau dans la nuque du seul corps encore faiblement animé. Dans le noir de la salle, cela semblait si irréaliste que Tanie ne trouva pas la force de crier. Elle resta là, immobile, à observer l'être sans visage assassiner ses patients, durant quelques petites secondes. Puis un autre être sortit des ténèbres pour l'emmener en gloussant.

†††

"-Morte." Siffla Mila en amenant la tête coupée au niveau de son propre visage."Je la jette dans le couloir?"
Carl se redressa en essuyant son couteau sur la veste souillée de sa victime.
"-Lâche ça, s'agirait pas qu'ils fuient avant de nous voir."
L'intéressée gronda mais obtempéra...A sa manière. Elle planta le crâne sur l'un des crochets attachés à sa ceinture avant de ranger sa machette. Fergusshon haussa les épaules, derrière-elle.
Puis Carl franchit la porte laissée entrouverte par la défunte Tanie.
En entrant, il tomba nez à bandage avec un type portant l'uniforme brûlé d'une milice privée. Celui-ci n'eut même pas le temps d'exprimer sa surprise avant de reçevoir en pleine gorge la baionnette du chef des sanglots. Seule témoin de la scène, une petite grosse d'une trentaine d'année portant un pull rose flashy exprima sa surprise en éméttant un glapissement pitoyable avant de trainer sa disgrâcieuse carcasse loin de la scène de meurtre. Elena tira par-dessus l'épaule de son sanglant aman t et les poumons cernés de graisse de la dame prirent instantanément feu. Le type avec la baïonnette dans la gorge, qui continuait d'émettre quelques borborygmes inintelligible, écopa d'un tir de fusil à pompe qui termina de séparer sa tête bandée du reste de son corps et s'écroula aux pieds de son meurtrier en l'aspergeant de son sang brûlant.
Lorsqu'il piétina le corps pour continuer son avancée, Carl ne s'en rendit même pas compte. Il était trop occupé à mettre en joue un type en fauteuil roulant, sortit d'une chambre adjaçente et désormais franchement décidé à quitter les lieux. Le tir lui arracha une partie du torse, et le reste encore présent s'empressa de brûler. Le fauteuil continua de rouler un temps avant de s'écraser contre un brancard de fortune, sur lequel dormait un type sans jambe. Brancard et occupants prirent feu instantanément, et l'épaisse fumée qui s'échappa du résultat finit par déclencher le système anti-incendie du bâtiment.
Une pluie d'eau tiède s'abattit sur les sanglots tandis qu'ils recommençaient à avancer. Fergusshon disparut dans un appartement et fit feu trois fois, puis Mila le rejoignit. Elena enfonça les canons de ses deux M6C dans la bouche d'une jeune femme agonisante, lui brisant les dents et la machoire inférieure, avant de finalement faire feu.
Un type, débarquant d'on ne sait où, sortit un pistolet de sa veste trouée pour mettre en joue le groupe de tueurs. Carl lui fit exploser la main d'un coup de fusil à pompe puis, alors qu'il se tordait de douleur au sol, lui écrasa le visage à plusieurs reprises, jusqu'à ce que sa cervelle se mette à couler. Mila ressortit de l'appartement où elle était entrée avec Fergusshon en tirant le corps gigotant d'une gamine de quinze ans. Elle la jeta aux pieds de l'équipe d'Akilydes, qui venait d'entrer à son tour, puis les fixa d'un air de défi. La pauvrette eut le temps d'hurler avant que le tir d'XBR 55 ne la fasse taire à tout jamais.
A partir de cet instant, l'escouade entière ne put s'arrêter de rire.
C'était maladif, ils pouffaient jusqu'aux larmes en pressant la gâchette, de temps à autres, lorsque les cibles étaient trop loin pour leurs lames. Ils n'avaient pas besoin d'être précis. Ni d'êtres attentifs. Ceux qui étaient armés étaient trop shootés par la morphine pour être de vrais dangers, et ceux qui n'en avaient pas ne représentaient de toute façon aucune menace. A un moment, Carl eut le temps de replacer huit cartouches incendiaires dans son arme en étant juste en face d'un couple, recroquevillés l'un contre l'autre, le fixant d'un regard implorant. Il rechargea calmement, lentement, simplement pour voir si ils allaient tenter quelque chose. Et, une fois son entreprise terminée, l'adjudant-chef les tua tout les deux sans cesser de rire.
En descendant à l'étage inférieur, Fergusshon défonça le crâne d'un homme sur les marches de l'escalier.
Mila qui, de son coté, avait prit l'ascenseur avec Elena, attacha, au-dessus d'un brancard, le chapelet de tête qu'elle avait récolté plus haut. Son occupant hurla à s'en faire exploser les poumons. Chose qui arriva quelques secondes plus tard, lorsque la collègue de l'infirmière expédia la moitié de son chargeur dans son torse.
Les lentilles rouges, réfléchissantes et inexpressives, du casque de Carl se posèrent sur l'un des hommes d'Akylides qui, l'air hésitant, mettait en joue une petite forme face à lui. L'adjudant-chef le rejoignit pour découvrir un enfant d'une dizaine d'année, dont la tignasse blonde et le visage poupin lui donnait des airs d'anges. Il ne pleurait pas. Il contemplait l'homme qui le visait, incapable de comprendre ce qu'il se passait vraiment, et serrait une peluche trempée contre lui.
"-Un problème?"
L'intéressé ne répondit pas. Ses yeux refusaient de quitter le regard du gosse, aussi innocent que profond.
Carl soupira, posa son M45... pour attraper le fusil de l'hésitant soldat et le forcer à tirer. Une seule balle partie. L'enfant s'affaissa sans un son, les yeux toujours ouverts malgré son indiscutable mort. Choqué, le soldat fusilla l'adjudant d'un regard à mi-chemin entre la honte et la colère.
"-Dans ce genre de cas, fiston, il faut toujours être pragmatique." Du pouce, il désigna Mila, derrière-lui, occupée à ouvrir le ventre, de bas en haut, d'une jeune femme brune."Et réaliste. Le petit gars était déjà mort, de toute façon. Ne valait-il mieux pas qu'il meurt proprement, de ta main? Imagine si elle l'avait trouvée en premier."
Le regard du soldat se perdit quelques instants dans la contemplation du carnage de l'infirmière. A cheval sur sa victime, elle l'observait se tordre de douleur en gloussant. La scène avait quelque chose de presque surnaturelle.
"-Dis-toi juste que c'est un mauvais moment à passer." Termina Carl en lui tapotant gentiment l'épaule. "Lupo, c'est ça?"
Hochement de tête approbateur. Une forme famélique passa dans le dos de l'adjudant, un homme d'une trentaine d'année, excessivement maigre et à la jambe droite triplement bandée. Il parvint à faire une dizaine de mètres en boitant avant que la chevrotine incendiaire ne lui déchire le dos et le visage. Carl cracha un petit rire en regardant le corps s'effondrer, encore parcouru de spasmes musculaires.
"-Va donc vérifier où en sont Josh' et ton pote. Ce boulot défoule bien, mais on ne le fait pas simplement pour le plaisir, si ?" Ceci dit, l'expérimenté assassin s'adressa à Akilydes via leur fréquence COM commune : "Cet étage-ci m'a l'air d'être bon. On déploie le colis dans combien de temps ?"

hrp:
 

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"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Dim 16 Avr 2017 - 17:27

Le vent sifflait contre les parois du Falcon alors que celui-ci. Face à ses deux camarades, les artilleurs de chaque coté de lui, Djerin faisait battre doucement sa tête au rythme d'une musique qu'Ishi passait sur la TACCOM Delta 2. En tournant la tête de chaque coté il pouvait voir les autres véhicules de Dagger voler en formation, légèrement en pointe. Arrivés à portée de la zone d’opération Djerin coupa la musique et vérifia la culasse de son fusil tandis que le Falcon virait pour quitter la formation et rejoindre le toit du bâtiment administratif.

Le nuage de poussière développé par le bombardement couvrit leur arrivée alors qu'il survolaient les toit des bâtiments les plus hauts. Arrivé sur la ZA, les patins de l'engin se posèrent sur le gravier l'espace de sept secondes, le temps que les ODST sautent en dehors. A la septième il avait déjà redécollé et filait vers le stade de base-ball pour revenir assez rapidement en cas de besoin.

A peine avaient-ils posé le pieds sur le toit que les ODST se mettaient en position. Ishi fonça vers la porte d'accès au toit pour s'assurer que la cage d'escalier était vide et la verrouiller. Djerin se plaça contre le rebord du toit, allongé derrière son fusil tandis qu’Anaëlle s'installait à coté de lui avec ses jumelles. Il activa la vision thermique de son arme pour passer au crible les fenêtres et compter les cibles potentielles.

Delta-2 à Beta et Delta-1, présence d'hostiles armés confirmée dans le bâtiment de la radio, je répète, présence d'hostiles armés confirmée dans le bâtiment de la radio. Je commence le nettoyage du to...

Les fenêtres du bâtiment venaient d'exploser en ligne. Explosifs à l’intérieur. Immédiatement Djerin commença à abattre les quatre gardes sur le toit.

Delta-2 à Dagger 1, le bâtiment de la Radio est occupé et piégé, je répète le bâtiment de la radio est occupé et piégé, j'ai pu voir des explosions venant de l’intérieur. On ouvre le feu sur les cibles armées et le toit est dégagé, mais j'ai pu voir de fuyards descendre au rez de chaussé ! Delta-2 terminé.

Jurant à cause du manque de visibilité sur le rez de chaussé à cause du masquage de l'autre bâtiment de la Corporation, Djerin vérifia le périmètre complet à l'aide des images des drones de surveillance. Il suivit chacun des mouvements à la recherche d'unités de la milice rebelle. Observant le bâtiment de la radio et le peu d'activité qui entourait celui-ci il s'interrogea. Quel intérêt de tout faire sauter si ce n'était pas pour évacuer ? La réponse lui vint avec le souvenir de leur fuite un peu plus tôt dans la journée.

Ana, fait comme tu veux mais trouve moi un plan des égouts du coin et de tout le réseau souterrain autour de la zone. Si ils ne se tirent pas en véhicule c'est qu'ils doivent avoir un accès souterrain. Un hacker c'est pas un héro, il reste pas pour lutter jusqu'à la dernière balle. Il fuit.

Il remit son œil derrière sa lunette pour vérifier la porte du bâtiment de la radio. Fermée. Jurant à nouveau devant le manque de visibilité il reçut le plan des souterrain dans un coin de son ATH. Aucun tunnel ne passait directement sous les bâtiments de la Corporation, mais le réseau local était assez large pour que des humains s'y déplacent. Il ouvrit sa COM.

Delta-2 à Dagger 1, il n'y a aucun fuyard qui sort du bâtiment, aucun visuel sur le rez-de chaussé. Je reste en surveillance, la zone alentour est dégagée pour le moment. Ils ont peut-être accès aux égouts. Delta-2 terminé.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Opération Prevent Avalanche - Talista   Lun 24 Avr 2017 - 21:02

HRP:
 


https://www.youtube.com/watch?v=Eb5JH4hm8IQ&feature=youtu.be&t=223

Village de Kaosq, 10 kilomètres au sud de Boog
12h02 Heure locale


Une violente détonation arracha les parois de l'entrée de la station radio. Deux escouades de marines rentrèrent en colonne à l'intérieur, les armes braquées devant eux, puis se mirent à bombarder le rez-de-chaussé de grenade flashbangs en investissant chaque pièce. Des détonations éclatèrent lorsqu'ils découvrirent la cache des rebelles où un départ de souterrain avait été creusé. En entrant dans la pièce, le sergeant Maelynn fut abattu par une rivale qui disparue aussitôt dans le tunnel d'où jaillit une flopée d'injures.
-C'est pour Washington, connards de loyalistes !!
Le Colonel Avenstal entra dans le bâtiment au moment où les opérateurs de la Navy, largués sur la station, rejoignaient le rez-de-chaussé sans avoir rencontré de résistance dans les étages. L'officier était en contact avec Delta-2 dont le point d'insertion semblait avoir été piégé. Des mouvements de foule furent signalés au même moment par l'équipe Alpha qui tentait de rejoindre la station avec ses prisonniers, et qui était prise à partie par des individus hostiles, dont des enfants, qui leur lançaient des pierres. Avenstal déploya précipitamment une carte sur un meuble de la pièce, à seulement un mètre de l'ouverture par laquelle la rebelle avait disparu.
-Major, vous y allez. Collez leur au cul, on se retrouve à la sortie.
Miller obtempéra et s'engouffra aussitôt dans le tunnel suivit de ses astro-commandos.

Le colonel sortit du bâtiment au moment où le sergent Holz et son escouade sortaient enfin de leur course éprouvante avec leurs prisonniers.
-Echo-3, venez nous débarrasser de ces boulets.
-Tout de suite mon colonel. Rétorqua le pilote du pélican.
La lourde carcasse d'Echo-3 apparut alors au-dessus du stade de baseball où attendait temporairement le reste de l'armada aérienne. Le pélican piqua du nez en direction de la station, mais fut au même moment pris pour cible par une nuée de roquettes qui semblait pleuvoir depuis la colline qui surplombait le village. Des détonations retentirent aussitôt sur le toit du siège administratif où Delta-2 ripostait tant bien que mal pour éviter la catastrophe, mais les miliciens étaient dissimulés dans une large favela qui recouvrait le sommet de la colline aride. La performance exceptionnelle du pilote du Special Operation Aviation Regiment réussit à sauver l'aéronef qui regagna son point de départ en rasant de prêt les habitations. Un appel général fut aussitôt envoyé à toutes les escouades tandis que le silence revenait.
-Ici le colonel, écoutez-moi bien. Il y a une zone portuaire de l'autre côté de cette colline, je vous rappelle que nous sommes dans le pôle sud de la planète. La flotte est entrain de l'analyser. Le VIP a emprunté un souterrain qui débouche probablement sur cette zone. Delta-1 est à leur trousse. Bêta, regagnez notre position, vous prenez les prisonniers et le corps de notre camarade et filez au stade où vous vous placerez en attente. Delta-2, couvrez leur progression, puis rejoignez-nous. L'espace aérien étant compromis on part avec Alpha et Charlie traverser cette favela à pied. On descend le versant opposé et on cueille la cible de l'autre côté. En avant marines, et surveillez votre secteur.

Lorsque les vingt-trois soldat furent regroupés dans la cours, l'ensemble se mit en marche, les regards braqués vers la favela menaçante qui les dominait de toute sa hauteur sous un ciel clair.
Précisions:
 
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